11/09/03 (B211) Un geste de solidarité au profit d’une concitoyenne. MARDIA a besoin de notre aide !(Fouroun)

Je remercie l’ARDHD de
relayer mon appel à destination de tous les Djiboutiens, afin que nous
venions en aide à l’une de nos concitoyennes.

En passant, je dois dire
que son cas et la tragique situation dans laquelle, elle est plongée
actuellement, est une nouvelle marque de honte pour le régime de Guelleh
qui n’a aucun respect des citoyens …

PS : est-il nécessaire
de rappeller que l’ARDHD a contribué à aider plusieurs djiboutiens
en difficultes sociale, politique et/ou économique comme le cas du
petit Hassan, il y a un ans…etc

Vive l’ARDHD et à
bas le régime sanguinaire d’IOG.

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Sauvons Mardia

Qui ne connaît
pas Mardia ?

Cette artiste célèbre
a joué de nombreuses pièces de théâtres nationales
en langue Somali. Comédienne, confirmée déjà très
jeune, grâce à son immense talent.

Elle est née à
Djibouti, en 1966, dans l’un des plus vieux quartiers de la capitale, au Q4.

Depuis plusieurs années,
Mardia souffre de sérieux problèmes de santé qui nécessitent,
de l’avis des médecins spécialistes qu’elle a consultés,
une intervention chirurgicale délicate. Une telle intervention ne peut
pas être réalisée dans notre pays..

La seule chance de la
sauver est d’organiser son transfert et l’intervention à l’étranger.
Si cela est tout à fait réalisable, les moyens lui font grandement
défaut.

Face à cette situation
critique et urgente, Mardia Saïd n’a plus d’autres choix que de lancer
un appel à l’ensemble de ses concitoyens pour lui venir en aide.

Trés jeune, Mardia
a joué dans la cour des grands

En effet, c’est dans les
années 80, que la jeune Mardia, agée d’une quinzaine d’années,
se lance dans les milieux artistiques. Un milieu qu’elle a toujours rêvé
d’intégrer dès sa plus tendre enfance.

En 1982, elle débute
sa carrière de comédienne avec la troupe  » Gacan Macan
« , dans la célèbre pièce de théâtre
intitulée GAF JACAYL, qui se donnait à guichet fermé.
Elle incarnait le rôle d’une sourde muette. Un rôle qu’elle jouera
avec un professionnalisme reconnu de tous.

Par la suite, Mardia jouera
dans des nombreuses autres pièces dont notamment  » JACAYLKAGU
QAHIRA  » et dernièrement dans JUXO, avec la troupe DEGAAN aux
côtés de Gafaneh et Aws, le duo, les rois du rire.

Les choses changent pour
elle et en 2000, elle est employée à l’ADI en qualité
de…. femme de ménage. Une tâche qu’elle exécute avec
grand peine, en raison de son état de santé qui s’agrave.

Elle est l’épouse
de Mahamoud Mohamed, plus connu sous le sobriquet de Arbo, qui est aussi un
artiste, mais musicien. Un guitariste talentueux qui a joué avec des
nombreux groupes dont Gacan Macan, Charaf band et la troupe Harbi…

ADjibouti, comme ailleurs,
“l’art ne nourrit pas toujours son homme”. Le couple n’a pas échappé
à cette règle comme bien d’autres artistes, ô combien
nombreux.

Aujourd’hui, il n’y a
qu’un seul remède pour sauver Mardia : c’est la solidarité de
nous tous et nous ne pouvons pas nous esquiver.

A cet effet, une chaîne
de solidarité a été organisée et un compte bancaire
spécifique a été ouvert à Djibouti auprès
de la BCI Mer Rouge sous le N° 0497060268.

Il est urgent que nous
puissions avoir réuni les moyens avant qu’il ne soit trop tard. Pour
tous renseignements et pour adresser vos dons généreux, merci
de contacter Saad, employé à la RTD, tél. : 83 03.34.

Un geste de solidarité
au profit d’une concitoyenne.

09/07/03 (B205) Que Dieu sauve notre pays ! (Fouroun)

J’admire votre
site et votre courage pour le sens de criticisme positif qu’il soulève.
Sans critique rien n’est possible. Sans critique, l’être humain
se perd dans l’échec.

Voilà qu’après
plus de 26 ans après la prise du pouvoir par le RPP sous la houlette
de jadis Hassan Gouled et IOG, le pays se cherche toujours. Malgré
les immenses potentialités économiques du pays, Djibouti mord
de la poussière dans la course pour le développement.

Les besoins les plus élémentaires
font défaut, la misère est extrême alors que les ressources
economiques du pays sont saccagées à l’image de cochons
sauvages affamés dans un champ de pommes de terre. Des pays de très
loin moins nantis que le nôtre nous dépassent de très
loin et cela dans tous les domaines grâce l’irresponsabilité
de nos dirigeants qui chiffonnent le trésor public.

Alors que le pays vit
de la mendicité chronique, des millions de dollars issus des ressources
economiques sont déposées dans des banques en Europe, au Maroc,
en Malaisie et autres paradis fiscaux de la planète. Les comptes bancaires
des hommes du pouvoir se rencontrent même au Bahamas, en Fuji et autres
nations de Caraïbes alors que les Djiboutiens meurent du manque de tous.

Dans le domaine sanitaire,
les hôpitaux du pays sont des cimetières où défilent
des trafiquants de soins sanitaires et de produits pharmaceutiques. Même
pour les services les plus élémentaires, il faut graisser et
payer pour en bénéficier des services normalement gratuits dans
tous les pays du monde comme les premiers soins d’urgences. Un médecin
est un infirmier a Djibouti et l’infirmer est le médecin.

Les rôles se sont
transposés car il faut vendre les médicaments pour suivre comme
les salaires qui viennent à compte goutte sont les maigres de toute
l’Afrique. Djibouti est le seul pays de la planète où,
il n’existe pas de services d’ambulances efficaces, de sapeurs pompiers.
Les malades ou accidentés sont transporter sur des hamacs ou avec la
chance, le premier camions qui y arrive. Malheur à celui qui aura un
incendie de sa maison, ou de son camion. A moins que les voisins avaient rempli
leurs "FOSTOS" ou leurs sceaux d’eaux la veille ou un cour
d’eau est près, le cendre sera le seul souvenir de la propriété.

Le système éducatif
est le pire de l’histoire et la raison est simple. Il est plus facile
de maîtriser des ignorants que de gouverner des intellectuels. Donc
le moins le pays renferme d’intellectuels et plus il compte d’analphabètes,
plus il est facile de le gouverner, de l’exploiter de façon atroce
sans qu’aucune voie ne se lève.

Aller à l’école
a Djibouti est la dernière priorité des parents et des enfants,
due à l’incertitude après la fin des études. Des
dizaines de promotions sorties des écoles nationales et internationaux
sont au chômage devant des va nu-pieds. Les quelques emplois disponibles
dans le pays sont occupés par des proches du pouvoir, l’incapacité
des sortants et la politique gouvernementale de l’emploi aidant, les
rares étrangers et nationaux qui offrent des emplois préfèrent
regarder du coté des proches du pouvoir.

Les infrastructures du
pays sont délaissées. Les routes Djiboutienne sont les plus
mauvaises et meurtrières de la planète. Les moyens de transports
(voitures, camions et bus) sont des cercueils en mouvement. Le pays détient
le record d’accident de circulation dépassant meme la Somalie.
La Majorite des routes datent de l’époque coloniale et ne sont
jamais entretenus et sont décrits comme «utiliser à vos
propres risques». Des petits ruisseaux et oueds sont des obstacles insurmontables
pendant la saison des pluies. IL y a un seul pont dans tous le pays.

Pourquoi évacue
t-on des malades ou victimes d’accident de la circulation a Djibouti
vers la france ou vers des autres pays?

En matière de développement,
notre pays est en dernière position et ce qui est plus grave, c’est
le refus obstiné de reconnaître la réalité dans
la quelle nous sommes.

Des millions de dollars
sont dépensés dans des guerres inutiles alors que le pays manque
de tout. La mortalité maternelle, infantile et néonatale est
la plus élevée de l’Afrique alors que l’épouse d’IOG,
celles de ses proches, des membres de son gouvernement font leurs soins prénataux
et postnataux même les vaccinations en Europe or en Amérique.

Il faut que nos mentalités
en matières de développement changent. La seule réalisation
d’IOG et du RPP pendant ces 26 années a été la destruction
du pays et surtout ses structures de futur développement.

Que Dieu sauve notre pays
!

Amen !

Mohamed
Djama Baraaley
plus connu sous le nom de Fouroun (pain)

08/07/03 (B205) Le coin de l’humour. (Histoires drôles envoyées par un lecteur et traduite de l’Anglais par l’équipe de l’ARDHD)

IOG, Hassan Saïd
et Djama Souleiman ‘Grandes Oreilles’ sont dans un avion. IOG regarde Hassan
Saïd et il lui dit : « Sais-tu, que je peux jeter immédiatement
un billet de 100 US$ par la fenêtre et rendre quelqu’un très
heureux ? « 

Hassan Saïd hausse
les épaules et il dit « C’est bien, mais moi je peux jeter 10 billets
de 10 US$ par la fenêtre et faire plaisir à 10 personnes ? »

Djama Souleiman ‘Grandes
Oreilles’ dit : « Vous avez raison tous les deux et je pourrais faire
mieux que vous, en me vantant de pouvoir jeter 100 billets d’un US$ par la
fenêtre pour rendre 100 personnes heureuses. Le seul problème
c’est que la plus petite coupure que nous ayons contrefaite, se trouve être
de 50 US$ …. »

En entendant cela, le
pilote roule des yeux furieux. Il les regarde tous les trois, avant de dire
: « Savez-vous que je pourrais vous jeter tous les trois par la fenêtre
et rendre le monde entier heureux ? »

Fouroun

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Le Général
Zakaria est sorti un matin et il fait du jogging le long du port. Tout à
coup, il glisse et il tombe dans l’eau.

Avant que son détachement
de protection n’ait eu le temps d’intervenir pour lui venir à l’aide,
trois jeunes garçons qui pêchaient, lui tendent la main et ils
le sortent de l’eau. Le Général est tellement reconnaissant,
qu’il leur offre ce qu’ils désirent le plus.

Le premier dit : « J’aimerais
vraiment profiter de la plage de Doraleh, mais maintenant c’est trop tard,
car IOG l’a prise pour lui ». Zakaria répond : « aucun problème,
je t’y conduis dans ma voiture blindée »

Le deuxième enfant
dit : « J’ai vraiment envie de voir un spectable fait pour moi ».
Zakaria lui répond : « aucun problème, je vais t’emmener
dans mon Mabraze ou le Groupe Happy me donne des représentations à
huis clos chaque après-midi »

Le troisème dit
: « Donne-moi un fauteuil roulant motorisé équipé
avec une TV et une stéréo ». Zakaria reste un peu perplexe,
mais il dit « Je ne comprends pas ce que tu me demandes. Tu n’es ni handicapé
ni blessé. Ne sois pas inquiet, je n’ai pas l’intention de t’emmener
à la villa Christophe. » Le gamin répond : »Aujourd’hui,
non, mais je dois penser à l’avenir. Sache que je soutiendrai toujours
les actions de mon père et je sais ce que je risque. Cependant, n’oublie
jamais que je t’ai évité la noyade aujourd’hui … »

Alors Zakaria lui demande
: « Mais qui est ton père ? ». Le gamin répond aussitôt
: « DAF ».

Fouroun

14/01/03 (B180/2) La fin de Djibnet.com et de son célèbre Mabraze, qui a réuni tant de Djiboutiens (Fouroun)

C’est avec douleur et
tristesse que j’apprends la mort du fameux site www.djibnet.com. D’après
la version officielle le site Djibnet s’est suicidé par le feu. Dans
un communiqué, un porte-parole de Djib Telecom évoque le fait
que le site souffrait de difficultés familiales ces derniers temps
. Rappelons que Djibnet était un lieu de rencontre et d’échange
ouvert a tous et sans aucune censure.

Les obsèques auront
lieu demain matin au cimetière des héros du pays où sont
enterres plusieurs combattants pour l’independance et la démocratie.
Les rapports d’une autopsie faite à l’hôpital Bouffard se sont
mystérieusement perdus. Le Ministre de la Santé a, par ailleurs,
signalé que le corps de Djibnet est déposé dans l’entrepôt
de Djib Telecom en ce moment.

Par contre, plusieurs
témoins qui ont voulu garder l’anonymat, nous ont dit que Djibnet avait
été torturé avant d’être assassiné par Hassan
Saïd à la villa Christophe, le jour même des élections
législatives.

Ces témoins ont
demandé à la diaspora djiboutienne de faire pression sur le
Gouvernement pour qu’Hassan Saîd soit jugé pour ce meurtre barbare.

Nous demandons à
Reporter Sans Frontiere de dénoncer ce meurtre barbare de Djibnet.com

FOUROUN

PS. Je souhaite longue
vie au site http://www.arhotaba.com

23/11/02 (B173 ) Hommage à Abdo Hamargod par Fouroun.

Feu Abdo hamargod, l’un
des génies de la culture djiboutienne, était un homme de théâtre,
comédien, acteur, et doué dans tous les registres. Abdo exprimait
avec passion l’originalité de ses oeuvres, tant par la profondeur que
par la connaissance de la culture djiboutienne. L’ampleur de ses chef-d’oeuvre
d’intelligence et d’esprit ne cesse de fasciner des générations.
Militant de l’indépendance, il a été inquièté
plusieurs fois, pour avoir attaqué le système colonial.

Après l’indépendance
Abdo, comme ce fut le cas de plusieurs artistes, a été condamné
à la misère et au chômage. Cela ne l’inquiétait
guère, car Abdo, enfant du pays, bon vivant, et joyeux comme un morceau
de vie, nous faisait rire et nous rendait triste et amoureux. Djibouti souffrait
d’une crise d’identité et particulier sa jeunesse : Abdo savait saisir
l’identité djiboutienne et la conscience africaine (dans sa chanson
"qarnii" il disait "qarni walibaa dhaqankisaa waa waa inuu
ku dhaartaa").

Au début des années
90, son devoir d’artiste appelle Abdo à présenter un film pour
éduquer les Djiboutiens sur le Sida. Il jouait un personnage typique
djiboutien atteint de cette maladie. Cependant, et tout à fait par
hasard, Abdo, qui souffrait du diabète, est tombé malade quelques
jours après cette projection. Très rapidement, il a perdu du
poids.

Aussitôt des rumeurs,
sans fondements, se sont propagées partout dans le pays, affirmant
qu’Abdo était atteint du sida. En réalité, Abdo était
diabétique. Face à cela, face à ce malheur, face à
cet abandon et à cette ignorance, il a du lutter. En effet il lui était
même difficile de prendre un bus. Tous le regardaient comme un sidaïque
et personne ne voulait plus l’approche. Abdo est mort malheureux et triste
quelques années plus tard.

Il a succombé non
au Sida mais au diabète.

Bref, la dénonciation
et la colère ne suffisent pas à décrire le comportement
de la société djiboutienne envers ce génie. Avant la
pandémie actuelle du Sida à Djibouti, Abdo avait voulu nous
prévenir de ce mal dont le pays allait affreusement souffrir. On a
ignoré ses conseil qu’il nous donnait. Coupables de silence et d’ignorance,
le peuple djiboutien a réservé un triste sort au génie
ABDO HAMARGOG.

Comme Abdo chantait lui
même, je vous laisse avec ses propres paroles "ha igu digan wallaley,
hadu ruuxu danyaroo yahay dadka lagama saaree" .

Que Dieu lui accorde les
clefs du paradis.

FOUROUN.