29/03/2017 (Brève 968) En risque d’être radiés de la fonction publique pour abandon de poste, alors qu’il étaient détenus arbitrairement par le régime ?? (Source LDDH)

Encore une fois la LDDH se félicite de la libération de M. Omar Ewado, et remercie toutes les personnes, institutions et organisations qui se sont mobilisées en sa faveur au travers de différentes actions appelant à faire cesser son incarcération au secret.

Une bataille a été gagnée …. mais une nouvelle bataille nous attend car le Secrétaire général Ahmed Kadar Nour et le Secrétaire général adjoint du SEP Omar Ali Ewado risquent d’être radiés de la fonction publique.

+ Le motif ?? (Tenez-vous bien !)

Aabandon de poste !!! Les responsables de l’Education nationale djiboutienne auraient initié la radiation de ces deux personnes au motif qu’ils auraient abandonnés leur poste alors qu’ils étaient en détention arbitraire et au secret ! (A peine croyable !!)

Le régime leur reprocherait d’avoir envoyé une lettre au président turc Erdogan, pour lui demander la réintégration des enseignants turcs licenciés de la fonction publique.

Et ce même dans la stricte application des conseils de l’Internationale pour l’Education -l’IE- qui avait demandé à toutes les organisations membres d’adresser une lettre aunom de chaque organisation.

Au final, aucune charge n’a été retenue par la justice contre le S.G. et D.G. adj du SEP.

20/01/2017 (Brève 910) Les lycéens du Nord de Djibouti (Obock et Tadjourah), exclus du système scolaire, parcequ’ils sont issus de familles défavorisées. Désormais condamnés à errer dans les rues. (LDDH)

Selon un communiqué qui nous a été adressé par Ali Omar Ewado, en qualité de Président de la LDDH, plusieurs dizaines de lycéens de Tadjourah et d’Obock auraient été renvoyés des établissements scolaires pour un motif sordide.

En effet leurs familles, qui se débattent dans la pauvreté puisque le régime leur refuse l’accès aux emplois et aux services, n’ont pas les moyens de régler les frais de scolarité de leurs progénitures.

Voilà un nouvel exemple dramatique qui démontre, s’il en était besoin, à la fois des mensonges du dictateur, qui ne perd jamais une occasion pour prétendre qu’il fait tout pour sa population alors que les faits prouvent systématiquement l’inverse, mais aussi la volonté de punir les populations du Nord, en les condamnant à la pauvreté, à l’ignorance, aux harcèlements policiers et au manque de soins.

Nous soutenons les appels de la LDDH
– vers les organisations internationales, en particulier celles qui s’occupent des enfants et des jeunes (comme l’UNICEF et aussi l’UNESCO)
– aux responsables djiboutiens, en particulier au sein du Ministère de l’Education nationale pour qu’ils revoient leur copie et qu’ils mettent un terme à cette situation honteuse d’abord pour eux-mêmes mais aussi pour tout le pays.

02/04/2016 (Brève712) Afrique Education / DJIBOUTI : Omar Guelleh le mauvais joueur entre l’arrogance et l’ignare

Lien avec l’article : http://afriqueeducation.com/politique/djibouti_omar_guelleh_
le_mauvais_joueur_entre_l_arrogance_et_l_ignare

Que les classiques sont atemporels ! Lorsque le prince (Omar Guelleh) décide de se dissimuler derrière un voile pour ne pas affronter la réalité, les courtisans pullulent et rivalisent d’imaginations pour lui plaire, en lui présentant un tableau de la situation, qui correspond à ce qu’il veut entendre. La Fontaine nous a peint ces manières il y a quatre siècles.

« Je définis la our un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu’il plaît au Prince, ou s’ils ne peuvent l’être,
Tâchent au moins de le paraître, ».

Eh oui, nos courtisans ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils ne sont pas convaincus, mais, ils s’efforcent de paraître ; le prince, lui-même, n’est pas convaincu, (voir la déclaration de candidature). Leur survie en dépend. La disgrâce, ils ne veulent même pas l’imaginer. Ils savent que la colère du Roi est terrible (notre photo). L’héroïsme à la Mandela, Sankara, Mohamoud Harbi, ce n’est pas pour eux.

Ils ont décidé de cultiver leur jardin. Pour cause, leur prince s’est approprié, depuis longtemps, toutes les institutions du pays qu’il a juré de protéger, il prend, de haut, tous ses adversaires politiques le traitant de valet à la solde de l’étranger, il humilie ses collaborateurs. Le plus grave, comme il se croit éternel, il a fait le vide autour de lui. Conséquences : aucun homme politique de son bord ne se démarque de ses collègues, et ne peut se permettre de se tailler un costume d’homme politique au service de la nation ; les plus brillants d’entre eux baignent dans la médiocrité imposée, et, souillent leur intégrité pour une insignifiante carrière politique de trois à cinq ans.

Nous pensons que les Mohamoud Ali Youssouf,  Abdoulkader Doualeh Waiss et Osman Idriss, entre autres, ont leur mot à dire. La démocratie de Paris et de Bruxelles n’est, peut-être, pas adaptée à notre société, mais, quel disciple de Tocqueville vous a assuré que celle de Haramous est la meilleure ? Quel éminent démocrate vous a assuré que celle qui permet le lynchage des élus nationaux au centre ville est la meilleure ? La démocratie de Paris et de Bruxelles a, au moins, le mérite d’être nourrie des opinions de tous les citoyens. Le peuple djiboutien n’est pas cette chèvre de Mr Séguin « douce, caressante, se laissant traire sans bouger » ; ce peuple est vivant et ne se laissera pas humilier éternellement. Certes, « l’orgueil est allergique à la raison » mais « quand l’orgueil chemine devant, honte et dommages suivent de près ».

Le deuxième ennemi du mauvais joueur est, incontestablement, l’ignare. Jamais dans l’histoire de notre jeune République, un ministre n’aura été, aussi, controversé et détesté de ses subordonnés. Comme ensorcelé par l’idée de plaire à son guide spirituel, il est prêt à vendre père et mère. Il ne recule devant rien. Je me souviendrai, toujours, de ce jour qu’il refusa à un de ses conseillers techniques, une autorisation d’absence de 15 jours sans solde ; ce dernier devait, impérativement, revoir son médecin, à l’étranger, pour une pathologie très sérieuse. Je revois, encore, le secrétaire général abasourdi face à l’insensibilité de son ministre, qui lui interdisait d’intervenir pour les employés. Il lui a, clairement, interdit, avec son regard de fauve en manque, devant nous, de le contredire.

Nous savions, tous, qu’il ne portait pas dans son cœur, ce conseiller technique, mais, de là, à laisser mourir un de ses compatriotes parce qu’il a des amis dans l’opposition – qui, de surcroît, ne faisait, pratiquement, rien pour lui ; c’était ni plus ni moins non assistance à une personne en danger.

Réalisait-il la portée de sa consigne ? Je n’en étais pas sûr.

Finalement, j’étais sûr de rien du tout, simplement, je réalisais, chaque jour, un peu plus que cet animal sans cœur ne méritait pas ma collaboration. Et aujourd’hui, alors qu’il voit les enseignants avec un prisme tribalo-idéologique, il ose leur promettre, dans ses réunions-monologues, des avantages. Un ministre n’aura, jamais, aussi terni l’image de la politique et des hommes politiques djiboutiens, un ministre n’aura, jamais ligué toute une profession contre leurs responsables politiques. En confiant au garçon le plus vil de la République le département de l’éducation, le mauvais joueur a signé sa mort politique. La révulsion est irréversible.

Je souhaite courage aux futurs juges, qui hériteront du « dossier Djama Jahil »
lorsque le peuple jugera ses imposteurs parce que le procès durera ; il durera  non pas parce que les jurés hésiteront à délibérer, mais, parce que la recherche de la vérité exigera des investigations dans presque toute l’administration publique. Travail titanesque !

Par Mohamed Moussa Yabeh
Ancien directeur du CRIPEN (Centre de recherche, d’information et de production de l’Education nationale)

Lien avec l’article : http://www.voaafrique.com/a/des-djiboutiennes-en-greve-de-la-faim-en-france-pour-denoncer-des-viols-dans-leur-pays-/3264984.html

03/07/2014 (Brève 405) Point de vue ! Un ancien ministre de l’éducation nationale, révoqué par le régime, nous adresse deux articles..

1 – Des moments difficiles
Djibouti vit ses heures sombres. Jamais l’insécurité n’ a été aussi présente, jamais la pauvreté extrême n’a autant progressé en moins d’un an, jamais nous n’avions eu autant d’alimentaires avec son taux de diabètes et de cholestérol très élevés, jamais le clanisme le tribalisme n’a atteint ce niveau et le peuple aussi divisé, jamais les niveaux de vie des djiboutiens n’ont été aussi bas, jamais l’école et l’université – en vérité le gros lycée, la jungle pour les étudiants et étudiantes-n’ont produit autant d’illettrés et d’incompétents, jamais des familles entières ne se sont déplacés à l’étranger pour se soigner par manque de soins, jamais les djiboutiens n’ont autant fui leur pays pour trouver refuge en Europe et aux Etats-Unis !

Alors observer sans y remédier est un crime de non assistance à soi-même en danger, car Djibouti c’est nous c’est notre pays, nous l’aimons, nous y sommes nés, nous y avons grandi, nous y projetons notre avenir.

Notre objectif est de nous battre pour sauver notre pays de la fatalité et de la faillite fatale, par une corruption officiellement instaurée et par un système condamné par l’histoire.

En effet ceux et celles qui sont spectateurs aujourd’hui de la scène politique ne doivent pas se contenter d’attendre les miracles car les miracles n’existent pas.

2 – Le bac djiboutien depuis 2013 révélé le naufrage de l’éducation
le bac est djiboutien depuis juillet 2013. Et pourtant mes compatriotes repoussent la date fatitique  à 2015 soit 2016 comme s’ils refusaient de voir la vérité en face. Nous ne pouvions pas repousser à des dates ultérieures parce que c’est l’échec du Système éducatif et de la Formation professionnelle qui a imposé aux Français la djiboutiennisation du bac qui n’avait pas sa place dans les universités françaises.

En tant qu’ancien ministre de l’Education Nationale puis-je vous apporter une information à croiser bien sûr avec d’autres sources pour vérification .Le Bac est déjà djiboutien depuis un an, c’est à dire depuis juillet 2013 et certains intervenants dans ce débat sont inquiets à juste titre pour leurs progénitures  alors que d’autres sont hors-sujets tout en commettant des fautes d’orthographes aussi lamentables que nos élèves ou nos étudiants actuels -e- d’aujourd’hui !

Savoir si c’est une bonne chose ou pas c’est bien mais qui envoyait, et validait les sujets du bac à travers son président de Jury ? Qui veut que le bac soit Djiboutien?

Ces deux questions méritent réponse : c’est l’académie de Bordeaux ! Pourquoi ? Le niveau des bacheliers djiboutiens était trop bas par rapport à leurs homologues français et cette situation certes catastrophiques, dénivelle et rabaisse le niveau des universités françaises qui s’en sont plaints par écrit. Je suis moi-même intervenu dans ce dossier à Aix en Provence. Donc le désarrimage avec le Bac français a eu lieu l’année dernière. Un président du jury djiboutien a été nommé, une académie djiboutienne a été créée puis ouverte alors que jusqu’à présent c’était un représentant choisi par l’académie de Bordeaux.qui garantissait que le bac était français et donc valable partout en France et en Europe avec l’Union Européenne !

Pourquoi pense-t-on que le bac sera djiboutien en 2015 ou 2016 ? C’est par manque d’informations parfois par confusion ou peut-être par peur de voir la dure réalité en face. En effet nous aurons les sujets confidentiels des anciens bacs français gardés au frigos de l’académie de Bordeaux jusqu’en 2015 et à partir de là ce sont les djiboutiens qui composeront les sujets.

Or ces professeurs djiboutiens et djiboutiennes devraient partir pour être formés à la préparation des sujets de bac, à la préservation de la confidentialité à l’académie des Bordeaux dès 2010 ?

Aucune personne n’est partie à cette formation à ce jour.

Mais au-délà cette non préparation, la  djiboutiennisation du Bac remet en cause le système éducatif inopérant et produisant des elèves incompetents inaptes au marché du travail !

17/04/2014 (Brève 382) L’I.E. (Internationale de l’Education) adresse à IOG une nouvelle lettre ouverte de protestation pour dénoncer les sanctions qui menacent les enseignants à Djibouti.

Télécharger la lettre originale en Pdf

M. Ismaïl Omar Guelleh Président de la République
Djibouti
Fax : (253) 21 35 06 45

Bruxelles, le 15 avril 2014

Répression continue à l’encontre des enseignants djiboutiens

Monsieur le Président de la République,

L
‘Internationale de l’Éducation (IE), la fédération syndicale mondiale qui représente 30 millions d’enseignants et de personnels de l’éducation dans 171 pays, condamne les menaces de radiations qui pèsent sur 63 enseignants et autres personnels de l’éducation (conseillers pédagogiques, inspecteurs et agents du Ministère de l’Education) et cela en violation de toutes les règles et procédures administratives en vigueur.

Parmi les enseignants et personnels de l’éducation menacés de sanctions figurent le Secrétaire général du SYNESED, Mr Farah Abdillahi Miguil, et plusieurs des membres fondateurs du Collectif « Sauvons l’Education Nationale ».

Ces nouvelles atteintes sérieuses à la liberté syndicale accentuent encore l’inquiétude de l’IE et de ses deux affiliés djiboutiens, le Syndicat des professeurs des collèges et lycées de Djibouti (SYNESED) et le Syndicat des Enseignants du Premier Degré (SEP), face à la détérioration de la situation des enseignants. Plus de 83 enseignants ont vu leurs salaires suspendus depuis le mois d’octobre 2013 en violation de toutes les procédures et du statut général des fonctionnaires.

Le harcèlement et la répression à l’encontre des enseignants et des syndicalistes cherchant à exercer leurs droits légitimes à la liberté d’expression et à la liberté syndicale sont faits courants depuis de nombreuses années, à Djibouti. Deux missions de contact direct de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en 1998 et 2008 n’ont malheureusement pas permis d’améliorer le climat social.

L’IE et ses affiliés à Djibouti s’interrogent toujours sur les circonstances troublantes du décès en cours de détention de Mr Mahamoud Elmi Rayaleh, professeur de français au Lycée public de Balbala et citoyen engagé, dans la nuit du 28 au 29 août 2013.

L’IE en appelle aux autorités de Djibouti pour qu’elles :
– lèvent immédiatement et inconditionnellement toutes les sanctions prises de façon arbitraire et suspendent les procédures de radiations illégales à l’encontre des enseignants et personnels de l’éducation ;
– versent aux enseignants et personnels de l’éducation concernés les salaires impayés depuis le mois d’octobre 2013 dans les plus brefs délais;
– respectent les droits fondamentaux et les libertés des enseignants, des étudiants et des militants syndicaux, conformément aux normes internationales ;
– ouvrent une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances du décès de Mr Mahamoud Elmi Rayaleh ;
– établissent les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, y compris les enseignants et les organisations qui les représentent.

Au vu des sérieuses violations des normes internationales du travail dont se rendent coupables les autorités de Djibouti, l’IE a décidé de porter l’affaire devant le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail.

L’IE continuera bien entendu à apporter son soutien aux enseignant(e)s djiboutien(ne)s et à suivre attentivement l’évolution de leur situation.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général

 

20/02/2014 (Brève 364) M. Fred van Leeuwen, secrétaire général de l’EI Education internationale, adresse une plainte formelle au directeur de l’OIT pour violation de la liberté syndicale.

Mr Guy Ryder
Directeur général
Organisation Internationale du Travail
4, Route des Morillons
CH-1211 Genève 22
Suisse

Bruxelles, le 13 février 2014

Objet : Plainte au Comité de la liberté syndicale pour violations des conventions 87 et 98 de l’OIT par la République de Djibouti

Monsieur le Directeur général,

Veuillez trouver ci-joint une plainte au Comité de la liberté syndicale de l’OIT, présentée par l’Internationale de l’Education (IE), le Syndicat des professeurs des collèges et lycées de Djibouti (SYNESED) et le Syndicat des Enseignants du Premier Degré (SEP), pour violations des Convention 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical et Convention 98 sur le droit d’organisation et de négociation collective par le Gouvernement de la République de Djibouti. Ces conventions fondamentales de l’OIT ont toutes deux été ratifiées par la République de Djibouti en 1978.

Nous vous prions de bien vouloir transmettre cette communication au Comité de la liberté syndicale en tant que plainte formelle contre le Gouvernement de la République de Djibouti.

L’IE, le SYNESED et le SEP s’inquiètent de la détérioration de la situation des enseignants djiboutiens et des atteintes sérieuses à la liberté syndicale dans le pays et espèrent que des recommandations fortes du Comité permettront le plein respect des droits syndicaux à Djibouti.

La personne de contact pour cette plainte est Monsieur Farah Abdillahi Miguil, Secrétaire Général du SYNESED, qui peut être joint par le biais de l’Internationale de l’Education pour toute information complémentaire.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur général, l’expression de nos salutations respectueuses,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général

24/01/2014 (Bréve 352) Sous la signature de son secrétaire général, Fred Van Leeuwen, l’IE (Internationale de l’Education) adresse une lettre ouverte de protestation à IOG, pour dénoncer les violations des droits des enseignants et les harcèlements.

Télécharger la version PdF de la lettre
http://www.ardhd.org/ie/protest_djibouti_20140122.pdf

M. Ismaïl Omar Guelleh
Président de la République
Djibouti
Fax : (253) 21 35 06 45 

Bruxelles, le 22 janvier 2014 

Violations des droits des enseignants djiboutiens

Monsieur le Président de la République,

L’Internationale de l’Éducation (IE), la fédération syndicale mondiale qui représente 30 millions d’enseignants et de personnels de l’éducation dans 171 pays, condamne les sanctions arbitraires prises par les autorités de Djibouti à l’encontre d’au moins 83 enseignants et autres personnels de l’éducation (conseillers pédagogiques, inspecteurs et agents du Ministère de l’Education) dont les salaires ont été suspendus depuis le mois d’octobre 2013. Parmi les enseignants et personnels de l’éducation sanctionnés figurent le Secrétaire général du SYNESED, M. Farah Abdillahi Miguil, et plusieurs des membres fondateurs du Collectif « Sauvons l’Education Nationale ».

Le Syndicat des professeurs des collèges et lycées de Djibouti (SYNESED) et le Syndicat des Enseignants du Premier Degré (SEP), tous deux affiliés à l’IE, ont fait part de leurs inquiétudes face à la détérioration de la situation des enseignants djiboutiens et aux atteintes sérieuses à la liberté syndicale dans le pays. Mutations, gels des salaires, procédures de licenciements : les sanctions arbitraires appliquées au mépris de toutes les règles et des procédures administratives se poursuivent à l’encontre des travailleurs et travailleuses de l’éducation.

Le harcèlement et la répression à l’encontre des enseignants et des syndicalistes cherchant à exercer leurs droits légitimes à la liberté d’expression et à la liberté syndicale sont malheureusement choses courantes depuis de nombreuses années à Djibouti. Depuis septembre 1995, date du licenciement des principaux responsables syndicaux des deux centrales du pays, l’Union Djiboutienne du Travail et l’Union Générale des Travailleurs Djiboutiens, puis de la révocation des dirigeants du SYNESED en février 1997, aucune expression syndicale ne semble plus tolérée par le pouvoir en place.

L’IE est particulièrement préoccupée par le décès en cours de détention de M. Mahamoud Elmi Rayaleh, professeur de français au Lycée public de Balbala et citoyen engagé. Sa mort dans la nuit du 28 au 29 août 2013 et son inhumation à la hâte par les autorités, en l’absence de tout membre de sa famille et de son entourage, laissent planer de nombreux doutes sur les circonstances de sa disparition. Arrêté le 2 août 2013, M. Rayaleh avait été placé en mandat de dépôt dès le lendemain et condamné à 2 mois de prison ferme le 20 août au motif de sa « participation à une manifestation interdite ». Il était en bonne santé lors de son incarcération dans la prison centrale de Gabode.

Deux missions de contact direct de l’Organisation Internationale du Travail  (OIT) en 1998 et 2008 n’ont pas permis d’améliorer le climat social. L’intransigeance du pouvoir public djiboutien s’est encore manifestée récemment, en novembre 2012, lorsque Mr Samuel Ngoua Ngou, coordinateur régional de l’IE, s’est vu refuser le droit d’entrer sur le territoire de Djibouti, où il se rendait pour organiser un séminaire national sur l’éducation de la petite enfance avec les syndicats SEP et SYNESED. Mr Ngoua Ngou a en effet été refoulé de l’aéroport de Djibouti à son arrivée, malgré le courrier officiel l’autorisant à obtenir le visa à l’aéroport.

L’IE en appelle aux autorités de Djibouti pour qu’elles :

  • lèvent immédiatement et inconditionnellement toutes les sanctions prises de façon arbitraire à l’encontre des enseignants et personnels de l’éducation ;
  • versent aux enseignants et personnels de l’éducation concernés les salaires impayés depuis le mois d’octobre 2013 dans les plus brefs délais;
  • respectent les droits fondamentaux et les libertés des enseignants, des étudiants et des militants syndicaux conformément aux normes internationales ;
  • ouvrent une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances du décès de M. Mahamoud Elmi Rayaleh ;
  • établissent les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, y compris les enseignants et les organisations qui les représentent.

Au vu des sérieuses violations des normes internationales du travail dont se rendent coupable les autorités de Djibouti, l’IE envisage de porter l’affaire devant le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail.

L’IE continuera bien entendu à suivre de près la situation des enseignant(e)s djiboutien(ne)s.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général

25/01/2013 (Brève 097) Rachad Farah, candidat à la direction générale de l’UNESCO !!! Bonjour, les trafics en tout genre !!! De grâce, ne votez pas pour lui !!! (ARDHD)

Quand nous avons appris que Rachad Farah, ambassadeur de la dictature djiboutienne à Paris, compromis dans un certain nombre de trafics et grand protecteur de la famille Guelleh, se proposait pour le poste de directeur général de l’UNESCO, nous avons aussitôt cru à une plaisanterie, dont les Djiboutiens sont friands.

Hélas non !

La nouvelle est confirmée par LOI. Que les représentants des pays qui auront à choisir entre reconduire la Bulgare Irina Bokova ou élire Rachad Farah s’informent bien sur le profil de ce dernier et sur tous les méfaits dont la rumeur publique l’accuse.

C’est le représentant d’un régime qui tire à balles réelles sur des lycéens mineurs qui manifestaient pacifiquement pour demander des installations sportives, qui torture, qui a laminé ses enseignants et qui a fait couler l’éducation nationale, qui détourne toutes les subventions internationales (y compris celles pour combattre des maladies comme le SIDA ou la tuberculose).
Guelleh et ses proches ont-ils aussi détournés des aides de l’UNESCO : c’est bien possible et même probable !

Alors voter pour Rachad Farah, ce serait voter pour introduire le loup dans la bergerie. Il devrait permettre à la corruption de se développer,
aux trafics d’armes et de drogue d’être impunis. En tout cas la jeunesse des pays en voie de développement n’aura rien à attendre de cet individu sinistre.

NE VOTEZ PAS POUR LUI