09/09/2018 (Brève 1201) Le chef de l’ONU salue l’accord conclu à Djibouti entre l’Erythrée, l’Ethiopie et la Somalie (Xinhuanet)

08/09/2018 (Brève 1199) Premiers pas vers la réconciliation entre Djibouti et l’Érythrée (Jeune Afrique)

18/07/2018 (Brève 1178) La diplomatie djiboutienne très inquiète du rapprochement Ethiopie-Erythrée ? (Article de LOI)

27/07/2017 (Brève 1043) Conflit Djibouti-Érythrée: la Chine pourrait déployer ses troupes à la frontière (Sputiknews)

Lien avec l’article : https://fr.sputniknews.com/international/201707261032385537-conflit-djibouti-erythree-chine-ua-usa-japon/

En phase avec son offensive diplomatique et économique, la Chine étend de plus en plus son rôle militaire dans le monde, notamment en Afrique et au Proche-Orient, et cela préoccupe évidemment les États-Unis, a constaté dans un entretien avec Sputnik l’analyste militaire russe Vladimir Evseïev.

En proposant sa médiation dans la résolution du contentieux frontalier entre Djibouti et l’Érythrée, notamment par le déploiement de ses troupes à la frontière entre ces deux pays, la Chine essaie de se positionner en acteur politique, capable de régler les conflits armés, a déclaré à Sputnik Vladimir Evseïev.

«On ignore toutefois pour le moment si la Chine viendra à bout d’une telle mission demandant une grande expérience en la matière […], mais le fait même que le géant asiatique s’y déclare prêt témoigne de sa ferme volonté de s’affirmer en tant que centre de force politique», a relevé l’interlocuteur de l’agence.

Et d’ajouter que cela devait préoccuper beaucoup plus les États-Unis que la Russie.

«Par ailleurs, le Japon et la Corée du Sud s’en préoccupent déjà, Tokyo et Séoul n’étant pas certains que dans leur conflit avec la Chine, Washington se rangera explicitement de leur côté», a poursuivi M.Evseïev.

Un autre interlocuteur de Sputnik, Ren Yuanzhe, de l’Académie diplomatique de Chine, a souligné pour sa part que la médiation dans le règlement des conflits internationaux figurait parmi les grandes priorités de la diplomatie chinoise.

«L’Afrique occupe une place de choix dans la diplomatie de Pékin. Dans le cadre de l’initiative la Ceinture et la Route, nous voulons apporter le développement et la prospérité dans cette région, alors que le conflit opposant Djibouti à l’Érythrée met en péril la stabilité régionale et n’avantage guère la coopération de la Chine avec les pays africains», a expliqué l’expert.

Ce dernier a insisté sur le fait que la médiation de Pékin dans la région reposait sur la non-ingérence dans sa politique intérieure et la création d’un cadre propice pour des négociations entre les parties en conflit.

La diplomatie chinoise se montre de plus en plus active, Pékin proposant notamment sa médiation dans les conflits entre Israël et la Palestine et entre l’Inde et le Pakistan, ainsi que dans la crise du Golfe, impliquant le Qatar et un groupe de pays arabes.

À la tribune de l’Union africaine (UA), l’ambassadeur chinois auprès de cette institution régionale, Kuang Weilin, a annoncé que la Chine envisageait d’envoyer ses troupes à la frontière entre Djibouti et l’Érythrée afin d’aider à désamorcer la crise entre ses deux pays. Le diplomate l’a déclaré à Associated Press, en soulignant toutefois que son pays pourrait le faire si jamais la demande lui en était faite.

Les observateurs constatent que ce mois-ci, la Chine a installé à Djibouti, sa première base militaire à l‘étranger comme l’ont déjà fait la France, les États-Unis et le Japon. Environ 400 soldats et officiers chinois y sont attendus. Selon Pékin, cette base n’a que des objectifs logistiques et non de défense. Elle servira à des missions de lutte contre les pirates, de maintien de la paix et d’aide humanitaire des Nations unies en Afrique et en Asie occidentale.

14/07/2017 (Brève 1029) Erythrée : les Français inquiets pour Djibouti. Paris accroît la défense de l’espace aérien de l’ancienne colonie. (Jean-Dominique Merchet / Liberation -Info lecteur ATTENTION ARTICLE DATANT DE 1999)

Lien avec l’article : http://www.liberation.fr/planete/1999/02/12/erythree-les-francais-inquiets-pour-djibouti-paris-accroit-la-defense-de-l-espace-aerien-de-l-ancien_264801

Dans la corne de l’Afrique, où l’Ethiopie et l’Erythrée s’affrontent, les militaires français sont particulièrement inquiets pour la sécurité de leur «bac à sable», la république de Djibouti. Les 3 100 soldats «prépositionnés» dans cette ancienne colonie ont été placés dans une «posture de vigilance confortée», a annoncé hier le ministère de la Défense. Washington a par ailleurs demandé à ses ressortissants de quitter l’Ethiopie et l’Erythrée.

Aux yeux de l’état-major, la principale menace vient de l’aviation érythréenne, qui pourrait s’en prendre au port de Djibouti, par où transite l’essentiel du commerce de l’Ethiopie. Les militaires redoutent moins un bombardement, peu probable, qu’une simple incursion au-dessus de la ville. Une «gesticulation», comme disent les stratèges, qui ridiculiserait la France, incapable d’assurer la défense de l’espace aérien de Djibouti.

++ Satellite espion.

Les Erythréens ont désormais les moyens d’une telle action. Ils ont acquis six Mig 29, et selon la DGSE, d’autres sont en cours de livraison. Ces avions très performants, de fabrication russe, appartiennent à la même génération que les Mirage 2000 ou les F16 C américains. A plusieurs reprises, le satellite espion français Hélios 1 les a photographiés sur leur base d’Asmara, et des vols de reconnaissance de Mirage IVP auraient eu lieu au-dessus de l’Erythrée. Les Mig 29 seraient pilotés par des «conseillers» étrangers. Prudence. Face à cette menace, Paris renforce les moyens de défense aérienne de Djibouti.

Sur place, l’armée de l’air maintient une dizaine de Mirage F1C de l’escadron Vexin, un chasseur nettement moins moderne que le Mig 29. La marine a envoyé une frégate antiaérienne, le Jean-Bart, qui peut surveiller l’espace aérien erythréen depuis la mer Rouge. C’est sans doute insuffisant: «Nous avons un délai d’alerte de trois minutes», reconnaît-on au ministère de la Défense. Dans cette région montagneuse, un avion de chasse peut se faufiler à basse altitude sous les «lobes» radars sans être détecté.

Et déboucher tranquillement devant Djibouti. Prudente, l’armée de l’air a discrètement envoyé des radars mobiles et des moyens de transmissions supplémentaires. Des batteries de missiles Crotale et Mistral protègent la base aérienne, qui sert d’aéroport à Djibouti, alors que l’état-major étudie la possibilité d’envoyer des missiles sol-air moyenne portée Hawk. Ceux-ci avaient été installés à N’Djamena (Tchad), au plus fort des affrontements avec la Libye.