15/03/2019 (Brève 1342) La LDH et la FIDH organisent le 20 mars une conférence de presse, avec Kadamy et son conseil Me Bérenger Tourné.

15/10/2017 (Brève 1085) Un nouveau rapport accablant qui dénonce les pratiques illégales de l’administration Guelleh contre l’opposition et les Défenseurs des D.H. présenté à l’ONU, Groupe de Travail de l’EPU. Il est rédigé et soumis par des ONG qui sont incontestables.

Lien pour télécharger le rapport : https://www.defenddefenders.org/wp-content/uploads/2017/10/Djibouti-UPR_FR-2017.pdf

Ce rapport a été soumis le 5 octobre 2017 par DEFENDTHEDEFENDERS, CIVICUS et la FIDH à la 30ème session du Groupe de Travail de l’EPU sous le titre

Djibouti – Rapport conjoint sur l’Examen Périodique Universel de l’ONU

Ce rapport rappelle de façon quasi-exhaustive toutes les violations des Droits de l’homme commises à Djibouti, le harcèlement systèmatique de l’opposition, les incarcérations arbitraires des membres de l’opposition et des Défenseurs des Droits de l’Homme, les tortures et les morts inexpliquées survenues à Gabode ou dans des locaux de la Police, de la Gendarmerie ou des unités spécialisées au service du Pouvoir.

Ce rapport rappelle les recommandations qui avaient été faites et qui n’ont jamais été suivies d’effet.

Il termine par une série de nouvelles recommandations, qui, en fonction du passé, ont probablement peu de chances, d’être mis en oeuvre par ce régime dictatorial qui pense toujours que tout est permis et qu’il est assuré de l’impunité. Mais pour combien de temps ? Car les preuves à son encontre s’accumulent et pourraient être confiées à la Justice internationale.

30/12/2015 (Brève 588) RFI : Djibouti: la FIDH dénonce l’arrestation d’Ali Omar Ewado

Par RFI Publié le 30-12-2015 Modifié le 30-12-2015 à 12:09

A Djibouti, on a appris l’interpellation de Ali Omar Ewado, défenseur des droits de l’homme près de l’hôpital militaire français Bouffard, où il était venu rencontrer un jeune député de l’opposition hospitalisé.

Omar Ali Ewado est militant de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Il venait de publier une liste des victimes des violences survenues à Balbala, le 21 décembre dernier, et s’était exprimé à ce sujet sur les antennes de RFI, ce week-end.

24/01/2014 (Bréve 352) FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme – Communiqué de presse

Djibouti : la FIDH exige la libération de Me Zakaria Abdillahi de la LDD

Djibouti, Paris, Nairobi, le 24 janvier 2014 – La FIDH s’insurge contre l’arrestation, le 23 janvier 2014 de Me Zakaria Abdillahi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), son organisation membre à Djibouti. Notre organisation exige sa libération immédiate et inconditionnelle ainsi que celle des personnes arrêtées avec lui. Me Zakaria Abdillahi défend en tant qu’avocat et président de la LDDH de nombreux militants politiques.

« Les autorités djiboutiennes doivent libérer immédiatement et sans condition Me Zakaria Abdillahi dont la seule faute est de défendre inlassablement les dizaines d’opposants et de journalistes arrêtés et emprisonnés à longueur de temps à Djibouti » a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. « En emprisonnant Me Zakaria Abdillahi les autorités djiboutiennes veulent neutraliser un des seuls avocats et défenseurs indépendants à Djibouti » a-t-il ajouté.

Le 23 janvier 2014 vers 16h, Me Abdillahi a été arrêté par des gendarmes à Ali-Sabieh, au sud-est de Djibouti en compagnie de deux de ses amis français, son chauffeur djiboutien Djibril ainsi que MM. Mahdi Ali Waberi et Ibrahim Dirir Farah, deux élus de l’Union pour le salut nationale (USN) de la région d’Ali-Sabieh auxquels ils étaient en train de rendre visite. Si les deux élus ont été libérés le même jour, Me Abdillahi, ses deux amis et son chauffeur ont été transférés dans la soirée à la capitale Djibouti-ville et restent détenus à la Section de recherches et de documentation (SRD) de la gendarmerie, sans accès à leurs familles, ni à un médecin ou un avocat.

Le 24 janvier 2014, Me Zakaria Abdillahi a entamé une grève de la faim afin de protester contre sa détention arbitraire.

Me Zakaria Abdillahi, est avocat et président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Il est l’avocat de nombreux membres de l’opposition djiboutienne, de journalistes et défenseurs des droits humains victimes d’actes de harcèlement et de répression de la part des autorités. Depuis plusieurs semaines et en lien avec ses activités de défense des droits humains, Me Abdillahi recevait des menaces de mort et subissait des pressions. Le 16 janvier 2014, il témoignait que « tous les jours je me rends dans les lieux de détention et au tribunal pour tenter d’assister légalement les détenus d’opinion arrêtés, mais on ne me laisse jamais avoir accès aux gardés à vue en violation flagrante de l’article 10 de la Constitution qui garantit l’assistance d’un avocat ».

Cette arrestation, condamnée par l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits l’Homme, intervient dans un climat d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme, qu’a aussi condamné le 22 janvier 2014, Mme Reine Alapini Gansou, la Rapporteur spéciale pour les défenseurs des droits de l’Homme de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de l’Union africaine.

Rappel des faits

Depuis le début du mois de décembre 2013, des dizaines de dirigeants et militants de l’opposition ont été arrêtés et certains condamnés. Fréquemment, les gardes à vues de militants arrêtés se prolongent au-delà de la durée légale parfois jusqu’à 11 ou 17 jours comme ce fut le cas pour Oumar Waberi et Mohamed Gadito Chehem. Si ces derniers ont été finalement relaxés grâce à leur avocat de nombreux autres demeurent en détention pour avoir affirmé leurs opinion et n’ayant pas pu être assisté de leur conseil.

Des actes de tortures, de traitement dégradant et inhumains sont régulièrement signalés dans les lieux de détention à Djibouti et plusieurs militants sont morts en détention à Djibouti ces dernières années, dont le dernier en date, Mohamed Elmi Rayale, militant de l’USN décédé à la prison de Gabode le 29 août 2013. Fin février 2013, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées.

Depuis lors, les arrestations et les procès se succèdent à Djibouti contre les opposants.  En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture à Djibouti.

Contacts presse: presse@fidh.org
Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris)
Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris)

16/01/2014 (Bréve 350) FIDH / LDDH Djibouti : la répression s’intensifie

La brève arrestation ce jour de nombreux leaders et militants de la principale coalition de l’opposition, l’Union pour le salut national (USN) et des altercations qui en auraient découlé témoignent de l’intensification de la campagne de répression menée par le régime en place à l’encontre de toute voix contestataire à Djibouti que nos organisations condamnent.

«  Le régime condamne, emprisonne et harcèle les opposants politiques, les journalistes indépendants et les défenseurs des droits humains dans des proportions inquiétantes »
 a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. 

Le 16 janvier 2014, une dizaine de dirigeants de l’USN et un nombre indéterminé de militants qui célébraient le 1er anniversaire de la création de cette coalition d’opposition ont été brièvement arrêtés et placés en détention au centre de rétention de Nagad où des échauffourées auraient éclatés entre les détenus et la police faisant plusieurs blessés. A la suite de ces arrestations, le siège de l’USN situé au Q4 aurait été attaqué et vandalisé par des personnes non identifiées. 

Ces faits interviennent dans un climat d’intensification de la répression policière et judiciaire à l’encontre des partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits de l’Homme. Depuis le début du mois de décembre 2013 des dizaines de dirigeants et militants de l’opposition ont été arrêtés et certains ont été condamnés. Fréquemment, les gardes à vues de militants arrêtés se prolongent au-delà de la durée légale parfois jusqu’à 11 ou 17 jours comme ce fut le cas pour Oumar Waberi et Mohamed Gadito Chehem. Si ces derniers ont été finalement relaxés grâce à leur avocat de nombreux autres demeurent en détention pour avoir affirmés leurs opinion et n’ayant pas pu être assisté de leur conseil. Des actes de tortures, de traitement dégradant et inhumains sont régulièrement signalés dans les lieux de détention à Djibouti et plusieurs militants sont morts en détention à Djibouti ces dernières années, dont le dernier en date, Mohamed Elmi Rayale, militant de l’USN décédé à la prison de Gabode le 29 août 2013. 

« Tous les jours je me rends dans les lieux de détention et au tribunal pour tenter d’assister légalement les détenus d’opinion arrêtés, mais on ne me laisse jamais avoir accès aux gardés à vue en violation flagrante de l’article 10 de la Constitution qui garantit l’assistance d’un avocat » témoigne Me Zakaria Abdillahi, président de la LDDH et un des rares avocats djiboutiens tentant d’assister légalement les opposants, journalistes ou militants des droits humains inquiétés. 

En raison de l’assistance judiciaire qu’il apporte aux militants d’opposition et en raison de ses dénonciations des abus du pouvoir, Me Zakaria Abdillahi, est harcelé, surveillé et reçoit des menaces de mort. De la même, façon toute voix contestataire est soumise à un harcèlement policier et judiciaire. 

La FIDH et la LDDH appellent les autorités djiboutiennes à mettre un terme à cette répression et à se conformer à ses obligations nationales et internationales de respect des droits humains, en particulier les droits civils et politiques. Nos organisations appellent l’Union africaine, l’Union européenne et les diplomaties influentes, notamment celles qui ont des bases militaires à Djibouti (France, USA, Japon, etc) à interpeller les autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les libertés fondamentales. 

Fin février 2013, la contestation du déroulement des élections législatives avaient donné lieu à d’importantes manifestations de l’opposition violemment réprimées. Depuis lors, lesarrestations et les procès se succèdent à Djibouti contre les opposants. En septembre 2013, la LDDH et la FIDH par la voix du président de la LDDH, Me Zakaria Abdillahi, avaient interpellé le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies sur la situation dramatique des droits humains, et en particulier des libertés politiques, publiques, syndicales ainsi que la persistance de la pratique de la torture à Djibouti.

18/03/2013 (Brève 123) FIDH-LDDH / Djibouti / élections législatives : Au moins 6 morts et 80% des sièges pour le régime18/03/2013 (Brève 123) FIDH-LDDH / Djibouti / élections législatives : Au moins 6 morts et 80% des sièges pour le régime

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
LDDH – Ligue djiboutienne des droits humains

Communiqué de presse conjoint


Paris, Nairobi, Djibouti le 15 mars 2013 –

La FIDH et la LDDH demeurent préoccupées par la situation des droits de l’Homme dans le pays qui reste des plus alarmantes, avec un bilan qui s’élève à au moins à 6 personnes tuées dans les manifestations depuis le février 2013 et des arrestations arbitraires et massives de leaders et militants de l’opposition qui se poursuivent. Nos organisations appellent la communauté internationale à s’investir dans un règlement politique de la crise à Djibouti.

Le mercredi 13 mars 2013, le Conseil constitutionnel a confirmé les résultats provisoires des élections législatives du 22 février 2013 annoncés plus tôt, à savoir une victoire écrasante de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP – coalition des partis au pouvoir) avec plus de 80% des sièges du Parlement, l’UMP remportant 55 sièges contre 10 pour l’opposition.

L’opposition djiboutienne rassemblée au sein de l’Union pour le salut national (USN) a d’ores et déjà rejeté les résultats publiés et exprimé son intention de former un recours. Contrairement à certaines déclarations faites au lendemain des élections, il ressort d’informations recueillies par nos organisations, que ces élections ont été entachées de nombreux manquements et irrégularités, particulièrement dans certains bureaux de vote à Obock, Dikill, Tadjourah et Ali-Sabieh.

« Il est regrettable que les élections législatives du 22 février n’aient pas rempli toutes les exigences de transparence et de crédibilité alors même que pour la première fois depuis près de dix ans, les partis politiques de l’opposition avaient décidé de prendre part aux élections, laissant espérer un véritable pluralisme démocratique», a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Depuis les élections du 22 février 2013 c’est un climat politique tendu qui prévaut à Djibouti. Les élections du 22 février 2013 se sont tenues sur fond de fortes contestations populaires à l’encontre du régime d’Ismail Omar Guelleh. Les manifestations et meetings de l’opposition se sont multipliés, tout comme la répression des forces de l’ordre, faisant preuve d’un usage disproportionné de la force.

Nos organisations ont pu recueillir des informations fiables concernant au moins 6 personnes tuées par balles les 25 et 26 février 2013 par les forces de l’ordre. Il s’agit de 5 militants de l’opposition et d’un lycéen. Plusieurs autres cas de personne décédées au cours des manifestations des 25 et 26 février 2013 ont été signalés, sans que ces nouveaux cas puissent être vérifiés à ce stade en raison des risques et pressions qui pèsent sur les familles de militants de l’opposition tués ou blessés, la population préférant taire ces violations, craignant une répression encore plus forte. Les défenseurs des droits de l’Homme ne sont pas épargnés non plus et subissent harcèlements et menaces.

Depuis les manifestations du 25 février 2013, un grand nombre de militants et sympathisants politiques sont toujours détenus à la prison centrale de Gabode.

D’après les informations recueillies, 90 personnes y seraient à ce jour
incarcérées. Les jugements de certains détenus, accusés entre autres de « participation à une manifestation illégale, incitation à la violence, trouble à l’ordre public » ou encore « participation à un mouvement insurrectionnel », ont commencé et les peines prononcées s’avèrent particulièrement lourdes : jusqu’à 18 mois de prison ferme assortis de perte des droits civiques pour plusieurs années.

Ainsi, M. Daher Ahmed Farah, Président du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement (MRD) et porte-parole de l’USN a lui aussi aussi été placé en détention. Poursuivi notamment pour « trouble à l’ordre public et participation à un mouvement insurrectionnel », le Procureur de la République a requis contre lui 1 an de prison ferme le mercredi 13 mars. Le verdict rendu le 17 mars 2013 condamne M. Daher Ahmed Farah à deux mois de prison ferme. Ses avocats ont annoncé qu’ils feraient appel de cette décision.

En outre, les conditions de détention de toutes ces personnes restent préoccupantes. Des cas de mauvais traitement et de torture sont dénoncés, les prévenus n’ont qu’un accès limité voire dans certains cas inexistant à leurs avocats ; et leurs familles ne bénéficient pas de droit de visite. Ainsi, le 8 mars, certains parents de détenus ont tenté de braver cette interdiction et se sont rendus à la prison de Gabode pour tenter de voir leurs proches détenus. La police est arrivée, les a empêchés d’entrer, et les a emmenés sans ménagement dans des camions au centre de rétention administrative de Nagad, où ils ont été placés en détention 72 heures avant d’être relâchés. Parmi eux, il y avait de nombreuses femmes et enfants.

« 
Cette répression à l’encontre de la population civile et de l’opposition politique doit immédiatement cesser », a déclaré la LDDH. « Nos organisations n’ont eu de cesse de condamner la réaction violente et disproportionnée des forces de l’ordre et demandent à nouveau que toute la lumière soit faite par une enquête impartiale et indépendante sur les graves violations des droits de l’Homme qui ont lieu », a-t-elle ajouté.

La FIDH et la LDDH appellent les autorités djiboutiennes à strictement garantir le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, conformément à leurs engagements régionaux et internationaux. Nos organisations exhortent les autorités politiques à tout mettre en œuvre pour assurer un exercice indépendant, impartial et équitable de la justice, et réitèrent leur demande en faveur de l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire pour faire la lumière sur les agissements des forces de l’ordre et sanctionner les auteurs de violations des droits humains.

Enfin, la FIDH et la LDDH appellent la communauté internationale, notamment les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la conférence islamique à condamner les violations des droits de l’Homme commises par les autorités djiboutiennes et à contribuer à une solution politique à la crise actuelle.

Contacts presse:

Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris) – Email : presse@fidh.org
Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) – Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris) – Email : presse@fidh.org