01/08/03 (B207) MISÈRE ET PAUVRETÉ : C’EST UNE AFFAIRE DE SIGLES ! par Freeman


Connaissez-vous le DSRP ? Il est paraît qu’il a été fêté
– selon dépêche de l’ADI du 31 juillet – en grande pompe hier
par la secte des grands vidangeurs des caisses publiques. Tenez, puisqu’il
raffole de sigle creux, nous leur en sortirons un tout nouveau, digne des
sigles du FMI et des autres agences de l’ONU.

Le notre, il n’est pas
vide de sens. Il est riche d’une très longue pratique et d’une expérience
validée sur le terrain. C’est un sigle qui j’espère parlera
au Djiboutien

Les G.V.C.P veut dire
: Grands Vidangeurs des Caisses Publiques.

Le petit Gourou des GVCP,
en la personne de Y.E.B, fidèle disciple du Grand Gourou, Génie
de la Corne, gardien des secrets et des traditions séculaires des GVPC
IOG, vient de circonscrire le fléau qui ronge le pays.

Tous les prêtres
et autres grands manitous des GVCP se sont réunis pendant plusieurs
jours. Après de longues prières et autres incantations en langue
GVCP – langue morte pratiquées par les adorateurs du grand Gourou des
GVCP plus connu sous l’expression langue de bois – viennent de trouver enfin
un remède à cette terrible malédiction qui frappe notre
pays depuis exactement 26 ans.

Il a fallu plus d’un quart
de siècle aux prêtres des GVCP pour nous pondre le DSRP, c’est
ce que nous affirme un nouveau disciple un certain DMD qui a indiqué
: " Le (DSRP), qui vous est soumis aujourd’hui et qui servira de, fondement
et de repère à nos actions futures est basé sur une démarche
globale qui augure une meilleure emprise sur le phénomène de
la pauvreté dans toutes ses dimensions ". Il parle bien DMD !

Il est vrai que les pauvres
bougres des gouvernements successifs de HGA et IOG n’ont rien pu faire pendant
25 ans. Il ne pouvait pas travailler – si ce n’est pour leurs poches bien
entendu – et vous savez pourquoi. Parce qu’il n’avait pas le DSRP. Evidemment.

Et puis ce qui a fait
le plus défaut pendant ces 25 ans, c’est surtout les statistiques :
des chiffres fiables. Parce que les pauvres, ça ne se devine pas et
surtout c’est tellement pauvre qu’on ne les voit pas. Dans les rues : pas
de pauvres. Dans les quartiers encore moins.

Et aujourd’hui malheureusement
la nouvelle vient de tomber avec la publication du DSRP : il y des pauvres
à Djibouti. Qui aurait pu croire cela ?

La morale est sauve car
le petit gourou des GVCP, Y E B a déclaré : " le gouvernement
djiboutien ne manquera pas d’en prendre note et s’engage résolument
à combattre d’une manière frontale le chômage. "

Cette fois, la caste des
GVCP a vraiment l’air décidé de prendre la misère et
la pauvreté par les cornes pour la terrasser et lui donner l’estocade
finale. La tauromachie en la personne de YEB vient de trouver un nouveau disciple.
Doit-on dire Tauromachie et DSRP même combat ?

Freeman

31/07/03 (B207) MON PAYS VA MAL (par Freeman)

Je n’ai pas pu m’empêcher
de reprendre le titre d’une chanson de Tiken Jah Facoli (chanteur ivoirien).
Chanson qui par ailleurs a été censurée à l’époque
par le gouvernement ivoirien. Fermons cette petite entrée en matière
pour nous intéresser encore une fois à l’une des dépêches
de l’ADI qui après tout n’est qu’un prétexte – mais un bon prétexte
– pour aborder la triste réalité de notre pays.

Cette respectable agence
de désinformation, nous rapporte que le gouvernement djiboutien, dans
un éclair de lucidité, vient de découvrir que la pauvreté
et même l’extrême pauvreté de nos concitoyens sont la résultante
d’un chômage endémique qui frôlerait les 70% de la population
en âge de travailler.

A mon avis, il y a anguille
sous roche. Je trouve très suspect que le gouvernement communique depuis
quelques jours à outrance sur la plaie du chômage à Djibouti.
D’habitude il arbore fièrement leur pseudo statistique pour nous dire
qu’au 1er ou 2nd semestre il y a eu création d’un certain nombre d’emplois
(jamais au-delà de 20 créations).

Aujourd’hui, il ne cache
plus rien et étale sur la place publique leurs piètres résultats
et surtout leur gestion calamiteuse d’un pays qui avait tout pour réussir
une sortie progressive du sous-développement. Pire, nos concitoyens
continuent à sombrer dans une misère noire. Une misère
digne des romans de Zola, insupportable en plein XXI° siècle.

Il y a fort à parier
que dans l’un des tiroirs de l’une des agences de l’ONU, il existe une petite
ou peut être une très grosse enveloppe – il est plus politiquement
correct de parler de projet – pour aider la République de Djibouti
à faire face au fléau du chômage alors que l’on sait pertinemment
où se trouve le vrai fléau.

Si l’on croit les chiffres
avancés par la Banque mondiale , le gouvernement Djiboutien aurait
bénéficié d’environ 38 millions de dollars (entre 2000
et 2003) pour réduire la pauvreté et ses effets. On a eu droit
à une petite campagne sur le document stratégique de réduction
de la pauvreté et pschitt ! Rien du tout depuis. Y a-t-il moins de
pauvres, plus de créations d’emplois ou moins de malade du Sida …J’en
doute très fort. Ces 38 millions ont-ils été utilisés
comme il se doit ? Les plus dévots d’entre nous auraient certainement
répondu: " Dieu seul le sait ? ".

Et malheureusement, le
pire des scénarios est entrain de se réaliser. Les experts de
la banque mondiale appellent cela " le scénario bas " . En
langage moins technocratique cela veut dire que le pays s’achemine vers le
" scénario catastrophe " ; et que rien de ce qui aurait dû
se réaliser n’a été accompli aussi bien en terme de créations
d’emploi, de réduction de la pauvreté ou de renforcement de
la gouvernance.

Dans un pays quand on
assiste à la disparition d’une classe moyenne et c’est le cas à
Djibouti, c’est un signe qui ne trompe pas sur la détérioration
des problèmes socio-économiques. En effet, cette classe moyenne
était jadis constituée des enseignants et d’une grande partie
des salariés de la fonction publique. Les plus privilégiés
d’entre nous pouvaient aider ceux qui étaient dans le besoin. Ils étaient
certes pauvres mais pas misérables ! Ils avaient encore une certaine
dignité et pouvaient remplir leur rôle de père, de mère,
d’époux (se).

Aujourd’hui, le paysage
social est apocalyptique. Il dépasse l’entendement. La misère
est omniprésente. Elle frappe à toutes les portes et touche
tout le monde sans distinction de classe socioprofessionnelle. Elle est entrée
dans les mœurs et a engendré de nouvelles habitudes et surtout
beaucoup de travers. Quémander est devenu chose naturelle. On le fait
sans rougir et sans se poser de questions. Est-ce qu’on a vraiment le choix
?

A-t-on vraiment le temps
ou l’idée de se poser toutes ces questions quand la misère affame
nos familles. Pense-t-on dignité ou fierté quand cette même
misère disloque et fait éclater en mille morceaux les familles.

A-t-on encore sa dignité
quand un subodore que sa fille ou sa femme se prostitue occasionnellement
pour réussir à faire bouillir la marmite familiale au moins
une fois par jour ? Certains penseront que je grossis le trait. Je réponds
que non !

C’est surtout par pudeur
que je ne fais qu’effleurer la réalité en laissant à
chacun d’entre nous la liberté d’imaginer l’ampleur du mal qui ronge
une à une les fibres de notre société et surtout de notre
dignité.

Face à cette misère
sans nom, il y a une nouvelle classe qui affiche ostensiblement ces richesses
accumulées sur le dos d’un peuple meurtris et vidés jusqu’à
la moelle. Elle roule en 4X4 (plusieurs millions de francs Djibouti) et habite
villas luxueuses qui n’ont rien à envier à certains quartiers
de Miami. Elle s’enrichit indûment et sans le moindre complexe.

Certains fonctionnaires
– à la de leur traitement – ne pourraient justifier de leur train de
vie si ce n’est par la corruption. Et là, je vise tous les Directeurs
et autres hauts responsables de la fonction publique qui vivent très
largement au dessus de leurs réelles ressources (salaires).

A côté de
ces planqués de la corruption, il y a une nouvelle caste. Je parle
de caste parce que très souvent, ces gens ont un lien de sang direct
ou indirect avec les apparatchiks au pouvoir. C’est au nom de cette filiation
qu’ils ont obtenu le sésame pour mener à bien leurs " sales
affaires ". Ils se prétendent des hommes d’affaires. Il en est
rien. Ils n’ont ni le talent et encore moins l’intelligence de l’homme d’affaire.
Leur seul mérite c’est leur proximité (par intérêt
ou par filiation) du pouvoir. C’est une caste qui vit en parfaite osmose avec
le pouvoir. Ils s’alimentent – ou s’autoalimentent – réciproquement
et font tout pour que le système perdure ad vitam aeternam.

Je ne sais pas s’il perdurera
ad vitam aeternam mais il est là depuis au moins deux décennies
et il est entrain de redessiner – pour ne pas dire défigurer – profondément
et durablement les fondements et les valeurs de notre société.


FREEMAN

24/02/03 (B186) Gastronomie : la recette du jour vous est offerte par Freeman. Bon appétit à tous.

Connaissez-vous la
recette de la République Bananière ?
Freeman

J’ai toujours pensé
que le monde politique – ou plutôt la stratégie politique
– était proche de l’art culinaire à la différence prêt
qu’une bonne recette
fait toujours, à l’unanimité, la joie et le plaisir de ceux
qui y goûtent. On
ne peut pas en dire autant de la cuisine politique qui souvent est source

d’indigestions, de crampes, de douleurs et d’aigreurs longues à partir.

Aujourd’hui, je me suis
plié à un exercice qui m’a procuré beaucoup de
plaisirs et que j’espère vous partagerez sans peine, sans douleurs
et non
sans quelques crampes de fous rires (un peu prétentieux n’est ce pas).

Parlons cuisine…..

J’avais coutume de dire
en rigolant que « nous étions une république
Bananière » -en parlant de notre pays Djibouti – mais en rajoutant

« malheureusement sans banane ». Avouez que c’est quand même
fort regrettable.
République Bananière sans Banane : Cela ne devrait pas marcher.

Et bien détrompez
vous !

Certes nous n’avons pas
de bananes, mais on peut se targuer et sans rougir
que nous avons quand même l’essentiel : à savoir la meilleure
recette et les
meilleurs ingrédients du monde pour réussir une vraie, une bonne
république
Bananière.

Ingrédients
:


Un Beau morceau de Président
:

Préférer
les Présidents d’élevage ; ceux élevés et nourris
aux bons grains
d’Éthiopie. Ces « présidents » d’Éthiopie »
(AOC) doivent être gavés un peu
comme les oies. N’ayez crainte, le Président d’Éthiopie est
naturellement
goulus et réussis sans grande difficulté à atteindre
le poids idéal proche de
l’obésité. Pour optimiser le goût de votre beau morceau
de Président, il
faudra le laisser mariner quelques bonnes années dans un milieu glauque
de
préférence (beaucoup de boue, purin et eau nauséabonde).
C’est dans cette
marinade glauque que le président donnera son meilleur.


Une part de Justice de préference Maigre (maigre mais pas light, restons
bio) :

Il n’y aucun problème
à se procurer de la justice Maigre sous nos latitudes.
Cette espèce prolifère, croit et procrée à profusion.
Une fois les morceaux
de « justice maigre » bien choisi. Vous les disposerez de préference
aux
endroits les plus stratégiques et les plus sensibles de votre plateau.
CE
POURRAIT ËTRE à la place du Procureur, du Président ou
du Ministre de la
justice.
Ils régaleront un peu les yeux de vos convives : ce sera votre alibi
sur le
gâteau. Je n’ai pas dit que ce sera de la poudre aux yeux . Mais c’est

presque cela!


Un gros quartier de politocards (ministres ou députés, les deux
peuvent faire l’affaire)
:

Préférez
les politocards sans scrupules et surtout anthropophages. Ceux qui
ont fait la preuve de leur anthropophagie même à l’égard
de leurs congénères.
Ceux qui ont mangé père et mère sans grand problème.
Vous pouvez les mettre
ensemble dans un grand récipient que l’on nommera « Assemblée
Nationale »- Un
Bonne république bananière ne vaut elle pas un peu de poésie
et d’esprit – ?
N’ayez crainte, ces bêtes ne se dévoreront pas. Ils connaissent
leur toxicité
à l’état vivant. Il faudra les nourrir souvent (mais pas trop)
car ils sont
d’un naturel vorace et toujours le bec à l’affût de la bonne
prise. Comme le
« Président » ils préfèrent et affectionnent
les marinades glauques et
nauséabondes.


Quelques affairistes :

A choisir avec beaucoup
de soins. Pour une fois, nous recommandons les
affairistes véreux bien entamés par le vers. facile à
reconnaître à leur
odeur, ils dégagent cette bonne odeur de pourris du vrai Bio. Un peu
comme le
camembert plus que bien fait. Tout comme leurs copains politocards
génétiquement très proche – Ces espèces peuvent
se croiser et vivre dans des
milieux proches. La nature fait toujours bien les choses – , les affairistes

affectionnent et se nourrissent quasi exclusivement d’Oseille (certains
appellent cela de l’argent du flouz ou même laacag !)- tellement vicieux
ces
affairistes qu’il n’hésitent pas à donner de l’oseille pour
en avoir
d’avantage -. Donc mettez tout ce beau monde dans la même marinade pour

retrouver une certaine homogénéité de couleur, d’odeur
et de consistance.
Quand votre préparation est prête, elle doit être de couleur
noirâtre, très
gluante et surtout dégager cette odeur que l’on reconnaîtra entre
mille.


Notre recette est quasiment prête à l’exception près qu’il
manque quelque
chose pour que le tout puisse prendre. Il nous faut un bon peuple (le bon

peuple proche de la définition de Rousseau) proche de l’état
naturel. Un
peuple honnête, aimant la paix, de préférence très
crédule, prêt à avaler
toute les couleuvres même les plus invraisemblables.

Une
fois ce « Bon peuple trouvé » commencez à préparer
votre recette.

Servir chaud ou froid,
en entrée ou en dessert, le Bon peuple saura
apprécier cette cuisine et vous sera éternellement reconnaissant.


BON APPÉTIT MES CHERS CONCITOYENS.

Freeman.

17/12/02 (B176/2) UNE INDIFFÉRENCE QUI TUE. (FREEMAN)

Le temps qui passe n’arrange
pas trop le cours de notre destin national. Notre pays continue avec persévérance
et assiduité cette lente descente aux enfers. J’ai même l’impression
que c’est la seule tâche à laquelle nos gouvernants s’attèlent
avec constance et non sans une certaine dextérité. Devrions-nous
les en féliciter ? C’est ce qu’ils s’apprêtent à nous
demander puisqu’ils ont le culot de solliciter notre suffrage.

Bien entendu, cette entreprise
n’a pu réussir que grâce à notre légendaire passivité.
Certains esprits malins ont su très vite tirer avantage de cet état
de fait et ont ainsi transformé notre plus grande faiblesse en une
force au service de leurs desseins les plus abjects.

Quant à nos vieux
maux (tribalisme, fatalisme, clientélisme, "Khatisme" : "philosophie"
et "art de vivre" très répandus à Djibouti
), j’ai le sentiment qu’ils se muent en une sorte de maladie chronique qui
nous rongent jusqu’à la moelle. Chacun d’entre nous se comportant tel
un malade arrivé au stade terminal, refusant de se soigner et attendant
stoïquement que cette "mort providentielle" vienne abréger
ses souffrances.

J’ai une révélation
à vous faire. Cette mort libératrice ne viendra pas. Cette souffrance
perdurera et s’aggravera au fils des jours. Elle nous poursuivra. Elle poursuivra
nos enfants et nos arrières petits enfants et peut être les générations
suivantes. Ce triste sort est le lot commun de tous les pleutres, les frileux
et les irresponsables qui préfèrent noyer leur impuissance pour
certains dans l’alcool et pour beaucoup d’entre nous dans le Khat et ce de
peur d’affronter cette honteuse et triste réalité qu’est la
notre.

Oui une sinistre réalité
d’un pays fantôme, d’un pays sans âme et forcément sans
avenir tant que chacun d’entre nous refuse de payer le prix. Nous préférons
une mort lente – mais certaine – pour tout le monde que de faire face à
nos responsabilités de citoyens, d’hommes libres et dignes. Notre indifférence
à notre propre sort et l’indifférence des autres à notre
égard nous mènent tout droit vers le chaos.

Nous préférons
les arrangements, les plaisirs faciles et les jouissances de courte durée
aux choix ambitieux et audacieux porteurs d’espérance, de vie et de
dignité pour toute la Nation. Nous baignons dans une culture de la
soumission et de la compromission au nom de petits intérêts matériels
ou alors au nom de " l’intérêt suprême de la tribu".

Le pays est en lambeaux.
Il est la proie de prédateurs sans foi et sans loi. Ils volent, usurpent,
falsifient, rackettent et bradent le patrimoine nationale (Port, aéroport,
usines…). Ils violent nos libertés fondamentales reconnues par des
textes nationaux et internationaux (arrestations arbitraires, procès
politiques, régime de violence et de terreur). Ils hypothèquent
l’avenir des générations futures (économie en faillite,
santé publique et éducation nationale en déliquescence
avancée). Ils souillent notre patrimoine naturel (enfouissement de
déchets chimiques et radioactifs …). Et j’en passe, tellement la
liste des forfaitures et crimes en tout genre est longue.

Le plus surprenant est
que nous sommes là, sans oser dire stop ou même lever la tête
pour les regarder droit dans les yeux et leur dire tout le mal qu’ils ont
pu nous faire; leur dire tout le mal que nous pensons d’eux, leur vomir notre
colère et les traîner dans cette boue qu’ils affectionnent tant
!

Notre colère est
tellement grande et puissante qu’elle serait en mesure de briser des montagnes
et encore plus de balayer ce ramassis de parasites, de rebus du genre humain,
ces fils du Docteur Frankenstein.

Quel que soit la méthode
utilisée pour se débarrasser de cette peste, elle sera légitime
et reconnue en tant que tel par toute la communauté internationale.
La résistance est légitime et la protection de l’avenir de nos
enfants est une obligation pour tout bon père de famille.

La situation est limpide.
Le mal porte un nom et a un visage. Il s’agit dès lors de le désigner.
De lui monter la voie de sortie. Et s’il s’agrippent bec et ongle, il faudra
les aider à partir et les aider à trouver la voie de la rédemption.
Cette rédemption, ils ne la trouveront qu’en passant préalablement
par le tamis de la justice. Ils ne pourront trouver tranquillité et
paix que lorsqu’ils auront rendu à César ce qui lui appartient
et lorsqu’ils se seront délestés des biens indûment acquis.

Ne prenez surtout pas
modèles sur nos opposants d’opérette. Je parle bien entendu
de Aden Robleh, de Moumin Bahdon, de Guedi Hared et consorts …. Au lieu
de faire front commun dans un grand parti de l’opposition pour faire face
à la machine du RPP, chacun à préférer faire bande
à part pour affaiblir le petit copain et mieux négocier avec
l’Ogre.

Il es vrai que les bougres
traversent une longue période de disette. Ils ont tellement faim que
les quelques miettes, jetées au sol par l’Ogre, suffisent pour assouvir
leur incommensurable appétit pour les belles berlines, villas, chauffeurs
et autres gadgets du pouvoirs. Dans leur petite cervelle ils doivent penser
" qu’Il n’y a pas mieux qu’un petit poste de député ou
de Ministre pour se refaire une nouvelle santé financière".
Après tout, ils savent faire aussi bien que l’Ogre. Ils ont une certaine
expérience en la matière!

Le culot et la cupidité
de notre personnel politique a atteint un tel niveau de bassesse que Moumin
Bahdon et consorts ne se déclarent plus aujourd’hui comme des opposants
au RPP mais des alliés avec qui, il compte sceller une alliance qui
après tout n’a rien de contre nature. C’est une alliance entre un dictateur
moribond et une flopée d’ anciens apparatchiks sur le déclin.
Aujourd’hui, tous ces chameaux égarés ont rejoint le bercail
du Grand Chamelier ("Guelleh" en langue Somali).

Personnellement, je ne
suis nullement déçu par de tels agissements car cette volte-face,
je l’avais annoncée il y a déjà belle lurette. Ma peine
et ma compassion va à l’endroit du peuple djiboutien qui a hérité
d ‘un Président indigne de lui et pour finir, d’une opposition et d’une
classe politique dont les convictions et la moralité sont irrévocablement
douteuses.

J’ai cette profonde conviction
que la solution à tous nos problèmes sont entre les mains des
seuls djiboutiens. C’est à nous de nous réveiller, d’ouvrir
très grand nos yeux, de retrousser nos manches pour extirper à
jamais ces métastases maffieuses. Si rien n’est fait très rapidement,
ces cellules cancéreuses vont finir par entamer à jamais le
peu de dignité et de liberté qui nous restent.

Quant à ma deuxième
mise en garde, elle concerne cette énième mascarade électorale
organisée par un régime incapable de comprendre les vertus d’une
démocratie et forcément incapable de d’appliquer. C’est comme
si l’on demandait à un néophyte intégrale de la musique
de jouer une partition et en plus avec un Stradivarius. Je vous laisse imaginer
le spectacle !

Quant à la communauté
internationale, elle doit assumer sa part de responsabilité et ne plus
accepter de soutenir un régime véreux et en décomposition
plus qu’avancée. La France, pays ami et allié, est directement
visée. Pour parodier le titre d’un film, je dirai "la France,
cet ami qui nous veut du bien" doit vraiment s’efforcer d’œuvrer
dans ce sens. Malheureusement l’histoire et toute l’actualité récente
prouve le contraire. Dans cette région de l’Afrique, elle a toujours
pris des options politiquement, moralement et historiquement condamnables.

Que chacun prenne ses
responsabilités : le citoyen en revendiquant pleinement ses droits
à vivre dignement, les opposants à s’opposer réellement
sans aucune compromission, la communauté internationale en se rangeant
non pas selon leurs intérêts du moment, mais dans le sens des
aspirations et des revendications légitimes du peuple souverain.

Je jette ces quelques
mots comme une bouteille à la mer dans l’espoir que cette supplique
puisse trouver échos auprès de quelques êtres sensés.

A force de trop espérer
ou de ne plus espérer du tout, on finit par rencontrer la mort ! C’est
ce qui est entrain de nous arriver. On compte trop sur la providence ou le
hasard pour retrouver le chemin de la guérison. Et pour finir, nous
risquons tous un jour de comparaître devant le tribunal de l’Histoire
pour "crime d’indifférence".

FREEMAN

18/06/02 LE DJIBOUTIEN EST-IL CONDAMNÉ À RESTER PASSIF ? (Par Freeman)

Parler ou se taire,
dans tous les cas on se fait écharper. Alors, autant s’exprimer.
C’est ce que j’ai choisi de faire sur des sujets (éducation, démocratie,
culture, tradition etc …) qui m’interpellent depuis un certain temps.
Nous autres les djiboutiens, on a la fâcheuse et désagréable
manie de nous emporter à la moindre contradiction. Est-ce la preuve
de notre immaturité ? Je parle bien sur de l’immaturité
en politique. Il est vrai que nous avons eu rarement l’occasion de débattre
d’un sujet ou d’une question de la première importance pour notre
pays. La démocratie n’a jamais été la tasse de thé
de nos gouvernants. A moins d’être amnésique, je ne pense
pas que Gouled ou IOG ait pris la peine de nous consulter un jour sur
une grande question nationale?

Après la parenthèse
coloniale qui s’est caractérisée par une mise sous tutelle
de notre souveraineté nationale et de nos attributs de citoyens
à part entière, nous avons connu une autre période
de confiscation de pouvoir. Cette époque post-coloniale a vu naître
un système politique autocratique dont la particularité
la plus saillante est la concentration et la confusion des pouvoirs au
main d’une seule personne. Ce système s’est perpétué
pendant un quart de siècle. Cela n’a été possible
que grâce à la conjonction de plusieurs facteurs : tribalisme,
religion omniprésente, analphabétisme de masse, sous-développement
socio-économique etc…

Notre mode d’organisation
sociale explique largement "la faillite" et les dérives
actuelles de notre société djiboutienne (échec de
la démocratie, déliquescence du corps social, corruption
généralisée, faillite sanitaire et éducationnelle
etc…). Que l’on soit originaire de la Somalie, du Yémen ou en
se referant au mode d’organisation sociale Afar, le Djiboutien ne se perçoit
qu’au travers de la tribu ou du clan auquel il se rattache. Il ne se pense
pas en tant qu’individu à part entière c’est à dire
en tant qu’entité autonome constituant un centre – autonome – de
réflexion de décision et d’action. C’est une "pièce",
partie intégrante, d’une complexe machinerie tribale qui le "dévore"
entièrement.

Vu sous ce prisme
clanico-tribal, toute décision ayant des répercussions sur
le plan social ou politique est tout d’abord analysée par rapport
au groupe de rattachement. En d’autres termes, on se pose la question
suivante: quelles sont les retombés (positifs ou négatifs)
sur mon clan ? Si, elle sont positifs, je serais tenté de soutenir
activement cette décision. Par contre, si ces retombés sont
négatives. Je m’évertuerais à tout faire pour contrer
cette décision. Je qualifierai cette attitude "d’opportunisme
clanique".

Cette opportunisme
communautaire trouve des applications diverses et variées dans
toutes les activités socio-économiques : transactions commerciales,
recrutement, mariages, marchés publics, grand projet national,
etc ….. On comprend aisément que tous les espaces de décisions,
de concertation et d’échanges soient pollués par ce réflexe
communautaire. De ce fait, toutes les décisions sont guidées
non pas par un souci d’objectivité, de rationalisme et d’efficacité,
mais par des considérations archaïques liées au clan
ou à la tribu.

Il est vrai que les
choses ne sont pas si simples que cela. J’ai un peu schématisé
pour faciliter la compréhension de ce phénomène.
Prenons l’exemple de la décision d’une nomination ministérielle
ou à un poste clé de la haute fonction publique. Le premier
commentaire que suscite cette nomination et qui vient à l’esprit
du djiboutien lambda : de quelle tribu est issue la personne nommée
à ce poste. On ne se posera nullement la question de sa compétence,
de son intégrité ou de sa moralité etc….. toute
ces questions qui peuvent sembler essentielles dans un autre contexte,
deviennent d’une futilité affligeante à Djibouti.

Quant à notre
capacité de contestation politique, elle est quasiment nulle. En
effet, nous disposons d’un patrimoine socioculturel qui n’est pas très
enclin à cultiver notre aptitude à contester, à nous
opposer en raison d’un avis différent. L’on serait tenter de croire
que notre sentiment de révolte est en grande partie inhibé.
Dire non aux anciens, aux puissants, aux plus nantis et à fortiori
à l’Etat, est souvent perçu comme une excentricité,
une manière de se démarquer et surtout la meilleure façon
pour se faire clouer au piloris.

Ce comportement trouve
souvent sa source dans nos rites, nos règles en société,
nos rapports intergénérationnels et aussi malheureusement
dans notre rapport à la religion qui nous portent plus vers la
soumission que vers la contestation. On ne sait pas dire non ou être
irrévérencieux quand une situation le recommande fortement.

La résignation
est une attitude, un état d’esprit ou une sorte de prédisposition
qui font partis intégrante de notre palette culturelle. Je ne vais
pas jusqu’à dire que nous baignons dans une culture de la soumission.

Mais il est des signes
et des situations qui ne trouvent un début d’explication qu’au
travers de ce prisme de la soumission et de cette propension à
accepter l’adversité avec fatalisme et résignation. Sinon,
comment expliquer que nos pays et certains autres beaucoup plus anciens
comme l’Egypte, la Syrie, l’Irak et j’en oublie certainement d’autres,
puissent encore se trouver sous des régimes dictatoriaux depuis
plusieurs décennies. Comment expliquer que ces pays qui disposent
d’une certaine intelligentsia, d’une tradition universitaire, d’un faible
taux d’analphabétisme puissent accepter sans sourciller toutes
les atteintes et les violations aux libertés et droits de l’homme
les plus élémentaires. Comment justifier que Moubarak se
soit présenté comme le candidat unique aux élections
présidentielles ? Idem pour Ben Ali en Tunisie.

Prenons l’exemple
de la Syrie. A la mort du Président El Assad, son fils Bahar Al
Assad a pris les rennes du pouvoir sans le moindre incident. Cette soit
disant République s’est mue sans le moindre heurt en une sorte
de monarchie où le pouvoir est dévolu selon des règles
bien établies, de père en fils. Il paraît que Moubarak,
Kadhafi, Ali Abdallâh Saleh nous préparent le même
scénario. Le Président est mort, vive son fils!

Pourtant certains
de ces pays ont fait la preuve de leur capacité à s’affirmer,
à lutter pour leur indépendance à l’époque
coloniale. C’était peut être la fibre nationale qui les avait
animé à l’époque. Après tout ce n’est peut
être qu’une question de fibre !

Nous prépare-t-on
le même schéma à Djibouti ? Hélas, il semble
bien que oui. Hier, nous avons assisté passivement à la
transition "très démocratique" entre l’oncle (Hassan
Gouled) et le neveu (Ismail Omar) et Demain ce sera peut être entre
le père, IOG, et l’un de ses fils ?

Avançons, discutons,
débattons et essayons de construire un début de démocratie
au sein de notre communauté et au sein de notre diaspora. Profitons
des festivités du 25ème anniversaire de notre indépendance
pour nous rencontrer, pour prendre des initiatives. J’ai une idée!
Et si nous créons dans chaque ville où il y a une communauté
djiboutienne importante (Ottawa, Toronto, Paris et d’autres villes …)
une structure, ne serait ce qu’informelle, pour permettre à chacun
d’entre nous de débattre, de proposer – et donc de reconstruire
à notre modeste échelle – des initiatives pour aider les
nôtres qui sont restés au pays. D’autres communautés
le font pourquoi pas nous! Chaque structure pourra s’intituler par exemple
le "MOUVEMENT DU 27 JUIN". Et pourquoi, ne pas imaginer par
la suite un "mouvement transnational du 27 juin" -une sorte
d’ONG- dont la vocation essentielle sera l’entraide avec la population
djiboutienne. Cet objectif relève du domaine du possible. Réfléchissons-y
!

C’est un test pour
nous tous. Et s’il est concluant, cela voudrait dire que tous les espoirs
sont permis pour demain.


FREEMAN
Freedjib@aol.com

10/06/02 Affaire Borrel : le rôle de la France ? (Freeman)

Je ne
suis ni témoin à charge, ni à décharge.
Je souhaite tout simplement apporter mon point de vue sur
une affaire qui commence à faire beaucoup de bruits
et surtout à gêner beaucoup d’intérêts.
Cet article du Nouvel Observateur a relaté cette affaire
en récapitulant les termes du témoignage du
seul témoin dans l’affaire BOREL ainsi que l’atmosphère
dans laquelle s’est déroulé cette audition.

Tout laisse
penser que cette Affaire n’arrange personne. Elle tombe dans
un contexte diplomatique très tendu entre la France
et Djibouti

N’arrangeant
les affaires de personnes, chacun des protagonistes y met
du sien pour nous dire que tout est pour le mieux dans le
meilleur des mondes. La France de son côté a
déjà essayé de noyer le poisson. Espérons
que l’arrivée du juge PARLOS permettra à ce
dossier de se mettre sur les rails de la vérité.
Rails qu’il n’aurait jamais dû quitter au pays des Droits
de l’Homme !

Quant
au régime djiboutien, qui risque très gros dans
cette affaire a successivement épuisé quelques
uns des ténors du Barreau de Paris. Nous avons d’abord
eu Me Spziner et pour finir Me Baudolot.

Revenons
au fait, il est presque normal de douter dans toute procédure
judiciaire. C’est le travail du magistrat instructeur d’instruire
à charge et à décharge. Il est normal
que le témoignage de Mohamed ALHOUMEIKANI ait été
vérifié, recoupé et confronté
avec d’autres éléments ( témoignages,
preuves matérielles, autopsie…etc).

Au final
et après analyses des différents éléments,
ce témoignage aurait dû être accueilli
avec un peu mois de scepticisme et peu plus de sérieux.
En effet, l’autopsie qui aurait été réalisée
par un éminent professeur de médecine légale
(Pr . LAZZARINI) ne laisse la place à aucun doute.
Les conclusions sont claires et nettes : le juge BORREL a
été brûlé après sa mort
car aucune trace de suif n’a été retrouvée
dans ces poumons. Par contre, il aurait été
très intéressant de connaître la cause
directe de la mort. Est-ce encore un oubli ou une lacune dans
une procédure quelque peu bâclée.

Le comportement
de la justice française et particulièrement
des magistrats instructeurs est plus que troublant dans cette
affaire (absence d’autopsie sérieuse, inerties et lenteurs
injustifiées ….).

Un autre
point du dossier a retenu notre attention. Il s’agit des pièces
versées par l’un des avocats du régime djiboutien.
En effet, il aurait remis aux juges d’instruction le dossier
militaire du témoin (lieutenant Alhoumeikani) ainsi
que la fiche d’écrou de Awaleh Gelleh. Il est plus
que légitime de se poser des questions sur la force
probante de tels documents. Quelle est la fiabilité
de telles pièces, surtout quand on connaît l’intégrité
des fonctionnaires du Ministère djiboutien de la Justice
et ceux du Ministère djiboutien de la Défense.

A notre
sens, la ficelle est trop grosse. C’est comme si vous reconnaissez
à toute personne mis en cause, le droit de s’auto fabriquer
les preuves de son innocence. J’espère que les juges
accorderont la valeur quelle mérite aux éléments
versés par les défenseurs d’IOG. C’est à
dire nulle.

En conclusion,
il y a dans cette affaire une personne qui mérite le
soutien et le respect pour sa force de caractère et
son courage dans la recherche de la vérité.
C’est Mme BORREL.

Si j’avais
un conseil à donner aux avocats de Mme BORREL, je leur
dirais de mettre en cause l’Etat Français (la Justice
française) pour avoir manqué de diligences dans
l’instruction de ce dossier et pour toutes les tentatives
et pour toutes les manœuvres faites pour conforter la
piste erronée du suicide. La mise à l’écart
par le CSM français (Conseil Supérieur de la
Magistrature) des juges Marie-Paule MORRACCHINI et Le LOIRE,
magistrats instructeurs, constitue plus qu’un aveux de culpabilité
de la Justice française. MADAME BORREL, LA FRANCE VOUS
DOIT DES EXPLICATIONS.

QUI PROTEGE-T-ON
DANS CETTE AFFAIRE? Toute la clé de cette affaire réside
dans la réponse que l’on pourra apporter à cette
interrogation !

A ce stade
l’affaire BORREL relève plus de l’affaire d’Etat et
demande ainsi le recours à des avocats familiarisés
à ce genre d’exercice. Me VERGES me semble tout désigné
pour mener à bien cette affaire.

C’est
une véritable guerre d’usure qui se profile à
l’horizon. Je crois même qu’elle a commencé depuis
le début. Tous les subterfuges vont être utilisés:
dessaisissement d’un magistrat au profit de l’autre, lancement
d’une commission rogatoire internationale sans espoir de retour,
mis en avant du principe de souveraineté des états,
disparition de certaines pièces du dossier, impossibilité
de joindre des témoins importants à l’étranger…
Tout la panoplie.

A mon
humble avis, le "maillon faible" pour aboutir à
la vérité se trouve du côté français
et plus particulièrement du côté des représentants
de la France à Djibouti. Tous les fonctionnaires et
haut fonctionnaires français en place à Djibouti
(Personnels diplomatiques), Jean-Claude SAPKAS, Conseiller
français à la Présidence, un certain
CASANO, conseiller à la primature et certains autres
ressortissants français impliqués dans les sphères
glauques du pouvoirs politico-économiques djiboutiens
(ex Me MARTINET, MASSIDA etc …).

Madame
BORREL, nous sommes avec vous. Votre combat est honorable
et mériterait que votre pays ainsi que vos collègues
des différents syndicats de la Magistrature affichent
beaucoup plus leur soutien et leur détermination dans
la recherche de la vérité. Bernard BORREL était
quand même leur confrère.


FREEMAN

05/06/02 LES BARATINS DE L’ADI. (Par Freeman)

Comme tout bon djiboutien
avide d’information sur le pays, il m’arrive d’aller faire un petit tour
du côté de l’ADI (Agence de Désinformation d’Ismail).
Cette agence n’est elle pas la mieux placée pour nous fournir ce
genre d’info ?

Il est vrai que Djibnet
– comme elle l’a souvent répété – n’est pas une agence
d’info; qu’elle n’a pas vocation à diffuser de l’information. Personnellement,
je reste convaincu du contraire. J’estime qu’un petit effort pourrait
être fait dans ce sens. Sinon, à quoi bon s’appeler DJIBNET
?
Djibchat ou Djibforum aurait pu faire l’affaire !

Revenons à
l’ADI, l’agence d’Ismail. Je suis un fervent adepte d’Internet et de la
presse et je crois n’avoir jamais rencontré de l’information aussi
creuse, du baratin 100 %, de la "Non Info".

Je sais pertinemment
que ce nid d’incapables – je parle de l’ADI bien entendu – n’est là
que pour travestir la non action, l’incurie du régime en place.

Des fois, l’ADI dépasse largement son cahier des charges et chantent
à tue-tête, les louanges du Génie de la Corne. C’est
peut être un fait, mais en attendant cette machine à désinformer
le fait sur les deniers du contribuable
!

Je me suis astreint
à lire les soit disant dépêche de l’ADI que je rebaptiserai
bien les " BARATINS DE L’ADI ".

En nous rapportant
les informations concernant "L’ACTION DANS L’IMMOBILITE"
du gouvernement IOG, j’ai noté qu’il y avait un certain nombres
de mots qui revenaient comme un leitmotiv.

REDYNAMISATION:
En tête
de liste, nous avons le fameux "Redynamisation". Ismail et sa
clique sont toujours entrain de redynamiser quelque chose. An niveau économique,
le résultat se fait toujours attendre. Quant au service publique
de la santé, de l’éducation, la lutte contre la corruption
etc ….; la redynamisation semble demander un peu plus de temps que prévu.
Mais je suis sure, ils y travaillent avec acharnement.

PLAN ou PLANIFICATION
:
Au palmarès
des mots qu’affectionne l’ADI, il y a le fameux PLAN. Heureusement qu’il
est là celui là. Nous avons d’abord des plans quinquennales,
décennales pour planifier la sortie de la pauvreté, pour
éradiquer le Sida, pour une meilleure couverture sanitaire et je
ne sais quoi d’autres. Sur les deux ou trois domaines que j’ai cité
plus haut, c’est le flop. La pauvreté est toujours là et
encore plus criante, la santé, nous sommes loin du minimum vital.
C’est le néant. L’éducation, c’est en arrière toute.

Prenons l’exemple de la dépêche du 3 juin "réunion
au palais du peuple pour l’élaboration d’un plan national stratégique
intersectoriel de lutte contre le VIH/SIDA… De grands pour mots pour
rien !
Ils se réunissent et font des plans. Et après, du vent !
IOG et ses piranhas feraient mieux de planifier leur sortie. Un plan sur
un mois ferait l’affaire pou tous les djiboutiens. Et en prime, vous aurez
leur éternelle gratitude! Que demande le peuple.

STRATEGIE:
Le 3 juin
devrait être déclaré: "Journée de la stratégie".
En effet, plus haut il y avait déjà, le plan national stratégique
pour le Sida. Le même jour, il y avait un atelier sur l’approche
stratégique dans la gestion de l’eau. Je me demande pourquoi rien
ne va à Djibouti, alors que nous avons à la tête du
pays de TRES GRAND STRATÈGE ?
C’est certainement la faute des djiboutiens qui n’ont rien compris ou
mal appliqué la stratégie de la pieuvre.
On aurait pu aller plus loin et continuer à rire du comportement
de pieds nickelés des irresponsables politiques Djiboutiens et
de celui de l’ADI, mais la situation est en fait plus grave et même
très alarmante.

Restons vigilants
!

A très bientôt.

FREEMAN

28/05/02 L’HEURE A – T – ELLE SONNE POUR LES DJIBOUTIENS ? Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard ! (Freeman)

J’ai choisi volontairement
d’emprunter une image que tout un chacun ou plutôt
tout un chacune est en mesure de comprendre. Il s’agit de cet instant

nous, les mammifères sentons que "l’instant magique"
est arrivé pour
accoucher ou mettre bas l’être que nous portons dans nos entrailles.

Le temps est donc
venu pour que nous mobilisions toutes nos forces et toutes
nos ressources pour aller fouiller dans nos entrailles et retrouver cette

liberté que chacun d’entre nous porte en lui. J’exagère
peut être mais je
pense que notre espèce est née pour être libre.

Alors, retrouvons
cet instinct qui nous pousse vers la liberté. Puisons
toutes nos forces pour briser ces chaînes qui ont trop longtemps
entravé nos
pas vers la démocratie et le développement.

Retrouvons cet instinct
qui fait que la lionne est prête à mourir pour
protéger sa progéniture. Il s’agit bien de cela. Nous devons
protéger nos
enfants et les générations à venir.

Le prédateur
est là. Il est clairement identifié. Le prédateur
en chef porte
un nom. Les membres de la horde sont connus. Nous sommes en mesure d’énumérer
un à un tous leurs méfaits et toutes les violences dont
ils sont
responsables.

Ils ne nous restent
plus qu’à pointer nos doigts en leur direction pour leur
dire que nous nous sommes réveillés ; que nous avons enfin
retrouvé cette
liberté qui a longtemps sommeillé en nous.

L’heure des comptes
a sonné pour ces prédateurs. Ils nous doivent des
explications sur ce qu’ils ont fait de notre pays et à nos enfants.

Ne soyons pas rêveurs.
Nous savons pertinemment que ces hommes doivent être
aidés. On doit les aider à prendre conscience de tout le
mal qu’ils nous ont
fait, de tous les gâchis dont ils sont responsables (Education nationale,

santé publique, faillite économique, familles brisées
….). N’oublions pas
qu’ils sont sans scrupules et incapables de la moindre prise de conscience

sur leurs actes.

Réveillons
nous avant qu’il ne soit trop, trop tard !

FREEMAN