18/02/2019 (Brève 1298) La commission rogatoire sur Mohamed Kadamy, une parade de Guelleh pour emmerder la justice française. (Hassan Cher)

14/08/2014 (Brève 424) Djibouti : la diplomatie djiboutienne entre scandales et folie des grandeurs (Par Hassan Cher)

Article publié par HC24 : lien avec l’original

Derrière le sourire carnassier du ministre des Affaires Etrangères M. Mahamoud Youssouf et son talent pour délivrer les messages de propagande qui nous rappellent celui du sinistre Goebbels, se cache une réalité beaucoup plus sombre où scandale, tyrannique dont l’exploitation de personnel et le fiasco de projets pharaoniques rythment la conduite de la diplomatie Djiboutienne.

Les représentations Djiboutiennes à l’étranger sont épisodiquement secouées par des esclandres dignes des républiques bananières sauf que la nôtre est mafieuse.

Déjà en 1994, la diplomatie Djiboutienne faisait la « une » en Belgique dans la rubrique fait divers sordides ! En effet l’ambassadeur de Djibouti de l’époque M. Hassan Idriss payait le salaire de sa femme de ménage Djiboutienne au noir ce qui lui a valu la manchette du quotidien « la dernière heure ».

Toujours en Belgique, un étrange ambassadeur du nom de Mohamed Moussa Chehem a été nommé à Bruxelles en 2000. Personnage paranoïaque, teigneux et tyrannique, il symbolise à lui tout seul les dérives et l’incongruité de la diplomatie Djiboutienne. Exploitation du personnel local, travail au noir, rixe avec le personnel diplomatique, filature des opposants Djiboutiens en Belgique, trafics, multiples condamnations par la justice belge, ses faits et méfaits sont largement relatés dans les détails par nos amis de l’ardhd qui l’on affublé du titre de « prince des noisettes », les journaux « le soir » et « la dernière heure ».

Lors d’une des condamnations par la justice belge, le journal « la dernière heure » n’a pas hésité à titrer « ambassadeur esclavagiste ». Ce n’est pas le chauffeur Mohamed Youssouf ou la secrétaire Fatouma qui a été exploitée pendant 9 ans, qui dira le contraire ?

Mohamed Youssouf a décrit à la presse belge « comment son ambassadeur le faisait réveiller à 3h 30 le vendredi et l’envoyait à Paris pour qu’il puisse réceptionner à Roissy-Charles-de-Gaulle des arrivages de poissons spécialement pêchés pour lui la veille dans l’océan Indien. Il raconte comment l’ambassadeur l’obligeait à accélérer dans les tunnels, ou à garer la grosse Mercedes 500 Classe S en double file pour gagner du temps, mais c’est à lui, au chauffeur, qu’il faisait payer les amendes ».

En dépit du bon sens et malgré qu’il ait superbement violés les lois sociales belges pendant des années (l’Etat Djiboutien sera condamné par la justice belge à plusieurs centaines de milliers d’euros), M. Mohamed Moussa Chehem continue de résider en Belgique !!!

En 1989, un autre grand dinosaure, M. Robleh Olhayeh, a été nommé en qualité d’ambassadeur de Djibouti auprès du gouvernement américain et de l’Organisation des Nations Unies.

Quand nous avons appris qu’IOG a retiré la nationalité Djiboutienne à des honnêtes citoyens pour militantisme à l’USN, les Djiboutiens épris de justice que nous sommes ont immédiatement pensé à ce personnage hautain qui n’est venu en touriste à Djibouti qu’au début des années 1980. M. Robleh Olhayeh est un proche cousin d’Ismail Omar Guelleh et les deux hommes ont vécu ensemble à Dire-Dawa (Ethiopie) dans leur tendre enfance.

Contrairement à IOG qui rejoindra clandestinement Djibouti en 1963, Olhayeh est resté en Ethiopie et tentait de gagner difficilement sa vie entre ce dernier pays et le Kenya. Sans jamais avoir mis les pieds à Djibouti (il ne parle pas français), il a été nommé ambassadeur de Djibouti au Kenya avant d’être propulsé à Washington en 1989. Il gère l’argent détourné de Djibouti par le couple présidentiel et sa situation personnelle a récemment été à la « une » dans un décret de mise à la retraite de diplomates Djiboutiens. Alors que tous les autres diplomates de la liste ont été mis à la retraite à partir du 30 novembre 2013, ce même décret mentionne noir sur blanc que M. Robleh Olhayeh ne partirait qu’en août 2014 alors qu’officiellement il va avoir 70 ans. « Business as usual » à Djibouti comme disent nos amis anglais ; les principes de justice et de l’égalité devant la loi sont bafoués même à l’échelle microscopique des décisions individuelles.

En 1995, l’ancien ambassadeur de Djibouti en Egypte M. Aden Cheick et son comptable sont pris en flagrant délit de trafic de conteneurs de meubles par la douane Egyptienne. L’affaire s’ébruite dans la presse mais est vite étouffée sur l’autel de l’amitié arabe.

Quelques années plus tard, ledit ambassadeur est promu conseiller du président pour les questions arabes. Ce vieux diplomate ayant un faible pour l’argent, eh bien le voilà nommé, cumulativement avec ses fonctions, à la tête d’une institution de bienfaisance pour les pauvres ainsi décrite par l’ADI (l’agence officielle de propagande du régime) « l’organisation Diwan Al-Zakat a pour mission la collecte et la redistribution en faveur des couches les plus démunies de la population des dons consentis au titre de la Zakat, qui constitue l’un des cinq piliers de l’Islam » , l’expression faire entrer le loup dans la bergerie prend ici tout son sens !

En 2006, la nomination de monsieur Mohamed-Siad Doualeh en qualité d’ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Djibouti auprès de la Confédération Helvétique n’avait pas fait beaucoup des bruits au pays. Par contre, moins d’un mois après sa nomination le vieux démon de l’école de la diplomatie du régime de Gouled/Guelleh se manifeste chez la personne précitée. Un somalien exilé en Suisse a été utilisé comme chauffeur et licencié neuf mois après sans lui payer ce n’est une demi-journée de son salaire. La comble de chose est que la voiture diplomatique utilisée la période susmentionnée n’était autre que celle du pauvre chauffeur somalien exploité.

En 2007 toujours une jeune fille ramené de Djibouti comme femme de ménage se plaigne des traitements esclavagistes et fait un scandale afin qu’elle soit rapatrié dans son pays d’origine.

En 2013, une autre jeune fille ramenée de Djibouti comme femme de ménage prend la fuite après avoir subi des traitements esclavagistes. La famille de la victime, à Djibouti, a même eu la visite de la milice IOG en signe de répression.

Dans la dernière vague de nominations d’ambassadeurs de 2010, nous retiendrons deux personnages qui avaient défrayé la chronique à Djibouti en tant que ministre. Le premier se prénomme Abdallah Abdillahi Miguil et le second Abdi Ibrahim Absieh.

Abdallah Abdillahi Miguil a occupé jusqu’en mai 2014 le poste d’ambassadeur de Djibouti en Chine. Individu intelligent et roué, Abdallah possède une attirance maladive pour l’argent à tel point qu’il figure dans le trio ministériel le plus corrompu sous le triste règne d’Ismail Omar Guelleh. A ce titre, il a été affublé du surnom de « Warabé Kalhaya » qui signifie approximativement « hyène avide en quête de carcasse » par le Djiboutien de la rue. En qualité de secrétaire général du ministère de l’intérieur, il avait détourné plusieurs millions de dollars de vivres que le HCR consacrait aux réfugiés éthiopiens et somaliens en République de Djibouti. L’affaire avait provoqué une sérieuse crise avec l’ONU dans les années 1990 et Djibouti a reconnu piteusement sa responsabilité !

Tout récemment en 2011, en sa qualité de ministre de la santé, M. Abdallah Abdillahi Miguil n’a pas hésité à détourner plusieurs millions de dollars du compte de l’ONUSIDA. Les commissaires aux comptes de cette agence onusienne ont constaté le « trou » et l’affaire a fait l’objet de publications dans la presse internationale. Finalement ce sont 2 fonctionnaires du ministère de la santé de Djibouti qui porteront le chapeau et notre « hyène tachetée » s’est retrouvé ambassadeur pour bénéficier de l’immunité diplomatique et ainsi être à l’abri d’un éventuel mandat d’arrêt d’Interpol. Bien sûr M. Abdallah n’a pu s’en tirer aussi facilement, étant un être malin il a réussi à « mouiller » son parrain Ismail Omar Guelleh dans les détournements.

Quand à son ancien collègue du gouvernement en poste en Russie, M. Ahmed Ibrahim Absieh, il a brassé beaucoup d’argent à la tête du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et principalement à l’occasion de la création, durant son mandat, de l’université de Djibouti. C’est dans les nouveaux grands projets que les corrompus font fortunes à Djibouti et Ahmed Ibrahim Absieh n’a pas échappé à cette sinistre pente.

En lieu et place de locaux appropriés dont le gouvernement avait préalablement reçu les fonds étrangers nécessaires (FADES), les étudiants Djiboutiens ont été parqués dans des préfabriqués de fortune mal éclairés et mal aérés. La bibliothèque de l’université de Djibouti n’a que 40m² pour une population estudiantine de plus de 5000 étudiants…..au passage notre actuel ambassadeur en Russie a eu le temps d’acheter trois appartements en France……En mai 2014 il vient d’être nommé président du Conseil Constitutionnel par le mal élu Ismail Omar Guelleh. La présidentielle de 2016 est-elle verrouillée à l’avance ?

Et voilà qu’IOG nomme en décembre 2013 six nouveaux « ambassadeurs » dont aucun n’appartient au corps du ministère des affaires étrangères. Décidément à Djibouti, sous IOG, les barbouzes et autres racontars de mabrazes ont de beaux jours devant eux…Ceci est conforme à l’adage « chasser le naturel il revient au galop » puisqu’IOG est constamment rattrapé par son passé d’avant l’indépendance de la République de Djibouti où il officiait en qualité d’un des principaux policiers supplétifs des colons français.

Dans la rubrique « Démesures et folie des grandeurs » nous évoquerons dans un premier temps la conférence de réconciliation somalienne qu’IOG avait organisé à Djibouti de Février à Août 2000. Comme d’habitude Ismail Omar Guelleh a vu grand en s’imaginant trouver rapidement une solution clé en main à l’imbroglio somalien.

Il n’a pas hésité à saigner les maigres finances de l’Etat Djiboutien afin de réunir plus de 1000 politiciens et membres de la société civile somalienne à Arta pour plus de 6 mois sans l’appui financier d’aucun partenaire étranger. Les commerçants Djiboutiens, les fonctionnaires, les employés, tous les acteurs d’une économie déjà mal en point et même les nomades ont été mis à contribution. Jusqu’en Ethiopie, chaque nomade Issa a été prié d’amener qui une chèvre qui un bœuf afin de soutenir ce projet pharaonique.

Au final la montagne a accouché une souris car l’ANT (Assemblée Nationale de Transition) qui a élu M. Abdiqasim Salad Hassan à la présidence de la Somalie a aussitôt été contestée, les armes à la main, par le Conseil de Réconciliation et de Restauration en Somalie (CRRS), composé de seigneurs de guerre de différentes régions du pays et opportunément sponsorisé par des puissants voisins. En somme, beaucoup de bruits pour rien avec IOG.

Après le fiasco d’Arta, celui de la campagne onéreuse pour le poste de Directeur Général de l’UNESCO en 2013. En effet, le représentant de Djibouti à Paris un certain Rachad Farah, marié en seconde noce à une japonaise dont les rumeurs rapportent qu’elle est membre de la mafia japonaise des Yakuzas, s’est cru capable d’assumer le prestigieux poste de Directeur Général de l’UNESCO, lui qui n’a pas écrit, après une carrière de plus de 30 ans, un seul article scientifique en sciences sociales.

Par delà les qualités intrinsèques du candidat présomptueux Rachad Farah, c’est le timing choisi par le dictateur de Djibouti qui montre l’amateurisme de la diplomatie Djiboutienne. Alors que les résultats des élections législatives du 22 février 2013 que l’opposition a remporté n’ont toujours pas été publiés, le régime tyrannique et corrompu de Djibouti s’est lancé dans une manœuvre dilatoire à coup de millions d’euros pour appuyer la vaine candidature de Rachad Farah en lui offrant une tournée internationale.

Face à cette supercherie, un groupe d’intellectuels aux origines très diverse a décidé de réagir en publiant une lettre ouverte aux membres du Comité Exécutif de l’UNESCO afin d’attirer l’attention sur la nature du régime en place à Djibouti.

Dans leur lettre ils ont indiqué que le candidat Rachad Farah « … représente un régime qui est la négation de l’idée de progrès social : il n’existe à Djibouti aucune presse libre, aucune organisation libre, les syndicalistes sont harcelés, tous les artistes embrigadés ; même l’Armée a sa troupe artistique chantant les louanges du parti au pouvoir. Ce candidat est présenté et appuyé par un régime dictatorial qui figure parmi les derniers dans les classements internationaux en matière de liberté de la presse, de transparence budgétaire ou de développement humain… Le régime a validé ces fraudes (élections législatives du 22 février 2013) sans publier aucun résultat sorti des bureaux de vote. L’opposition et le peuple djiboutien ont rejeté ce hold-up électoral. Depuis, la répression du régime s’est abattue sur les personnalités de l’opposition et tous ceux qui refusent cette situation : tirs à balles réelles sur la foule qui manifeste chaque jour, rafles, emprisonnements massifs, tortures ». Parmi les signataires de cette lettre ouverte figurent notamment l’écrivain Djiboutien de stature internationale Abdourahman Waberi, l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop qui a été l’un des premiers à dénoncer le discours néocolonialiste de Sarkozy à Dakar en 2007 ou l’ancien président du Conseil Constitutionnel de Djibouti, Djama Amareh Meidal.

Inutile de dire que cet appel a fait mouche puisque le candidat de Djibouti a subi une cuisante défaite dès le premier tour par 13 voix contre 38 à Mme Irina Bokova. Une déconvenue personnelle pour IOG qui a couté au passage très cher au trésor national alors qu’à Balbala certains ne survivent qu’avec un seul repas par jour !!!

La dernière folie d’IOG, l’homme pour qui la République de Djibouti est décidemment trop exiguë, a été de toujours voir grand en s’offrant cette fois un Institut d’Etudes Diplomatiques. Sur financement chinois un bâtiment flambant neuf est inauguré en mai 2014 juste à côté du ministère des affaires étrangères.

Le personnel diplômé de l’université du ministère étant largement inférieur à la trentaine, le djiboutien de la rue ne peut que s’interroger sur ce énième gaspillage de l’argent public. Ne faudrait-il pas plutôt renforcer le CERD (Centre d’Etudes et de Recherches de Djibouti) au lieu de se lancer dans la construction de cet éléphant blanc ? Il est vrai qu’avec IOG nous baignons dans la médiocrité à l’image du nouveau directeur de l’Institut d’Etudes Diplomatiques M. Ali Meigag, un ancien comptable qui fait difficilement la différence entre la Libye et la Liban (dixit Andrei Gromyko).

Auteur : Hassan Cher

11/01/2014 (Bréve 349) Décidément les Ambassadeurs de Djibouti en poste à l’étranger, font l’actualité et le scandale !!! Après New York, Bruxelles, Paris, c’est maintenant celui de Suisse, qui alimentent les chroniques judiciaires. (2 articles édifiants, sur le respect des droits des travailleurs par le régime de Guelleh) – Mis à jour le 13/01

Aux USA
Il n’est pas nécessaire de relater les dérives de l’Ambassade de Djibouti auprès des USA et en particulier les nombreux chefs d’accusation dont pourrait s’être rendu coupable le titulaire, en poste depuis des lustres : le célèbre Ollayeh Robleh. A telle enseigne que certaines rumeurs affirmaient, à une époque, que les USA aurait préféré la nomination d’un autre représentant pour mettre un terme aux dérives de celui-ci. Mais Guelleh a tenu bon … (pour le moment ?)

En Belgique
Jusqu’à son départ, le célébre Moussa Chehem, dit « le Prince des noisettes » n’a jamais cessé d’alimenter les chroniques : boxant son chauffeur, espionnant les opposants, important illégalement du Khat, … Depuis son remplacement, l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles ne fait beaucoup plus parler d’elle. Sauf quand elle est investie pacifiquement par des opposants, à la grande fureur d’IOG …
L’ARDHD lui à consacrer un dossier chronologique particulèrement étoffé : Lien

En France
Le petit marquis, « Joueur de Pipeau » continue … à ne rien faire. Membre de nombreuses commissions, il ne participe pratiquement jamais aux réunions et il ne produit aucun travail. Arrogant, il a reçu en hommage, une belle veste, alors qu’il pensait avoir une chance d’accéder à la direction générale de l’Unesco. Ni la France, ni de nombreux pays africains ne lui ont accordé leurs suffrages….Qu’importe, malgré ce désaveu publique, il continue de passer par son Ambassade de Paris pour reconstituer son argent de poche et en parallèle, il poursuit ses activités; souvent orientées vers différents plaisirs, que nous ne dévoilerons pas … aujourd’hui !

En Suisse :
Hormis les sornettes et les gros mensonges que Mohamed-Siad Doualeh répète inlassablement à chaque assemblée de l’Organisation internationale du Travail, on ne parlait pas beaucoup de l’Ambassadeur de Djibouti auprès de la Suisse dans les actualités pénales. Sauf que …. qu’un lecteur vient de nous envoyer un article qui a déjà été publié sur un site qui parle de Djibouti et qui met en lumière des actes violents et illégaux, qui auraient été commis sur des employées de l’Ambassade. A l’avenir et sur la base de ces informations, quel crédit l’OIT pourra-t-il donner à ses beaux discours sur la paix sociale à Djibouti, le respect intégral des activités syndicales, la protection des syndicalistes ?????

Nous publions deux articles dans leur intégralité sous la signature et la responsabilité de leur auteur : Cher Hassan.

Le premeir concerne des faits qualifiés d’esclavagisme au sein de l’Ambassade et le second relate les nombreuses menaces qu’a reçues l’auteur, y compris à son domicile. Menaces organisées le plus souvent par des faux réfugiés, qui cumulent un les avantages du statut de faux réfugié avec un statut d’employé de l’Ambassade.

Et chacun sait que lorsque l’équipe de communication à la solde de Guelleh, sous la haute direction du SDS, se met en branle, c’est que Guelleh est atteint directement ou indirectement par les faits dénoncés (cf entre autres, l’affaire Borrel, mais ce n’est pas la seule …)

__________1 – Article HCH24 – Esclavagisme à l’ambassade ?

Lien avec l’article original

Djibouti : Des cas d’esclavagisme dans l’enceinte de l’ambassade de Djibouti à Genève.

mohamed siad doualehL’histoire nous a appris que Kadhafi, l’ex dirigeant  tyrannique de la Libye, avait initié à ses enfants la culture des traitements inhumains à l’encontre des femmes de ménages, nourrices, etc…

Ces travailleuses devraient se soumettre à tous les caprices de la famille Kadhafi, en allant de l’abus sexuel, les tabassages, la sodomie,  le défigurement, les mutilations et l’assassinat de sang froid.

Une autre dictature de l’Afrique de l’Est, Ismaël Omar Guelleh, suit à la trace son gourou de Kadhafi.  Dans le temps dans la maison du couple de Saïd Barkat, ex ministre de l’emploi, les femmes de ménages recevaient des coups gratuits à l’aide d’un bâton l’entrejambe. Des jeunes du Quartier 4 ont aidé une femme de ménage éthiopienne victime à sortir de ce calvaire.

Dans les représentations diplomatiques à l’étranger celui de Bruxelles et Genève détiennent les premiers marches du podium dans l’exercice de l’esclavagisme et les traitements inhumains.

Depuis sa création en septembre 2006 le foyer de l’ambassade de Djibouti à Genève a été le théâtre de deux cas d’esclavagisme aggravés.

En décembre 2006, une jeune fille ramenée de Djibouti comme femme de ménage s’est révolte devant les traitements inhumains que lui réserve l’ambassade, Mohamed-Siad Doualeh, et son épouse. La jeune demande à être rapatrié à Djibouti autrement elle risque de faire scandale. Arrivée à Djibouti elle fait 2 jours de prison.

Le dernier semestre de 2013, le même cas se répète. Une jeune fille, proche famille de l’épouse de l’ambassade, ramenée de Djibouti la jeune Ayan en qualité de femme de ménage.

Ayan, une orpheline dont la fratrie est composée de filles que la maman peine à couvrir les besoins élémentaires, se retrouve pendant plus d’une année dans un calvaire effroyable :

1 – la travailleuse touche un tiers de son salaire ;

2 – elle reçoit comme nourriture l’équivalent d’un verre d’eau ;

3 – les insultes et les coups étaient monnaie courante ;

4 – n’avait pas d’heure précis de travail et elle était réveillée à tout moment pour servir le couple diplomatique ;

5 – etc…

La jeune fille au bord de l’anorexie trouve la chance de téléphoner à ses proches à Djibouti pour demander secours. Des membres de la diaspora djiboutienne en Europe reçoivent l’écho de Djibouti et aident la jeune djiboutienne à trouver protection dans un pays européenne.

Le couple diplomatique habitué à l’impunité dépose une plainte auprès de la police de Genève contre la jeune Ayan et envoie un groupe de la « milice IOG » chez la famille de la victime.

À la commune de Balbala, au quartier Balbala Adi de Djibouti, la milice menée son expédition punitive contre la mère et les sœurs d’Ayan. La milice cause des dégâts matériels et corporels à la famille.

À deux pas du siège du conseil des droits de l’homme de l’ONU le régime djiboutien s’est permets des violations graves des droits fondamentaux dont Djibouti  est signataire. Plus grave encore, c’est le représentant auprès des instances onusiennes qui est derrière ces violations graves.

Hassan Cher

______ 2 – Article HCH24 – Faux réfugiés et menaces !

Lien avec l’article original en cliquant ici :

Djibouti : un proverbe somalien dit « QAYDHIN CUNEE CALOOSHIISA AA YU KA SHIKI QABAA ! »

« Celui qui ourdit le mal en cachette contre autrui doute toujours de l’opacité de son carapace ! » = « QAYDHIN CUNEE CALOOSHIISA AA YU KA SHIKI QABAA ! »

J’avais publié, la date du 31 décembre 2013, sur le blog hch24.com, un article portant sur des cas d’esclavagisme qui ont lieu dans l’enceinte de l’ambassade de Djibouti à Genève (ci-dessus).  Désemparé, l’ambassade de Djibouti à Genève tente de démentir une réalité que même la diaspora somalienne y discute dans tous les restaurants.

Donc, par quelle voie le régime djiboutien a pensé y réagir ?

Le vendredi 4 janvier 2014 vers 20h, un jeune  dénommé Abdourahman Iltireh, via son téléphone mobile, à proximité de Cham du canton de Zoug – Switzerland, publie des insultés à mon égard et justifie son attaque comme « Droit de réponse  à l’article – des cas d’esclavagisme dans l’enceinte de l’ambassade de Djibouti à Genève.»

Apres enquête, nous avons découvert qu’officiellement ce jeune Abdourahman Iltieh est un Djiboutien originaire du quartier 7 bis. Qu’il a travaillé comme enseignant à Djibouti et continué ses études dans une université en Inde qu’il a malheureusement interrompu pour s’exilé en Suisse. Il est l’un des rédacteurs du compte twitter et Facebook du service des renseignements djiboutien, Djib24. Il travaille en qualité de délateur ou d’espion pour l’ambassade de Djibouti à Genève.

Officieusement, il a déclaré à la confédération Suisse qu’il est originaire de la ville d’Afgoye, une localité du Sud Somalie.

« Ceux qui se ressemble s’assemble »

Nous connaissons que le régime djiboutien est battu sur les mensonges et la propagande et de même pour ses adeptes. Ce jeune Abdourahman Iltireh est la preuve vivante.

Quand est ce qu’il dit la vérité et quand est ce qu’il ment ?

Je laisse aux lecteurs les droits de marquer la casse de leurs choix  sur le tableau suivant :

p>

Désignation

Mensonge

Vérité

Sans avis

Abdourahman Iltireh est né en Somalie
Abdourahman Iltireh est né à Djibouti
Abdourahman Iltireh est un délateur ou espion
Abdourahman Iltireh est un rédacteur de @djib24

Le plus surprenant, dans sa publication,  ce jeune délateur se substitue à l’ambassade de Djibouti à Genève  est répond comme s’il endossait un rôle de porte-parole du ministère des affaires étrangères de Djibouti. C’est regrettable que ce régime en déliquescence trompe des jeunes naïfs qui croient que le rôle d’espion est de combattre les droits fondamentaux des citoyens.

Pour le cas du jeune délateur au multiple visage, je saisirai les instances compétentes de la Suisse et quant à l’Ambassade de Djibouti à Genève, au lieu de faire intervenir des jeunes mentalement limités à sa place, je l’informe qu’il a le droit de saisir la justice de la Suisse, un pays démocratique, si notre article n’est pas fondé.

Hassan Cher – Suisse

18/08/05 (B311) Texte intégral de la plainte déposée le 8 juin 2005, auprès du Tribunal Pénal de Djibouti par Hassan Cher Hared C/c le directeur de la Poste, M. Hilliyeh Hassan Guirreh, pour atteinte à la dignité de la personne.

HASSAN CHER HARED
Agent de maîtrise à la poste de Djibouti
Secrétaire général du syndicat des postiers de Djibouti
BP : 2373
République de Djibouti

Télécharger le dossier complet (ZIP) : 4,238 Ko

Djibouti ; le 08/06/2005

 

A

Monsieur le procureur de la république de Djibouti

 

Objet : plainte pour atteinte à la dignité de la personne.

 

Monsieur le procureur,

Je soussigné, Mr HASSAN CHER HARED, agent de maîtrise à la poste de Djibouti, secrétaire général du syndicat des postiers de Djibouti pour un deuxième mandat, membre du conseil d’administration de la poste de Djibouti (décret n°2003-0073/PR/MCCPT) et père d’une famille de 3 enfants.

J’engage par la présente une plainte contre Mr HILLIYEH HASSAN GUIRREH, directeur général de la poste de Djibouti, pour atteinte préméditée à la dignité de la personne.

Rappel des faits

Embauché à l’OPT à la date du 15 décembre 1993 en qualité d’agent de guichet, je fus promis en peu de temps après à des fonctions de plus en plus importantes et des responsabilités plus élevées pour ma compétence, mon assiduité et mon niveau d’éducation que je n’ai cessé d’élevé justifié chaque fois par des diplômes et des certificats. Ma dernière fonction fut « inspecteur de guichet et la qualification d’agent de maîtrise ».

Etant ainsi ma situation professionnelle, je fus dans la liste des employés transférés à la poste de Djibouti pendant la séparation de l’OPT en deux identités juridiques distinctes en septembre 1999 : « Djibouti télécom » et « la poste de Djibouti ».

Cette dernière étant devenue un établissement indépendant, elle a connu le premier directeur qui ne manqua pas d’outrepasser la législation nationale pour des raisons d’incompétence ou pour faire valoir des intérêts personnels. Ce qui nous a conduit, moi ainsi que le 1 er secrétaire général, à créer le syndicat des postiers de Djibouti dès le début de l’an 2000. La réaction du directeur ne se fait pas attendre ! Plus particulièrement à mon égard avec la réduction de mon salaire de presque la moitié, la suspension et même à deux reprises le licenciement.

Ainsi, réduit depuis 2001 à l’inactivité avec une rémunération limitée à la catégorie et dépouillée arbitrairement de tous les avantages acquis au fil de temps, je me résigne à cette situation en croyant à un futur professionnel plus meilleur.

En janvier 2004, avec l’arrivée du nouveau directeur général, un membre cotisant du syndicat, je relance la demande de régularisation de ma situation professionnelle. Celui-ci m’invite d’abord à préparer avec lui un règlement intérieur. Je m’engage sans réserve à l’élaboration du document, mais à quelques lignes de la finalisation du projet, j’informe au directeur pour qu’il y ait bonne application du règlement qu’il valait avant tout mettre en place un organigramme qui sera légitime par le conseil d’administration de l’établissement. Le directeur dédaigne mon information, ce qui conduit à avoir des doutes sur l’objectivité du document et je refuse de le parapher. Depuis cette date, les contacts entre syndicat et direction sont devenus tendus et presque inexistants.

En novembre 2004, dans la réunion du conseil d’administration, la dernière réunion de l’année 2004, après les interventions des membres, du ministre de tutelle et du directeur général de la poste, je prends la parole pour faire savoir à tout le monde mon amertume en les blâmant en raison de leurs discussions et travaux superficiels dont nous perdons notre temps alors qu’il a urgence dans la situation administrative, financière et sociale actuelle de la poste. Le directeur général de la poste irrité, s’insurge dans mon intervention en proférant à mon égard les propos suivants :  » tu te permets de me blâmer ; d’ailleurs je devais te licencier depuis trop longtemps « .

S’en suit à la date du 08/02/2005 ma nomination à la section transport& transit, service inexistant et mentionné dans aucun cahier de charge de la poste. C’est un acte de rétrogradation à mon ancien titre dont l’objectif recherché n’est autre que l’humiliation (doc n°01).

Vu la dégradation sociale aggravée dans l’établissement et les mesures et décisions déviants de la direction, le syndicat tient une assemblée générale, sur la demande des postiers, pour discuter des options légaux de pouvoir exposer publiquement les problèmes ainsi mentionnés qui deviennent à la longue insupportable. Les conclusions de cette assemblée générale datée du 03/03/2005 sont publiés dans le communiqué ci-joint (doc n°02).

La grande surprise fut la réaction impétueuse et insane du directeur de la poste qui dans une lettre (doc n°03) :

– au 1 er paragraphe, diffame nos informations en les transformants à sa guise ;

– au 6 ème et 7 ème paragraphes, intimide les travailleurs à ne pouvoir réclamer leurs droits et les contraints à signer une pétition préétablie contraire à la liberté syndicale, humaine et aux droits d’expression et d’opinion ;

– au 8 ème paragraphe, laisse entendre indirectement d’interdire le syndicat en le considérant illégitime et se permet de dire créer sa propre organisation des travailleurs ; sachant que le comité d’entreprise n’est pas reconnu par la législation nationale ;

Les actions répressives s’intensifient flagrament sans se soucier des conséquences.

En violation patente à la législation nationale du travail sont opérés sur mon salaire du mois de mars et avril 2005 un retenu de 19.000 fdj justifié comme jours d’absence et la totalité de mon salaire du mois de mai 2005. Saisit par courriers (doc n° 04 et 05), le directeur ne leur porte aucune crédit. I1 recommande le 24 avril 2005 au chef des ressources humaines de m’établir la note falsifiée ci-jointe (doc n° 06).

J’écope le 17 mai 2005 d’une mise à pied de 8 jours avec retenu de salaire (doc n° 07) dont les motifs sur lesquelles la sanction est fondée, motifs mensongères et cacophoniques (doc n°08), démontrent que l’objectif recherché est de légitimer ma licenciement abusive et arbitraire décidé d’avance. Surtout le dernier paragraphe confirme la pensée du directeur général de la poste de djibouti.

A partir de ce moment, je formule une plainte auprès du procureur de la république de Djibouti (RP n°1920/O5 du 25/O5/2005) pour détournement de salaire, harcèlements moraux et abus de pouvoir.

Apprenant mes démarches auprès de la justice pour faire valoir mes droits, le directeur général, sans attendre la fin de la 1 er sanction, émet une note à mon encontre le 25 mai 2005 à laquelle il se permet de m’informe mon licenciement dont le contenu est le copie du dernier paragraphe de la décision du mise à pied (doc n°09).

Par ces motifs

Etant victime d’une discrimination grave et flagrante pour activité syndicale, acte déconseillé et sanctionnée dans le chapitre V du section I du code pénal de 1995, je vous sollicite, monsieur le procureur de la république, que ma plainte soit aussi statué civilement pour bénéficier réparation aux préjudices subies. C’est-à-dire le payement de 8.000.000 fdj pour compenser les torts et dommages morales et matériels que je connais.

En comptant sur votre compréhension et espérant une suite favorable à ma plainte, je vous prie d’agréer, monsieur le procureur de la république, l’expression de ma haute considération.

Sous tous réserve.

Plaignant
HASSAN CHER HARED

 

12/08/05 (B311) Lettre ouverte de M Hassan Cher Hared, syndicaliste et postier licencé, à Ismaël Omar Guelleh.

Mr HASSAN CHER HARED
Inspecteur de guichet à la poste
Secrétaire général du syndicat des postiers
République de Djibouti
Djibouti, le 04 août 2005

Son Excellence, ISMAEL OMAR GUELLEH
Président de la république et chef du gouvernement,

Objet : information.

Son Excellence,

Embauché le 15 décembre 1993 à la poste en qualité de guichetier, je fus promu à la suite à différents postes de responsabilités dont la dernière fut inspecteur de guichet, assumant le rôle du secrétaire général du syndicat des postiers et suis membre du conseil d’administration (décret n° 2003-0073/PR/MCCPT ), j’ai le plaisir de vous informer que je suis victime d’une mise à pied et d’un licenciement abusif et objectif de la part du directeur au mois de mai 2005.

J’ai saisi tout de suite l’inspection du travail qui sans attendre l’appel à donner une explication sur mon licenciement. Profitant du pouvoir inexistant de l’inspection, il n’accorde aucun crédit à leurs correspondances.

Par la même occasion, j’introduis des plaintes auprès du procureur de la république (plainte du 25/05/2005 de n°1920/05, plainte du 21/06/2005 de n°2305/05 et de la plainte du 30/07/2005 de n°2803/05), mais la justice ne se prononce toujours pas là-dessus jusqu’à nos jours pour des raisons inconnus.

J’apprends dans la rue le mardi 02 août 2005 que je suis réintégré dans mon travail. Je prends à la minute contact avec la direction et le service des ressources humaines qui me répondent qu’ils n’ont jamais vu une décision parlant de mon retour. C’est le jeudi 04 août 2005 que je trouve sur la place publique la décision (décision n° 113/2005 datée du 02 août 2005) en question datée du 01 août 2005. Elle m’informe que je suis admis à la poste en temps que nouveau recrut, me rétrograde au titre inconnu et suis affecté à la recette de Balbala.

Dans la même journée, je trouve le directeur général de la poste, je lui demande civilement le payement de mes salaires dont le dernier, ma réintégration dans mon ancien fonction avec tous mes droits pertinents et lui demande l’arrêt du dispatching des notes et des décisions pareilles sur la place publique.

Mais sa réponse dépassa largement mes pensées. Il me dit la chose suivante : « Eh ! Toi arrêtes de me casser les pieds, moi je ne fais qu’exécuter les consignes du président de la république, son excellence ISMALE OMAR GUELLEH et je sais que tu as demandé audience au ministre de tutelle, mais je vous garantis qu’il vous répétera ma version. D’ailleurs vous serez bientôt détruit un par un à l’usure par le bulldozer du président de la république. »

Donc, pourquoi une telle réponse de la part de ce jeune responsable et pourquoi la justice ne veut pas se prononcer sur mes plaintes ?

Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Son Excellence, l’expression de ma haute considération.

HASSAN CHER HARED
Secrétaire général du syndicat des postiers de Djibouti

Cc :
BIT – CISL – ORAF – UNI – UDT – LDDH


PS : dès mardi, nous publierons le texte de la plainte que M Hassan Cher Hared a déposé au pénal contre les agissements du directeur de la Poste.