15/08/06 (B362) Nouvelles innondations tragiques en Ethiopie : de nombreuses victimes. Les secours tentent de localiser les disparus. (Info lecteur)

________________________________ 1 – AP

De nouvelles inondations font 125 morts dans le sud de l’Ethiopie

ADDIS ABEBA (AP) – De nouvelles inondations ont fait 125 morts dans le sud de l’Ethiopie, a annoncé la police lundi, une semaine après le décès de 256 personnes dans l’est lors d’un premier épisode de pluies torrentielles.

Le fleuve Omo est sorti de son lit dans le sud du pays, à 700 km au sud d’Addis Abeba la capitale, selon des responsables locaux cités par le commissaire adjoint pour la région Zeleke Menebo.

Le bilan pourrait s’alourdir, alors que cinq villages ont été inondés, bloquant des milliers de villageois. Des silos à grain ont été emportés par les flots, et 825 têtes de bétail ont été tuées.

Les secours sont dépêchés sur place par hélicoptère, dans un secteur comptant peu de routes ou de téléphones.

Dans le même temps, la police a fait état d’un nouveau bilan de 256 morts dans les inondations qui ont frappé le 6 août la ville de Dire Dawa, située à 500 km à l’est de la capitale. Les fortes pluies ont aussi fait cinq morts dans le nord du pays.

Ces huit derniers jours, plus de 15.000 personnes sont sans-abri à cause des inondations, et des centaines d’autres sont toujours portées disparues, selon les agences de l’ONU.

AP nc/v678
______________________________________ 2 – AFP

lundi 14 aout 2006, 18h50 : Ethiopie: plus de 380 morts et des milliers de déplacés dans des inondations

Par Abraham FISSEHA

ADDIS ABEBA (AFP) – En une semaine, plus de 380 personnes ont été tuées et des milliers déplacées au cours d’inondations dans l’est, le nord et le sud-ouest de l’Ethiopie, provoquées par des précipitations torrentielles correspondant à la saison des pluies dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

Dans la nuit de dimanche à lundi, au moins 125 personnes ont été tuées dans des inondations provoquées par le débordement du fleuve Omo – qui se jette dans le lac Turkana – dans cinq villages situés sur les rives du lac, à environ 700 km au sud-ouest de la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Ce débordement a été causé par des pluies diluviennes qui s’abattent depuis une semaine sur les Hauts-Plateaux éthiopiens.

« Le bilan des morts a atteint 125 (personnes), 872 animaux ont été emportés par les flots et cinq silos de céréales ont été détruits », a déclaré à l’AFP l’inspecteur Daniel Gezhegn, porte-parole de la police pour la région fédérale des Populations et Nationalités du sud, joint par téléphone depuis Addis Abeba.

« Cinq villages, soit une population entre 15.000 et 20.000 personnes, sont actuellement emprisonnés par les eaux, et les équipes de secours luttent avec l’aide d’hélicoptères et de bateaux pour sauver des sinistrés qui sont en grave danger », a-t-il précisé.

« L’administration du district de l’Omo sud a lancé un appel pour plus de bateaux, d’hélicoptères, d’abris, de moustiquaires et de médicaments », a-t-il ajouté.

Les équipes de secours aidaient lundi les survivants à rejoindre des refuges situés en hauteur.

Les services météorologiques éthiopiens ont averti les habitants que cette région continuerait lors des prochains jours à recevoir des pluies abondantes, leur conseillant de se déplacer vers les hauteurs.

Le 6 août, des inondations causées par le débordement de deux rivières après de de fortes pluies avaient envahi la ville de Dire Dawa (située à environ 500 km à l’est d’Addis Abeba) et ses environs, dans l’est de l’Ethiopie.

Au moins 256 personnes – dont la majorité surprises par les flots dans leur sommeil – ont été tuées et environ 10.000 déplacées.

Les équipes de secours ont travaillé d’arrache-pied depuis le 6 août pour retrouver des corps de disparus, parfois jusqu’à des dizaines de kilomètres en aval des rivières.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui a qualifié vendredi la situation dans cette région de « catastrophe humanitaire », a prévu de distribuer prochainement aux déplacés des rations alimentaires pour une durée d’un mois.

Dans le nord de l’Ethiopie, des inondations survenues le 9 août dans le district de Gondor et dans la région Amhara ont tué cinq personnes.

En outre, le débordement de la rivière Tekze, dans la région de Tigray (environ 950 km au nord d’Addis Abeba), a également provoqué le déplacement d’au moins 400 personnes depuis mercredi.

Au total, le bilan de ces inondations dans l’ensemble du pays est d’au moins 386 morts et des milliers de déplacés.

Le sud et l’est de l’Ethiopie ont été frappés plusieurs fois ces dernières années par des inondations dramatiques pendant la saison des pluies, qui dure de juin à septembre dans ce pays.

Depuis plusieurs mois, le sud et le sud-est de l’Ethiopie subissent en outre une grave sécheresse qui menace au moins 1,7 million de personnes.

_______________________________ 3 – AFP

mardi 15 aout 2006, 12h39 : Ethiopie: les secours cherchent à atteindre des milliers de sinistrés

ADDIS ABEBA (AFP) – Les sauveteurs poursuivaient leurs efforts mardi dans le sud-ouest de l’Ethiopie pour porter secours à près de 20.000 habitants de cinq villages encore isolés par des inondations qui ont fait au moins 125 morts, a-t-on appris de source policière.

« A cause des difficultés de communications, nous n’avons pas reçu de nouveau bilan depuis la nuit (de lundi à mardi) et le bilan des victimes reste le même », a déclaré mardi l’un des responsables de la police du district de l’Omo sud, Tsegay Muluneh.

« Les hélicoptères n’ont pas pu voler hier (lundi) à cause du mauvais temps. La population de cinq villages reste prisonnière des eaux. Comme leurs maisons ont été submergées, ils ont apparemment passé la nuit dehors », a expliqué M. Tsegay.

« Nous avons dépêché plus de bateaux dans la zone, avec plus de personnel, d’équipes médicales, de plongeurs et d’aide alimentaire d’urgence », a-t-il précisé.

Dans la nuit de dimanche à lundi, au moins 125 personnes ont été tuées dans des inondations provoquées par le débordement du fleuve Omo – qui se jette dans le lac Turkana – dans cinq villages situés sur les rives du lac, à environ 700 km au sud-ouest de la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Cette crue a été causé par des pluies diluviennes qui s’abattent depuis une semaine sur les hauts-plateaux éthiopiens.

A Dire Dawa (est de l’Ethiopie) et ses environs, où au moins 256 personnes ont été tuées et environ 10.000 déplacées par des inondations le 6 août, le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé mardi à distribuer des rations alimentaires aux sinistrés, selon un communiqué de l’organisation publié mardi.

La première distribution destinée à 2.000 survivants a eu lieu mardi dans des abris temporaires, comme des écoles et des cliniques mobiles, selon le communiqué.

Ces rations sont prévues pour une durée d’un mois, a précisé le PAM, dont le directeur en Ethiopie, Abnezer Ngowi, a souligné que « l’énorme tâche était d’assurer que des épidémies ne se déclenchent pas, que les infrastructures soient réhabilitées et que l’on subvienne aux besoins vitaux des gens ».

En outre, l’Agence gouvernementale éthiopienne de prévention des catastrophes a fait savoir que selon les services météorologiques nationaux, les régions situées dans l’ouest de la région Tigray (nord-ouest), la plupart de la région Amhara (nord), de la région de Beninshangul Gumuz (ouest), le centre et l’ouest de la région Oromo (sud), dont les environs d’Addis Abeba (centre), devraient recevoir en août des pluies régulières à abondantes.

Au total, le bilan des inondations qui ont frappé depuis le 6 août l’est, le nord et le sud-ouest de l’Ethiopie est d’au moins 386 morts et des milliers de déplacés.

______________________________________________4 – BBC

Heavy rain mars Ethiopia rescue

Homes were destroyed and cattle swept away in the floods

Bad weather is preventing helicopters from reaching thousands of villagers marooned by southern Ethiopian floods.

At least 125 people died when the Omo River burst its banks on Sunday.

Residents spent Monday night outside as houses in villages were submerged.
Officials have sent five motorboats to help. A week ago, floods caused more than 250 deaths in eastern Ethiopia.

Flooding often hits low-lying parts of Ethiopia between June and September, when heavy showers fall on dry regions.

« As the weather is too difficult for helicopters, we were unable to fly, » local police commissioner Tsegay Muluneh told AFP news agency.

« We have dispatched more boats from the area and from the federal government with more personnel, medical teams, swimmers, divers and emergency food, » he said.

Local officials from the United Nations World Food Programme say about 14 villages are affected, with a total population of 6,000 people.

It is mostly women, children and the elderly who are still trapped, surrounded by flood waters, WFP told BBC News.

« In one village alone, I was told that 25 people and many animals had been washed away. Time is of the essence. Stranded people have to be rescued, and rescued quickly from the flood waters, » said WFP’s Nega Ambago, who visited the area by boat.

Over the past two years flooding has afflicted several areas of eastern and southern Ethiopia, killing hundreds and displacing hundreds of thousands.

The flooding of the river and tributaries, which flow into Lake Turkana on Ethiopia’s border with Kenya, also destroyed many homes and swept away hundreds of livestock.

Warnings

Weather forecasters say heavier than usual rains are expected in the coming weeks across much of Ethiopia.

Many small farmers in Ethiopia face both floods and drought

Officials have issued a fresh warning for people living near the Awash River, which is some 300 km (190 miles) east of Addis Ababa, and which flooded earlier this month.

The authorities in Dire Dawa in the east have banned the rebuilding of settlements on the river banks and declared the areas a disaster zone.

There are 256 confirmed deaths from last week’s flooding, but some 250 people are still missing and 10,000 were displaced.

WFP is distributing relief supplies there.

11/08/06 (B362) BBC / Un général de division éthiopien déserte pour rejoindre un front de libération érythréen, avec une centaine d’hommes. L’Ethiopie conteste cette information. (Info lecteur, en anglais)

Ethiopian commander joins rebels

Kemal has now arrived in Eritrea

An Ethiopian Army general says he has defected to join the Oromo Liberation Front (OLF), a rebel group backed by neighbouring Eritrea.

Brig Gen Kemal Geltu told the BBC he had crossed the border into Eritrea with more than 100 soldiers.

He said would fight the Ethiopian government because force was the only language it understood.

He said his hopes of peace had been dashed after last year’s turmoil that followed disputed elections.

Gen Kemal previously commanded Ethiopia’s 18th army division.

Last year’s experience is war, not peace. Our hopes were dashed and that’s why we went out

Shooting is reported to have broken out as he crossed the frontier, during which two soldiers were killed. Reliable sources say he was accompanied by a colonel and 150 troops.

"It’s a big force in hundreds. I don’t want to mention the number. It will continue, I can confirm this. There are other soldiers in other areas in big numbers," he told the BBC’s Focus on Africa programme through a translator.

Gen Kemal, who was speaking from Eritrea’s capital, Asmara, said his intention was not "to give [military] secrets to the Eritrean government".

‘Pure lies’

Ethiopian television said Gen Kemal had asked for further promotion soon after being promoted to the rank of brigadier general, but after this was rejected in engaged in "divisive activities".

"Although his colleagues repeatedly tried to correct the commander from his anti-government and inappropriate activities, the commander was not willing to change," the television report said.

But the general said reports that he feared military reforms were "lies, pure lies".

"Our first hope was to bring about a change in Ethiopia to bring about peace and for the peoples to live in equality, including the Oromo people, but the last year’s experience is war, not peace. Our hopes were dashed and that’s why we went out," he said.

"The language they (the Ethiopian government) understand is force and we’re going to challenge them by force."

The OLF which was at first a secessionist movement says it is fighting for more rights for the Oromo people in Ethiopia.

The Oromo are the largest ethnic group in Ethiopia, comprising about half of its 70m people.

Demonstrations after Prime Minister Meles Zenawi was re-elected in May 2005 led to a crackdown on many Oromo and other opposition organisations.

Ethiopia and Eritrea ended a border war in 2002, but Ethiopia has not withdrawn troops from the town of Badme which arbitrators awarded to Eritrea, and tensions between the two countries remain high.

10/08/06 (B362) Ethiopie : innondations. (REUTERS et La Croix)

___________________________________________Reuters

ADDIS ABEBA (Reuters) – Le bilan des inondations qui ont frappé ce week-end l’Ethiope s’élève à 210 morts et les équipes de secours poursuivent leurs recherches dans la boue et les décombres pour tenter de retrouver quelque 300 disparus.

Des policiers et des militaires remuaient des tas de sable et de boue à l’aide de bulldozers et de pelles dans la ville de Dire Daoua, dans l’est du pays, où une crue soudaine du fleuve Dechatu samedi dans la nuit a détruit de nombreuses habitations.

Des sacs ont été remplis avec du sable pour tâcher d’empêcher une autre inondation, un phénomène courant après les fortes averses de la saison des pluies, de juin à août.

Sur place, un homme d’affaires, Mohamed Nour Ahmed, reproche aux autorités municipales de n’avoir pas prévu plus tôt d’ériger des digues contre les inondations.

"Ce n’est pas la première fois que Dire Daoua est menacée. C’est arrivé l’année dernière et encore l’année d’avant, mais pas avec une telle intensité et une telle férocité (…) J’espère que maintenant la ville va se dépêcher d’agir et construire des digues", explique-t-il.

______________________________________ La Croix

Malgré le peu d’espoir de retrouver des survivants, les recherches se poursuivaient mardi avec l’aide de plongeurs dans la ville de Dire Dawa et ses environs, dans l’est de l’Ethiopie, après les inondations catastrophiques du 6 août ayant fait plus de 200 morts.

Selon un dernier bilan annoncé mardi par des sources médicale et policière, au moins 200 personnes ont été tuées dans ces inondations.

De son côté, la Croix-Rouge éthiopienne a annoncé mardi un bilan entre 210 à 215 morts.

"Le bilan communiqué par la police et les hôpitaux recense les corps qui ont été retrouvés, transportés dans les hôpitaux et dont le décès a été confirmé, mais entre 10 et 15 personnes ont été enterrées par leurs familles sans avoir été transportées à l’hôpital", a expliqué à l’AFP par téléphone Kassahun Debelie, coordinateur à la Croix-Rouge.

Un précédent bilan faisait état d’au moins 206 personnes tuées, 96 blessées et environ 10.000 déplacées par ces inondations dramatiques. Plusieurs centaines de personnes sont encore portées disparues, selon les autorités.

Mardi, des plongeurs militaires ont rejoint les équipes de secours pour explorer les rivières. De leur côté, les équipes de secours continuaient de creuser et fouiller les décombres laissés par les flots.

"Nous avons déployé l’armée et la police jusqu’à 40 km en aval à la recherche de corps", a précisé à l’AFP l’inspecteur de police Beniam Fikru.

"Nous utilisons aussi des plongeurs pour chercher dans les trous des lits de la rivière", a-t-il indiqué.

"Nous pouvons apercevoir des voitures et des motos partiellement enterrées dans le lit des rivières (…) Les gens pensent que certaines personnes pourraient être enterrées dans ces véhicules et c’est pourquoi ils continuent à chercher", a commenté M. Kassahun.

Mardi matin, Berekat Simon, proche conseiller du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, avait affirmé craindre que le bilan des victimes ne s’alourdisse.

"Nous sommes en train d’acheminer de l’aide humanitaire à Dire Dawa pour s’assurer que la population est assistée", a-t-il également déclaré, interrogé dans la capitale éthiopienne Addis Abeba.

"La police et l’armée sont présentes en force à la recherche de corps le long des lits de la rivière", a indiqué de son côté à l’AFP par téléphone Kassim Ahmed, un habitant de Dire Dawa, ville située à environ 500 km à l’est d’Addis Abeba.

"Les recherches se déroulent intensément en aval" des rivières, a précisé M. Ahmed, ajoutant que de nombreux proches de disparus avaient perdu espoir de les retrouver vivants.

Les habitants se rendaient en masse mardi dans des morgues de fortune et les hôpitaux de la région à la recherche de proches.

Ces inondations ont été provoquées par le débordement dimanche vers 02H00 locales (23H00 GMT samedi) des rivières Dechatu et Dire Dawa traversant Dire Dawa, après des pluies torrentielles qui ont duré plus d’une heure et demie.

La saison des pluies va de juin à septembre en Ethiopie.

Le sud et l’est de l’Ethiopie ont été frappés plusieurs fois ces dernières années par des inondations dramatiques.

En 2005, des inondations semblables avaient fait au moins 200 morts et plus de 260.000 déplacés dans la même région.

Depuis plusieurs mois, le sud et le sud-est de l’Ethiopie subissent une grave sécheresse qui menace au moins 1,7 million de personnes.

08/08/06 (B362) Ethiopie : Ethiopie : une centaine de morts dans des inondations soudaines. (Info lecteur)

AP | 06.08.06 | 16:36

ADDIS ABEBA (AP) — Plus de 100 personnes sont mortes dans des inondations soudaines dimanche dans l’est de l’Ethiopie, sous l’effet de crues causées par des pluies torrentielles, selon les autorités.

En outre, jusqu’à 10.000 habitants de la ville de Dire Daoua et de ses alentours ont été déplacés, selon Sisay Tadesse, porte-parole de l’Agence (gouvernementale) de la prévention des catastrophes. La cité est située à quelque 300km à l’est de la capitale éthiopienne, Addis Abeba.

Plus de 200 maisons ont été détruites par les eaux, qui ont également provoqué la coupure des principales routes du secteur, selon des radios locales citant des témoins.

Sisay Tadesse a précisé qu’une équipe d’évaluation avait été dépêchée sur place, des pannes d’électricité et de téléphone à Dire Daoua rendant difficile la collecte des informations.

En mai 2005, des inondations brutales avaient tué 32 personnes à Dire Daoua à la suite également de pluies torrentielles sur d’autres régions orientales du pays qui avaient fait plus de 150 morts et des milliers de sans-abri un mois auparavant.

AP

08/08/06 (B362) Ethiopie : les pluies et les innondations font de nombreuses victimes et des milliers de réfugiés.

_________________________________________ 1 – AP

Environ 200 morts dans des inondations en Ethiopie

AP | 07.08.06 | 18:23

DIRE DAWA, Ethiopie (AP) — Des secouristes s’employaient lundi en Ethiopie à rechercher d’éventuels survivants au lendemain d’inondations qui ont coûté la vie à quelque 200 personnes dans l’est du pays.

Des rescapés à Dire Dawa, à environ 500km à l’est d’Addis Abeba, ont dit toute leur horreur devant le spectacle des eaux qui sont venues balayer leurs maisons à la suite de la crue d’un cours d’eau provoquée dimanche par de fortes pluies.

D’après des responsables, le bilan s’élève à environ 200 morts, dont 39 enfants. Mais il devrait s’alourdir. En dépit des opérations visant à retrouver d’éventuels rescapés, les responsables estimaient en effet qu’il restait peu de chance de découvrir des personnes encore en vie.

Le Premier ministre Meles Zenawi s’est rendu lundi dans la ville de Dira Dawa, qui compte environ 300.000 habitants. "Nous faisons tout notre possible" pour la population de Dire Dawa, a-t-il dit aux journalistes qui l’accompagnaient. "Cela va nuire au développement de Dire Dawa mais nous ferons tout ce que nous pouvons pour les aider" à s’en sortir.

Simon Mechale, chef de l’Agence gouvernementale chargée de la prévention des catastrophes naturelles, a appelé à l’aid internationale devant cette "catastrophe sans précédent".

Une équipe des Nations unies se trouvait sur place pour évaluer les dommages et l’assistance qui pourrait être fournie à la population.

AP

_______________________________ La Croix (AFP)

ADDIS ABEBA (AFP) – L’est de l’Ethiopie sous les eaux: au moins 72 morts et d’importants dégâts

Au moins 72 personnes ont été tuées, une cinquantaine blessées et des milliers déplacées par des inondations suite à des pluies torrentielles dans la nuit de samedi à dimanche dans l’est de l’Ethiopie, selon un bilan qui pourrait encore s’alourdir.

"Nous avons reçu jusqu’à présent 72 morts et une cinquantaine de blessés", a déclaré dimanche à l’AFP par téléphone un médecin sous couvert d’anonymat à l’hôpital public Dilchora, dans la ville de Dire Dawa (environ 500 km à l’est d’Addis Abeba).

"Nous avons mobilisé des volontaires pour rechercher des nouveaux corps et aider les survivants", a déclaré de son côté à l’AFP Kefelwe Alemu, responsable local de la Croix-Rouge éthiopienne, qui a prévenu que le bilan pourrait être beaucoup plus élevé.

"C’est un désastre énorme. C’est difficile de donner un bilan exact, mais cela pourrait se compter en centaines (de victimes)", a-t-il déclaré. "En ce moment, nous recensons les corps et nous aidons les blessés. Nous ne serons en mesure de donner un bilan exact que lorsque nous aurons fouillé chaque maison démolie".
"Il y a des milliers de déplacés. Nous travaillons sur deux fronts: retrouver les corps et réconforter les déplacés et ceux qui ont perdu des proches", a ajouté M. Kefelwe.

De son côté, un responsable de la police a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat que "plus de 200 personnes étaient portées disparues".

Les inondations ont été provoquées par le débordement dimanche vers 02H00 locales (23H00 GMT samedi) d’une rivière à Dire Dawa à la suite de pluies torrentielles qui ont duré plus d’une heure et demie, selon Belete Ayalew, un témoin.

La saison des pluies va de juin à septembre en Ethiopie, mais les précipitations avaient cessé dimanche.

Selon des témoins, ces inondations ont également détruit une centaine de maisons, un marché et des boutiques dans la ville et les environs de Dire Dawa. Des animaux et des voitures ont également été emportés par les flots.

Les victimes de ces inondations sont en majorité des femmes et des enfants surpris dans leur sommeil par la catastrophe, selon ces témoins.

"La plupart des habitants d’une banlieue de Dire Dawa appelée +Coca Cola+ étaient dans leurs lits quand les flots ont frappé cette zone. Les recherches se poursuivent pour retrouver des corps avec l’aide de l’armée et de résidents", a déclaré à l’AFP par téléphone un témoin sous couvert d’anonymat.

"Ma maison est assez éloignée de la rivière. J’étais dans mon lit quand j’ai entendu des gens crier, j’ai ouvert ma porte et l’eau a jailli à l’intérieur. J’ai dû m’échapper par le toit d’où la police m’a secouru, mais ma maison et mes biens sont détruits", a raconté à l’AFP Abaye Baheru, 45 ans.

"Lorsque j’étais sur le toit, j’ai vu des hommes, des femmes et des enfants être emportés par les flots et crier à l’aide", a-t-il ajouté.

L’année dernière, des inondations semblables avaient fait au moins 200 morts et plus de 260.000 déplacés dans la même région.

Le sud et le sud-est de l’Ethiopie sont frappés depuis plusieurs mois par une grave sécheresse qui menace au moins 1,7 million de personnes.


______________________________________ 3 – AFP

Inondations en Ethiopie: au moins 206 morts et 10.000 déplacés
Par Abraham FISSEHA

DIRE DAWA (AFP) – Au moins 206 personnes ont été tuées et environ 10.000 déplacées dans des inondations causées dans la nuit de samedi à dimanche par des pluies torrentielles dans Dire Dawa et ses environs (est de l’Ethiopie), selon un nouveau bilan établi lundi par les autorités.

"Nous travaillons sans interruption depuis le jour de la catastrophe, nous avons jusqu’ici retrouvé 206 corps et secouru 96 blessés", a déclaré sous couvert d’anonymat un responsable de la Commission fédérale éthiopienne pour la prévention et la capacité de réaction aux désastres.

"Les recherches et les secours se poursuivent et nous nous attendons à ce que le bilan s’alourdisse", a-t-il ajouté.

Au moins 10.000 personnes ont été déplacées à la suite de cette catastrophe à Dire Dawa (environ 500 km à l’est de la capitale éthiopienne Addis Abeba) et ses environs, ont précisé des responsables éthiopiens.

Un précédent bilan faisait état de 191 morts et de milliers de déplacés.

"C’est un triste jour pour nous tous, nous avons perdu des frères et des soeurs et nos efforts pour développer Dire Dawa sont désormais entravés", a déclaré à la presse le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, en déplacement à Dire Dawa.

"Le gouvernement éthiopien fera tout ce qui est en son pouvoir pour permettre aux habitants de Dire Dawa de retrouver une vie normale et pour leur apporter l’aide dont ils ont besoin", a-t-il ajouté.

Des résidents continuaient lundi à fouiller les décombres et la boue à la recherche d’éventuels survivants ou de corps, avec des bulldozers, des outils de jardinage ou leurs mains nues.

Beaucoup d’habitants erraient désespérément dans la ville, passant devant les maisons, baraquements et échoppes détruits, selon la même source.

"J’ai perdu mon mari et mon enfant, ma vie ne vaut plus rien", a confié Bezunesh Abegaz, 32 ans. "Je ne vois aucun espoir ou futur pour moi", a-t-elle ajouté.

"J’ai été sauvée, mais je n’ai aucune idée du sort de ma famille ou de mes voisins", a déclaré Zahara Ali en se lamentant, estimant avoir vécu "un cauchemar".

Cette catastrophe, qui a frappé les quartiers d’Addis Ketema, Genfele, Coca Cola et Aftessa, a causé des dégâts importants, détruisant une centaine de maisons, des échoppes et coupant la principale route menant à la capitale.

L’électricité et les lignes téléphoniques ont également été coupées.

Ces inondations ont été provoquées par le débordement dimanche vers 02H00 locales (23H00 GMT samedi) des rivières Dechatu et Dire Dawa traversant la ville, après des pluies torrentielles qui ont duré plus d’une heure et demie.

Ces précipitations avaient cessé dans la journée de dimanche. La saison des pluies va de juin à septembre en Ethiopie.

Les victimes de ces inondations sont en majorité des femmes et des enfants surpris dans leur sommeil par la catastrophe, selon des témoins.

Le sud et l’est de l’Ethiopie ont été frappés plusieurs fois ces dernières années par des inondations catastrophiques.

En 2005, des inondations semblables avaient fait au moins 200 morts et plus de 260.000 déplacés dans la même région.

Depuis plusieurs mois, le sud et le sud-est de l’Ethiopie subissent une grave sécheresse qui menace au moins 1,7 million de personnes.

07/08/06 (B362) Ethiopia attacking Ogaden rebels (Revue de presse – Info lecteur)

Meles said Ethiopian soldiers had not killed innocent civilians

Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi says his government has been conducting "military sweeps" against rebels in Ethiopia’s Somali region.

The push against Ogaden National Liberation Front rebels came after Somali elders had gone to Europe and the US to meet them, he said.

Mr Meles said he endorsed the meetings to try to resolve the conflict in the region, but that the talks had failed.

He said the offensive was requested by elders after they returned to Ethiopia.

"I am not aware of innocent civilians being killed by our forces. I am aware of Somali people being killed by the ONLF because they are accused of supporting the government," he said.

Ethiopia’s eastern Ogaden region shares a long and porous border with Somalia, and most of its people are of the Somali ethnic group.

Mr Meles has also denied reports that Ethiopian soldiers have been sent into Somalia recently, in support of the fragile transitional government based in Baidoa.

31/07/06 (B361) Reuters : Three explosions in Dire Dawa, a railway town in eastern Ethiopia, on Monday caused minor damage but no injuries, a police official said.

Police had arrested one person suspected of involvement and an investigation was continuing.

« The explosions at the outer fence of a ticket office, a post office and underneath a bridge spanning the town caused minor damage to property and there were no casualties, » police inspector Benyam Fikru told Reuters by telephone.

« Police suspect that these explosions were the work of terrorists aimed at destroying public utilities and attempting to disrupt the peace of the country, » he added.

Dire Dawa lies 525km east of Addis Ababa on the main railroad nnecting the capital with the port of Djibouti.

While such explosions are relatively rare in Ethiopia, Addis Ababa this year has been hit by several mysterious blasts.

Ethiopia has blamed neighbouring Eritrea and various rebel groups for attacks in the past. — Reuters

25/06/06 (B356_A) Selon une source établie à Addis Abeba (information diffusée le 11 juin), le Gouvernement Erythréen approvisionnerait clandestinement et gratuitement, depuis 2005, des groupes terroristes somaliens, en Armes légères et lourdes, mais aussi des Fronts de libération Omoro et Ogaden. Plusieurs aller et retour sur des Antonov (Avions présentant les plus grandes capacités de chargement) (Info lecteur)

Addis Ababa, June 11 – The Eritrean government has been generously providing military armaments to Al-Ithad, a Somali-based terrorist group, according to a UN Security Council monitoring body on Somalia.

The body said the Eritrean government has been supplying armaments to the group since October 2005.Over five shuttles of Antonov airplanes from Asmara, the capital city of Eritrea, and a supply by sea delivered the armaments, it added.

An Amharic weekly newspaper, Iftin, quoted the monitoring body as saying that the armaments were delivered to Sheik Hassan Tahir Aweyi, the leader of Al-Ithad, which is a close ally of the outlawed terrorist Ethiopian groups like Oromo Liberation Front and Ogaden National Liberation Front.

The report said the flight route of the planes was Asmera-Galgudad-Dusamareb.

According to same report, the recent supply was delivered in March 2006 by an airplane flight number AB-69 that landed at the Lower Shebelle. The 900 huge box arms catches comprised anti-aircraft and tank missiles, explosives, remotely controlled bombs,1,000 Kalashnikovs etc., it elaborated.

The Eritrean government has a permanent representative, Elias Hayte Taze, who coordinates such clandestine activities, in addition to the disguised businessmen that visit Somalia for similar purposes, the paper stated. (END)