26/03/2018 (Brève 1141) Un enième financement pour une centrale électrique à Djibouti ? Guelleh et son cousin auraient-ils fini par trouver un énième pigeon pour financer la réfection, la restructuration ou dans le cas présent une nouvelle centrale électrique ?

Selon une information publiée par « french.xinhuanet.com » (lien avec l’article : http://french.xinhuanet.com/2018-03/28/c_137071744.htm), le Koweit va accorder un prêt à Djibouti pour une centrale électrique moins gourmande en combustible et qui permettrait d’éviter les délestages incessants et pour la production d’énergie à partir de sources naturelles.

Bon, la seule chose qui est certaine, c’est que Guelleh et son cousin Djama Ali Guelleh ont mis la charge des remboursements sur les épaules des Djiboutiens.

Pour le reste, permettez-nous d’être extrêmement prudents et d’imaginer que les fonds pourraient avoir une autre destination que celles qui ont été évoquées … Les poches d’IOG et de sa famille par exemple.

En effet, depuis une quinzaine d’années, nous entendons parler de financement pour restructurer Boulaos, soit sous forme de prêts, soit même de dons (France, Italie, FMI, entre autres, dont une chaudière qui aurait coulé et une autre qui aurait été revendu à un autre pays ..). Et pourtant la situation n’a pas évoluée du côté de la production locale. Les délestages continuent surtout l’été, quand les Djiboutiens ont besoin d’actionner des climatiseurs …. etc,

Et en même temps la fortune personnelle du dictateur, de sa famille et de son entourage s’arrondit un peu plus. Cherchez l’erreur !!!

17/12/2017 (Brève 1108) Bobard 1er, toujours champion incontesté de la carabistouille (Cf. Sa dernière prestation sur TV5) !

Dans l’interview qu’il a donné à TV5 monde le 15 décembre 2017, Guelleh s’est surpassé !!

En préambule, en voyant la richesse du décor (meubles, tentures, etc…) de son pied-à-terre parisien, on comprend que l’homme qui reçoit la journaliste n’est pas un pauvre miséreux, mais un des hommes parmi les plus riches de la planète.

++ Loyer des bases étrangères :
Guelleh a-t-il reconnu implicitement qu’il prélevait une somme qui pourrait être de l’ordre de 100 à 130 millions au bénéfice de sa cagnotte personnelle avant de rétrocéder le reste au Trésor public ?

En prétendant à plusieurs reprises que le revenu locatif des bases ne dépassait pas 10% du budget de l’Etat, il a certainement oublié de préciser que c’est la part qui laissait finalement au Trésor public. Car entre le montant des loyers et des aides, nous avions établi une estimation qui varie entre 180 et 220 millions d’US$, sans tenir compte de possibles loyers chinois, dont nous ne connaissons pas le montant.

Sachant que le budget de l’Etat est de l’ordre de 650 millions d’US$, cela fait un montant de 30 % et non 10 %. Si Guelleh se permet de répéter ce chiffre à plusieurs reprises, c’est probablement parce qu’il détourne en amont environ 20 %, soit 100 à 130 millions qui ne peuvent donc pas êtrecomptabilisés dans les comptes publics.

Lorsqu’il parle de transparence dans la gestion de l’argent public, il oublie certainement ces petits arrangements, qui lui permettent de prélever d’énormes sommes d’argent à la source et sans impôt !!!

++ Aucune ressource naturelle dans le pays, même pas de l’eau potable ?
Encore un grand moment de carabistouille. Guelleh a certainement oubliè qu’il y avait par exemple une usine d’eau potable à Tadjourah (mal gérée, certes, mais il y a de l’eau), du sel qu’il exploite au Lac Assal, de l’énergie géothermique et des activités lièes à la pêche et aux ports (Certes les Chinois ont mis la main sur la pêche avec des grands chalutiers et leurs nouvelles activités -ports et entrepôts- emploient majoritairement des Chinois et non des Djiboutiens : exemple, le train, enfin … quand il fonctionnera à sa capacité normale)

++ Pas un Djiboutien qui s’expatrie parce qu’il a faim !
Je pense qu’il suffit d’interroger les membres de la diaspora en Europe et en Amérique du Nord, pour constater qu’il s’agit d’une Grande carabistouille présidentielle !

Ah oui ! vraiment, Bobard 1er est toujours fidèle à lui-même ! Le roi du mensonge !!!

15/12/2017 (Brève 1105) Guelleh serait fou de rage contre ceux qui le concurrencent dans la prévarication des biens publics (LOI)

Dans un article du dernier LOI paru ce vendredi 15 décembre, nous apprenons que Guelleh aurait pu avoir « piqué » l’une de ses colères légendaires contre ceux qui lui font concurrence dans l’art de détourner les sommes publiques …. !!!

Selon l’article, le ministre du Budget Bodeh Ahmed Robleh aurait été chargé par IOG de diligenter une enquête sur les versements indus de salaire à des cadres radiés, des bras cassés et d’autre éternels absents de son Ministère.

L’enquête opérationnelle aurait été confiée à Hassan Saïd dont on connaît l’efficacité des méthodes (sic).

Les résultats n’auraient pas tardé à venir : des centaines de millions de Fdj échapperaient à Guelleh, à sa famille et à ses obligés, parce que d’autres se seraient servis avant eux !! Y aurait-il, comme disent les plombiers, une fuite dans le circuit primaire de distribution ???

En tout cas, ces faits, s’ils sont vérifiés sont de nature à justifier la colère de Guelleh. Va-t-il aller jusqu’à exiger le remboursement des sommes reçues abusivement ??? Ou couper des têtes en provoquant des changements dans l’ordre hiérarchique des prédateurs de la République ?

De toutes les façons, même récupérées (ce qui semble impossible …) ces sommes échapperont éternellement à l’action publique en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la population : transports locaux, électricité et eau, services de santé, lutte contre le chômage endémique, éducation, (la liste n’est pas exhaustive), …..

18/05/2017 (Brève 987) Trop, c’est trop ! La répression féroce se poursuit sans relâche contre les populations du Nord de Djibouti (LDDH)

Dans un communiqué du 17 mai 2017 sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce la multiplication des arrestations arbitraires et le placement en détention des personnes, au-delà du délai légal de garde à vue et sans jugement.

C’est ainsi, en particulier, que 12 personnes dont Mme Ouma Mohamed Deberkalleh ont été transférées à Nagad, après deux semaines de détention dans les locaux de la Gendarmerie de Tadjourah.

 » La liste des personnes arrêtées puis déférées au Centre de Rétention Administratif de NAGAD s’allonge chaque jour et les familles sont totalement déboussolés car elles ignorent ce qui est reproche à leurs proches détenus à NAGAD ou dans des Brigades

Déjà traumatisées par les aléas naturels, marginalisées et totalement délaissées par le Pouvoir Central, les populations nomades de l’arrière-pays subissent un terrorisme d’état maquillé en « ratissage » des zones où sévirait la rébellion. »

L’ARDHD se joint aux appels de la LDDH à dénoncer cette situation et à faire pression sur le Gouvernement djiboutien pour qu’ll y mette un terme sans délai et qu’il relâche les civils injustement arrêtés et détenus au secret à Nagad.

03/05/2017 (Brève 980) Le modèle économique de Djibouti voue-t-il sa population à la pauvreté ? (Bellaciao)

Lien avec l’article original : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article154343

Djibouti, petit pays de près de 900 000 habitants, logé dans la Corne de l’Afrique, fait depuis toujours figure de place forte stratégique. Les puissances occidentales y déploient des bases militaires afin de garder la main sur une région hautement explosive, à la croisée de l’Afrique et du Moyen-Orient. Les investissements affluent, Djibouti offrant une porte d’entrée sur l’Afrique que tous se disputent.

Dirigé depuis 1999 par l’autocrate Ismael Omar Guelleh, le pays repose sur un « business model » aussi original que douteux, mêlant aide humanitaire et subsides liés aux implantations militaires étrangères. Un modèle qui évolue au gré des alliances de circonstance, passées avec des partenaires pas toujours recommandables. Une chose reste constante en revanche : la misère de la population djiboutienne.

Aide humanitaire, accueil de réfugiés : à quoi joue Guelleh ?

Le « modèle » djiboutien repose en grande partie sur l’aide humanitaire que le pays reçoit. Ainsi, plus de 25 000 réfugiés seraient présents sur son territoire. Depuis le début des hostilités au Yémen, quelque 4 000 réfugiés yéménites ont afflué à Djibouti, où ils s’entassent au sein de camps de fortune, montés en plein désert.

Pourquoi le régime d’Ismael Omar Guelleh ouvre-t-il ses portes à ces populations fuyant la guerre, alors que le taux de chômage dans son pays avoisine les 60% ? Selon plusieurs sources locales, une partie substantielle de l’aide humanitaire destinées aux camps de réfugiés serait détournée par les autorités djiboutiennes. Rien de surprenant quand on sait que le pays pointe à la 123e place sur 176 dans le classement de la perception de la corruption, établi par l’ONG Transparency International.

Mais cette politique d’accueil est surtout faite pour complaire à la puissante Arabie saoudite, « la grande sœur, le principal soutien et l’Etat pilier sur lequel s’adosse Djibouti », selon la formule du quotidien djiboutien La Nation.

Ryad envisage en effet de bâtir une base militaire à Djibouti et reste l’un des principaux partenaires économiques du pays (16,6% de ses importations, juste derrière la Chine). En attendant, l’Arabie joue un jeu trouble, bombardant le Yémen d’une main et finançant de l’autre, à coup de pétrodollars, de nombreuses infrastructures à Djibouti, tout en arrosant le régime afin de venir en aide aux réfugiés yéménites… qui ont fui ses propres bombes. Une aide humanitaire aussi peu transparente qu’impossible à tracer, puisqu’elle ne passe pas par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et dont il n’est pas interdit de penser qu’elle est en partie détournée par le gouvernement djiboutien.

Quoiqu’il en soit, Djibouti a dû rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2015 afin de complaire à l’Arabie. Un retournement d’alliance hasardeux, qui s’avère être la marque de fabrique du président Guelleh.

++ Et Djibouti se mit à dos les Etats-Unis

Alors que la France et les Etats-Unis disposent de bases militaires depuis longtemps installées à Djibouti, le régime d’Ismael Omar Guelleh a prié ces derniers de bien vouloir plier bagages du port d’Obock, dans lequel ils avaient investi la bagatelle de 14 millions de dollars. En cause, l’arrivée imminente de l’armée chinoise, forte d’un contingent de 10 000 hommes, Pékin souhaitant disposer à son tour d’une implantation stratégique en Afrique, à même d’y sécuriser ses intérêts économiques grandissants.

A Washington, la nouvelle de cette cohabitation aussi forcée qu’inédite a été accueillie avec fraicheur. Plusieurs parlementaires ont adressé leurs préoccupations à l’administration Obama, puis Trump, déplorant que les hommes de l’Armée de libération du peuple installent leurs quartiers à quelques encablures du Camp Lemonnier, la base stratégique américaine, où tout ce que les Etats-Unis comptent d’espions, de marines surentraînés et de drones près à frapper en Syrie ou en Irak.

Il en fallait pourtant davantage pour froisser le régime djiboutien. L’opinion d’Ismael Omar Guelleh est faite : la Chine est « l’un des investisseurs les plus importants » du pays. Pékin est même passée devant Washington en tant que premier partenaire économique et finance une myriade de projets aussi inutiles que farfelus, à l’image de ce deuxième aéroport – pour un territoire n’excédant pas les 23 000 m2 –, d’un coût de 600 millions de dollars, dont la construction a été confiée à une société chinoise.

++ Un modèle économique bancal

Problème, si les investissements directs étrangers continuent d’affluer, ils ne semblent pas profiter à la population djiboutienne. 80% des Djiboutiens vivent ainsi sous le seuil de pauvreté relative, et 42% sous celui de pauvreté absolue. Djibouti occupe le 164e rang de l’indicateur de développement humain (IDH). Sans parler de la répression qui frappe le pays, Guelleh ne se maintenant au pouvoir depuis plus de 25 ans qu’à force d’intimidation, de censure et d’élections aussi truquées que plébiscitaires.

En somme, si Djibouti continue d’attiser les appétits des Etats et entreprises étrangères, son modèle économique fondé sur les aides humanitaires et les redevances liées aux camps militaires semble bien peu diversifié. Insuffisant, en tout état de cause, pour sortir sa population de la chape de pauvreté, de chômage et répression sous laquelle elle étouffe.

03/04/2017 (Brève 972) Guelleh limoge son Ministre de l’énergie Yacin Houssein Bouh.

Ce lundi 3 avril 2017 Guelleh a limogé par décret présidentiel, son Ministre de l’énergie, qui était en poste depuis un peu plus de 10 mois. Selon la Lettre de l’Océan Indien (LOI), qui a été très rapide à diffuser l’information, que des correspondants nous avaient fait parvenir un peu plus tôt. Les causes seraient, entre autres, les retards dont il aurait été l’instigateur, dans le développement d’énergie pour permettre à Djibouti d’envisager une certaine indépendance dans ce domaine….

27/01/2017 (Brève 913) La Présidence de Djibouti : un panier de crabes familial, avec un Guelleh affaibli, incapable ‘arbitrer les luttes fratricides dans son clan (Source LOI)

Selon le dernier numéro de LOI (accès payant), les proches membres de la famille Guelleh, qui occupent des postes de premier plan, se battent entre eux. En ce moment, c’est à propos des élections régionales …

D’abord, toujours selon ce média, le beau-frère de Guelleh, Abdoulkader Kamil Mohamed, le premier Ministre aux pouvoirs très réduits, s’oppose (férocement ?) au gendre de Guelleh, le Ministre de la santé, Djama Elmi Okieh dit Djama Speed.

Mais ce n’est pas tout… Les deux personnalités citées ci-dessus, seraient en guerre ouverte avec le secrétaire général de la primature, fils du premier mariage de la Paulette avec Abdallah Kamil (ancien premier Ministre), Naguib Abdallah Kamil.


La gouvernance de Djibouti est désomais entre les mains d’une seule famille … nous n’allons pas citer tous les fauteuils qui sont occupés par les enfants et leurs conjoints, dans l’administration ou dans le privé, car la liste est trop longue.

Bref, s’il y avait encore des personnes mal informées, la République de Djibouti est devenue une entreprise familiale intégrée, mais les loups commencent à se dévorer, parce que le Roi perd ses griffes et que la Reine a fini par fatiguer tout son entourage, par ses caprices, ses dictats, son appétit à se méler de la politique et à donner des ordres aux Ministres, alors qu’elle n’a aucune fonction officielle qui pourrait donner une apparence de légitimité à ses interventions.

04/01/2017 (Brève 904) Curieuse épidémie au sein de la dictature djiboutienne. Le ou les doigts tendus vers le haut ! S’agirait-il de la confirmation d’une menace sur la population ?(Humour ARDHD)

Sans ne chercher toutes les photos semblables, l’équipe de l’ARDHD a relevé des détails curieux.

  • D’abord, le RPP s’affiche avec un doigt tendu vers le haut,
  • Ensuite
    Guelleh avec deux, (car c’est le plus fort ?).

Quand on connaît la signification populaire d’un doigt tendu vers le haut (nous ne la rappelerons pas ici, pour des raisons évidentes de politesse) on ne peut que s’étonner.

RPP Guelleh

Ce geste considéré comme très vulgaire, au moins en Europe, s’adresse-t-il aux populations djiboutiennes, qui ne cessent de subir la Loi de Guelleh et de ses obligés, de perdre son mince pouvoir d’achat, d’être asservi par une organisation impitoyable qui les écrase.

Si c’est bien le cas, ces gestes n’ont qu’un seul mérite : celui d’être clair ! Comme cela les Djiboutiennes et les Djiboutiens ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas qu’ils se faisaient « entuber » par les grands mafieux !!!

11/11/2016 (Brève 861) LOI : suspension de deux des plus hauts responsables de la Police et de la Gendarmerie.

Selon un article de LOI, Guelleh, à la demande de Paulette, aurait suspendu Abdillahi Abdi Farah, colonel commandant la Police et Zakaria Abdi Aden (le p’tit Zak) Colonel commandant de la Gendarmerie. Ils sont remplacés actuellement par deux officiers issus de la communauté Mamassan.

Il semblerait qu’une échauffourée qui aurait opposé des Gendarmes et des Policiers à l’aéroport d’Ambouli (et qui avait été relatée dans nos colonnes par un lecteur http://www.ardhd.org/mho/affiche_info.asp?articleID=16641) soit à l’origine de cette décision, prise pour éviter tout risque de Putsch…

Compte-tenu de leur passé respectif au service de la dictature et de leur acharnement contre les populations et les individus (torture, harcèlement, emprisonnent arbitraire, exécutions sommaires, etc…) l’équipe de l’ARDHD ne les regrettera pas.

Leurs brillants faits d’arme contre des civils sans défense ont été dénoncés sur nos sites. Ils avaient bénéficié de promotions remarquées dans l’Ordre national des Bourreaux de la République de Djibouti

15/10/2016 (Brève 848) Radio-Trottoir : « 08/10/2016 (ARDHD) Président de Djibouti ou du Somaliland qui perdrait la tête ? »

Une intervenante lors de la conférence à l’école militaire, nous précise que l’intervenant, évoquant la santé d’un Président, aurait parlé du Président du Somaliland et non de Guelleh.

Pourtant l’anecdote à propos d’un récent conseil des ministres nous a été confirmé par une autre source.

Néanmoins, nous prenons la remarque au sérieux et nous maintenons nos réserves habituelles (Cf Rubrique Radio-Trottoir).