24/01/08 (B431-B) ALERTE ROUGE : L’ARD nous a confirmé par la voix de son représentant en Europe, qu’il soutenait la manifestation du 26 janvier en faveur de la libération d’Hasna et qu’il appellait toutes les djiboutiennes et djiboutiens à venir samedi matin.

Le représentant de l’ARD pour l’Europe, Maki Houmedgaba vient de nous confirmer qu’il soutenait, tant à titre personnel, qu’au nom de l’ARD, la manifestation du samedi 26 janvier à 11 heures pour demander la libération d’Hasna Mohamed Hassan.

23/01/08 (B431) ALERTE ROUGE / Communiqué de l’ARDHD pour demander la libération d’Hasna Mohamed Hassan et appeler à manifester le samedi 26 janvier à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie à Paris.

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 23 janvier 2008

Sauver Hasna Mohamed Hassan

Sauver Hasna Mohamed Hassan, une fillette de 12 ans, incarcérée avec les adultes dans la prison d’Addis Abeba. Elle est la fille d’un réfugié djiboutien et elle est scolarisée à Addis. Toute la famille est inscrite régulièrement au HCR.

Son crime : avoir été kidnappée le 7 décembre 2007, par un jeune éthiopien et séquestrée avec de forts soupçons de violence pendant 17 jours !!!

Aujourd’hui à 12 ans, elle est incarcérée à la prison centrale d’Addis Abeba au motif qu’elle aurait volé des plaquettes de détergent. En plus, il semble qu’elle soit placée au moins partiellement au secret, puisqu’un représentant du HCR n’a pas été autorisé à lui rendre visite lundi 21 janvier 2008, ce qui constitue une source supplémentaire d’inquiétude.

En réponse à nos alertes, l’Ambassade d’Ethiopie à Paris certifie que la jeune fille a 16 ans et qu’elle a donc atteint la majorité pénale en Ethiopie. Pourtant, le certificat de naissance et les fiches médicales, en notre possession, attestent qu’elle est née le 20 septembre 1995. Pour quelles raisons nous a-t-on menti ?

L’Ethiopie cherche-t-elle à effrayer les réfugiés djiboutiens pour leur faire quitter son territoire ? En Ethiopie, les droits des réfugiés sont-ils différents de ceux des nationaux ?

Pour obtenir la libération d’Hasna, SURVIE et ARDHD mobilisent leurs réseaux et organisent une manifestation :

le 26 janvier 2008 à 11h00
à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie :
35 avenue Charles Floquet à Paris 15 ème
(Métro : Motte-Picquet).

Les organisateurs ont demandé à être reçus à l’issue de la manifestation, par Mme Tadelech Haïle-Mikael, Ambassadeur de l’Ethiopie auprès de la France et de l’Unesco.

Cette action est soutenue par SOS-AFRICA, FEMMES SOLIDAIRES, MRAP, UGUTA-TOOSA, le GED.

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23/01/08 (B431) ALERTE ROUGE / Communiqué du GED pour soutenir les actions en faveur d’Hasna Mohamed Hassan et demander à tous les membres et sympathisants de se joindre à la manifestation du 26 janvier à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie à Paris.

COMMUNIQUE du 23 janvier 2008

Au nom de tous les membres du Gouvernement en Exil et mon nom personnel, nous soutenons sans réserve toutes les actions qui sont coordonnées par SURVIE et l’ARDHD afin de faire libérer le plus rapidement possible la jeune Hasna Mohamed Hassan, fille d’un de nos compatriotes, réfugiée, inscrite régulièrement au HCR et scolarisée en Ethiopie.

Nous demandons à tous les membres du GED, à tous les sympathisants et à toutes les djiboutiennes et djiboutiens présents à Paris de se joindre à la manifestation du samedi 26 janvier à 11h00 à l’appel de SURVIE et de l’ARDHD.

Nous demandons aux plus hautes autorités éthiopiennes et en particulier au Ministre de la Justice de reprendre le dossier. Selon nos informations, après avoir été enlevée puis séquestrée avec  violence pendant 17 jours, la jeune Hasna a été incarcérée au motif d’un vol à l’étalage.

Pour justifier la peine de six mois de prison à laquelle elle a été condamnée par comparution immédiate, il y aurait eu falsification de son état civil et en particulier de sa date de naissance, pour faire croire à la Cour qu’elle avait plus de 16 ans, âge de la majorité pénale en Ethiopie.

Sa détention est injustifiée et illégale. Il convient donc de la libérer immédiatement et de la rendre à sa famille qui vit dans l’angoisse. Tous les membres du GED partagent la souffrance de Mohamed Hassan ALI le père et lui adressent l’assurance de leur soutien indéfectible dans cette situation difficile qu’ils traversent.

Le GED conserve toute sa confiance aux autorités éthiopiennes et il est persuadé que les responsables prendront très rapidement la décision de libération qui s’impose désormais, aprés avoir pris connaissance du dossier. Il remercie l’Ambassadeur d’Ethiopie à Paris, Mme Tadelech Haïle-Mikael pour son action en faveur de la justice et de la protection des mineurs. Il remercie aussi les dirigeants du HCR d’Addis Abeba pour leur intervention dans ce dossier.

Le GED espère que les coupables seront recherchés, identifiés et poursuivis par la Justice éthiopienne.

Mahamoud Ahmed Idriss
Président du GED

23/01/08 (B431) ALERTE ROUGE / UGUTA – TOOSA : Communiqué pour soutenir la manifestation du 26 janvier et demander la libération d’Hasna Mohamed Hassan, incarcérée à 12 ans dans la prison pour adulte d’Addis Abeba.

Communiqué au sujet de l’incarcération en Ethiopie
de Mlle Hasna Mohamed Hassan
(23 janvier 2008)

La direction de Uguta-Toosa rejoint les nombreuses personnes et associations humanitaires qui exigent dans les meilleurs délais la libération d’une fillette de 12 ans, croupissant dans les geôles des autorités éthiopiennes depuis bientôt plus de deux mois.

Cette petite fille et sa famille subissent aujourd’hui un triple drame :
– l’exil politique qui les tient éloignés de leur pays d’origine depuis plus d’une décennie :
– l’existence familiale marquée par la précarité et les menaces de retour au pays régulièrement agitées à leurs yeux par le H.C.R. – bureau d’Addis-Abeba – ;
– et enfin, sans parler des sévices que cette jeune a certainement subis de la part de son kidnappeur, le désarroi d’une famille qui voit leur fille de 12 ans, jeté en prison comme si elle était une criminelle.

Uguta-Toosa considère que l’emprisonnement de Mlle Hasna Mohamed Hassan, une mineure de 12 ans, n’est pas tolérable. Plus encore, son maintien derrière les barreaux durant plus de deux mois, nous paraît relever d’une situation scandaleuse.

Manifestons le 26 janvier contre ce flagrant déni de justice.

M. Ali COUBBA
Président d’Uguta-Toosa

22/01/08 (B431) ALERTE ROUGE / Ali Coubba, le Président d’UGUTA-TOOSA nous informe du soutien que son parti apporte à la manifestation du 26 janvier pour réclamer la libération d’Hasna Mohamed Hassan.

Dans un message personnel, le Président d’Uguta-Toosa nous a confirmé que son parti soutenait la manifestation du 26 janvier et qu’il appellait ses militants et ses sympathisants à se joindre au rassemblement, pour demander la libération de la fille mineure du réfugié djiboutien Mohamed Hassan Ali.

22/01/08 (B431) ALERTE ROUGE / Lettre ouverte à Mme Tadelech Haïle-Mikael pour solliciter un entretien lors de la manifestation du 26 janvier devant l’Ambassade d’Ethiopie à Paris pour demander la libération d’Hasna Mohamed Hassan, fillette de 12 ans, incarcérée à la Prison d’Addis Abeba, après avoir été séquestrée et probablement violentée pendant 17 jours par un jeune éthiopien.

À S.E. Madame Tadelech Haïle-Mikael,
Ambassadeur d’Ethiopie en France
35, avenue Charles Floquet
75007 PARIS – France

Paris, le 22 janvier 2008

Par Fax : 01 43 06 52 14

Lettre ouverte et demande d’audience

Madame l’Ambassadeur,

N’ayant pas reçu de réponse à nos précédents courriers et considérant l’urgence de la situation pour faire libérer Mlle Hasna Mohamed Hassan, 12 ans, incarcérée dans la Prison d’Addis Abeba, après avoir été séquestrée et probablement violentée par un jeune citoyen éthiopien, nous appelons à une manifestation publique devant votre Ambassade, le samedi 26 janvier à 11 heures.

En plus de l’Association SURVIE qui coordonne cette action humanitaire avec nous, nos appels ont déjà reçu le soutien de la LDDH (Djibouti), SOS-AFRICA, FEMMES SOLIDAIRES et le MRAP. D’autres Associations devraient confirmer leur participation dans les prochaines heures.

En déposant la déclaration préalable auprès des services de la Préfecture de Police de Paris, nous avons sollicité officiellement un entretien avec vous pendant cette manifestation.

Nous espérons vivement que vous accepterez notre demande, afin que nous puissions vous exposer le cas douloureux de cette fillette et que vous userez de votre autorité de diplomate et de femme, pour aider à ce qu’une solution conforme au Respect des Droits de l’Homme et de l’Enfance soit trouvée très rapidement au niveau de votre Gouvernement.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Madame l’Ambassadeur, à l’assurance de notre haute considération.

Jean-Loup Schaal
Président de l’ARDHD

22/01/08 (B431) ALERTE ROUGE. Hasna Mohamed Hassan. Rebondissements et tromperies !!! (ARDHD)

Ce mardi, nous avons reçu (enfin !) un appel de l’Ambassade d’Ethiopie. Mme M… nous a informé que l’Ambassade avait vérifié les points que nous avions présentés dans nos différents courriers et qu’elle souhaitait apporter des informations contradictoires mais vérifiées par les services diplomatiques, à savoir :

– que la jeune Hasna aurait une autre identité que celle que nous annonçons,
– qu’elle avait 16 ans et qu’elle avait donc atteint la majorité pénale en Ethiopie et qu’elle pouvait donc être condamnée à purger de la prison,
– qu’elle était mariée avec Ephrem Mitiku,
– que le couple avait été surpris en flagrant délit de vol à l’étalage,
– que le mari avait été condamné à un an de prison ferme et qu’il était incarcéré,
– que la jeune fille avait été condamnée à six mois de prison ferme et qu’elle était aussi incarcérée avec les adultes,
– que nous pouvions prendre contact avec l’Ambassade de Djibouti à Paris ou l’Ambassade de France à Addis Abeba où nous recevrions les mêmes informations.

Aussitôt nous avons pris contact, tant avec nos correspondants, qu’avec le père de la jeune fille.

Nous venons de recevoir à la fois la copie du certificat de naissance d’Hasna Mohamed Hassan qui précise son état-civil et son âge (née le 20 septembre 1995 en Ethiopie), ainsi que la copie de la fiche médicale délivrée par le Ministère éthiopien de la Santé à la naissance, avec la date d’émission : 21 septembre 1995. (Ces documents sont disponibles ci-dessous en mode dégradé ou téléchargeables en mode PdF – qualité normale – en cliquant ici)

Par ailleurs, le père certifie sur l’honneur que sa fille n’est pas mariée.

Il s’agit d’un véritable montage trompeur que certains pourraient juger indigne d’une Ambassade et qui pourrait altèrer un climat de confiance propre à la résolution de ce cas douloureux et qui pourrait être nuisible à la réputation de l’Ethiopie :

Ces agissements attestent sans aucun doute que l’Ambassade d’Ethiopie :

– est préocupée par nos actions, la médiatisation et surtout par l’annonce de la manifestation du samedi 26 janvier à 11 heures,

– a été mal informée ou tente de nous « servir » une fausse histoire pour brouiller les pistes, ce qui est véritablement indigne, d’autant plus que nous nous étions adressés à Mme Tadelech Haïle-Mikael avec beaucoup de confiance, sans ne jamais mettre en cause, les autorités de son pays, mais en lançant une alerte pour trouver une solution rapide et en proposant une audience pour faire le point en toute transparence.

Le HCR refoulé de la prison ?

Nous savons que la communauté internationale et de nombreuses organisations reconnues mondialement (que nous éviterons de citer pour le moment), se préoccupent du cas de cette jeune fille.

Selon des sources crédibles, un représentant du HCR à Addis Abeba se serait rendu à la prison d’Addis Abeba pour rencontrer la jeune fille. Il aurait été éconduit avec une certaine vigueur.

Cela confirme-t-il les soupçons sur une manoeuvre éthiopienne destinée à effrayer les malheureux réfugiés djiboutiens qui « survivent » déjà avec difficulté ?

Il faut mettre un terme à cette situation le plus rapidement possible.

Nous lançons un nouvel appel solennel à Mme Tadelech Haïle-Mikael,

– pour qu’elle prenne connaissance des documents incontestables qui prouvent que nos informations sont exactes et que celles qui nous ont été données par ses services, sont soit fausses soit trompeuses,

– pour qu’elle intervienne le plus rapidement auprès des autorités concernées : Ministère éthiopien de la Justice, afin de faire libérer cette jeune fille mineure qui n’a pas atteint (et de loin !) la majorité pénale. La condamnation pénale sur une identité falsifiée ou erronnée n’a aucune valeur et doit être annulée.

Sauver la fillette de 12 ans, incarcérée avec les adultes à Addis Abeba.

Nous maintenons l’alerte rouge et renouvelons nos appels à toutes et à tous pour une mobilisation générale et de grande ampleur le samedi 26 janvier 2008 à 11 heures à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie à Paris

19/01/08 (B431) ALERTE ROUGE / LDDH : lettre ouverte au Ministre éthiopien de la Justice, pour réclamer la libération d’Hasna Mohamed Hassan, 12 ans, incarcérée à Addis Abeba.

Le Président

LETTRE OUVERTE AU MINISTRE ETHIOPIEN DE LA JUSTICE
pour demander la libération
d’Hasna Mohamed Hassa

A Monsieur le Ministre de la Justice Ethiopien

Aux bons de S.E.
Madame Tadelech Haile-Mikael
Ambassadeur de l’Ethiopie en France

Djibouti, le 18 janvier 2008

 

Par fax : 01 43 06 52 14 (3 pages)

LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE LA JUSTICE D’ÉTHIOPIE.

Monsieur le Ministre,

C’est avec une très grande préoccupation, que nous suivons, tout en souhaitant avoir votre accord pour que des responsables internationaux des Défenseurs des Droits de l’Homme, notamment, de l’ARDHD et de SURVIE, afin qu’ils puissent rendre visite à HASNA MOHAMED HASSAN fillette de 12 ans d’origine Djiboutienne, actuellement incarcérée à Addis Abeba.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a été dès le début informée par cette arrestation incompréhensible et très franchement dans des conditions suspectes pour ne pas dire ciblées.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attire votre aimable attention sur cette détention inadmissible et souhaite votre entière compréhension, tout en restant à votre écoute.

Ci-après, la demande d’audience à l’Ambassadrice de l’Ethiopie à Paris par Survie et de l’ARDHD.

Monsieur le Ministre, avec l’assurance de notre haute considération.

M. NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH
Chargé de la Corne d’Afrique.
__________________________________________________

ARDHD – ASSOCIATION POUR LE RESPECT
DES DROITS DE L’HOMME A DJIBOUTI

84, rue Saint-Louis en l’Ile – 75004 PARIS
Tel : +33 (0)1 46 34 70
70 Fax : +33 (0)1 46 34 25 93
Contacts : Anne-Marie de VAIVRE / Jean-Loup SCHAAL jlschaal@ardhd.org
Consultez nos informations permanentes sur : http://www.ardhd.org

 

À S.E. Madame Tadelech Haïle-Mikael,
Ambassadeur d’Ethiopie en France
35, avenue Charles Floquet
75007 PARIS – France

Paris, le 11 janvier 2008

Par Fax : 01 43 06 52 14

Demande d’audience

Madame l’Ambassadeur,

Le 4 janvier SURVIE et notre association vous ont adressée une lettre pour vous informer sur la situation dramatique de Mlle Hasna Mohamed Hassan, 12 ans, emprisonnée selon nos informations à la prison centrale d’Addis Abeba, pour un « vol de tablettes de détergent », qu’elle n’aurait pas commis.

Toujours selon les informations dont nous disposons, cette fillette aurait été kidnappée dix-sept jours auparavant, le 7 décembre à la sortie de son école par un jeune éthiopien M. Ephrem MITIKU, demeurant xxxxxxxxxxxxxxxxx à Addis Abeba.

Probablement pour échapper aux poursuites pénales qui auraient pu être instruites, dans le cadre de la plainte pour enlèvement de mineure qui a été déposée par le père de la fillette (M Mohamed Hassan Ali, réfugié djiboutien inscrit au HCR), le Commandant Balaye Dabase (qui serait l’oncle de M. Ephrem MITIKU), assisté du Sergent Gabayo auraient fait avouer à la jeune fille au Commissariat de Police : ARADA KIFLAKATAMA POLICE TABIYA, un vol de tablette de détergent

En plus des aveux obtenus dans des conditions discutables, de la part d’une enfant de 12 ans qui venait d’être séquestrée et probablement violentée, il lui aurait été demandé de reconnaître une fausse identité et un âge supérieur au sien.

Sur ces bases certainement contestables, la jeune fille aurait été condamnée à purger une peine de six mois de prison ferme.

Par la présente avec SURVIE, nous sollicitons officiellement une audience pour évoquer cette situation et les solutions qui pourraient permettre de faire libérer Mlle Hasna Mohamed Hassan, le plus rapidement possible, dans un esprit de justice et de respect des Droits de l’Homme.

Vous remerciant à l’avance de votre compréhension face à cette situation et à votre accord pour organiser un entretien à votre convenance, je vous prie de croire, Madame l’Ambassadeur à l’assurance de ma haute considération.

Jean-Loup Schaal
Président de l’ARDHD