16/08/02 (B159) Une carte des implantations ethniques dans la Corne de l’Afrique. (Lecteur)

Un
lecteur, que nous remercions vivement, nous a adressé
la copie d’une carte des implantations ethniques dans
la Corne de l’Afrique, qu’il a réalisé.
L’original fait 1 x 1,5 m et il est donc difficile à
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14/02/06 (B337-A) Histoire chronologique de Djibouti (BBC en Anglais) – Article signalé par un lecteur.

Timeline: Djibouti – a chronology of key events:

825 – Islam introduced to the area.

French rules

1862 – France acquires the port of Obock.

1892 – Djibouti becomes capital of French Somaliland.

1897 – Ethiopia acquires parts of Djibouti after signing a treaty with France.

1917 – Railway connecting the port of Djibouti with the Ethiopian hinterland reaches Addis Ababa.

1946 – Djibouti made an overseas territory within the French Union with its own legislature and representation in the French parliament.

1958 – Djibouti votes to join the French Community.

Independence

1967 – Referendum takes place during which Afar people and Europeans vote to remain part of the French Community; French Somaliland renamed the French Territory of the Afars and the Issas.

1977 – The French Territory of the Afars and the Issas becomes independent as Djibouti with Hassan Gouled Aptidon as president.

1979 – People’s Progress Assembly party set up with a view to uniting the Afar and Issa peoples.

1981 – Djibouti becomes a one-party state with the People’s Progress Assembly as the sole party.

1992 – A constitution allowing for a limited multiparty system adopted; fighting erupts between government troops and the Afar Front for the Restoration of Unity and Democracy (FRUD) in the northeast of the country.

Power-sharing agreement

1994 – The government and the main faction of FRUD sign a power-sharing agreement officially ending the civil war; the radical faction of FRUD continues to fight.

1999 – President Aptidon announces that he will not run in the presidential election; Ismael Omar Gelleh elected president.

2000 February – The government and the radical faction of FRUD sign a peace agreement finally putting an end to the civil war.

2000 March – Former Prime Minister and leader of the radical faction of FRUD Ahmed Dini returns to Djibouti after nine years in exile.

2000 December – Coup attempt said to have been masterminded by sacked police chief General Yacin Yabeh Galab fails and Yacin charged with conspiracy and breaching state security.


US Marines in Djibouti: Country occupies a strategic position

2003: War on terror Africa-style

2002 January – German warships and 1,000 sailors arrive in Djibouti to patrol shipping lanes in Red Sea area, in support of US actions in Afghanistan.

2002 September – 1992 law allowing only three other parties to compete with ruling party expires, paving way for full multi-party politics.

2002 September – Djibouti says it won’t be used as a base for attacks against another country in the region. Some 900 US troops set up camp in support of US-led war on terror.

2003 January – Coalition supporting President Ismael Omar Gelleh – the Union for Presidential Majority – wins Djibouti’s first free multi-party elections since independence in 1977.

2003 September – Government begins drive to detain and expel illegal immigrants, thought to make up 15% of population.

2004 April – At least 50 people die in flooding in the capital.

2005 April – Presidential elections: Incumbent President Guelleh is the sole candidate.

02/02/06 (B335-B) Dans la droite ligne de son haut protecteur, Jacques Chirac qui décrète un jour de mémoire en faveur des victimes de la colonisation (10 mai), Guelleh va-t-il choisir le 32 février de chaque année pour rendre hommage aux victimes de son régime…. (Humour / Libertyman)

30/08/03 (B210) LE DESASTRE HUMANITAIRE QUE NOUS REDOUTIONS EST-IL DEJA EN TRAIN DE SE PRODUIRE ? Appel international de la LDDH. HUIT A DIX MILLE PERSONNES SANS ASSISTANCE COINCEES SOUS LE SOLEIL DANS LE NO MAN’S LAND.

 

Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 30 AOUT 2003

Huit à dix mille
rapatriés
des femmes et des enfants essentiellement
sont bloqués dans le  » No man’s Land « 
entre les frontières de Djibouti et du Somaliland

Appel urgent à
la Communauté Internationale
pour secourir ces personnes rapatriées coincées entre deux frontières
et exposées sous un soleil brûlant sous une canicule intenable,
sans secour
s.


Les 26, 27, 28 août 2003 un nombre impressionnant de véhicules
4X4 et camions appartenant à des privés djiboutiens et somalilandais
ont quitté la capitale de Djibouti, lourdement chargés par des
rapatriés volontaires, suite aux Décisions du Gouvernement du
26 juillet 2003 d’accorder un délai de 35 jours aux immigrés
 » en situations irrégulières  » pour quitter le Territoire
de la République de Djibouti, avant que des  » mesures de rafles
généralisées ne soient effectuées, à leur
égard  » .


Le 29 août 2003, plus de (8 000) huit mille rapatriés volontaires
sont encore maintenus entre les deux frontières, sont encore tous exposés
sous un soleil brûlant, dans un no man’s land ou pas un épineux
ne pousse, sous une canicule intenable et insoutenable, aux conséquences
de deshydrations rapidement mortelles, sans aucun secours logistiques de ravitaillement.

Plus de quatre vingt (
80% ) de ces immigrés en partance pour leur pays natal étaient
composés de personnes fragilisées essentiellement des femmes
et surtout des enfants et adolescents.

En effet, le Gouvernement
du Somaliland n’a accepté l’accès sur son Territoire qu’aux
ressortissants du Somaliland.

Plus de huit mille personnes
sont encore bloquées entre les deux postes frontières, ayant
quitté Djibouti et ne pouvant passer au Somaliland.

Quelques soient les raisons
politiques qui motivent ce blocage à la frontière de Loyada,
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ( LDDH ) partage la souffrance avec
ces personnes rapatriées, elle demande avec empressement au Gouvernement
Somalilandais de résoudre au mieux et rapidement ces situations déjà
insupportables, dangereuses et surtout qui risquent d’être dramatiques
et lourdes en pertes humaines.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ), demande au Gouvernement Djiboutien de ne ménager
aucun effort pour porter secours et trouver avec les Autorités Somalilandaises
une Décision pour permettre à ces personnes de retrouver leurs
familles et leur Terroir, sans être inquiétées, sans être
imposées à traverser des zones, qu’elles considèrent
comme dangereuses pour leur vie.

Il va sans dire que si
les rapatriés en partance pour la Somalie Occidentale de la Zone Cinq
de l’Ethiopie, ont choisi de transiter par le Somaliland, leur choix de cet
itinéraire ne peut que refléter leur refus de s’exposer à
des dangers pour leur vie du fait de leur appartenance politiques, du fait
de leur appartenance ethniques voir familiales soit avec le Front de l’Ogaden,
soit avec le Front des Oromos.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains ( LDDH ) lance un Appel pressant à la Communauté
Internationale pour qu’elle porte secours à ces personnes fragilisées
et d’assister le Somaliland à aider ces rapatriés à regagner
en toute sécurité leur pays natal.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul

04/05/03 ( B196) Ali Coubba nous informe de la création de l’Association A.H.A. – Association d’Histoire Afare

Communiqué
de presse (May 2003)

The
Association for Afar History (A. H. A.) – Qafar Aydaadih Egla – has been created
in 2003, and is located in Reims (France). Its president is Dr. Ali Coubba.


The
Association is mainly devoted to the study of Afar History and the development
of historical studies in the surrounding areas.

The
Association welcomes contributions to be published in its forthcoming series.

The
Association issues a letter two times a year which informs its members of the
current activities and projects.

The
annual participation is :
Students : 10 euros
Non students : 15 euros

Contributions
and informations are to be mailed to :
Mail Address :
Dr Ali Coubba
Association
d’Histoire Afare
5, rue du Réservoir
51100 REIMS (France)
e-mail
: aha@tiscali.fr

Banking
Account :

Banque Guichet Numéro du compte clé : 10206
00001 01591308740 034

22/03/03 (B190) Des militaires français sur le départ pour l’Irak ? Le double-jeu embarrassé de Guelleh qui autorise d’un côté les américains à utiliser l’espace aérien de Djibouti et qui prétend de l’autre côté, qu’il n’y a aucune interaction avec la guerre en Irak (Lecteur)

 


Roger
Picon

Bonjour,
J’ai regardé hier TV5. Dans l’émission « spéciale
Irak », j’ai découvert un reportage sur Djibouti. On y parlait
surtout de l’enjeu militaire et le reportage était relativement
complet sur les activités des forces armées étrangères
dans notre pays.

Malheureusement,
le reportage est souvent tombé dans les clichés habituels
sur Djibouti : la population a été totalement ignorée
et son sort oublié d’un revers de la parole : « il n’y
a pas de contact entre militaires et populations locales »
.

Nous avons appris que l’espace aérien a été, d’après
les journalistes, entièrement concédé aux militaires,
qui peuvent y faire leurs manoeuvres sans aucune restriction.

IOG y est apparu avec
ses habituels « n’est-ce-pas » et il a précisé,
avec beaucoup d’hésitations dans ses propos, que l’espace aérien
était désormais affecté à l’entière disposition d’une
coalition anti-terroriste, comprenant 44 pays, mais qu’il n’accepterait aucune
autorisation d’opérer sur son territoire vers un autre pays musulman
!

Il n’y croyait pas vraiment
(et cela se sentait bien !) puisqu’il a tenu à préciser que
d’autres pays avaient aussi accueilli des troupes étrangères
et en nombre plus important sur leur sol.

De toute manière,
ce message iogien est largement contredit par les multiples séances
d’entraînements des Légionnaires, dont le journaliste a précisé
que les troupes étaient impatientes d’en découdre sur le terrain
« en réel ».

Les militaires de haut
rang qui ont été interviewés n’ont rien démenti
: si cela ne ressemble pas à un message des Militaires français,
je veux bien être pendu !!.

Mais où donc sacrebleu
pourraient-ils intervenir ? Sur quel terrain d’opération actuelle ?
Peut-être que ce cher LaPalice aurait trouvé la réponse!!

Suffirait-il de se référer
au titre de l’émission, consacré à un certain conflit,
qui passe actuellement 24h/24. Mais là je ne saurais m’avancer !!!

 

Amitiés à
l’équipe de l’ARDHD

10/11/02 Djibouti est une république indépendante depuis 1977.

Auparavant, colonie
française, le territoire bénéficiait du statut des TOM. Appelée d’abord
Côte française des Somalies, puis Territoire des Afars et des Issas,
Djibouti s’est développée sous l’influence française depuis la seconde
moitié du XIX ème siècle.

Le territoire de
23.000 Km2 (soit la superficie approximative de quatre départements
français), en majorité désertique, est encore parcouru par les nomades.
Il est bordé au nord-est par la Mer Rouge et il a des frontières communes
avec l’Éthiopie et la Somalie.

La population est
estimée à environ 500.000 habitants dont la majorité vivent à Djibouti
ville.

La
République de Djibouti ne dispose pratiquement d’aucune ressource naturelle
exploitée. Le budget de l’État est alimenté par les aides octroyées
majoritairement par la France et par Bruxelles, mais aussi par les USA
et par les pays arabes. La présence de la plus importante base militaire
française à l’étranger constitue une source de revenus importante pour
l’État djiboutien.

Les forces françaises
(FFDJ) comprennent environ 3.500 hommes et leurs familles :

  • L’état-major,
  • La base navale,
    port d’attache du navire amiral de la flotte de l’océan indien,
  • La base aérienne
    (10 avions de chasse modernes), 800 / 1.000 hommes,
  • Un régiment de
    la légion : 13ème DBLE
  • Un régiment d’infanterie
    d’Outre-Mer : 5ème RIAOM
  • Un bataillon
    de Commandement et de services : 10ème BCS

La
majorité des postes clefs de l’administration jusqu’aux Ministres sont
doublés par des conseillers français.

La jeune République
de Djibouti n’a connu qu’un seul Président : Hassan Gouled Aptidon qui
a été réélu à deux reprises dans des conditions assez peu « démocratiques »
: candidature unique, aménagement des listes d’électeurs, dépouillement
des bulletins de vote par les membres du parti présidentiel unique,
etc.

Dans
les faits le Président et son neveu Ismaël Omar Guelleh agissent, depuis
22 ans, en véritables dictateurs.

Ils s’acharnent pour briser tous les opposants politiques, tous les
candidats de l’opposition et tous ceux qui s’expriment au nom de la
démocratie et du respect des Droits de l’Homme :

  • arrestations
    arbitraires,
  • tortures
    dans la villa Christophe,

  • exécutions sommaires,
  • pillages
    et destruction des villages dans le Nord et dans le Sud,
  • viols,
  • destruction
    de cheptels et de points d’eau,
  • fermeture
    des écoles et des dispensaires

10/11/02 Parmi les dates les plus importantes depuis l’indépendance et jusqu’au 26/09/1999

1999

janvier
Monsieur C. JOSSELIN, Ministre délégué à la
Coopération, en visite à Djibouti, accorde au régime
une aide supplémentaire de 65 millions de francs

15
février

Procès politique de Maître AREF qui est condamné, après
un délibéré de cinq minutes à deux ans de prison,
dont six mois ferme. Faute d’avoir pu obtenir un visa, aucun avocat français
n’a pu se rendre à l’audience. Maître
Anne Monseu, administrateur d’Avocats Sans Frontières, avait obtenu
un visa en Belgique, mais le Président du Tribunal lui a interdit
de plaider, en violation des termes de la convention d’assistance judiciaire
franco-djiboutienne.

12
mars

Un prisonnier politique meurt, faute de soins médicaux, dans la prison

de Gabode.
Manifestation devant
l’Ambassade de Djibouti à Paris, pour réclamer la libération
des prisonniers politiques et le retour à la démocratie.

29
mars

Grève de la faim des prisonniers politiques détenus à
Gabode. Ils sont soutenus par d’autres grèvistes à Bruxelles
et à Paris.

Les autorités
refusent les soins médicaux aux malades

9
avril
Ismaël
Omar Guelleh est ‘élu’ deuxième président de la République
de Djibouti, grâce à une fraude électorale sans précédent.
Mëme à l’Ambassade de Djibouti à Paris, l’observateur
mandaté par le Conseil Constitutionnel est molesté avec brutalité.

6
mai
Le Parlement européen vote une motion
pour condamner vigoureusement le régime djiboutien et toutes les
violations des Droits de l’Homme. Il appelle Ismaël Omar Guelleh à
respecter ses promesses électorales.

8
mai
Isamël Omar
GUELLEH, nouveau président ‘élu’, grâce à une
fraude électorale sans précédent, prête serment
et promet de continuer sa politique…

11
mai

Maître
AREF est libéré après trois mois passé en prison.
Aucune mesure n’est prise en ce qui concerne son interdiction d’exercer
le métier d’avocat pendant cinq ans. Cette sanction avait été
décrétée illégalement par la Cour d’Appel.
Aucun des prisonniers politiques, incarcérés sans jugement,
ne sont libérés. Ils continuent à être emprisonnés
à Gabode dans des conditions effroyables et sans qu’aucune instruction
ne soit ouverte à leur encontre.

13
mai

Barkat,
le premier ministre complaisant et sans pouvoir depuis plus de 20 ans, est
reconduit dans le premier gouvernement d’Isamël Omar Guelleh

Consultez aussi (pour
1999)
:

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1998

17
février

Le
Président du Front Uni de l’Opposition Djiboutienne et le Directeur du journal
AL WAHADA ont été arrêtés et transférés à la prison de Gabode.

23
mars

U
ne centaine
d’employés du ministère de la santé ont été arrêtés et transférés dans le
« centre de détention » de Nagad à la suite d’une grève. Six d’entre eux,
parmi lesquels une femme, ont été incarcérés à la prison civile de Gabode,
le 25 mars 1998. Un employé de l’hôpital, passé à tabac par les forces de
l’ordre, est tombé dans le coma suite à ses blessures.

3
mai

L
e Directeur
de l’hebdomadaire LE POPULAIRE et son adjoint ont été arrêtés et transférés
à la prison civile de Gabode.

5
octobre

Occupation pacifique de l’Ambassade de Djibouti à Paris à
l’appel de quatre associations : ADD, ASPA, ARDHD et CODEPP.

21
octobre

Suppression de la libre circulation dans le pays et instauration de laissez-passer
pour tous les déplacements.

21
novembre

Le Ministre de l’Intérieur demande aux populations du Nord de quitter
leurs campements sous la menace de massacres.

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1997

2
février

Des retraités,
qui réclamaient le paiement en retard de leur pension
, sont
victimes d’une charge de police avec des gaz lacrymogènes. De nombreux
blessés

5
février

Suspension
sur décision gouvernementale de Maître AREF, doyen des avocats,
en sa qualité de Membre du Bureau.

16
février

Treize dirigeants syndicaux du SEP et SYNESED, syndicats des enseignants
sont arrêtés et incarcérés. Ils
seront révoqués par la suite. Leur
avocat était Maître AREF suspendu, par décision gouvernementale,
quelques jours auparavant…

23
mars

Des dizaines d’employés du Ministère de la Santé en
gréve sont arrêtés.

25
mars

Six employés en gréve du Ministère de la santé
sont incarcérés

27
septembre

Arrestation en Ethiopie de Mohamed KADAMY et de ses amis, qui sont aussitôt
extradés illégalement à Djibouti. Il sont toujours
en prison, détenus dans des conditions inhumaines, sans hygiène
ni soins médicaux.

7
décembre

Une manifestation du PND est durement réprimée par une centaine
de policiers : vingt blessés graves et arrestation de tous les dirigeants
du PND
.

18
décembre

Le Parlement européen condamne le régime
du Président GOULED et demande la libération de tous les prisonniers
politiques

19
décembre

Le RPP remporte la totalité des 65 sièges lors des élections législatives.

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1996

8
janvier

Les forces de l’ordre tire à balles réelles sur les étudiants
et tue un élève du collège d’Ali Sabieh

14
janvier

Treize dirigeants syndicalistes sont arrêtés, incarcérés
et jugés le 16 janvier pour trouble à l’ordre public.

1er
mars

Légalisation de la branche dissidente du FRUD, qui se transforme en parti
politique, mais qui est manipulée par le pouvoir en place

19
juin

Formation d’une « Coordination de l’Opposition djiboutienne » par plusieurs
dirigeants de l’opposition et d’anciens responsables exclus récemment du
RPP.

7
août

Cinq opposants, dont trois parlementaires, ont été condamnés à l’inéligibilité
et à la prison pour simple offense au Président de la République, au mépris
des règles de levée de leur immunité parlementaire. Amnesty International,
l’Union Interparlementaire et la Fédération Internationale des Droits de
l’Homme ont dénoncé et condamné cette atteinte aux droits de l’homme et
à la Constitution djiboutienne.

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1995

13
janvier

Trois cent instituteurs en grève sont radiés de la fonction
publique.

18
décembre

Les forces de police use de leurs armes à feu sur des manifestants,
tuant un élèvre de 5ème du Collège de Boulaos.

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1994

26
décembre

Signature d’un soi-disant accord de paix entre le gouvernement et des dissidents
du FRUD, pour tenter de mettre un terme aux combats qui ont fait entre 400
et 500 morts. Le FRUD poursuit effectivement la résistance.

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1993

7
mai

Première élection présidentielle « pluraliste » et réélection du président
Gouled à plus de 90 % des suffrages.

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1992

Juillet
Procès de Maître Aref et des 13 co-inculpés dans le
soi-disant complot de 1991. Maître Aref est mis hors de cause. Il
sera libéré le lendemain.

4
septembre

Adoption par référendum d’une nouvelle constitution instituant un multipartisme,
mais limité à quatre partis avec l’obligation d’obtenir une accréditation
préalable auprès du Ministère de l’Intérieur.

18
décembre

Premières élections « multipartites ». Le RPP, au pouvoir, remporte les 65
sièges de l’assemblée nationale.

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1991

8/9
janvier

Les autorités dénoncent un soi-disant « complot » contre le régime: soixante
personnes sont arrêtées, dont Ali Aref Bourhan, un Afar, ancien président
du Conseil et son neveu Maître Aref. Après deux ans de détention dans des
conditions effroyables dans un fort en plein désert, Maître Aref est mis
hors de cause, mais son oncle est condamné à 10 ans de réclusion en juillet
1992, il sera gracié et libéré en décembre 1993, ainsi que ses 13 codétenus.

18
décembre

Massacre d’ARRIBA. Les forces armées investissent la cité
d’Arriba en plein centre de Djibouti et forcent les portes des maisons.
Elles font sortir tous les habitants qui sont rassemblés au centre
de la cité. Les militaires commencent à tirer sur la foule,
faisant 59 morts (hommes, femmes et enfants) et de nombreux blessés.
L’intervention d’un hélicoptère de l’Armée française,
qui filme la scène, a probablement permis d’éviter encore
pire ….
Les djiboutiens organisent chaque année
une manifestation devant l’Ambassade de Djibouti à Paris pour rendre
hommage aux victimes et pour dénoncer l’état de dictature.

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1990

27
septembre

Attentat à la grenade contre le « Café de Paris », situé en plein centre de
Djibouti et fréquenté par la communauté française : un mort et 17 blessés.

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1987

18
mars

Un attentat ravage le café « l’Historil », en plein centre de Djibouti: 12
morts (dont 5 Français) et une quarantaine de blessés

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1981

21
octobre

Instauration du parti unique, le Rassemblement populaire pour le Progrès
(RPP), surnommé familièrement par les djiboutiens « Rien Pour le Peuple »

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1977

27
juin

Indépendance du pays après 115 ans de présence française. Hassan Gouled
Aptidon, un Issa Mamassan, devient président de la République.

15
décembre
Un attentat
contre le bar « le Palmier en zinc » à Djibouti, fréquenté par la communauté
française, fait six morts, dont quatre Français.

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(Document préparé par
l’ARDHD,
partiellement avec l’aide de sources AFP)