18/01/10 (B534) Affaire Christian Georges / Affaire Borrel. Monsieur Georges nous demande de publier, sous sa responsabilité, deux courriers qu’il a adressés les 18 septembre et 16 novembre 2009 aux Juges d’instruction en charge de l’affaire Borrel et des enquêtes en marge de celle-ci.

_______________________ Rappel du contexte :

Christian Georges avait été incarcéré à Djibouti pour des motifs de droit commun invoqués par la Justice djiboutienne. La solidité des faits reprochés ne nous semble jamais avoir été formellement établie, ce qui permet de nourrir, au moins, des soupçons sur les vraies raisons de sa détention à Gabode. Selon l’intéressé et comme on pourra le lire dans les courriers qu’il nous demande formellement de publier (*), sa mise à l’isolement pourrait avoir des connexions avec ce qu’il saurait sur l’assassinat du Juge Borrel. Lien avec le dossier sur son incarcération à Djibouti

Libéré par Djibouti à l’issue de sa peine, il est rentré en France où il a été incarcéré immédiatement pour un autre motif de droit commun. Il ne nous appartient pas de juger ni la gravité ni la réalité des faits, puisque la Justice française instruit le dossier.

Aujourd’hui Christian Georges affirme toujours détenir des informations importantes et des preuves qui pourraient aider l’instruction dans l’affaire Borrel. Et il sous-entend que la rigueur du traitement pénal qui lui serait infligé, pourrait être lié aux informations qu’il détiendrait : toujours selon lui, certains responsables français souhaiteraient en retarder au maximum la diffusion et c’est ce qui explique qu’il ait choisi de nous demander de publier ces deux lettres.

Rappelons qu’il ne nous appartient pas ni d’avoir un avis, ni d’émettre le moindre jugement, y compris sur les demandes de dédommagement qu’il formule. Même si nous n’en avons aucune certitude, nous prenons le risque de publier ces documents, uniquement parce que nous espérons qu’ils puissent contribuer à la manifestation de la vérité sur l’assassinat du Juge Bernard Borrel. Nous avons volontairement effacé des noms de personnes citées dans ces courriers.

______________________________ Lettre N° 1 du 18/09/09

Mr GEORGES Christian
19051—C 124
Maison d’arrêt de Nîmes
30002 Nîmes

Obj : Compléments d’information. Madame la Juge,

Madame Sophie CLEMENT, Juge d’instruction.

Pour information:
Madame Fabienne POUS,
Juge d’instruction
Madame Michèle GANASCIA,
Juge d’instruction
Palais de justice de Paris

Madame, la Juge,

C’est avec une « agréable» surprise, un peu amère je l’avoue que j’ai rencontré deux gendarmes dans un local de la maison d’arrêt de Nîmes, où était posé sur le petit bureau un dossier titré : « Affaire Borrel ».

Vous venez de lire le véritable déroulement de l’exécution du Juge Bernard BORREL, des évènements pré- et post assassinat. Tout ce que vous lirez, j’en ai les pièces, les éléments, les témoignages, trois procès verbaux, les témoins oculaires. Bref, tout ce que vous n’aviez pas à ce jour (ou presque). Je vous informe que vos deux OPJ m’ont traité comme un moins que rien et avec un total irrespect, (alors que je suis entendu comme témoin) au début de ma déposition et que je les ai menacé de ne plus parler !, s’ils continuaient à me parler ainsi peux à tout moment faire envoyer les pièces à la CPI et/ou à la presse, qui eux se feront un plaisir et me remercieront gracieusement. J’ai dit de ne plus me traiter de menteur, car ni eux, ni vous, ne savez ce que je possède, ni ce que j’ai fait et quand le temps des excuses viendra il sera trop

Votre première erreur, à vous et à Mme BORREL a été de ne pas me croire, car à trois reprises, je vous ai
demandé de l’aide:

  • La première fois en prison là, je comprends un peu (vous vous dites il veut qu’on le sorte de prison).
  • La deuxième fois j’étais libre, prêt à fuir au Yémen, je n’avais pas besoin de vous, et j’ai pris des risques à vouloir vous joindre, pourquoi ? Pour vous dire à quelle température était l’eau de la mer rouge!
  • La troisième fois avant mon départ, j’ai envoyé 18 SMS à Mr A… dans lesquels je donnais quelques éléments: toujours rien ! Alors qu’un SMS de vous ou de Mme BORREL aurait suffi, les deux ans qui suivent passés dans un cachot de 3 m2, sans soins médicaux, sont de votre faute.

Quand une enquête piétine depuis onze ans et qu’un français vous dit: ((J’ai ce qu’il vous manque », la moindre des choses c’est de l’entendre, à défaut de l’écouter.

Je vous informe que Mr G R….. et F L…. de Paris-Match étaient en relation avec moi, ensuite ils m’ont abandonné comme vous tous. De 2007 à 2009 je n’ai plus rien su du déroulement de l’enquête.

En juin 2007, votre deuxième erreur (avec Mme BORREL), a été de publier un article dans le « Nouvel obs », me citant comme témoin capital et décisif dans le cadre de l’affaire BORREL. Je suis dans un cachot, dans la gueule du loup et vous déclarez, après traduction: « Vous détenez celui qui vous mettra tous en prison, vous détenez celui qui a toute l’affaire ».

Par votre faute, mes conditions ont été pires encore qu’au début. Le SDS m’a interrogé et torturé à l’électricité, deux personnes ont été exécutées: un gendarme nommé « Moussé » et un politicien, car ils ont cru que ces personnes étaient mes contacts. Je possède une liste noire avec onze noms, il ne faut pas les oublier, car ils sont morts à cause de l’affaire BORREL, ils étaient de notre côté, enfin du mien!

Le Juge Bernard BORREL est le troisième Juge assassiné sous la Vème République, ce sera toujours trois Juges de trop. Je voue une vénération pour les magistrats, vous, vous ne savez pas pourquoi, un jour peut- être… Si j’ai continué, c’est pour deux raisons, la première: les enfants BORREL Le Juge avait 40 ans et était père de deux petits garçons, comme moi. Si vous saviez

Combien de fois j’ai pleuré en pensant à ses enfants, car je pensais aux miens.

Je me disais que si un jour il m’arrivait quelque chose je serais content qu’un inconnu cherche la vérité et vienne à dire à mes garçons, c’était ma principale motivation et pour rien au monde je renoncerai. La deuxième raison : que justice soit faite, que les assassins, les commanditaires, les personnes impliquées soient poursuivis et condamnés.

Je vous informe également que je suis prêt, si le silence perdure, à tout envoyer à la CPI et (pour l’amusement) à la presse, la vraie

Je vous conseille, si je peux me permettre, de faire attention à Mr R…., car il sait beaucoup de chose, un suicide est envisageable. Sachez, qu’en ma présence il parlerait, car j’ai trois mots à lui dire, ensuite il parlera comme un livre. Le « commandant » et moi-même sommes au courant, en lui donnant le début il n’aura d’autre choix que de parler. Le « commandant est prêt bien entendu à témoigner, uniquement en ma présence, je le ferai venir en temps voulu.

Je vous demande une attention particulière en ce qui concerne la gendarmerie, vous êtes désormais informée que deux officiers français et un sous-officier, sont impliqués directement dans l’assassinat du Juge. Que l’enquête, le matin du 19 octobre, n’a pas pu se dérouler dans les conditions normales, car les enquêteurs sont eux-mêmes les « bourreaux », ils se sont rendus sur place avec des légionnaires, pas pour chercher, mais pour effacer toute trace du déroulement de la nuit funèbre.

Au début, je ne voulais pas parler à ces gendarmes, comprenez-moi, certains sont impliqués et d’autres m’ont donné lors de ma deuxième évasion La brigade située à la DA188, base française où je me suis rendu en demandant d’être pris en charge par les commandos (eux, ne m’auraient jamais donné des gendarmes m’ont accueilli, je leur ai donné les coordonnées de quatre Magistrats et d’un OPJ. Vous-même, Mme GANASCIA, Mme POUS et Mme BORREL. Ils n’ont pas pris la peine de vous téléphoner et m’ont donné aux Djiboutiens.

Je vous informe également que je possède plusieurs documents officiels dont un, (Interpol) prouvant que les autorités yéménites ont proposé à la France de me récupérer et que le Consul de France, Mr D… a refusé de m’extrader.

Je vous demande, Madame la Juge de me croire pour le bien de tous, je jure sur la Bible que tout ce dont je vous fais part, est la stricte vérité: Le gouvernement djiboutien, deux Ministère français (MAE et La Défense), quelques personnalités (bientôt citées), ont exécuté le Juge Bernard BORREL. le « Juge fouineur », comme on disait à Djibouti, enquêtait sur plusieurs dossiers, sachez aussi qu’ils ne sont pas perdus pour tout le monde. Ils sont à l’étranger, à l’abri et s’il m’arrivait un accident, ils iraient tout droit à La HAYE et à un groupe de presse.

Je vous informe, qu’à plusieurs reprises, j’ai écrit à monsieur B. B…, coordonateur de service à l’Élysée, je l’ai informé et menacé de dévoiler certains dossiers du Juge, où la France tient une place d’honneur (d’horreur devrais-je dire). C’est pour cette raison que je suis toujours en vie, je pense.

Prenez-moi pour ce que vous voudrez, mais moi, depuis quinze ans je rends service et j’ai risqué ma vie dans cette dernière affaire et vous m’avez abandonné. Je sais ce que je possède, mes pièces sont en parties en Éthiopie, en Guinée et les dossiers du Juge sont au Canada. II me suffit d’un signe pour les récupérer après négociations.

Sachez aussi que je ne suis ni un agresseur ni un violeur, je viens de tailler en pièces l’inculpation de viol, inventé par ma belle-sœur, oui, j’ai avoué avoir eu une relation avec ma nièce, ce qui ne fais pas de moi un pédophile, je ne suis pas celui que vous croyez, avant de faire des conclusions hâtives et surtout subjectives à mon égard, venez m’en parler.

Je vous demande dans un premier temps de prévenir la direction de la Maison d’arrêt de Nîmes, Mme C…., afin de prendre les précautions pour mes déplacements. Maintenant que j’ai parlé à des gendarmes, je ne sortirai plus de la prison, que sous protection policière et suffisante.

J’ai une tumeur au cerveau, et je dois me rendre très bientôt à l’hôpital pour rencontrer un neurologue, je n’irai pas sans protection, y compris pour une extraction vers mon juge d’instruction, vous ne savez pas ce
que je détiens, moi oui. Les documents que je possède impliquent des personnalités françaises, un Procureur, un secrétaire d’état, des officiers français, des gendarmes, un médecin militaire, des diplomates.

Je suis prêt à négocier sous-conditions, avant c’était gratuit, maintenant non ! Je parle des dossiers du juge, non pas de l’affaire BORREL, car quoi qu’il arrive, la CPI se frottera les mains.

La première condition est ma mise en liberté provisoire, et me présenterai au tribunal, j’assume mes actes et je ne conteste pas le fait d’être poursuivi. Je n’ai pas besoin de vous, en revanche, vous oui. Je crains que vous n’ayez pas d’autre choix.

Madame la Juge, après vous en avoir beaucoup voulu de m’avoir abandonné, j’espère que nous pourrons nous rencontrer très prochainement. Toutes les bonnes choses ont une fin, et des personnes s’impatientent pour recevoir et publier les lignes d’un très gros scandale. Je ne vous ferai aucun cadeau, j’ai perdu deux ans et demi de ma vie pour, et à cause de l’affaire BORREL

Veuillez recevoir, Madame la Juge, mes respectueuses et sincères salutations.

Mr GEORGES Christian.

_____________________________ Lettre N°2 du 16/11/09

Mr GEORGES Christian
19051—C 111 f
Maison d’arrêt de Nîmes
30002 Nîmes

Nîmes le 16.11.09

Madame Sophie CLEMENT, Juge d’instruction.
Madame Fabienne POUS, Juge d’instruction.
Madame Michèle GANASCIA, juge d’instruction.
Palais de justice de Paris.

Obj : affaire BORREL.

Madame la Juge,

Avec tout le respect que j’ai pour les Magistrats, je suis terriblement déçu et touché au plus profond de moi, quand je vois que la justice n’avance pas, quand je vois e laxisme de certaines personnes. Alors que je possède depuis novembre 2006 l’essentiel de l’affaire et depuis courant 2007 d’autres documents, et pas des moindres, car j’ai réussi à sortir les dossiers du juge B. BORREL.

Je veux rencontrer les fils de Mr BORREL et ceci avant la fin de l’année (au parloir avocat par exemple), à partir de ce moment là, je serai à votre entière disposition, car avant de vider ma mémoire, j’ai besoin de vider mon coeur.

Mes propos sont peut-être choquants, mais je n’en peux plus. Je souffre depuis trois ans, l’esprit de Mr BORREL ne cesse de me hanter, il apparaît dans mes rêves ainsi que ces enfants, et je suis le plus triste… Je revois le plus jeune dans sa poussette devant moi, il sourit, il ne sait pas qu’il a perdu son père. Son frère est debout près de lui, s sont orphelins de la France (ou plutôt à cause de la France). Je ne supporte plus cette scène, alors voir les choses qui ne bougent pas, au nom de la raison d’état est insupportable.

Voici quelques dérives et coalitions d’intérêts sur lesquels je possède des éléments: en 1990 dans l’attentat du cafés de Paris, un enfant français est mort dans les bras de son père; Un Juge, assassiné par ces mêmes personnes; un gendarme est poussé au suicide et une dizaine de Djiboutiens seront exécutés par la suite.

Nous avons les moyens de faire justice, car je possède toutes les pièces nécessaires: procès-verbaux, témoignages, témoins oculaires, j’ai de quoi comparé les empreintes ADN, car 3 personnes ont tenu le Juge (peut-être 4), deux, que vous ne verrez certainement jamais peuvent être identifiés, je sais où se trouve leurs enfants, et une personne est prête à intervenir sur ma demande pour prélever des cheveux. Sans moi, vous ne comparerez jamais ces deux empreintes. Les témoins oculaires sont introuvables, surtout les quatre militaires, car ils ont changé de nom, etje possède leurs nouvelles identités.

Deux enquêteurs sont venus le 16 septembre dernier, nous sommes en novembre et je suis toujours sans nouvelles de vous. Alors je vous informe de ceci, non seulement c’est ma dernière lettre, mais si vous ne vous manifestez pas très bientôt et si je suis toujours en prison le 24 décembre 2009, et non avec es enfants (je vous rappelle que c’est à cause de la France que j’ai raté 3 Noèl avec mes enfants et le 4ème sera fatal) Je balancerai tout à un groupe de presse et la CPI demandera des comptes. Je demande ma mise en liberté provisoire et ce, au nom de la raison d’état.

Je vous informe seulement de ce qu’il va se passer après Noél. Chaque jour la liste de mes conditions augmente, après vous avoir rencontré personnellement, vous, et aussi Mme POUS et Mme GANASCIA, je demande:

  • Une protection jusqu’à ce que je vous cède les pièces de l’affaire BORREL (les originaux). déplacement en Ethiopie Avec un policier.
  • Une dizaine de visa pour des Djiboutiens, en danger et/ou pour les personnes qui ont travaillé pour moi, dont le « commandant » qui m’a donné les « dossiers brûlants » du Juge.
  • Un dédommagement, le seul, le manque à gagner de mes deux sociétés durant les deux ans et demi passés dans un cachot. Je n’ai jamais accepté cette affaire et surtout continué pour de l’argent, je veux que justice soit faite. Le montant est dérisoire comparé à ce que me donnerait la presse 200000 euros. Mais ceci nous verrons plus tard.
  • Que les personnes impliquées, indirectement dans l’affaire mais directement dans la mienne, soient poursuivies: Mme M….. Consul de France, Le commandant de brigade de la gendarmerie de l’air sur la base aérienne DA188 ainsi que le commandant de la prévôté en place en 2007, les deux derniers sont ceux qui m’ont donné aux djiboutiens.

Je vous informe que je suis en relation avec Mr R…. du cabinet R…, Mais aussi avec le Président de l’Association « ARDHD ». Par leur intermédiaire, des personnes ont contacté ma famille, car ils désirent tourner un film, et je suis prêt à leur donner les pièces nécessaires.

Madame la Juge, ces lignes vont certainement vous surprendre, car je ne suis pas seulement le témoin capital et décisif dans l’affaire BORREL, mais je fais parti de l’affaire.

C’est la première fois que je vous en parle, de toute façon je n’ai rien à me reprocher, mais des proches, à Djibouti en 87-89, étaient impliqués dans un vaste trafic, utilisation de biens à des fins personnelles, et soupçonnées de corruption. Un ami, M. P., ancien officier en place à Djibouti lui aussi en 87-89, venait souvent dans les couloirs de l’état-major des FFDJ où j’ai travaillé (cellule radio et 2eme bureau) Je suis au courant de tout ce qui se passer et les enveloppes qui circulaient.

Vous ne connaissez peut-être pas ces dossiers, mais je sais que des militaires ont été poursuivis… Mais pas tous ! Ces mêmes officiers ont transportés des déchets toxiques sur des bacs militaires et les ont « oublié » dans les eaux territoriales d’un pays voisin.., pas du joli Et si ce pays en question venait à l’apprendre et connaissait l’emplacement exacte…

L’affaire est trop longue, mais j’attire votre attention sur certains points, pour y voir plus clair:

  • Comment puis-je être au courant du coup sur la tête de Mr BORREL (celui qui l’a assommé), alors que la radiographie a disparu? Les docteurs N….. et M…. ont des choses à se reprocher… seulement, une oreille était là (?).
  • Comment puis-je être au courant que deux français ont transporté le Juge avec son propre 4×4, ont pointé au PKS2 sous le nez de BORREL, alors qu’il était allongé à l’arrière ? Non seulement la main courante a disparu, mais elle était à moitié fausse, car c’est un gendarme français qui conduisait.
  • Comment puis-je être au courant, que la chemise retrouvée n’est pas celle que portait le Juge à son arrivée?
  • Comment puis-je être au courant pour sa montre?
  • Comment se fait-il que Paris-Match, en 2007, écrit: « la thèse du suicide demeure », alors que j’étais en contact avec MM. R…. et L….. par SMS et par courriel (preuves à l’appui), je leur ai transmis la preuve de l’assassinat?

Voici Madame la Juge un aperçu de ce que je possède et vous ne pouvez imaginer le reste. Je ne suis pas un voyou, je n’ai jamais croqué, je vais sortir de l’ombre pour finir, mais je suis français et je veux que justice Soit faite et être avec mes deux petits garçons. Je vous demande de venir me voir au plus vite.

Vous remerciant par avance et espérant vous voir très bientôt, veuillez recevoir, Madame le Juge, mes respectueuses et sincères salutations.

Mr GEORGES Christian.
_________________________________________

(*) N’ayant ni les moyens, ni la compétence, ni la délégation pour poursuivre la moindre investigation, l’ARDHD se limite à la publication de ces documents en réponse à la demande de l’auteur et avec le souci prioritaire de contribuer à la vérité sur l’assassinat du Juge Bernard Borrel, au cas où ces informations pourraient aider les juges d’instruction dans leur délicate enquête.

La publication de ces lettres pour les seuls motifs évoqués ci-dessus, n’implique pas un engagement de l’ARDHD ni le fait qu’elle partage les analyses, n’ayant pas le moyen de les vérifier.

01/05/09 (B496) Radio-Trottoir : comment se sont déroulées les dernières heures vécues par Christian Georges et le Père Sandro sur le sol Djiboutien, avant leur expulsion pour la France. (Correspondant)

Selon l’avocat djiboutien de Christian Georges, ce serait l’Ambassade de France qui aurait payé le billet d’avion parce qu’il n’en avait pas les moyens (*).

Selon un agent de l’Aéroport de Djibouti, Christian Georges et le Père Sandro auraient été expulsés, manu militari, le même jour.

Ils auraient d’abord passé toute la journée dans la salle de transit de l’Aéroport sous la surveillance des gendarmes. Leurs passeports auraient été remis directement par la Gendarmerie au personnel naviguant, avec mission de les remettre directement à la Police des Frontières à Paris.

L’ARDHD a fait le maximum pour Christian Georges. C’est grâce à vous et aux pressions que vous avez initiées qu’il a évité un procés devant la Cour criminelle avec des peines beaucoup plus lourdes.

Votre Correspondant

(*) Note de l’ARDHD.
Bien que les autorités diplomatiques françaises n’aient pas répondu à la lettre ouverte que nous leur avions adressé, il est rassurant de constater qu’elles ont pris en main le cas de Christian Georges pour lui faciliter le départ de Djibouti. Nous les en félicitons.

Maintenant l’ARDHD a rempli sa mission. La suite, à partir du moment où il est arrivé en France, ne concerne que lui et ne nous regarde plus.

19/04/09 (B495) Lettre de l’ARDHD à MM. Decherf et Colinet, ambassadeur et Consul de France à Djibouti.

Jeudi 16 avril, nous avons adressé par Fax et à-mail, une lettre à l’Ambassadeur de France et au Consul à Djibouti, pour demander à ce que les services diplomatiques français, accordent à Christian Georges, récemment libéré de Gabode après avoir purgé la peine à laquelle il avait été condamné, la protection diplomatique.

N’ayant pas reçu de réponse à notre correspondance, nous avons pris la décision d’en publier le contenu, afin que les autorités françaises ne puissent pas dire qu’elles n’étaient pas au courant, dans l’hypothèse où il serait arrivé un malheur à notre concitoyen.

___________________________________ Texte de notre lettre

A Monsieur Dominique DECHERF
Ambassadeur de France
auprès de la République de Djibouti
par Fax : + 253 35 02 72

A Monsieur Gérard Nicolet
Consul de France à Djibouti
Par Fax : + 253 35 00 07

Paris, le 16 avril 2009

 

Monsieur l’Ambassadeur,
Monsieur le Consul,

Notre association a été alertée hier, mercredi soir, par un membre de la famille de Monsieur Christian Georges.

Selon les informations qui nous ont été données et qui sont confirmées par des messages transmis par l’intéressé et par des contacts sur place, il aurait été libéré de la prison de Gabode, le 15 avril 2009.

A peine libéré, il aurait été convoqué par les services de la police djiboutienne (ou de la gendarmerie) qui lui aurait signifié une interdiction de sortie du territoire djiboutien et le refus de lui restituer son passeport.

Il semble qu’il ait tenté, en vain jusqu’à présent, de prendre contact avec les services consulaires français et qu’il soit dans une situation particulièrement difficile.

C’est la raison pour laquelle, nous vous adressons cette lettre ouverte, afin de savoir si les autorités diplomatiques françaises vont apporter leur assistance à un concitoyen, (manifestement en danger dans le contexte actuel) et sinon les raisons pour lesquelles, la diplomatie française aurait pu avoir pris la décision de se désintéresser de son cas.

A l’avance, nous vous remercions, Monsieur l’Ambassadeur, Monsieur le Consul, de votre réponse, que nous transmettrons à la famille de Monsieur Georges.

Nous vous prions de croire, Monsieur l’Ambassadeur, Monsieur le Consul, à l’assurance de nos sentiments respectueux.

Jean-Loup Schaal
Président de l’ARDHD

17/04/09 (B494) Alerte rouge : selon les nouvelles que nous avons reçues hier soir, Christian Georges aurait été autorisé à rentrer à Paris. (MAJ à 12:15 Paris)

Selon les dernières informations que nous avons reçues, Christian Georges aurait finalement été autorisé à quitter le territoire et il aurait pu prendre le vol Daallo pour Paris, jeudi soir.

Cependant nous n’avons toujours pas reçu la confirmation de son arrivée en France. Nous espérons qu’elle puisse être confirmée pour nous en réjouir, avec sa famille.

16/04/09 (B494) ALERTE ROUGE : Christian Georges a été libéré hier matin, mais la Police lui aurait signifié une interdiction de sortie du territoire. Grave mise en cause, sur la base de nos informations, des services consulaires et diplomatiques français qui ne lèvent même pas le petit doigt, pour porter assistance à un compatriote en grand danger. (ARDHD)

Selon les informations que nous avons reçues et qui semblent fiables, Christian Georges aurait été libéré de Gabode hier mercredi 14 avril.

Effectivement, il avait déjà largement effectué la peine à laquelle il avait été condamné et même plus …

Il s’attendait à pouvoir rentrer en France, mais la Police l’a convoqué de nouveau pour lui signifier une interdiction de sortie du territoire. Il aurait aussitôt pris contact avec le Consul de France à Djibouti qui serait aux abonnés absents et qui se laverait les mains …

Pour quelles obscures raison (D’Etat ?) les services diplomatiques et consulaires français n’interviennent-ils pas en faveur d’un concitoyen dans la difficulté dans un pays étranger. Jusqu’à plus ample information, nous trouvons cela particulièrement scandaleux et nous allons les interroger sur ce point.

Qui est Christian Georges ? (notre dossier)

Selon les informations dont nous disposons et qui devront être précisées, Christian Georges est un homme de 43 ans qui a commencé sa carrière dans l’Armée et qui a servi à Djibouti. Retourné dans le civil, il aurait effectuer un voyage à Djibouti.

Selon des membres de sa famille, il aurait reçu des informations sur l’assassinat du Juge Borrel et il leur aurait envoyé plusieurs SMS (mal ?) codés pour que l’information ne soit pas perdue. Bien entendu, les SMS ont été écoutés par les services de Guelleh, qui espionnent toutes les communications, sans exception aucune.

Les autorités djiboutiennes auraient réagi immédiatement en l’interrogeant et en lui confisquant son passeport. Liberté provisoire. Officiellement il lui aurait reproché des actes d’exhibitionnisme, puisqu’il se serait baigné sans maillot de bain sur une plage pratiquement déserte. Ensuite la justice djiboutienne, qui n’est pas à une contradiction près (cf affaire du Père Sandro) aurait changé l’accusation en pédophilie … avec des faux témoins (majeurs et non mineurs).

Déjà abandonné par les services diplomatiques français, il aurait choisi la fuite vers le Yémen sur un boutre. Arrêté, sans papier, par les autorités Yéménites, il aurait été entendu à Sanaa par la Police. Le consul de France, alerté, serait intervenu en sa faveur dans un premier temps, assurant qu’il allait lui faire délivrer un sauf-conduit pour rentrer en France.

Quelques heures plus tard, le consul de France au Yémen a effectué
un virage à 180°, déclarant qu’il fallait attendre des instructions en provenance de Paris. En fait il avait alerté l’Ambassade de France à Djibouti, qui avait aussitôt prévenu Guelleh (Bravo !). Guelleh a fait délivrer un mandat d’arrêt international qui a été signifié au Yémen.

Le Yémen
avait un délai pour exécuter la demande de renvoi de Christian Georges à Djibouti … Les autorités de ce pays ont tout fait pour retarder la décision, demandant, en vain, à la diplomatie française de le prendre en charge et d’organiser son rapatriement vers la France.

Faute de bénéficier du soutien de la diplomatie de son pays (ce qui est absolument honteux), il aurait été renvoyé à Djibouti où la Police de Guelleh l’a cueilli. Fin 2008, il a été condamné à une peine de 17 mois de prison pour les motifs cités ci-dessus. En principe, au titre de la préventive, il avait purgé sa peine. Il aurait du être libéré, mais il a effectué un séjour supplémentaire… et ce n’est qu’hier qu’il a été libéré.

Que sait Christian Georges ?

Nous n’avons pas encore toutes les informations en main, mais Christian Georges affirme détenir des informations capitales sur plusieurs dossiers, dont celui de l’affaire Borrel. Il semblerait donc que ces informations dérangeraient à la fois Guelleh et les services diplomatiques français.

Est-ce la raison pour laquelle, la diplomatie française le laisse tomber ??

En tout cas, compte-tenu des pratiques guelléennes et de récents évennements avec l’assassinat en particulier de Mahdi, on peut craindre le pire pour sa vie.


A suivre dans les prochaines heures

04/12/08 (B476-B) Appel du Parquet confirmé pour le jugement qui a condamné Christian Georges à un an de prison et dix sept mois. (Info lecteur)

Nous n’avons pas encore pu nous procurer encore la copie du jugement qui a condamné Christian Georges en première instance sur le délit de violence sexuelle. Délit qui semblait avoir été choisi pour qu’il soit bien condamné (selon les témoignages que nous avions reçus …) , mais c’est comme cela … Les informations reçues évoquent une peine d’UN an d’emprisonnement et 17 mois (avec sursie ?) ou l’inverse. Cela devra être vérifie et précisé.

En revanche, nous venons de recevoir la confirmation du fait que le Parquet avait interjeté appel de ce premier jugement, comme c’est son droit …

D’abord, il faut se souvenir que Christian Georges a déjà effectué environ 17 mois en préventive et qu’il pourrait donc bénéficier d’une libération. Mais cet appel, probablement déposé pour qu’il ne sorte pas, par le très charmant et fort avenant (sic) Procureur abusif. Nous nommé Djama Souleiman, dit Grandes oreilles. Lui-même, délinquant en fuite, il a été condamné à un an ferme de prison en France et il ne s’est jamais présenté à la Justice française …

Certes c’est une autre histoire, mais elle pourrait expliquer le désir farouche de vengeance à l’encontre des Français, lorsque, pour leur plus grand malheur (et pour la honte de nos services diplomatiques) ils ne sont absolument pas secourus ni pris en charge par les agents consulaires en poste à Djibouti , qui racontent en plus des carabistouilles aux familles restées en France.

Histoire de noyer le poisson et de soutenir Guelleh, probablement !!!

Rappelons aussi que la France pourrait aussi demander à transférer le condamné dans une prison française pour qu’il y purge sa peine dans des conditions plus humaines. Mais là encore, il faut une véritable impulsion de l’Ambassadeur de France !!! Le fera-t-il ?? On espère !

03/12/08 (B476-B) Christian Georges, oublié de la Justice et de la France ? Eh bien, pas tout à fait !

A la suite de nos récentes publications sur le cas de ce malheureux oublié de la Justice et de la France, nous avons reçu des précisions :

Il a été jugé et condamné la semaine dernière à un (1) an et dix sept (17) mois de prison ferme.

Personne ne nous précise comment il a pu être défendu et par quel avocat ? Ce procès a été organisé dans la plus grande discrétion. Ni l’Ambassade de France, ni le Consulat ne semblaient avoir été informés : de toutes les façons, comme à leur habitude, ils n’ont pas levé le moindre petit doigt en faveur de ce compatriote.

Que voulez-vous ?

Ni l’Ambassadeur, ni le Consul de France ne pourrait prendre le moindre risque de déplaire au Dictateur : leur vie s’écoule tranquillement et ils n’ont aucun intérêt à chercher des ennnuis. Même si un Français est victime d’un harcèlement judiciaire injuste ou exagéré. La famille de ce citoyen français n’aurait même pas été informée… par nos services diplomatiques !!!

Selon des observateurs, le Parquet aurait fait Appel de la décision, mais nous attendons la confirmation.

Les faits criminels, pour lesquels il était poursuivi, auraient été requalifiés en délits d’agression sexuelle.

Nous attendons des informations plus complètes dans un jour ou deux.

06/11/07 (B420) Affaire Christian Georges. Sa disparition de la prison de Gabode avait suscité toutes les inquiétudes ce matin. Heureusement il « a été retrouvé » et il a réintégré sa cellule. A-t-il été torturé ou a-t-on organisé une tentative de fuite pour disposer enfin d’un motif de poursuite qui puisse tenir la route ?

06/11/07 (B420) Affaire Christian Georges. Sa disparition de la prison de Gabode avait suscité toutes les inquiétudes ce matin. Heureusement il « a été retrouvé » et il a réintégré sa cellule, mais il pourrait être exécuté pour tentative de fuite … même s’il s’agit d’une fuite organisée dans ce but.

Historique de l’affaire
Christian Georges est ce Français qui avait, selon les déclarations de sa famille, envoyé des SMS codés en France, dans lesquels, il donnait des informations précises sur l’assassinat du Juge Borrel.

Savait-il le nom du ou des coupables ?

Aussitôt informées, les autorités djiboutiennes lui avaient confisqué son passeport français et elle l’avaient interné puis libéré sous contrôle judiciaire draconien. Il avait réussi à fuir l’enfer auquel il était destiné en embarquant clandestinement sur un boutre à destination du Yémen.

A son arrivée, comme cela est normal, les autorités yéménites l’avaient interpellé et l’avait placé en résidence surveillée en attendant d’élucider son cas. Il aurait suffi que la France et en particulier le Consul français qui a été informé immédiatement, lève son petit doigt pour qu’il bénéficie d’un laissez passer lui permettant de regagner librement le territoire français.

Mais ce n’est pas ce qui s’est passé.

Le consul français a averti l’Ambassadeur de France à Djibouti qui a cafté aussitôt la chose à Guelleh. Guelleh a demandé à ses juges « dépendants » demonter ce qui apparaît aujourd’hui comme une machination, une affaire de pédophilie. Exhibitionnisme sur une plage ? Commerce avec des mineurs (Les seuls « victimes » que la Police aurait présenté à la Justice avaient plus de 25 ans …. Bizarre, la minorité dure certainement plus longtemps à Djibouti qu’ailleurs)

Fort de ces charges dont le fondement est plus que flou, Guelleh a fait délivrer un mandat d’arrêt international. Les autorités yéménites ont sollicté de nouveau la France pour qu’elle exprime son souhait légitime de récupérer un citoyen français en difficulté et sous le coup d’accusations « incertaines », pourrait-on penser, puisque la justice djiboutienne a modifié à deux reprises au moins, le libellé de l’inculpation …

Et la France n’a pas réagi, obligeant le Yémen à satisfaire à la demande djiboutienne en renvoyant Christian Georges qui a été mis au secret à Gabode dans la cellule « suite pullmann » tristement célèbre. Et puis silence total … On le dit très malade et ses chances de survie réduites dans l’univers impitoyable de Gabode.

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Faits nouveaux :
Ce matin, nous avons été alertés par le Président de la LDDH, qui a découvert que Christian Georges ne faisait plus parti des pensionnaires de Gabode. Inquiétudes pour sa vie : on s’empoisonne facilement au pays de Guelleh. Même un verre de jus d’orange peut être fatal …

« Ce matin j’ai appris que Christian Georges a disparu de la Prison.

La gendarmerie est encore à Gabode pour enquêter. La Prison est interdite d’accès depuis ce matin.

C’est difficile de croire qu’il ait réussi de s’enfuir avec un autre
prisonnier Djiboutien.

Un assassinat ou une non assistance à personne en danger serait plutôt crédible.

Je vais encore essayer d’avoir plus d’information avant d’établir un Communiqué d’ici demain.

De votre côté, il faudrait se renseigner auprès de la famille, et me tenir au courant pour accorder nos points de vue sur cette délicate affaire.

Je suis encore sous le choc. »

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Dernière minute

Nouveau message plus rassurant de la LDDH

« Je viens d’avoir une information officielle. Christian Georges et incarcéré à nouveau à Gabode.

Je ne savais pas que l’on pouvait fuir d’une cellule totalement isolée.

Affaire à suivre.

C’est une raison pour saisir un avocat car maintenant il pourrait être fusillé pour une « fausse tentative de fuite ». Il est tout à fait possible que sa soit-disant évasion ait été organisée dans ce but ….

Je suis un peu soulagé à court terme mais extrêmement inquiet pour les prochains jours. Merci à vos associations d’alerter les autorités françaises. »

_______________________________ Craintes (ARDHD)
Selon des informations qui restent à vérifier, il est possible que Christian Georges ait été conduit soit dans les locaux de la gendarmerie, soit dans un bureau proche de celui d’Hassan Saïd pour y être torturé par représailles contre les Français et les nouvelles orientations de la politique nationale en faveur de la Justice et de la transparence (qui sont des mots interdits à Djibouti …)