13/11/2011 (B630) La FAO: Djibouti, une mer aux eaux polluées par des produits hautement toxiques (Article publié par La Tribune Libre et repris avec son aimable autorisation)

Lien avec la publication originale (LTL)

(Cet article a été envoyé à LTL par un employé du port international de Djibouti en lui demandant de le publier)

Le dégazage ou appellé aussi déballastage au large des eaux territoriales de Djibouti

Autrefois appréciées pour sa richesse de fonds marins, les côtes Djiboutiennes souffrent d’une grande pollution maritime due aux nombreux dégazages effectués tant par les navires marchands que par ceux des forces navales étrangères stationnées à Djibouti.

Ces dégazages sauvages qui sont formellement interdits par les lois Djiboutiennes sur la protection environnementale, des graves pollutions des eaux territoriales s’opèrent chaque jour, sans que ça inquiète les autorités. Les substances rejetées en mer sont des hydrocarbures, des métaux lourds, des produits chimiques, tous très nocifs pour la biodiversité sous-marine et le littoral.

Les déballastages de navire ont un autre effet négatif sur l’environnement : les eaux rejetées contiennent en plus des polluants des espèces exogènes, qui peuvent proliférer et dégrader voire détruire les écosystèmes marins locaux.

Mais la plus grosse catastrophe que le régime a toujours gardé secret, sont les 200 tonnes de produits chimiques dangereux qui ont été stockés sur le port de Djibouti dans des conteneurs en plastique dont la moitié avait fini par se fissurer avant de déverser leur contenu par terre. Cette catastrophe écologique a été dénoncée par la FAO, allant jusqu’à la dénoncée auprès des Nations Unis, qui avaient illico dépêchées des experts sur place.

C’est ce qui a donné lieu à un rapport alarmant de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). En effet, il s’agissait d’une cargaison de quelques 200 tonnes d’arséniate de cuivre chromaté (un produit chimique utilisé dans le traitement du bois et des poteaux télégraphiques) qui était arrivée de Grande-Bretagne à destination de l’Ethiopie, pour la firme Ethiopian Power Corporation. Cette cargaison, qui commençait à fuir déjà sur le bateau, a été interceptée et stockée dans cinq camions sur le port de Djibouti.

Non sans risques.

L’arséniate de cuivre chromaté est un produit cancérigène et fortement toxique.

Il aurait eu des effets dévastateurs sur les ressources halieutiques s’il venait à se déverser dans la mer avait alerté la FAO. De plus, les ouvriers sur place avaient manipulé la substance sans prendre aucune précaution et ont été exposés à des émanations toxiques. Certaines personnes se sont retrouvées à l’hôpital, selon les informations de l’agence de presse des Nations Unies (Irin). Ces 200 tonnes de produits chimiques ont été stockés à 400 mètres d’un dépôt d’aide alimentaire. Aux dix conteneurs interceptés étaient venus s’ajouter cinq autres quelques semaines après.

Mise en quarantaine

Au port, on a démenti catégoriquement.  » Il n’y a pas eu de produits toxiques entreposés, il n’y a rien eu, tout le monde est en bonne santé. Ce sont de mauvaises rumeurs : il n’y a aucune menace « , s’était tué à répéter le cousin au port. Pourtant le rapporteur de la FAO souligne que  » des chiens seraient morts et que des personnes sont tombées malades. « S’il n’y a pas pour l’instant de danger pour l’ensemble du port, la zone à risque aurait due », selon la FAO, « être mise en quarantaine et surveillée par des gardes pour en barrer l’entrée ».

« La substance chimique a été transportée dans des conteneurs en plastique alors que ce sont des conteneurs en acier qu’il aurait fallu utiliser pour éviter tout risque de fuite », avait souligné la FAO. « Le gouvernement de Djibouti ne doit pas être laissé seul face à ce problème », souligna la FAO qui en avait appelé à l’aide internationale. « Les conteneurs doivent être ouverts par un spécialiste équipé, les pesticides ne peuvent en aucun cas être envoyés en Ethiopie sans être remballés ».

Faute de moyens et par une absence de volonté remarquable de la part du gouvernement Djiboutien, les conteneurs en plastique ont été jetés finalement au large avec l’aide de la force navale Djiboutienne.

Cette pollution qui n’est pas une 1ère à Djibouti, nous rappelle celle qui s’était produite dans l’Oued de GORABOUS en avril 2003 à la suite du renversement de trois camions éthiopiens dans le lit de l’oued. Ces camions, renversés par les eaux de l’oued en crue (suite aux fortes pluies qui se sont abattues la veille), transportaient des marchandises diverses telles que du maïs et des hydrocarbures.

Les hydrocarbures représentaient un danger pour la santé des personnes et de l’environnement. Ces eaux avaient propagées les polluants déversés sur le lit de l’oued jusqu’à la plaine de Hanlé.

16/02/06 (B337-B) Alerte de la FAO, hier, à Rome sur les risques de famine et de catastrophes humanitaires en Afrique de l’Est. Que fait Guelleh pendant ce temps : il mange ! Et les photos récentes montre qu’il ne maigrit pas … (Article signalé par un lecteur)

Situation proche de la famine dans le sud-est de l’Ethiopie, alerte la FAO

15 février 2006 – Confrontés à une pénurie alimentaire grave du fait de la sécheresse, les paysans et les pasteurs du sud-est de l’Ethiopie sont dans une situation proche de la famine, alerte aujourd’hui l’agence des Nations Unies pour l’alimentation qui évalue à 18,5 millions de dollars les besoins pour réhabiliter l’élevage et l’agriculture dans le pays.

Mais non, il n’y a pas de pénurie alimentaire à Djibouti.

La preuve ?

Tous les soirs,
avec Paulette,
on se fait une bonne bouffe ..

Dans un communiqué publié aujourd’hui à Rome, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ( FAO) s’inquiète des « migrations humaines et de bétail importantes » et de la « détérioration de la santé des bêtes avec, dans certaines zones, des décès » qui caractérisent une situation de famine.

« Les régions les plus touchées sont Oromiya et Somali. Dans ces deux régions, la situation s’est aggravée du fait non seulement de l’absence de précipitations à l’automne dernier, mais aussi par l’afflux massif de troupeaux fuyant la sécheresse dans le nord-est du Kenya et le sud-ouest de la Somalie », indique la FAO.

Selon les dernières estimations, plus d’un million de personnes dans la seule région de Somali ont besoin d’une aide alimentaire immédiate.

La situation pourrait se détériorer encore davantage au cours des deux prochains mois, prévient le communiqué.

Les fonds requis par la FAO – 18,5 millions de dollars – permettraient de sauver le bétail qui représente « l’unique bouée de sauvetage des populations ».

La FAO souhaite fournir du fourrage de toute urgence, des produits vétérinaires, notamment des vaccins, de l’équipement médical et un appui financier pour les campagnes de soin et de vaccination du bétail.

Les paysans pauvres ont aussi besoin de semences – 6.000 tonnes de semences seraient nécessaires.

La FAO aidera également les agriculteurs à améliorer leur savoir-faire en matière de maîtrise de l’eau et à assurer le bon fonctionnement des canaux et infrastructures d’irrigation.

Le Secrétaire général a récemment nommé l’ancien Premier ministre de la Norvège Kjell Magne Bondevik au poste d’Envoyé spécial pour la situation humanitaire dans la corne de l’Afrique, une région ravagée par des sécheresses répétées, minée par une insécurité alimentaire chronique, où 40% de la population souffre de sous-alimentation.

Selon les dernières estimations de la FAO, la sécheresse menace la vie d’environ 11 millions de personnes en Somalie, au Kenya, à Djibouti et en Éthiopie (voir notre dépêche du 3 février 2006).


Le Programme alimentaire mondial (PAM) avait annoncé, le 13 janvier dernier, que la corne de l’Afrique serait bientôt confrontée à une catastrophe humanitaire, à moins que des dons n’arrivent rapidement qui permettraient d’acheminer une aide d’urgence à 5,4 millions de personnes (voir notre dépêche du 13 janvier 2006 et notre dépêche du 25 janvier 2006).