06/07/10 (B559) Alwidha Info : Djibouti : Les rebelles du FRUD harcèlent les forces gouvernementales

Selon les informations en provenance de la capitale djiboutienne, les derniers affrontements entre rebelles et soldats gouvernementaux ont crée une sorte de panique au sein de la population.

Les rebelles du Frud (Front pour la restauration de l’unité et la démocratie), dirigés par Kadamy semblent gagner du terrain. Harcelés par les combattants du Frud, des officiers supérieurs djiboutiens ont conseillé le président de privilégier la négociation d’arrêter l’effusion de sang, a déclaré à Alwihda un officier supérieur sous le couvert de l’anonymat.

Selon les informations en provenance de la capitale djiboutienne, les derniers affrontements entre rebelles et soldats gouvernementaux ont crée une sorte de panique au sein de la population. Des soldats refusent de combattre et face à l’intransigeance du président sur sa présentation aux élections présidentielles, d’aucuns n’excluent pas un coup d’état à la nigérienne afin de sauver l’unité du pays.

Les forces de l’ordre (Armée, gendarmerie, et police), qui constituent le bouclier du régime jusqu’aujourd’hui, sont traversées par des crises profondes, l’armée n’est pas très motivée pour combattre le FRUD.

L’exécution du chef d’Etat major de la gendarmerie, le colonel Ali Bogoreh le 12 mai 2010, probablement par les éléments du régime, toujours liée aux péripéties du 3ème mandat, suscite de sérieux remous au sein de cette corporation.

Crée en Août 1991 à BALHO, petit village au Nord Ouest de la République de Djibouti sous sa forme actuelle, le FRUD est issu de 3 mouvements fruits des luttes populaires multiformes. Ce mouvement s’est assigné comme objectif la création d’un véritable État national et d’une authentique démocratie, ainsi que la justice sociale et l’égalité entre les citoyens.

Selon le leader du mouvement, "Le FRUD, qui avait déjà dénoncé l’éventualité d’une présidence à vie de Guelleh, dans sa déclaration de Bruxelles (26 juin 2009), condamne avec force cette fuite en avant d’un président illégitime adoubé par un parlement coopté et non moins illégitime, qui risque de mettre le pays dans une situation chaotique".

Dans une interview à Alwihda, le leader du FRUD a déclaré que l’opposition au 3ème mandat est très forte au sein de toute la population, y compris au sein des soutiens traditionnels du pouvoir, Le PND d’Aden Robleh Awaleh, membre de la coalition UMP (Union pour la Majorité Présidentielle) a refusé son soutien à la révision constitutionnelle relative à la levée de la limitation du mandat présidentiel.

Lié à cette conjoncture, l’homme d’affaire Aboulrahman Boreh qui a été un homme clé sur le plan économique (la construction des infrastructures) en introduisant les investisseurs de pays de Golfe, a été évincé par le fait de prince ou de « princesse ». Tous ses biens ont été confisqués ; ses proches parents ont été pris comme cibles (arrestations arbitraires, tortures, assassinats …).

02/06/10 (B554) La résistance dans le Nord et la situation dangereuse qui se développe dans le pays (Autres articles)

_______________ Dabio.net (article repris par plusieurs média)

Djibouti : 3 morts et 12 blessés dans un accrochage entre l’armée et les forces du FRUD

De violents affrontement ont éclatés entre l’armée nationale djiboutienne et les forces armés de la principal rébellion du pays, le FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité et la démocratie).

Pressée par le Président de la République, qui veut des résultats immédiats, l’Armée a entrepris deux attaques contre les combattants de FRUD au Nord de Djibouti : à côté de Bouya (près de la frontière éthiopienne et à Eshatou Asmadera (35 km d’Obock).

Les attaques de l’Armée on été repoussées sur les 2 fronts par les combattants de FRUD, en leur infligeant des pertes : 2 morts et 7 blessés à Bouya, 1 mort et 3 blessés a Eyshatou. Les tensions sont très vives dans les régions de Mabla, de Moussa Ali et Bouya.

Le FRUD impute l’entière responsabilité de cette escalade sur l’entêtement du régime à s’enfermer dans une logique guerrière, plutôt que de favoriser la résolution pacifique des causes des conflits d’après Mohamed KADAMY, un responsable du mouvement.

02/06/10 (B554) La résistance dans le Nord et la situation dangereuse qui se développe dans le pays

_________________________ La LDDH diffuse des appels

____________ à SURVIE

Je lance un Appel à SURVIE qui n’a jamais manqué de nous épauler dans notre combat pour la fierté Africaine, notre combat pour la dignité Africaine, et aujourd’hui dans notre mobilisation contre la modification de la Constitution pour des intérêts mafieux en République de Djibouti.

Nous vous serons reconnaissants d’amplifier et de nous épauler pour qu’enfin l’Afrique soit Libre conformément au Discours politique de 1958 du Général de Gaulle qui n’avait jamais été respecté.

Il est temps que la Politique néfaste et dépassée de la France, Politique dangereuse qu’heureusement SURVIE dénonce constamment.

Il est temps, que le « Pavillon de la France-Afrique à Nice », baisse Pavillon d’autant plus que les populations Africaines sont déterminées à ne plus être dominées par des Agents de la « Piscine ».

Fidèles amitiés
Jean-Paul NOEL ABDI

________________________Ci-après un Flash Info.

Un vieux Djiboutien s’exprime sur les dangers actuels.

Djibouti, le 1er Juin 2010

Suite à la reprise des conflits armés et des répercutions sur les populations civiles au Nord et Sud Ouest.

Le Nord est à feu et à sang …

Le Sud est dépouillé et sans Chemin de Fer…

La Capitale est en mouvement contre l’Association des Mafieux au Pouvoir.

Les mains sanguinaires d’IOG sont-elles toujours en ballade, loin de la Realpolitik ?

___________________ Appel à Jean-Loup SCHAAL.

Appel sans commentaire immédiat, sur le dernier conflit armé en République de Djibouti provoqué par le candidat perpétuel invité pour le Sommet de France-Afrique afin de s’exprimer sans Impunité pour l’extermination des populations de Mogadiscio et probablement celles de Djibouti.

Les vieux Djiboutiens suivent avec une attention particulière le mea culpa de la France-Afrique consistant à ne plus cautionner les Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité et autres Crimes Organisés.

Baxwell
un vieil ami des vieux Djiboutiens

04/06/10 (B554) Communiqué de la LDDH : le ratissage continue dans le nord ? (+ un hommage à Floribert Cheyeda)



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 3 JUIN 2010.

Le ratissage au nord continue ?

Les disparitions forcées
des populations civiles se déroulent dans le plus grand secret

Le droit d’aller et venir est constamment violé sous prétexte des raisons de sécurité.



Depuis pratiquement plus d’un an, probablement dans le but d’instaurer un climat d’insécurité, la situation au Nord se détériore dangereusement.


La volonté de se maintenir au pouvoir par des modifications illégales de la Constitution, la volonté d’instaurer l’insécurité par un candidat le Dictateur impopulaire Ismaël Omar Guelleh afin de justifier son viole en toute Impunité de la Constitution et ce auprès des Chancelleries et des Forces armées Etrangères basées à Djibouti, cette volonté des sanguinaires au pouvoir est injustifiable et intolérable, d’autant plus que tous ces Crimes de Disparitions forcées et autres Crimes de Guerre depuis le début de l’année prennent une ampleur plus qu’inquiétante.


Tenons compte des difficultés d’obtenir des informations rapides dans les zones d’Andoli, Madeha, de Wadi, de tant d’autres zones au Nord et à l’ouest de notre pays.


Dénonçons les Crimes de Guerre et autres Crimes Organises, qui en toute Impunité et dans le silence généralisé se propage dangereusement sur tout le Territoire nationale.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée de ces méthodes intolérables de répressions aveugles et absurdes contre les populations civiles, qui ne veulent que vivre en paix et choisir leurs propres représentants légitimes.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est consciente que le nombre exact des Disparitions forcées est difficilement cernable,


Toutefois, la LDDH exige la libération immédiate et la cessation des tortures, qui depuis ces derniers temps, s’abattent sur au moins quatre civilsqui sont détenus illégalement dans un lieu tenu secret comme la SDS ou autres lieux de non droit par des Forces armées ou plutôt par des milices de l’Equipe au Pouvoir. Il s’agit de :

– De l’Okal général MOHAMED HOUSSEIN MOHAMED ;

– HOUSSEIN MOHAMED AHMED ;

– AHMED ALI OBAKAR ;

– AHMED ALI HOUSSEIN.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel urgent à tous les Défenseurs des Droits de Homme et condamne avec rigueur les Disparitions forcées organisées par le régime en place, probablement avec le silence complice des Forces Etrangères Stationnées à Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul

_______________ HOMMAGE

AU DEFENSEUR ET AMI FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE


QUE DIEU TOUT-PUISSANT L’ACCEUIL DANS SON PARADIS CELESTE ;


Ayant connu personnellement FLORIBERT CHEBEYA Défenseur exemplaire qui n’hésitait pas à vous tenir informé de la situation de son pays, d’exprimer régulièrement son témoignage en faveur de tous les opprimés congolais, de combattre sans réserve l’Impunité dans son Pays.


En un mot le courageux Défenseur FLORIBERT CHEBAYA était la VOIX DES SANS VOIX.


Nous sommes persuadés que ce crime odieux émane des responsables au plus haut niveau de l’Etat, voir même commandité par le Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige une Commission d’Enquête internationale.


La Ligue Djiboutiennes des Droits Humains (LDDH) partage avec émotion la douleur de son épouse, de toute sa famille ainsi que tous les militants et présente ses profondes condoléances.


Je prie pour le croyant FLORIBERT CHEBEYA et pour son ami FIDELE BAZANA EDADI tous les deux torturés et tués sauvagement par des Responsables corrompus en République Démocratique du Congo.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rend un VIBRANT HOMMAGE AU DEFENSEUR AFRICAIN INFATIGUABLE, Vice-président de l’UIDH, VIBRANT HOMMAGE A FLORIBERT CHEBEYA BAHIZE PERE DE LA VOIX DES SANS VOIX (VSV).

NOEL ABDI Jean-Paul

__________COMMUNIQUE DE PRESSE – L’OBSERVATOIRE



République démocratique du Congo (RDC) : Vive indignation suite à la mort du défenseur des droits de l’Homme Floribert Chebeya Bahizire



L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), exprime sa plus vive indignation suite à l’annonce de la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire, directeur exécutif de la Voix des sans-voix pour les droits de l’homme (VSV) et membre de l’Assemblée générale de l’OMCT, dans des circonstances peu claires.



Alors que M. Floribert Chebeya Bahizireétait porté disparu depuis le 1er juin 2010, son corps a été retrouvé sans vie par la police ce mercredi 2 juin dans la matinée à bord de sa voiture sur une route à la sortie de Kinshasa. Par ailleurs, M. Fidèle Bazana Edadi, membre et chauffeur de la VSV qui accompagnait M. Chebeya Bahizire, reste porté disparu. Au moment de publier ce communiqué, le directeur exécutif adjoint de la VSV, M. Dolly Ibefo Mbunga, n’avait toujours pas été autorisé à voir le corps de M. Chebeya Bahizire et la police lui a demandé de revenir dans la matinée du 3 juin.



Dans l’après-midi du 1er juin 2010, M. Floribert Chebeya Bahizire avait reçu une convocation à se rendre auprès de l’inspecteur général de la police nationale congolaise (IG/PNC), le Général John Numbi Banza Tambo, pour un motif qui devait lui être communiqué sur place.



Accompagné de M. Bazana Edadi, M. Floribert Chebeya Bahizire s’était alors rendu aux bureaux de l’IG/PNC, dans la commune de Lingwala, Kinshasa, vers 17h. Lorsque ses proches ont cherché à le joindre par téléphone peu après 21h, M. Chebeya Bahizire n’a pas décroché, tandis que le téléphone de M. Bazana Edadi était éteint. A partir d’une heure du matin, tous les appels en direction du téléphone de M. Chebeya Bahizire étaient déviés.



« Nous condamnons fermement la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire, défenseur des droits de l’Homme reconnu pour sa lutte en faveur de la justice et des droits de l’Homme, décès survenu dans des circonstances pour le moins obscures, et nous nous associons à la tristesse de ses proches, de ses collègues et de tous les défenseurs des droits de l’Homme congolais », a déclaré M. Eric Sottas, secrétaire général de l’OMCT.



L’Observatoire condamne la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire qui s’inscrit dans un contexte d’insécurité croissante et d’intimidations répétées à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme en République démocratique du Congo, et réitère sa plus vive préoccupation au regard de la détérioration de la situation des défenseurs en RDC.



« Nous appelons les autorités congolaises à mener une enquête indépendante afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort de M. Chebeya Bahizire et à retrouver M. Bazana Edadi dans les meilleurs délais. Nous appelons également la MONUC a faire le suivi nécessaire en application de son mandat de protection des défenseurs des droits de l’Homme dans le pays », a déclaré Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.



Plus généralement, l’Observatoire appelle les autorités congolaises à mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme en RDC, et à se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC.



Pour plus d’informations, merci de contacter :

· OMCT : Eric Sottas / Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39

· FIDH : Karine Appy / Fabien Maitre : + 33 1 43 55 25 18

04/06/10 (B554) La résistance dans le Nord (1 article)

______________________________ 1 – HNS Info

Djibouti : les combattants du FRUD affrontent l’Armée djiboutienne au Nord du pays

Suite à l’incursion des éléments de l’Armée Gouvernementale stationnée à Margoïta (Nord Ouest du District de Tadjourah) vers des zones contrôlées par le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (F.R.U.D), les combattants ont repoussé les assaillants jusque dans leur camp qu’ils ont par la suite attaqué durant 3 heures, le 19 mai 2010.

Bilan : pertes importantes de l’Armée (3 morts et une douzaine de blessés). Une partie du camp de l’armée a été détruit. Le F.R.U.D ne déplore aucune victime, mais l’Armée comme à son habitude s’est vengée sur les civils innocents d’après un communiqué officiel parvenu à Alwihda.

Cet affrontement fait suite à une série de ratissages et d’exactions contre les civils (tortures, arrestations, expulsions et bannissements des quelques 300 citoyens et de nombreuses violences à l’encontre des femmes de cette région) selon Hassan Mokbel, Responsable des relations extérieures du FRUD.

C’est d’ailleurs en intervenant contre trois soldats qui tentaient de violer une femme enceinte que le combattant Mohamed Ahmed a été encerclé et arrêté le 1er Mai 2010 en compagnie de deux autres personnes.

Une section spéciale de l’Armée en partie composée de mercenaires, originaires de la Somalie (entraînés et financés par la Communauté Internationale pour soutenir Cheik Cherif Cheik Ahmed, Président du Gouvernement de Transition de la Somalie) est chargée de sévir contre les civils de cette partie de la République de Djibouti.

31/05/10 (B554) Nouveaux combats dans le nord de Djibouti qui opposent la résistance du FRUD aux troupes de l’AND (1 article)

______________________________ 1 – Europe 1

Djibouti: Des rebelles disent avoir tué 3 soldats

Un mouvement rebelle djiboutien a affirmé lundi avoir repoussé deux attaques de l’armée dans le nord de Djibouti, tuant au moins trois militaires, selon un communiqué du groupe transmis à l’AFP à Nairobi. Vendredi et samedi dernier, « l’armée a entrepris deux attaques contre les combattants du FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie) au nord de Djibouti.