05/02/2012 (B642) Témoignages des tortures et des traitements inhumains et dégradants, qu’a subis Farah Abadid Hildid dans les locaux du SDS. Appel de l’ARDHD pour identifier les tortureurs.

_____________________________ Note de l’ARDHD

Nous avons reçu deux photos récentes de Farah Abadid Hildid, qui témoignent des souffrances qu’il a endurées dans les locaux du SDS.

Nous renouvelons nos appels à toutes celles et tous ceux qui auraient des informations fiables sur l’identité des ravisseurs et des tortureurs, afin qu’ils nous les communiquent rapidement. Merci à l’avance.



Pour des personnes non averties, la perte d’une paire de lunettes peut apparaître comme un dégât mineur ! Eh bien non !

Il faut savoir que les opposants djiboutiens sont privés de toutes ressources par le régime : impossibilité d’avoir un emploi, une activité et donc des revenus …

Par ailleurs le corps médical a reçu des instructions pour refuser de délivrer des soins aux opposants et de leur remettre des ordonnances. Les opposants torturés n’ont plus aucun secours à attendre du corps médical.

A titre d’exemple, ce fut le cas avec le Docteur Bruno dell’acquila qui a refusé de délivrer un constat décrivant simplement les lésions qu’il a découvertes sur deux torturés dont Farah Abadid. Interrogé officiellement par le Conseil français de l’ordre des médecins et pour échapper à une mesure disciplinaire, le docteur Dell’Acquila s’est retranché derrière son appartenance à l’ordre des médecins djiboutiens nouvellement créé.

Ce qui laisse bien imaginer que la déontologie des médecins, comme c’est le cas pour le barreau de Djibouti, doit passer en dernier, après les ordres et les désirs d’un pouvoir sanguinaire qui asservit sa population, et dont ils deviennent les complices actifs.

L’ARDHD conserve ce dossier et les échanges de lettre, concernant les manquements graves qui pourraient être reprochés, dans l’avenir, par la Justice au Docteur Dell’Acquila.

30/11/2011 (B632) Farah Abadid Hildid : « Même si je dois mourir, je continue le combat. De toutes les façons, je suis déjà mort … ». A écouter / télécharger une interview poignante que Farah nous a accordée ce mercredi matin.

Dans l’interview qu’il vient de nous accorder depuis le siège du Conseil des Droits de l’Homme, Farah Abadid Hildid confirme les soupçons de torture qu’il a subie dans les locaux du SRD et le refus de délivrer un certificat constatant les lésions dont il est victime par le médecin français Bruno Dell’Aquila.

Il exprime clairement sa volonté de continuer le combat sur place, sous les directives de l’UAD et il appelle la diaspora à se mobiliser et à diffuser les informations auprès de la communauté internationale. Les opposants à Djibouti ont besoin du soutien de leurs soeurs et frères à l’étranger pour que leur sacrifice soit utile.

C’est le moment, ajoute-t-il ! Il n’y a plus une minute à perdre.

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