03/08/2018 (Brève 1192) Guelleh : l’art d’accumuler les erreurs et de prendre des coups de plus en plus fréquemment (humour – ARDHD)

02/03/2018 (Brève 1134) LOI : deux batailles se déroulent à Djibouti, l’une autour de la succession du dictateur, l’autre pour la gestion du port de Doraleh

Deux articles (payants) dans la dernière édition de LOI (N° 1469) concernent des batailles qui seraient engagées à Djibouti.

1°) la guerre de succession pour remplacer Guelleh avec deux dauphins déclarés :
++ Ilyas Moussa Dawaleh, ministre des finances et secrétaire général du RPP
++ Nagub Abdallah Kamil, fils de Paulette, d’un premier mariage…

Djama Elmi Okieh dit Djama Speed, qui semble être écarté pour le moment, ne décolérerait pas contre sa belle-mère, qui l’écarterait systématiquement, en vertu, dit-on, de l’ascendant qu’elle a pris sur Guelleh et les hautes autorités du pays. Djama Speed est marié à une fille du couple présidentielle, mais certains écarts de conduite, auraient eu des conséquences néfastes sur sa carrière au sein du cercle très fermé de la dictature.

2°) Une mobilisation internationale pour prendre la suite de DP World dans la gestion du Terminal conteneur du port de Doraleh (DCT). On se souviendra que Guelleh avait destitué DP World de ses actifs dans le port de Doraleh en constituant un lourd dossier juridique à l’encontre de cet ex-partenaire. Au vue des éléments « à charge », parmi eux, la corruption de fonctionnaires et le refus d’ouvrir les services du port à certaines entreprises, le dictateur avait fait voter par l’Assemblée nationale (aux ordres) un décret permettant de rompre les engagemnts avec DP World.

Maintenant les concurrents étrangers se bousculent pour essayer d’obtenir le contrat de gestion :
deux entreprises françaises : le groupe Bolloré et CMA-CGM intéressées par une prise de participation dans le terminal « multipurpose » et pourquoi pas par la gestion du terminal conteneur (?), mais aussi les Chinois qui, constatant que Djibouti peine à rembourser l’argent qu’il a emprunté facilement pour financer le train et d’autres infrastructures, voudraient exiger une compensation, qui pourrait être la gestion du port.

Deux affaires à suivre.
Ce que nou pouvons presque garantir sans risquec’est que Guelleh va encore utiliser sa technique de division pour régner, afin de s’enrichir un peu plus…. Les investisseurs pourraient y perdre leur ‘culotte’ dans l’avenir !!!

28/09/10 (B571) Les ports du continent inquiets du sort de DP World (Hautefort.com)

Le groupe est implanté à Djibouti, en Égypte, au Mozambique, au Sénégal et en Algérie.

Les activités africaines de l’opérateur émirati, DP World, pourraient être affectées par la restructuration de sa maison mère.

La nouvelle a surpris plus d’un analyste. Dubai World, le fonds souverain de Dubaï, envisage de vendre ses meilleurs actifs, pour un montant qui pourrait atteindre 15,3 milliards d’euros. Il faut dire que son endettement – 31 milliards d’euros – dépasse toutes les estimations communiquées fin 2009.

Il pourrait céder notamment Dubai Port World (DP World), dont il détient 77 % du capital et qui, jusque-là, faisait figure de joyau intouchable. Véritable cash machine, l’opérateur portuaire a bien résisté à la crise : son chiffre d’affaires affiche une hausse de 10 % au premier semestre 2010 (1,2 milliard d’euros), pour un profit net de 168 millions d’euros (+ 17 %).

Rassurer les créanciers

Présent dans 31 pays avec 50 terminaux, DP World a en une décennie connu une croissance importante, au point d’occuper aujourd’hui la troisième position mondiale (6,7 % de part de marché), derrière le singapourien PSA International (9,5 %) et le groupe Hutchison Port Holdings (6,8 %), coté à Hong Kong. En janvier, son PDG, Mohammad Sharaf, assurait que la compagnie présentait « une situation financière solide et assez de trésorerie pour poursuivre son développement ». Personne n’imaginait alors que la situation de la maison mère pourrait contrarier ses projets.

Pour certains observateurs, l’annonce faite par Dubai World ne serait qu’une manœuvre destinée à rassurer ses créanciers. Planifiée pour 2016, la vente de DP World serait abandonnée si le fonds souverain parvenait entre-temps à rétablir son équilibre. « Dans le pire des scénarios, il conservera la majorité du capital », prédit un analyste basé à Dubaï, cité par Reuters. Une option que privilégie aussi Bara Sady, patron du Port automne de Dakar (PAD), exploité depuis 2008 par DP World.

Cependant, d’autres experts du transport maritime envisagent une « vente par appartements » des ports que gère le groupe. Si celle-ci ne concernerait pas le hub dubaïote, les ports africains pourraient en faire les frais, notamment parce qu’ils présentent des volumes encore modestes mais réclament des investissements importants pour se développer.

Sur le continent, la compagnie s’est implantée dans cinq pays : à Djibouti en 2000, puis, à partir de 2006, en Égypte (Sokhna), au Mozambique (Maputo), au Sénégal (Dakar) et en Algérie (Alger et Djen-Djen). « DP World a su, par son identité et sa capacité financière, aller chercher des marchés difficiles dans les pays émergents », explique Paul Tourret, directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime.

Quel repreneur ?

Pour la reprise des activités africaines de DP World, « Bolloré fait figure de favori, sauf en Algérie, où le contexte politique est compliqué », estime un opérateur présent en Afrique centrale. « Nous n’avons aucun contact avec DP World, précise Olivier de Noray, directeur ports et terminaux de Bolloré. Une telle discussion ne pourrait avoir lieu sans l’accord des pays concernés. » Les compagnies maritimes (Maersk, MSC…) pourraient aussi être intéressées, même si la crise a beaucoup réduit leurs capacités d’investissement.

À Dakar, l’annonce du possible retrait de DP World jette le trouble sur une collaboration avec le PAD, jusqu’alors présentée comme idyllique. « DP World a respecté tous ses engagements », assure Bara Sady. Reste à mesurer l’effet de l’annonce de Dubai World sur la stratégie du gestionnaire portuaire. En 2012, celui-ci doit livrer un nouveau terminal dont le coût est évalué à 390 millions d’euros.

Même incertitude en Algérie où, fin 2008, il avait annoncé 83 millions d’euros d’investissement dans les quatre ans. Enfin, à Djibouti, l’inquiétude est double : elle porte sur le port mais aussi sur la zone franche attenante, dont la gestion a été confiée à Jafza, une autre filiale de Dubai World menacée de cession.

14/04/10 (B546) Gestion du Port. Un lecteur, que nous remercions vivement, nous fait parvenir un document officiel aux termes desquels il ressort que le partage des actions de DCT (Doraleh Container Terminal SA) entre le PAID (Port autonome international de Djibouti – Société controllée par l’Etat djiboutien) et Dubaï Port International serait respectivement des deux tiers et d’un tiers.

En complément de l’article envoyé par un lecteur et publié hier (lien) sur le port, un autre lecteur nous fait parvenir le rapport 69 qui est le PV d’une réunion du 5 janvier 2008 de la Commission de la législation et de l’administration générale sur papier en-tête de l’A.N.

Télécharger le document

Certains points montrent à l’évidence qu’il y a un certain embarras de la part des dirigeants et du Minstère de tutelle. Les Commissaires n’avaleraient pas facilement toutes les couleuvres qu’on voudrait leur faire accepter ….

Détenue aux deux tiers par une société d’Etat et le reste par une société privée, la DCT est une société d’économie mixte.

Les intérêts de M. Boreh, dont il était question dans la contribution publiée hier ne sont pas mentionnés. Cela n’empêche pas le fait qu’IOG et consorts ait passé, à l’époque, un accord privé avec Boreh pour se partager par moitié les bénéfices de DCT …. en oubliant peut-être l’obligation de les verser au Trésor public !

Ce genre d’accord compte-tenu de l’affrontement entre les deux hommes (IOG et Boreh) ne doit plus être appliqué ….. et IOG touche certainement l’intégralité. Mais, comme le disait notre lecteur, affirmation à l’appui de laquelle, il nous a envoyé la copie d’une lettre, cela ne doit plus lui suffire. Maintenant qu’il encaisse les deux tiers, il veut plus.

Pour cela il fait transférer une partie siginificative des recettes sur une structure totalement privée dont il détient probablement la plus grande majorité via des hommes de paille.

Au final cela diminuera le montant des dividences non seulement de DPI (Dubaï Port Autorities) mais aussi de l’Etat djiboutien via la société PAID…. puisque le montant à partager sera réduit ….

Et notre informateur de conclure :
"Si Boreh était là, je ne pense pas qu’il aurait accepté une telle chose.

Pourquoi le nouveau Président de l’autorité des Ports et Zones Franches (Aden Doualeh) ou sa Directrice Zeinab Kamil ne font rien ou ne dénonce pas ses malversations ?"

18/02/10 (B538) Négociations autour de la concession de l’aéroport de Djibouti ? (Info lecteur)

Un lecteur nous écrit pour nous signaler qu’il a lu une information aux USA qui faisait référence à des difficultés grandissantes entre Guelleh et Dubaï Port Authorities. Nous n’avons pas été en mesure de vérifier l’information à cette heure.

Selon cette information, le désaccord serait monté à un tel niveau, que Guelleh envisagerait une rupture anticipée du contrat de concession afin de faire appel à un autre partenaire. (Choisira-t-il un groupe plus docile ou un groupe qui lui reversera une commission plus importante ??? C’est imaginable …)

De toutes les façons à Djibouti, les contrats de concession des biens publics se négocient de gré à gré en toute opacité : les Djiboutiens n’ont rien à dire …

Merci à l’avance aux internautes qui auraient des informations sur le sujet de nous les envoyer.

30/11/09 (B527) Doute à Dubaï … (2 articles en Français)

_______________________ 2 – Le Matin (Ch)

Dubai World, un conglomérat de dix firmes dont Nakheel en difficulté

Dubai World, en voie d’être restructuré sous l’effet de difficultés financières, est un conglomérat public de dix compagnies dont le géant immobilier Nakheel, en partie à l’origine de la crise de la dette de Dubaï, et DP World, troisième opérateur portuaire dans le monde.

Dubaï a demandé mercredi un moratoire de six mois sur la dette de Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars sur 80 milliards de dollars de dette publique de l’émirat.

Promoteur de Jumeirah Palm, l’île artificielle en forme de palmier, Nakheel a des difficultés à payer une dette de 3,5 milliards de dollars qui arrive à maturité le 14 décembre.

Sous l’effet de la crise financière mondiale l’an dernier, Nakheel a dû suspendre les projets d’une tour d’un kilomètre de haut et d’une nouvelle cité, Waterfront, qui fait deux fois la superficie de Hong Kong.

Limitless est une autre filiale de promotion immobilière du conglomérat, dédiée initialement à l’international avec des projets en Russie, au Vietnam et en Arabie saoudite notamment mais aussi à Dubaï.

Limitless a une émission d’obligations de 1,2 milliard de dollars qui arrivera à échéance le 31 mars.

Istithmar, la branche investissement de Dubai World, a multiplié depuis sa création en 2003 les acquisitions -dont le paquebot Queen Elizabeth 2 pour le transformer en hôtel flottant-, pour une valeur estimée à plus de 2,9 milliards de dollars.

DP World, troisième opérateur portuaire mondial, gère pour sa part 50 terminaux pour conteneurs dans 32 pays. Il avait annoncé en janvier qu’il revoyait ses projets d’expansion en raison du ralentissement dans l’industrie des terminaux provoqué par la crise financière mondiale. En mars, il avait affiché un bénéfice net de 621 millions de dollars pour 2008, en hausse de 48% par rapport à 2007.

Parmi les autres filiales de Dubai World, figure Economic Zones World, chargée de l’exploitation de zones franches dans le monde entier et qui a annoncé des projets à Djibouti, en Irak et au Sénégal notamment.

Leisurecorp, en charge de la promotion des investissements dans le sport et l’industrie des loisirs et Dubai Multi Commodities Centre (DMCC), une zone franche pour le commerce de l’or, de l’argent, du diamant et des autres métaux précieux, font également partie de Dubai World.

Drydocks World, une cale sèche qui prend en charge chaque année quelque 400 navires, Dubai Maritime City, un projet qui doit être réalisé d’ici à l’an 2012 sur 227 hectares, et Dubai Natural Ressources World -la dernière née en septembre- comptent en outre parmi les filiales de Dubai World.

_______________________ 1 – Mer et Marine

Dubaï Ports World : La maison mère au bord de la faillite

Inquiétude, dans le golfe et sur les places financières internationales, après l’annonce de la possibilité que Dubaï se retrouve en défaut de paiement. .

Dépourvu comme ses voisins de grandes réserves de pétrole, le « Hong Kong des sables » a développé sa puissance grâce à Dubaï World, conglomérat dont l’émirat a demandé le rééchelonnement de la dette jusqu’au 30 mai 2010 au moins.

Cette compagnie parapublique, qui a pris son essor au prix d’un endettement colossal (59 milliards de dollars), est la maison mère de plusieurs structures, comme la compagnie aérienne Emirates et le géant portuaire DP World.

Ce dernier exploite, outre le hub géant de Jebel Ali et sa capacité annuelle de 9 millions d’EVP, pas moins de 49 terminaux portuaires dans le monde.

Repreneur du Britannique P&O Ports il y a quatre ans, Dubaï Ports World s’est également allié au Français CMA CGM pour créer la joint venture PortSynergy, qui exploite notamment, via la GMP, le Terminal de France, au Havre.

Impliqué dans une douzaine de grands projets internationaux, dont « London Gateway », DP World a, par ailleurs, lancé une importante politique de développement sur le continent africain, en s’implantant à Alger, Dakar ou encore Djibouti.

La faillite potentielle de Dubaï World et, en fait, de l’Etat de Dubaï lui-même, serait donc une très mauvaise nouvelle.

« De fait, il y a une menace.

Mais l’intérêt de Dubaï reste de se transformer en grande plateforme financière, logistique et touristique. On voit donc mal l’Etat se passer d’une activité pérenne et la sacrifier. De plus, dans le contexte actuel, on peut se demander qui pourrait racheter DP World », analyse Paul Tourret, directeur de l’Institut Supérieur d’Economie Maritime (ISEMAR).