15/11/02 (B172) Les élections qui devaient avoir lieu en décembre sont reportées au 10 janvier 2003 (ADI)

L’ADI nous apprend que le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation
M. Abdoulkader Doualeh Wais a annoncé que les élections étaient
retardées jusqu’au 10 janvier 2003, mais que cela restait dans le cadre
légal …

Il a justifié cette décision par le fait que les nouveaux partis
légalisés avaient besoin d’un délai supplémentaire
pour s’organiser. Ce qui semble tout à fait concevable.

Cela n’empêche pas certains observateurs d’affirmer que le retard pourrait
être lié au délai administratif nécessaire pour
mettre en place le versement des 10 millions d’Euro, qui ont été
accordés, récemment et à la surprise générale,
par la Ministre française de la Défense. Ils pourraient être
utilisés pour payer des salaires en retard (ce qui ferait bon effet
avant les élections)
et … disent les mauvaises langues, pour acheter
aussi des voix.

D’autres rumeurs indiquent qu’il faut encore un certain délai pour
négocier des accords entre le RPP et certains partis d’opposition. Le Ramadan
aurait aussi pu retarder les cycles de discussion …

Bref tout est possible et il ne faut pas rejeter une raison plutôt
qu’une autre, voire simplement l’impréparation chronique au niveau
des Ministères ….

15/11/02 (B172) Spécial élections. La date a été fixée au 10 janvier. Dans l’attente, nous vous proposons plusieurs caricatures pour tenter de décrire le climat politique un peu confus, semble-t-il !

Une partie de l’opposition, emmêlée dans ses contradictions ?

L’OPPOSITION
DJIBOUTIENNE, ENFIN REUNIE
AUTOUR DE THEMES COMMUNS


Des nouveaux partis viennent d’être légalisés. Certains
s’interrogent sur leur véritable capacité / engagement / volonté
à défendre des programmes véritablement d’opposition,
propres à améliorer le sort de la population. D’autres se demandent
quelles pourraient être les clauses des accords ‘secrets’ qui pourraient
rapprocher certains partis d’opposition et le dictateur.

_________________________________

Le régime des incapables et des incompétents ?

On sait que
les choix politiques du dictateur se fondent plutôt sur des critères
peu classiques. Ils en sont même assez éloignés.

Le dictateur
privilègie toujours les personnalités qui :

  • n’ont pas d’état
    d’âme (pour accomplir des basses besognes),
  • affichent des QI faibles,
    en dessous de la moyenne, (afin de ne pas lui faire ombrage).

Le niveau
de culture est un point déterminant : au-delà du certificat
d’études, prière, généralement, de s’abstenir.

Quelques
« génies » avaient quand même réussi à
devenir Ministre en dépit d’un bagage scolaire plus lourd. Ils ont
été contraints de compenser leur handicap en montrant des aptitudes
exceptionnelles dans la capacité à dilapider les caisses de
l’Etat plus vite que les autres et à partager les bénéfices
avec le patron.

___________________________________________

La France,
par son Ministre de la Défense, a-t-elle déjà voté
pour Guelleh ?

Madame Alliot-Marie (l’ange ‘sauveur’),
Ministre français de la Défense, a consenti une subvention exceptionnelle
de 10 millions d’Euro, dont une partie sans objectifs déterminés.
Cette fraction pourrait bien servir à acheter des voix lors du prochain
scrutin, soit directement, soit indirectement en conditionnant le paiement des arrièrés de salaire à un vote en faveur des candidats du Président auto-proclamé.

__________________________________

Peut-on prévoir
une belle pagaille électorale en perspective, sans prendre le risque de se tromper ?
Plusieurs nouveaux partis politiques arrivent sur la scène politique….
Des accords possibles avec le RPP…

Certains partis sont clonés.
D’autres sont réunifiés. D’autres se présentent comme
des nouveaux partis indépendants. Des rumeurs laissent supposer des
accords ‘secrets’ ou ‘officiels’ entre des partis qui se présentaient
hier comme des partis d’opposition et qui iraient aux élections dans
le cadre d’accord passé avec le RPP. Tout est possible …. Mais ce
qui est sur, c’est que si les dirigeants politiques continuent sur cette lancée,
les Djiboutiens risquent d’avoir un peu de mal à s’y retrouver et à
voter pour une vraie opposition si c’est leur choix et leur volonté ….

Le Chef des mercenaires de la Ville de Garnison (Ref Afrique-Asie) cherche à jeter un brouillard aussi épais qu’artificiel pour tenter de berner les électeurs et de s’accrocher à son siège désormais éjectable.

__________________________________

Rappel des prévisons
émises par une voyante extra-lucide, actualisées.
Ces prévisions sont données sans aucune
garantie !

D’après elle, sur
65 postes de députés, les résultats donneraient :

Opposition ou présentés
comme tels : élus 13 (20 %)

Ahmed Dini et deux autres membres de l’ARD
Daher Ahmed Farah + 1 membre du PRD,
Aden Awalleh Robleh + Mahdi Ahmed Abdillahi + 1 membre du PND,
Moumin Bahdon + Gabayo,
Moussa Ahmed Idriss,
Général Ali Meidal,
Ismaël Guedi,

Mohamed Daoud Chehem.

Majorité présidentielle
(FRUD bis + RPP) : élus 52 (80 %)

01/11/02 (B170) Des élections législatives à Djibouti. Pourquoi faire ? Dans la mesure où les résultats sont connus avant le scrutin.

Des
appels au boycott des élections

De nombreuses
personnalités nous adressent des messages ou des articles, que nous
publions, dans lesquels ils (elles) s’interrogent sur l’opportunité
:

– de faire des élections
à Djibouti,

– de participer au scrutin.

Parmi ces personnalités,
plusieurs appellent au boycott du scrutin, par exemple et sauf erreur de notre
part, une partie de l’opposition derrière Kadamy, Aïnaché,
etc…

La décision d’appeler
au boycott est toujours une décision difficile à prendre.

1 – Le droit de vote est
l’un des droits fondamentaux des citoyens et il leur permet d’exprimer (en
principe) librement leurs souhaits en ce qui concerne la conduite des affaires
du pays. Demander de ne pas voter équivaut toujours à prendre le risque
de priver les citoyens de leur droit d’expression.

2 – Mais si le scrutin est manifestement
entaché de fraudes (comme tout le laisse prévoir actuellement), on peut considérer que les citoyens ont été
trahi et qu’ils n’ont pas pu s’exprimer puisque l’expression de leur choix
est modifié arbitrairement pour favoriser des intérêts
privés …

Dans les deux cas, le
résultat est identique puisque les citoyens sont privés de l’expression
de leur droit fondamental, soit parce qu’ils ne l’ont pas exercés,
soit parce que l’on a influencé le résultat, en utilisant différentes
techniques. Le seul avantage de la première solution est d’éviter
de cautionner les manoeuvres frauduleuses … et ce n’est pas négligeable
!

Une
voyante extra-lucide connaîtrait déjà le résultat
du scrutin ?

Comme cela est déjà arrivé dans le passé, l’un
des membres de notre équipe est allé consulter une voyante très
connue pour essayer de connaître le résultat du scrutin de décembre.

Eh bien la voyante a répondu
immédiatement. A la surprise de notre énvoyé spécial,
elle a affirmé qu’elle pouvait voir le scrutin et les résultats
dans le marc de café. Bien sur, nous lui laissons l’entière
responsabilité et nous émettons toutes les réserves possibles
quant à la validité des résultats qu’elle a ‘lus’ . Nous
les publions sans aucune garantie de véracité.

D’après elle, sur
65 postes de députés, les résultats donneraient :

Opposition ou présentés
comme tels : élus 13 (20 %)
Ahmed Dini et deux autres membres de l’ARD
Daher Ahmed Farah + 1 membre du PRD,
Aden Awalleh Robleh + 1 membre du PND,
Mahdi Ahmed Abdillahi,
Moumin Bahdon,
Gabayo,
Moussa Ahmed Idriss,
Général Ali Meidal,
Ismaël Guedi,

Majorité présidentielle
(FRUD bis + RPP) : élus 52 (80 %)

Dans cette configuration,
nous voyons bien que Guelleh aura les coudées franches :

– avec 80 % de l’A.N.
à sa botte, ( et plus ?)
– une opposition peu représentée, mais qui lui donne une caution indispensable de démocratie apparente
sur le plan international (encore faudrait-il vérifier si les opposants
élus s’avèrent être de vrais opposants ou des opposants
de façade. Il leur restera encore à prouver qu’ils sont de véritables opposants !)

Puisque les résultats
sont connus à quelques postes près, est-il nécessaire
de faire des élections à Djibouti ?

Le fait de ne pas faire
des élections et de désigner simplement les candidats présenterait
plusieurs avantages :

– réduction des
dépenses à la charge de la communauté pour conduire les
campagnes électorales, organiser les scrutins et acheter les voix des
électeurs,

– transparence : le peuple
est privé de son droit d’expression, mais la méthode est présentée
de façon claire et affichée ! Il est berné mais il n’est
pas humilié.

Pour
toutes ces raisons, faut-il militer en faveur de la non-tenue d’élections
?

La réponse pourrait être différente, si une véritable opposition à Djibouti avait le courage et l’honnêteté de demander à la communauté internationale de déléguer des observateurs neutres et compétents. A notre sentiment, la communauté aurait à coeur de leur répondre positivement et d’organiser cette opération. Mais Guelleh ne la désire certainement pas et curieusement personne ne la réclame encore ?

24/04/02 Quelles peuvent être les conséquences du résultat des élections présidentielles en France sur la coopération avec Guelleh ? (Par Roger Picon)

Le  »
cocorico  » d’Ismaêl Omar pourrait n’être
qu’un couac, plus dure sera sa chute.

En prolongement
des résultats du premier tour des élections
présidentielles en France, quelques pourraient être
les interprétations des uns, des unes et des autres
il est un fait que cette situation va faire obligation au
monde politique de regarder le  » pays réel  »
en face et à trouver dans l’urgence le moyen de rétablir
les choses dans cette France qui reste, quoi que certains
puissent en penser, la patrie des droits de l’homme et de
la liberté.

La question
est de savoir quelles pourraient-être les incidences
sur la politique future de la France à l’égard
de la dictature, de  » la gabegie  » imposées
par Ismaël Omar en République de Djibouti ?.

Ce que
l’on peut en penser c’est que la France, comme l’Union européenne
ne contribueraient plus financièrement à l’avenir
et avec la même facilitée au  » panier percé
 » mis en place, entretenu par Ismaël Omar à
son profit et à celui de ses quelques  » complices
inféodés  » qui ferment les yeux devant
l’abject ou règnent sur le pays par la terreur, en
violation de tous les droits humains.

Fini le
temps où les instances internationales et la France,
principal bailleur de fonds de l’UE, considéraient
qu’après avoir donné 1000 FDJ, si 300 FDJ parvenaient
à servir directement l’intérêt de la population
djiboutienne ….c’était un moindre mal et qu’il
convenait de ne pas s’immiscer dans les  » affaires intérieures
d’un état souverain « .
Un état qui entretient la pauvreté du peuple
et ne survit que par l’apport incessant d’aides internationales
ne peut se prévaloir d’une quelconque souveraineté
; ce serait trop facile.
Il a une obligation de résultats vis à vis du
peuple et de ses bailleurs de fonds.

Dans les
nouvelles dispositions chaque pays, attributaire de ces aides
nécessaires au redressement économique et aux
projets prioritaires, aurait l’obligation d’en justifier le
bon emploi ce qui signifie clairement que les possibilités
de détournements vont s’amenuiser.

Habitué
qu’il est à falsifier les réalités, à
s’accorder de tout en laissant croire qu’il pourrait être
l’ami de tous, le  » cocorico  » que pourrait lancer
Ismaël Omar après ces présidentielles françaises
pourrait n’être au final qu’un couac.

Rappelons-nous
qu’en un temps au sommet de Cotonou, le président Chirac
avait clairement exprimé au président Gouled
le refus de la France de considérer pour l’avenir Ismaël
Omar comme représentatif de la Nation djiboutienne.

Souvenons-nous
ce que fut l’attitude d’Ismaël Omar suite aux déclarations
de l’envoyé de Paris fin 1995 qui précisait
 » que la France ne traiterait qu’avec un seul interlocuteur
dans la succession à la présidence de la République
de Djibouti qui semblait se dessiner « .
Il fit incarcérer ses deux compères du RPP et
l’on sait maintenant quelles furent les dispositions qu’il
prit à l’égard du regretté Mohamed Djama
Elabé.

Si la
réaction d’Ismaël Omar eut le don de  » prendre
de vitesse  » la France d’alors, plus ancrée à
résoudre ses difficultés de cohabitation qu’à
se pencher sur le problème djiboutien, rien n’autorise
à affirmer qu’elle cautionnerait aveuglément
le régime dictatorial mis en place par Ismaël
Omar qui n’a pas de cadre économique admissible et
se révèle de plus en plus sanguinaire.

 »
La Politique a parfois des logiques que la raison humaine
rejette  » serait-on tenté de dire en la circonstance
mais il nous faut aussi admettre que l’Union Européenne
et la France ne sauraient tolérer plus longtemps que
les limites de l’acceptable ne soient franchies en matière
de  » mauvaise gouvernance  » et de violations des
droits humains.

En ordonnant
que sa garde républicaine tire à balles réelles,
Ismaël Omar a démontré l’extrême
fragilité de son pouvoir de la terreur et son refus
d’instaurer un dialogue démocratique dans la République
de Djibouti.

Les artifices
fallacieux utilisés par le passé pour tromper
l’opinion publique internationale et ses instances ont fait
 » long feu « .

Lorsque
le bruit des balles résonne face à la population
c’est que la fin du régime est proche.

L’Union
Européenne, et la France dans le cadre de la Francophonie,
ne pourraient pas s’arranger d’un tel régime qui contreviendrait
gravement à la politique commune de l’UE redéfinie
récemment qui s’est fixée comme objectif prioritaire
de faciliter l’émergence et de ne soutenir dans tous
les domaines que les  » Etats de droits » notamment
en Affrique et certes pas les dictatures desquelles l’opinion
publique internationale ne s’accommode pas.

Roger
Picon.

20/04/02 L’Ordre des Brosses à Reluire admet un nouvel impétrant sélectionné pour son sens élevé de la flagornerie … Zakitaha, qui signe dans La Nation.

ARDHD
: nous lançons un appel aux lecteurs pour qu’ils nous envoient
le nom complet de ce journaliste qui signe sous le nom de ZAKITAHA,
car nous préférons l’inscrire sous son nom que sous
celui d’un pseudonyme …

Cette semaine
le comité de cooptation de l’Ordre des Brosses à Reluire
a approuvé à l’unanimité des membres la candidature
du journaliste qui a signé dans La Nation un article intitulé
« Vers un apprentissage serein de la Démocratie ».

C’est un chef
d’oeuvre !

Pour sa magnifique
envolée, pour le paysage idyllique qu’il dépeint en
parlant des dernières élections présidentielles,
pour son don incomparable dans l’inversion de la réalité,
le comité a décidé de l’élever au grade
de « Baratineur patenté ».

Le Comité
a particulièrement apprécié la façon dont
il décrit la liberté des électeurs et l’égalité
de traitement des candidats. Un vrai conte de fées. Nous sommes
certains que M Moussa Idriss a apprécié, en connaisseur,
tout l’humour distillé par ce cireur de pompes, sans foi ni
loi …

Pour ce remarquable
morceau de bravoure, il mérite de devenir célèbre
et nous ajouterons son nom à la liste des meilleurs chantres
du régime, pour que la communauté internationale puisse
mieux le connaître. Nous sommes certains que Guelleh lui fera
remettre la petite somme qu’il mérite pour ce travail d’orfèvre.

Journaliste
« vendu »,
ZAKITAHA,
nous t’élevons à la dignité de

BARATINEUR PATENTE
Désormais tu pourras porter cette décoration
qui ne te quittera plus jamais.

Nous
reproduisons le texte intégral de l’article qui a valu cette
reconnaissance prestigieuse de la part de notre association.

Vers
un apprentissage serein de la démocratie (Extrait de La Nation)
Par
définition, la démocratie est le système politique
dans lequel la masse populaire détient le pouvoir. Autrement
dit, à chaque élection, c’est le peuple qui est sollicité
pour choisir ses gouvernements . Et, vendredi 12 avril, c’était
le tour des djiboutiens de manifester leur choix afin d’élire
les présidents des annexes R.P.P dans Djibouti-ville et ses
alentours. Au total, 19 centres de vote ont permis à nos concitoyens
de s’exprimer librement. Et, c’était très inédit.

Des campagnes
à « l’américaine »

Comme à
l’accoutumée, chaque campagne électorale permet ou oblige
à ses futurs élus d’étudier le terrain a conquérir.
Ainsi le président et son concurrent n’ont pas échappé
à cette règle ordinaire. Chacun de leur côté,
ils ont employé les moyens les plus démocratiques afin
d’accéder au poste tant convoité de Président
de l’annexe de son choix.

En effet, les
techniques d’approche pour sensibiliser les électeurs étaient
différentes selon les candidats. Pour certains, des affichages
ont été mis en valeur devant chaque annexe, sans oublier
de distribuer parfois, des fascicules, qui rassemblaient les idées
importantes du candidat. Pour d’autre, des comités de soutien
ont été rapidement crées afin d’attirer le maximum
d’électeurs de la cité.

Pendant au
moins deux mois, les djiboutiens ont été largement mobilisés
pour choisir les futurs Présidents des annexes respectives.

Des électeurs
mûrs pour un programme attractif

Avant d’exprimer
sa voix, chaque votant a bien choisi son camp, en se basant sur des
critères précis et clairs. L’électeur d’aujourd’hui,
a négligé l’appartenance tribal et clanique au profit
des valeurs véhiculées par le candidat. Pour cela, des
programmes ont été proposés de manière
significative dans des livrets. Et, parmi les nouvelles idées,
on peut retenir les principales qui sont :

– diminuer
les chômage des jeunes,

sécuriser le quartier,

redynamiser le parti en intégrant des cadres jeunes au sein
du bureau exécutif, etc…

Cependant,
c’est le vendredi dernier à 7 h piles que les votants se sont
pressés aux urnes. Et, malgré la longueur des files
d’attente, qui était loin d’être négligeable,
ils ont clairement prouvé leur maturité politique dans
une corne d’Afrique instable. En gardant le sourire, chacun s’est
acquitté de son devoir de citoyen en votant dans la plus grande
transparence.

Finalement,
c’est à 18 h 00 mn que la vote a pris fin dans chaque annexe.
Ensuite, c’était le tour du dépouillement de bulletins
de vote.

Un bilan positif

Théoriquement,
Djibouti-ville et ses environs totalisaient un chiffre proche de 12000
électeurs. Nombreux sont ceux qui ont voulu prêter leur
voix avec 8152 votants.

C’est seulement
152 bulletins qui ont choisi l’option « abstention » comme
moyen de vote.

Ces chiffres
sont très éloquents, car ils montrent encore une fois
l’intérêt particulier que portent les djiboutiens à
l’élection des annexes.

Personne ne
doute que nos concitoyens seront prêts à affronter les
futurs élections législatives de Décembre 2002.
En tout cas, l’avenir nous le dira !

ZAKI TAHA

15/04/02 Comment falsifier  » au grand jour  » la préparation des futures élections à Djibouti ? (Lecteur)

La Campagne
de préparation des élections organisée par
le parti politique du pouvoir en place, le RPP, sous la férule
d’Ismaël Omar vient de se terminer le 12 avril 2002 sous
l’œil attentif des autorités françaises locales
qui n’ont pipé mot….

Comment le
pourraient-elles ? J’entends d’ici dans certains couloirs les
murmures du genre  » Nous sommes informés ! mais nous
avons l’obligation de réserve … Dans le cas contraire
c’est le billet pour le prochain avion ….direction la France…
« .

Comme cela
s’était pratiqué lors de précédentes
élections et sous le contrôle de l’Etat le parti
du RPP avait mis en place depuis plusieurs semaines et dans chaque
quartier d’arrondissement, un bureau que l’on désignait
officiellement comme étant chargé de  » vérifier
l’identité des futurs votants aux élections et de
délivrer les cartes d’électeurs correspondantes…….
« .

Ceci confirme,
pour le moins et une fois encore, la politique de ségrégation
politique appliquée par l’Etat entre le parti du RPP et
les  » autres « …

Notons que
les partis des  » véritables opposants politiques au
régime « , entre autres le PRD historique, n’ont pas
eu droit à ce privilège….

Nous avons
donc observé et nous sommes tenus informés, au jour
le jour, de ce qu’il se faisait dans les bureaux du parti du RPP.
Aucune bonne surprise hélas ! une fois encore la mystification
a pris le pas sur les valeurs démocratiques ; tout simplement
sur la Loi.
La duperie est si grossière qu’elle est à considérer
comme une insulte au minimum d’intelligence que chacun peut avoir.

Dans les faits
prouvés, il s’est avéré que lesdits bureaux
ont eu comme mission exclusive de récupérer les
mandats de votes des djiboutiennes et des djiboutiens et de leur
carte d’électeur en échange de la remise d’une somme
discrétionnaire se situant entre 2000 et 10000 FDJ, octroyée
sur place à chaque électeur.

Moyennant
finances ponctionnées sur les Aides internationales, Ismaël
Omar utilise le parti du RPP au pouvoir pour escroquer les votes
des djiboutiens en achetant les consciences de la grande majorité
de la population qui est en situation de misère.

Ceci implique
donc que les délégués du RPP pourront se
présenter, en toute légalité falsifiée,
au jour desdites élections munis desdits mandats de votes
et des cartes d’électeurs qu’ils remettront aux assesseurs
des bureaux de votes qui ne pourront s’opposer à une telle
démarche car la pratique est combinée, ordonnée
et gérée par son Excellence Ismaël Omar…

Souvenons-nous
que lors des précédentes présidentielles
falsifiées par avance et dans les mêmes conditions,
certains se sont présentés ainsi porteurs de 1200
mandats électifs….répartis sur 3 bureaux de
votes……

L’escroquerie
politique s’étant avérée rentable… pourquoi
en changer ?.
 » Cartésianisme à la Ismaël Omar  »
serait-on tenté de dire.

Rappelons
qu’en son temps notre regretté ami et frère de Combat
Mohamed Djama Elabé n’avait eu de cesse de dénoncer
avec force de telles pratiques ce qui n’avait pas soulevé
alors, en aucun moment ou de quelque manière que ce fut,
une quelconque réaction des autorités françaises
et des instances internationales.

Par la voix
de son président M Mahamoud Idriss Ahmed, le Gouvernement
en exil de Djibouti a repris la même argumentation. Il a
effectué récemment des démarches auprès
des responsables de l’Union Européenne pour dénoncer
cette escroquerie politique et pour qu’il soit mis fin à
de tels agissements émanant de ceux qui se sont indûment
appropriés tous les pouvoirs à Djibouti.

Aujourd’hui
et alors que l’on nous parle de volonté d’instauration
d’Etats de Droits en Afrique francophone, nous sommes en droit
de nous poser la question de savoir si, une fois encore, les autorités
françaises et les instances internationales vont rester
muettes devant de telles violations caractérisées
aux droits des citoyens tout en se retranchant derrière
les sempiternels et hypothétiques principes bien arrangeants
et de circonstance du genre  » non ingérence dans les
affaires intérieures d’un pays  » ou si, à l’inverse,
les autorités françaises et les instances internationales
vont faire pression, par tout moyen à leur convenance,
sur le gouvernement djiboutien pour que cessent de telles pratiques
frauduleuses, véritables humiliations à la Liberté
individuelle et au respect des droits fondamentaux de l’humain.


Les limites de l’intolérable.

Nul ne saurait
contester que la situation politico-économique dans laquelle
se débat la République de Djibouti est préoccupante
au plus haut point.

Si l’on se
réfère ne serait-ce qu’à la dette des Forces
Armées, donc de l’Etat djiboutien, à l’égard
de la société Mobil Djibouti, qui serait de plus
de 150 MFDJ, et les mesures de rétorsions appliquées
pour éviter d’honorer cette créance on se pose de
grandes questions quant à la volonté gouvernementale
de considérer les entreprises privées comme partenaires
économiques et sur sa politique d’incitation à l’investissement
privé en République de Djibouti.

Le contenu
des interviews parus dans la presse locale est édifiant,
on pourrait titrer ainsi les articles par
 » Nous n’avons pas atteint nos objectifs !!! mais cela ira
mieux demain …sous la conduite de son Excellence Ismaël
Omar Guelleh…. « .

L’homme de
l’ombre qui tire les ficelles depuis plus de 20 ans à Djibouti
est plus à même de  » jeter de la poudre aux
yeux  » que d’agir dans l’intérêt de la Nation.
Prétendre diriger le pays ce n’est pas faire fuir la Nation
djiboutienne devant soi .. c’est la faire suivre en démontrant
que l’on a une Ambition pour construire un pays et non une Ambition
basée exclusivement sur le profit personnel.

La terreur
que fait régner la dictature d’un autre âge sur le
pays et à tous les échelons de la hiérarchie
ne permet pas à chacune et chacun de s’exprimer. Le régime
d’Ismaël Omar ne doit sa survie qu’au clientélisme
ou à l’utilisation de la force sanguinaire et à
la menace immédiate d’incarcération à la
sinistre prison de Gabode.

Dans de telles
conditions, rien de surprenant à ce que les défections
de fonctionnaires et de militaires à tous les niveaux de
la hiérarchie s’accélèrent et provoquent
dans certaines ethnies importantes, discréditées
ignominieusement par Ismaël Omar Guelleh, de vives réactions
qui génèrent une mobilisation générale
contre le dictateur, ses exactions les plus diverses et ses artifices
fallacieux.

Le mal est
fait, Ismaël Omar fait aujourd’hui l’unanimité contre
lui et ses forces de répression importées d’ailleurs
qu’il maintient en conditions par l’utilisation frauduleuse et
les détournements des aides extérieures qu’obtient
la République de Djibouti.
Ses rares  » collaborateurs  » fidélisés
par la corruption, les profits qu’ils peuvent en tirer et que
par cela, ont préparé leur chemin de repli vers
Ottawa, les Etats Unis d’Amérique ou vers un pays d’accueil…..

Certains tentent
depuis quelques mois de négocier discrètement leur
ralliement à l’opposition djiboutienne à la condition
que leur  » ardoise  » soit effacée le moment venu
et conservent le patrimoine immobilier acquis.

Si quelques
noms étaient publiés….on pourrait mieux mesurer
l’isolement dans lequel se trouve Ismaël Omar Guelleh.

30/03/02 IOG prépare les élections à sa manière.

Après
avoir honteusement fasilfié le scrutin présidentiel,
IOG s’apprête à en faire de même pour les
législatives de la fin de l’année. Il prépare
une série de mesures pour éliminer les candidats
de l’opposition. Il travaille par exemple sur :

la virginité
judiciaire des candidats (Un candidat ne devra jamais avoir
séjourné à Gabode … Question : y-a-t-il
un opposant qui n’ait jamais été emprisonné
par Gouled / Guelleh ?). Certes il pourra toujours amnistier
au dernier moment, ceux qui lui auront fait allégeance
et qui prometteront non seulement de continuer à faire
semblant d’être dans l’opposition, mais qui lui apporteront
un soutien sans faille : c’est un sport à la mode à
Djibouti.

C’est
la raison pour laquelle nous recevons de nombreuses informations
sur la présence de membres de l’opposition dans les
couloirs du Palais. Beaucoup assistent à des réunions
/ réceptions sans honte ….

Bref tout
se met en place pour que 100 % des candidats élus soient
acquis à la cause de la dictature et de l’asservissement
du peuple. Et s’il manquait encore quelques vois, la fraude
électorale palliera la faiblesse locale.

Va-t-on
continuer à les laisser faire en toute impunité
? Les pays européens vont-ils encore soutenir financièrement
cette mascarade ?

………

13/02/02 Le résultat des élections présidentielles françaises peut-il avoir une incidence sur la carrière du génie de la Corne de l’Afrique ?

D’ici
une semaine, nous allons écrire à tous les candidats
à l’élection présidentielle française
pour leur poser deux questions sur leur attitude dans l’hypothèse
où ils seraient élus :

Quelle
serait leur position face au régime de Guelleh et à
ses dérives. Continueraient-ils à lui apporter
le soutien inconditionnel (et parfois abusif) de la France ou
décideraient-ils de modifier les conditions d’attribution
et de distribution de l’aide afin que le peuple en bénéficie
vraiment ?

Seraient-ils
favorables à une transmission des dossiers à la
Cour de Justice internationale pour qu’une instruction puisse
être ouverte ?

Nous
publierons toutes les réponses reçues.