13/03/09 (B490) France Info avec AFP : Affaire Borrel: relaxe pour un journaliste poursuivi pour diffamation

CRETEIL, 13 mars 2009 (AFP) – Le tribunal correctionnel de Créteil a relaxé vendredi un journaliste français poursuivi pour diffamation publique après une plainte de l’ex-propriétaire d’un café djiboutien mis en cause dans un reportage consacré à la mort du juge Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti.

La 11e chambre correctionnelle a relaxé Bernard Nicolas au bénéfice de la « bonne foi », tout en estimant qu’il ne rapportait « pas la preuve » des faits allégués, et a débouté l’ancien propriétaire de « L’Historil », Alain Romani, de ses demandes.

M. Romani avait porté plainte en janvier 2007, après la rediffusion en public d’un reportage de Bernard Nicolas, déjà diffusé en 2002 sur Canal+, dans lequel il apparaît.

« Chaque fois qu’on parle de l’assassinat du juge Borrel et des deux terroristes (évoqués dans le reportage, ndlr), pourquoi mettre tout de suite après la photo de M. Romani’ », s’était interrogé à l’audience, le 13 février, l’avocat du plaignant, qui avait réclamé 50.000 euros de dommages et intérêts.

« Pour moi, M. Romani n’est que le participant éventuel à une conversation sur la mort du juge +fouineur+, mais je ne suis jamais allé plus loin », avait souligné Bernard Nicolas.

Cité comme témoin, Mohamed Aloumekhani, ex-garde de la présidence de Djibouti, avait « confirmé », comme il le soutient dans le reportage, la présence de M. Romani au palais présidentiel lors d’une conversation dans laquelle était évoquée la mort du juge « fouineur ».

Ce que M. Romani, absent à l’audience, dément.

Le procureur avait estimé que le fait d’avoir « présenté M. Romani comme ayant participé à cette réunion restreinte pouvait avoir un caractère diffamatoire ». Mais le journaliste « n’a pas agi de mauvaise foi », avait-il estimé.

Le corps du juge Bernard Borrel avait été retrouvé en 1995 à moitié carbonisé dans un ravin à Djibouti. La justice djiboutienne avait conclu au suicide, une thèse longtemps privilégiée par la justice française qui a ensuite retenu celle du meurtre.

M. Romani a aussi déposé plainte à Paris en 2007 contre Mme Elisabeth Borrel, veuve du juge Bernard Borrel, pour diffamation publique.

04/10/08 (B468) France Info avec AFP / Somalie: des islamistes rebaptisent l’aéroport de Kismayo.

Les islamistes qui contrôlent Kismayo, le plus grand port du Sud de la Somalie, ont rebaptisé samedi l’aéroport de la ville en lui attribuant le nom d’un guerrier islamiste du 16e siècle, appelant les compagnies aériennes à l’utiliser et à boycotter celui de Mogadiscio.

« Nous annonçons aujourd’hui que l’aéroport de Kismayo est prêt pour servir le peuple et nous appelons les compagnies aériennes à l’utiliser », a déclaré un porte-parole des islamistes dans cette région, cheikh Hasan Yaqub. « L’aéroport porte le nom d’un ancien chef de guerre vénéré, Imam Ahmed Gurey », a déclaré un autre responsable islamiste somalien, cheikh Ahmed Haya. Gurey (qui signifie le gaucher) est une figure mythique en Somalie.

Fervent défenseur de l’expansion des valeurs de l’Islam, Gurey était parti à la conquête de l’Abyssinie, et avait conquis un territoire représentant les trois quarts de l’actuelle Ethiopie. Kismayo était le dernier bastion des combattants des tribunaux islamiques avant leur chute début 2007, lors d’une offensive conjointe des forces somaliennes et éthiopiennes. Mais les « shebabs » – insurgés islamistes qui mènent une guérilla contre les forces gouvernementales somaliennes et leurs alliés éthiopiens – ont repris la ville le 22 août, après plusieurs jours de combats.

Les « shebabs » avaient lancé le 15 septembre dernier un ultimatum exigeant l’arrêt de tous les vols à l’aéroport de Mogadiscio. Desservi par des compagnies privées mais également base des soldats ougandais de maintien de la paix, l’aéroport de Mogadiscio est, selon les « shebabs », un instrument de l’occupation de la Somalie par l’Ethiopie et par des troupes de l’Union africaine (UA).

28/09/08 (B467) France Info avec AFP / Ethiopie: 3 morts et 15 blessés dans une explosion dans l’est

Trois personnes ont été tuées et au moins 15 autres blessées dimanche dans une explosion dont l’origine n’a pas été déterminée à Jijiga, capitale de la région Somali dans l’est de l’Ethiopie, a annoncé le porte-parole de la police fédérale éthiopienne, Demsash Hailu.

21/09/08 (B466) France Info / Somalie: un Allemand et son épouse somalienne enlevés.

Un ressortissant allemand et son épouse somalienne ont été enlevés samedi soir dans le nord de la Somalie par des inconnus armés alors qu’ils circulaient en voiture, ont annoncé dimanche les autorités de la région somalienne du Puntland (nord).

18/09/08 (B465-B) France-Info / Un bateau grec attaqué par des pirates au large de la Somalie

Un bateau contrôlé par des intérêts grecs avec 25 marins philippins à bord a été victime d’une attaque de pirates jeudi à l’aube au large de la Somalie, a indiqué le ministère grec de la Marine marchande.

Le ministère ne disposait dans l’immédiat d’aucun détail supplémentaire sur le sort de l’équipage et les conditions de l’attaque. Le Santauri, qui bat pavillon maltais, appartient à des investisseurs grecs, a précisé le ministère. Les abords des côtes somaliennes sont devenues extrêmement dangereux pour la navigation, en raison d’une recrudescence de la piraterie.

La France a lancé mardi un "appel à la mobilisation internationale" contre ce phénomène. Pas moins de huit attaques de pirates ont eu lieu au large des côtes somaliennes depuis la fin juillet. Selon le Bureau maritime international (BMI, basé à Kuala Lumpur), 24 attaques de pirates se sont produites au large de ces côtes au cours du premier semestre 2008.

16/09/08 (B465) France Info / Le couple de Français était retenu par des pirates somaliens depuis le 2 septembre. L’armée française est intervenue cette nuit – les Français sont sains et saufs, un pirate a été tué.

Une fois de plus, Nicolas Sarkozy était à la manœuvre. C’est le président de la République en personne qui a décidé de l’intervention, hier soir. Intervention pour libérer le couple de Français, otage des pirates somaliens depuis le début du mois.

Manifestement, cette fois-ci, l’opération s’est déroulée sans accroc. Ou presque. Un pirate somalien a été tué, six autres faits prisonniers.

Les pirates avaient pris en otage ce couple de Français, Jean-Yves et Bernadette Delanne, alors qu’ils convoyaient un voilier entre l’Australie et la Rochelle.

Ils réclamaient une rançon, ainsi que la libération des six Somaliens capturés lors de la dernière intervention de l’armée française – c’était le 11 avril, la libération des 30 membres d’équipage du Ponant.

14/09/08 (B465) France Info / Un navire pétrolier échappe de justesse à une attaque de pirates somaliens

Un navire-citerne battant pavillon panaméen et affrété par une compagnie japonaise a échappé de justesse à une attaque de pirates somaliens, a annoncé dimanche une organisation maritime kényane.

« Un tanker battant pavillon panaméen, le MT Golden Elizabeth, a été attaqué hier (samedi) par huit pirates qui avaient pris place dans un petit bateau dans le golfe d’Aden », a indiqué Andrew Mwangura, responsable du bureau kényan du Programme d’assistance aux marins, organisation basée à Mombasa (sud-est du Kenya).

« Le navire a effectué une manoeuvre et les pirates ont interrompu leur attaque, aucune victime n’a été signalée », a-t-il ajouté, précisant que le navire continuait sa route et avait contacté la marine américaine. Selon lui, il y a 13 marins philippins à bord du tanker long de 137 mètres. Les eaux somaliennes sont considérées comme les plus dangereuses du monde. Selon le Bureau maritime international (BMI), pas moins de 24 attaques de piraterie ont eu lieu au large des côtes somaliennes au cours du premier semestre 2008.

Les navires sont souvent retenus pendant plusieurs semaines et sont généralement relâchés après le paiement de rançons importantes payées par les gouvernements ou les propriétaires des navires. Selon des experts maritimes, de nombreuses attaques ont lieu, sans être toutes recensées, le long des 3.700 km de côtes somaliennes infestées de pirates, qui opèrent à bord d’embarcations rapides et sont puissamment armés.

Une force multinationale basée à Djibouti patrouille depuis quelques mois dans une partie du golfe d’Aden et de la mer Rouge, où pourrait opérer un bateau pirate amiral.

28/08/08 (B462-B) France Info avec AFP / Somalie: quatre morts dans deux incidents séparés depuis mardi

Au moins quatre personnes ont été tuées depuis mardi en Somalie dans deux incidents séparés, des combats entre insurgés et troupes éthiopiennes mercredi à Mogadiscio et une attaque à la grenade la veille à Baïdoa, a-t-on appris auprès de témoins et de source policière.

« Les insurgés ont attaqué l’ancien bâtiment du ministère de la Défense et deux civils ont péri dans les échanges de tirs. Nous ignorons les pertes du côté des combattants », a rapporté à l’AFP un témoin, Mohammed Abdullahi Suley.

Plusieurs autres résidents du quartier, interrogés par l’AFP, ont confirmé ce bilan. Le bâtiment est situé dans le sud de la capitale et sert de base aux troupes éthiopiennes. L’armée éthiopienne est intervenue officiellement fin 2006 en Somalie, à la demande du gouvernement de transition, et a mis en déroute les tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis six mois la majeure partie du sud et du centre de ce pays en guerre civile depuis 1991.

Mardi soir, un inconnu a lancé une grenade au domicile d’un député somalien dans la ville de Baïdoa (250 km au nord-ouest de Mogadiscio) où siège le Parlement, faisant deux morts. « Nous avons vu un jeune garçon lancer quelque chose sur la maison d’Ali Hussein Rage et ça a explosé, projetant des éclats tout autour. Le fils du député et un garde de sécurité sont morts et deux autres (personnes) ont été blessées », a raconté à l’AFP un témoin, Ali Yasin.

Un responsable policier de Baïdoa, Hussein Mohammed, a confirmé à l’AFP cette attaque. « Il est clair que les insurgés sont derrière cette attaque (…) Ils représentent toujours une menace pour les responsables gouvernementaux », a-t-il expliqué. Depuis la déroute des tribunaux islamiques début 2007, des insurgés, menés par la mouvance islamiste, mènent des actions de guérilla quasi quotidiennes en Somalie, visant en particulier les soldats éthiopiens et somaliens et des représentants du gouvernement.