15/09/2011 (B621) Les étudiants djiboutiens de Besançon lancent un cri d’alarme à l’Ambassadeur Rachad Farah, pour qu’il sorte de son silence et qu’il leur apporte une solution …

Les Étudiants Djiboutiens dans une situation critique à Besançon !

Les Étudiants djiboutiens inscrits cette année à l’Université de Besançon sont dans une situation déplorable depuis qu’ils sont arrivés en France, il y a moins d’une semaine.

A leur départ de Djibouti, les hommes du régime leur ont remis en tout et pour tout, une somme de 600 euros destinée à couvrir leurs dépenses jusuqu’à fin octobre, que les étudiants ont accepté avec confiance.

Mais ils ne savaient pas que les frais d’inscriptions à l’université sont à hauteur de 500 euros, que la location d’une chambre universitaire se situe autour de 200 euros mensuels par étudiant. Le CROUS (institution chargée de louer les chambres aux étudiants) demande pour la location, le paiement des loyers de septembre et d’octobre plus deux mois de caution soit un total de 800 euros pour une chambre universitaire.

Chaque étudiant Djiboutien doit donc débourser 1.300 € pour la chambre universitaire et l’inscription. En plus, il faut qu’il puisse faire face aux dépenses quotidiennes et aux achats de fourniture, que nous estimons à 20 € par jour, soit 900 € jusqu’à fin octobre (et en France avec 20 € par jour pour les transports, les petites fournitures et l’alimentation, il faut être économe, très économe). Au total, les étudiants auraient du recevoir non pas 600 € mais un minimum de 2.200 € pour commencer leurs études dans la sérénité et pour tenir jusqu’à fin octobre.

Rien de tout cela ! Nous les étudiants djiboutiens, qui ont été jugés comme étant les meilleurs de leur promotion, nous n’avons reçu que 600 euros et nous sommes donc à la rue !

« Nous avons alerté les autorités et en particulier l’Ambassade de Djibouti à Paris, mais l’ambassadeur, le taciturne Rachad Farah s’est muré dans un silence coupable, pour éviter de nous répondre. »

Quand on sait qu’il est si prompt à accueillir, à l’aéroport, les enfants du dictateur et même à leur proposer de faire leurs courses à leur place. Pour eux, ils trouvent toujours des liquidités. Cet homme à tout faire et accessoirement excellence n’a pas jugé utile de prendre notre détresse en main.

Pourtant nous considérons que
cette affaire est de très haute importance pour la République puisque nous représentons l’avenir même de notre Nation.

Silence total aussi du coté du nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui semble être pris au piège par le Président de l’Université de Djibouti, un homme arrogant et mégalomane.

Le Président de l’Université chercherait à corrompre le Ministre pour conserver son poste pour la quatrième année consécutive, malgré le déclin sans appel de l’Université de Djibouti.

Certaines mauvaises langues prétendent qu’il préfère occuper son temps à la recherche de son bien-être personnel plutôt qu’à la gestion de l’Université. Certains vont même jusqu’à le qualifier de schizophrène : en 3 jours, il aurait fait rénover ‘en façade’ l’Université de Djibouti pour montrer son allégeance au candidat-dictateur qui était venu la visiter …

Il est possible que le dictateur n’ait pas été tenu au courant dans le détail de la situation dramatique des étudiants boursiers envoyés à Besançon sans les munitions nécessaires.

L’imagine-t-il même ?

Probablement pas, car un homme qui peut affrêter sur un simple claquement de doigt son propre Boeing pour assister à la remise de diplôme de sa fille aux USA (Combien le montant de ce voyage : 1 million US $ ??? sur le trésor public) , n’est plus en état d’imaginer que des jeunes vivent un cauchemar dans une ville de France, sans un sou, en dépit des promesses qui leur avait été faites.

Aura-t-il la capacité de prendre des sanctions ? Quelle sera sa réaction quand il apprendra que des jeunes Djiboutiens passent leurs nuits dans la rue de l’une des villes les plus froides de France ?

« Espérons qu’il entendra notre appel et puisqu’il a le pouvoir de le faire, qu’il donnera immédiatement les instructions pour que nous recevions le complément financier indispensable pour nous inscrire à la faculté et pour louer nos chambres. »

23/11/10 (B579) Les étudiants en médecine djiboutiens écrivent à leur Doyen pour exiger que les conditions d’étude et de stage soient conformes aux cursus pratiqués dans les autres pays, en particulier au niveau des stages

_________________________ 1 – Note de l’ARDHD

Que se passe-t-il à la faculté de médecine de Djibouti ?

Nous publions ci-après une lettre au Doyen de la faculté, que les étudiants en médecine ont signé collectivement. Plus qu’une demande de rétablissement de conditions normales d’études et de stages, les étudiants, probablement lassés que leurs demandes légitimes soient « classées sans suite », fixent un ulitmatum.

A la lecture de cette lettre, on ne peut que supposer que les fonds destinés au fonctionnement de cette université, financés par les Etats-Unis, l’OMS, la Banque mondiale, la France et tous les autres donateurs soient systèmatiquement détournés par certaines personnalités bien placées, proches du régime et probablement soutenues par le plus haut magistrat.

Si ces pratiques indignes sont vérifiées, on comprend à quel point, le régime dictatorial se moque à la fois du peuple et de sa jeunesse, en privant les uns, d’un système de santé digne de ce nom et les autres, des conditions d’étude, pour assurer la continuité de ce service public vital, dans tous les sens du terme.

___________________ 2 – Lettre ouverte des étudiants en médecine

Djibouti, le 06 Novembre 2010
A
Monsieur Le Doyen de l’Ecole de Médecine de Djibouti
Objet: demande de réponse officielle et définitive
Monsieur Le Doyen,
Nous vous écrivons la présente lettre pour recevoir une réponse officielle et définitive à nos requêtes au sujet de notre cursus médical.
En effet, l’existence de l’Ecole de Médecine de Djibouti grâce à la volonté politique engagée et à l’importance considérable qu’accorde notre gouvernement au développement des ressources humaines dans le but de garantir une homogénéité des compétences et une harmonisation de la formation des médecins capables de fournir des soins de santé de qualité et de contribuer au développement socio-économique de leur peuple constitue pour nous un motif de fierté et de confiance.
Cependant, nous affirmons que l’état actuel de notre système de soins en particulier le terrain de stage n’est pas en mesure d’accueillir des étudiants de médecine sur le plan pratique, technique et éducationnel en raison d’un manque des compétences et expertises professionnelles en qualité et en quantité qui seront détaillées, dans la feuille ci-jointe.

De ce fait, nous demandons, Monsieur Le Doyen:

  1. l’affectation des professeurs encadreurs permanents à l’externat, en dehors des 3 permanents présents, dans chaque service inscrit dans le carnet de stage des étudiants,
  2. le fait que notre internat de deux dernières années du cursus médical soit effectué en Tunisie ou en France,
  3. l’accréditation et la reconnaissance internationale de notre diplôme national de doctorat en médecine avec un acte officiel justificatif garantissant la crédibilité de notre diplôme.
A ce titre, en l’absence d’une réponse officielle et totale à nos requêtes au plus tard le samedi 13 Novembre 2010, nous serons dans l’obligation de faire un arrêt total et définitif des cours.

Dans l’attente d’une réponse favorable à. notre requête, veuillez agréer, Monsieur Le Doyen, l’assurance de nos considérations distinguées.

Signature
LES ETUDIANTS
DE L’ECOLE DE MEDECINE DE DJIBOUT
I

_____________________________________
Notre terrain de stage n’est pas en mesure d’accueillir des étudiants de médecine à cause de:

  1. un manque des professeurs encadreurs permanents et des spécialistes qui orientent, contrôlent et corrigent les actes médicaux des étudiants,
  2. une absence de disponibilité des spécialistes présents à cause de leurs charges professionnelles de soin des patients,
  3. un manque des staffs pour les étudiants dans le cadre de la discussion et l’apprentissage au raisonnement clinique des dossiers médicaux et des cas cliniques,
  4. une présence des spécialistes n’ayant pas les compétences requises sur le plan pédagogique et éducationnel pour enseigner des étudiants au cours de leur stage,
  5. un manque des moyens et des matériels techniques dans les services,
  6. une absence des protocoles standards intra-hospitaliers dans la prise en charge des cas urgents et d’un manque d’un savoir-faire sur le plan pratique dans la conduite à tenir devant les patients,
  7. une absence totale d’archivage des dossiers médicaux qui constitue une contrainte dans le cadre de Ta rédaction de notre thèse de doctorat de médecine.
  8. manque des services indispensables comme l’hématologie, l’urologie, l’anatomopathologie, l’endocrinologie, la dermatologie .. . etc.
Bien que le corps des enseignants dans l’enseignement théorique soit doté d’une haute compétence, nous affirmons encore que notre terrain de stage n’est pas adéquat étant donné que le stage constitue un élément fondamental et essentiel dans la formation du médecin.

Nous tenons à avoir une formation adéquate aux exigences d’un enseignement médical professionnalisé tant sur le plan théorique que sur le plan pratique dans un système de santé de qualité capable de répondre aux besoins de santé nationaux car nous serons demain des médecins sur le terrain et non des médecins sur les papiers.

Signature:

LES ETUDIANTS
DE L’ECOLE DE MEDECINE DE DJIBOUTI

31/01/10 (B536) ALERTE ROUGE / Quatorze étudiants djiboutiens en Inde lancent un cri d’alarme, car ils sont abandonnés par le régime, victimes d’un diplomate sur place qui travestit leur situation pour se faire bien noter et qui élude tous les problèmes en pratiquant la fuite en avant. La catastrophe est là pour ces jeunes diplômes de l’Université de Djibouti, sans ressources, sans toit et sans inscription universitaire.(Informations fournies par ces étudiants)

Nous somme quatorze etudiants djiboutiens « major de la promotion 2008 » de l’université de Djibouti, six filles et huit garçons.

Sur les bases de nos succès aux examens finaux, une bourse a été attribuée à chacun d’entre nous pour poursuivre nos études en Inde.

Malheureusement pour nous, nous aurions du être plus méfiants et ne pas faire confiance aux promesses de notre Gouvernement. Voilà ce qui nous arrive :

Les problèmes ont commencé dès le jour de notre arrivée en Inde, le 29 octobre 2008 :

– les autorites djiboutiennes n’avaient même pas pris la peine d’informer la représentation diplomatique de notre pays de notre arrivée. Rien n’était prévu pour nous : pas de logements, pas de familles d’accueil. En désespoir de caus ce sont des femmes commerçantes qui nous ont aidé à nous installer dans des hotels pourris et hors de prix pour nos moyens.

– ensuite, les difficultés ont continué. Pour ne pas lasser vos lecteurs, je me limiterai aux problèmes majeurs.

– Nous avons été placés sous la responsaibilité d’un homme âgé du nom de Mohamed Idriss Saban. Pour ne pas faire de vagues, ce Monsieur s’est servi de nous et il a joué la comédie aux autorités djiboutiennes en leur disant que tout allait bien pour nous, que nous étions bien logés, nourris et blanchis et que nous poursuivions notre cursus universitaire, à l’abri des problèmes.

Pendant ce temps, nous crevions tous de faim et nous devions affronter la misère la plus noire.

Après des début difficiles, nous avons commencé des cours d’anglais puisque c’est la langue la plus utilisée pour les étudiants, uu sein de l’Institut ELTIS (English Language Teaching Institute of Symbiosis). Cela a duré six mois.

Avec une connaissance suffisante de l’Anglais, nous sommes partis à la recherche d’universités susceptibles de nous accueillir dans les matières que nous voulions approfondir. Pour douze d’entre nous qui était tutilaire d’un DUT (bac+2), cela s’est avéré difficile : en effet, le système anglo-saxon est fondé sur le systeme LMD : licence( bachelor) bac+3, master( master) bac+5, et doctorat (PhD) supérieur à bac+8.

Titulaires seulement d’un Bac+2, les universites ont refusé les inscriptions.

Pour une fois les mensonges du diable Saban ont été utiles. Sur la base de fausse information, nous avons été acceptés dans la SYMBIOSIS INTERNATIONAL UNIVERSITE.

Peu regardante sur le niveau de ses étudiants, cet établissement facture des frais élevés de scolarité entre 7.500 et 10.000 US dollar par étudiant et par an et ne fournit en échange que des logements chaotiques et une nourriture indienne ignoble et un enseignement de piètre niveau, souvent dans la langue indienne que nous ne comprenons pas.

Après plusieurs mois de galères et de privation, pour privilégier notre perfectionnement nous avons appris que le ministre djiboutiens des Finances refusaient de payer nos études, estimant que le coût était trop élevé

Démoralisés au dernier degré, nous avons pris contact avec notre consulat. Le prince des mensonges nous a certifié que les informations étaient erronnées et que nous pouvions continuer nos études, car il s’engageait à régler personnellement le problème.

Le vieux saban a menti une nouvelle fois au Gouvernement djiboutien. En réalité le total des frais annuels de nos inscriptions pour les 14 etudiants s’élèvent à 21.000.000 Francs djibouti. Le vieux singe a certifié que c’était le montant pour les deux années et il a continué en disant que nous étions bien installés et bien nourris, tant et si bien qu’il était inutile de poursuivre le versement des bourses complémentaires.

Les autorites djiboutiennes n’avaient aucune raison de mettre en doute la parole d’un représentant diplomatique et elles ont interrompu le versement en échange du paiement des frais d’inscription.

Vivre à l’étranger, les poches complètement vides est une galère indescriptible. Issus pour la majorité de familles pauvres, nous ne pouvions pas solliciter une aide familiale.

En réponse à nos plaintes répétées, les autorités ont fini par nous accorder la moitie de notre bourse, ce qui fait 150 US dollars par mois. Imaginez comment on peut subsister à PUNE, qui est une ville touristique et chère.

N’aynt aucune alternative que d’accepter le dictat, nous avons été contraints de l’accepter en nous disant que les diplômes étrangers représentaient un sacrifice et un investissement qui nous permettrait ensuite de faire une bonne carrière et d’aider nos vieux parents, dont nous étions le dernier espoir..

Le mois suivant, bien que les frais de scolarité n’aient pas été versés à notre université, nous avons effectivement reçu la moitié de notre bourse.

En dépit des difficultés quotidiennes, nous avons travaillé d’arrache-pieds et nous avons terminé le permier semestre avec succés.

Nouvelle douche froide en janvier. Le ministère des Finances a rejeté catégoriquement le paiement de nos frais de scolarité. L’Université nous a donné un délai jusqu’au 31 janvier pour effectuer le versement, sous la menace de nous mettre à la porte de l’Université et du campus.

Isolés dans un pays étranger, sans abri ni ressources, nous avons tenté de contacter notre consul, le menteur chevronné.

Il a tenté d’intervenir pour obtenir une prolongation du délai de paiement mais l’Uuniversite lassée des promesses non tenues, a refusé categoriquement.

Le délai prend fin ce dimanche soir ! Dés demain lundi matin, nous serons des SDF en Inde.

Nous avions prévenu le directeur des bourses de l’Education nationale de la situation et de l’ultimatum. Il a promis que la situation serait régularisée avant l’échéance. Depuis, plus de nouvelles de lui.

Quant au vieux menteur qui servait de consul, constatant qu’il avait épuisé tous les artifices de son imagination fertile et que l’Université ne lâcherait pas un jour de plus, il s’est violemment retourné contre nous en nous menaçant. « Si l’un d’entre vous voulait m’appeler, qu’il sache qu’il passera un mauvais quart d’heure. Vous m’avez fatigué avec vos problèmes et je ne veux plus en entendre parler. »

De toutes les façons, il a quitté l’Inde, hier 30 janvier, nous abandonnant dans la panade la plus totale.

A présent nous sommes démoralisés, menacès de perdre notre temps, puisque nous n’avons plus la possibilité de suivre des cours, sans logement, sans ressource et sans aucun contact pour régler la situation.

Est-cela la récompense que le régime accorde aux majors djiboutiens sortis de son Université ?

C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de lancer cet appel désespéré, via le site de l’ARDHD, qui est lu par la communauté et nos dirigeants. La bouteille que nous lançons à la mer trouvera-t-elle une oreille responsable ?

__________________________ Note de l’ARDHD
Quoi de plus ignoble qu’un Gouvernement qui n’assume pas ses promesses vis à vis des meilleurs élèves de son Université et qui les abandonne lâchement en terre étrangère, sans ressources, sans logement, sans possibilité d’étudier et sans même organiser leur rapatriement, ce qui serait un constat dramatique d’échec pour eux, mais qui mettrait fin à leur galère sans espoir ?

26/04/07 (B392-B) Petite nouvelle des lecteurs. Des étudiants djiboutiens au Soudan envoient un message de joie et d’espérance en prévision de la fête pour le 30ème anniversaire de la République (27 juin)

Nous publierons
leur message une semaine avant cette date anniversaire.

28/02/07 (B384) Université de Djibouti LA HACHE DE GUERRE ENTERREE (Message envoyé par des étudiants)

Samedi
10 février, le Conseil de Discipline de l’Université s’est de
nouveau réuni mais, cette fois-ci, pour inverser la vapeur.

En effet, c’est, semble-t-il, avec un grand regret et surtout en traînant
les pieds que les membres du Conseil ont rejoint la salle de réunion
de l’Annexe de l’Université (Guantanamo pour les intimes) à
17h30 précises.

« L’orchestre » s’est installé sous la direction de son chef,
le Président du Conseil de Discipline, le Sieur Aïdid Aden, afin
de retravailler la partition.

Le temps de régler quelques notes et le débat sur la grève
a commencé. Les étudiants semi arc-boutés ont encaissé
des propos plus ou moins agressifs dans l’espoir d’être détaché
de la potence.

Condamnés pour désobéissance, insubordination et surtout
pour violence, les étudiants étaient confrontés à
des chefs d’inculpation on ne peut plus sévères.

Ensuite une pluie de recommandations, suivie de torrents de plaintes.

– Il ne
fallait pas faire comme ça, mais il fallait agir ainsi…

La décision disciplinaire sévère devait être annulée.
C’était l’ordre du jour.

La question est que comment la décision initiale a-t-elle été
remise en cause ? Pourquoi ce revirement subit des choses ?

On dit que l’intervention de la Première Dame y est pour quelque chose
après celle avortée du Ministre de l’Education Nationale et
de l’Enseignement Supérieur..

Enfin à l’issue de deux heures et dix minutes d’interminables discussions,
la sentence tant attendue mais très prévisible tomba :


Tous les étudiants reprendront leurs cours dès demain matin

La décision précédente, c’est à dire la sanction
avait jeté le discrédit sur l’administration. Aujourd’hui, dans
l’obligation de se contredire, elle a bel et bien failli causer sa déroute.

C’est comme si l’administration avait lancé une aiguille (la décision
disciplinaire) dans une botte de foin (les étudiants).

Alors le samedi soir pas d’histoire. Les mêmes refrains mais cette fois-ci
ensemble pour chanter la chanson des heureux retours.
– La décision est annulée
– Allez maintenant travailler
– Ne faites pas d’autres grèves
– Alors qu’on vient de signer la trêve
– Ne soyez pas indécis
– Cette fois-ci on a tous compris

Une dernière suggestion avant de me taire : que l’on soit libre, désormais,
de laver notre linge sale en famille sans que GRAND MA ne puisse intervenir,
car on est jamais à l’abri d’une grève au Pole …euh…pardon
Université de Djibouti.

GINNILI

19/11/05 (B325) Association des Etudiants Djiboutiens : Lettre ouverte à Ismaël Omar Guelleh pour exprimer l’émotion suscitée par la mort d’un jeune, victime des Forces armées.

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Le 17 novembre 2005

 

Monsieur le Président de la République,

Nous voulons attirer votre attention sur un acte odieux commis par les forces de l’ordre: l’assassinat d’un jeune lycéen manifestant son soutien aux chauffeurs de bus, minibus et taxis.

La population estudiantine dans son ensemble est attristée par cet événement. Nous ne comprenons pas un tel acte. Comment les forces de l’ordre ont pu tirer sur un jeune homme alors qu’il avait le dos tourné? Présentait-il une menace à la sécurité civile? Est-il possible dans notre société de laisser ces actes impunis?

Ces dernières semaines la France a connu des émeutes dans les banlieues dites difficiles. Quelques milliers de véhicules brûlés des gymnases flambant neufs détruits, des forces de l’ordre accueillis avec des jets de boules de pétanques et mêmes par moment des balles réelles. Et pourtant aucun jeune n’est mort, les forces de l’ordre ont su gérer ces événements avec beaucoup de professionnalisme. Et pour les quelques éléments de la police qui ont commis des bavures la sanction fut exemplaire.

Et à Djibouti, Abdallah Mohamed Mahmoud, un jeune lycéen non armé et manifestant pour une cause qu’il jugeait juste tombe sous les balles des forces de l’ordre.

Nous avions espéré l’annonce au moins l’ouverture d’une poursuite judiciaire à l’encontre du policier qui a tiré, dans l’hypothèse qu’il est lui et lui seul responsable d’un tel geste sinon la révocation de ses responsables hiérarchiques qui lui aurait donner l’ordre de tirer.

Nous voulons toujours croire que notre pays est un pays où l’impunité zéro est établie pour sa population ainsi que pour ses hauts responsables fut-ce les forces de l’ordre.

Nous voulons toujours croire que notre pays est le pays des hommes intègres.

Nous voulons toujours croire en la justice de notre pays.

Nous voulons toujours croire que les forces de l’ordre agissent dans l’intérêt de la nation.

Nous voulons toujours croire que justice sera rendu sur cet événement tragique.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre parfaite considération.

02/08/05 (B309) La galère des étudiants à l’étranger.

Nous avons adressé plusieurs courriers au Ministère de l’Education nationale pour obtenir sinon une amélioration de notre situation, au moins l’application des textes et décrets en vigueur. Mais nos démarches sont restées vaines, car jamais nous n’avons reçu la moindre réponse.

A ce jour, le retard de paiement de nos Bourses a de nouveau atteint les TROIS MOIS. Non seulement le montant de base est insuffisant mais quand on ajoute les retards de versement : c’est là que commence la galère pour tous les étoudiants djiboutiens et boursiers !

Nous avons bien compris que nos problèmes ne mobilisent personne parmi les fonctionnaires et encore moins le Bureau des Bourses (BGEDF) qui se trouve à l’Ambassade de Djibouti à Paris. Ce bureau a été crée par décret présidentiel, le 3 septembre 2001. L’article 16 de ce décret stipule que «  Les opérations comptabilisées par le BGEDF portent limitativement sur :

1. Les allocations mensuelles de bourse dont le taux est fixé par arrêté,

2 Les frais d’inscriptions et d’assurance sociale dans les établissements de formation publics,

3. Une allocation de trousseau de 150 € (1) par an pour les nouveaux étudiants et pour les anciens étudiants non redoublants.

4. Une indemnité d’achat de livres plafonnée à 150 € par an et versée sous réserve.

* de succès complet aux examens de fin d’année ;

* de la présentation d’une attestation du responsable des études certifiant le caractère obligatoire de l’achat des livres ;

* des factures acquittées.

5. Une indemnité pour confection de thèses de doctorat de 3ème cycle payée sur présentation d’un exemplaire de la thèse et de la facture acquittée – plafonnée à 450 € par étudiant en fin de formation.

6. Une indemnité pour la duplication (impression) du mémoire de maîtrise du 2ème cycle, qui est remboursé sur présentation d’un exemplaire du mémoire et de la facture acquittée – plafonné à 150 € par étudiant et à 150 € par étudiant en fin de formation.

7. Une indemnité de vacances de 45 € par étudiant et par an.

8. Une indemnité de rapatriement forfaitaire de 450 € pour les étudiants en fin de formation ayant obtenu leur diplôme et sur présentation du billet avion envoyé, depuis Djibouti, par la Direction des Finances.

9. Les salaires et indemnités des personnels du BGEDF, prévus par contrat, décision ou arrêté.

10. Les frais de fonctionnement du BGEDF prévus au Budget National.

Depuis l’entrée en vigueur de ce décret nous n’avons jamais constaté la moindre application régulière et complète de ces articles. Jusqu’à présent aucun étudiant n’a jamais perçu l ’allocation de trousseau (150 € par an), ni d’indemnité d’achat de livres (150 € par an), ni d’indemnité pour confection de mémoires (150 €), ni d’indemnité de vacances (45 € par an).

Où peuvent bien passer toutes ces sommes d’argent ?

Il est regrettable de constater que nous sommes loin de l’application des textes et des principes qui nous permettraient un cheminement vers un avenir plus heureux.

Les difficultés que rencontrent aujourd’hui un étudiant à l’étranger sont nombreuses. Les étudiants en fin d’études n’arrivent même pas à acheter leur billet de rapatriement … Parfois, au prix d’âpres négociations menées par un proche connaissant les représentants de l’Ambassade, ils peuvent le faire financer, mais c’est rare ! Pourquoi devrions-nous regagner le pays en nous endettant alors que nous avions été envoyés au frais de l’Etat ? Que feront les étudiants qui n’arrivent pas à trouver un financement pour assumer leur retour à Djibouti ? Pourquoi devrions nous attendre trois mois ou plus pour récupérer un simple billet ? De quoi, les étudiants peuvent-ils compter pour pour se nourrir, se loger lorsque les Bourses ne sont pas payées à temps ?

C’est paradoxale que Djibouti qui a tant besoin de ses étudiants ne leur facilite pas le retour au pays.

Monsieur le ministre de l’éducation nationale, Monsieur le ministre des finances, Monsieur le ministre des affaires étrangères aujourd’hui Djibouti compte quelques 350 étudiants à l’étranger dont 57 en France, il est de votre devoir que nous retrouvons une vie estudiantine digne de la République de Djibouti. Il est tout simplement, messieurs, de votre devoir d’offrir un quotidien plus sûr pour que nous puissions nous consacrer pleinement à nos études.

C’est pourquoi nous demandons la régularité du paiement des bourses, l’attribution immédiate des billets et frais de rapatriement à tous les étudiants en fin d’études, le paiement des retards de bourse et la facilité des démarches administratives au niveau du BGEDF.

Ainsi, vous encourageriez le retour de tous ces étudiants ayant terminé leurs études mais qui hésitent de regagner la mère patrie.

Les étudiants

C’est ainsi que les étudiants reprendront confiance dans l’avenir de leur pays.

(1) Les sommes sont exprimées en FF dans les textes. Le FF n’ayant plus cours, elles ont été converties en €, sur la base approximative de 1.000 FF = 150 €