13/07/10 (B560) Dikkirissa, gardienne de la tradition pluriséculaire. Quand deux Fi’ma s’associent … (Ecouter aussi la chanson interprétée par Fatouma)

En langue Afar, La fi’ma* est un terme générique qui désigne une classe d’âge. Dikkirissa en est un exemple moderne assez singulier. Composée d’une cinquantaine de membres, cette fi’ma se distingue des autres classes d’âges par l’originalité de ses initiatives, pour le moins innovantes, qui caractérisent ses règles de fonctionnement.

A la base, toutes les fi’ma, dans la société Afar en général, et à Tadjourah en particulier, se reconnaissent dans une devise commune : SOLIDARITE, LOYAUTE en toutes circonstances entre leurs membres.

Chaque fi’ma est dirigée par un malak* dont le sens de la conduite des affaires de la structure sociale et celui des responsabilités sont plus qu’aiguisés.

Dini, le malak de Dikkirissa et Mohamed, son second, sont fidèles aux valeurs qui font la fierté de leur classe d’âges.

Parmi les membres de Dikirissa, l’on retrouve toutes les catégories sociales et professionnelles. Elles correspondent à un condensé de la société : des plus hauts fonctionnaires de l’administration djiboutienne, en passant par des policiers, des gendarmes, des pêcheurs, des enseignants, des ouvriers de tous secteurs d’activités, sans oublier des demandeurs d’emploi et autre chauffeurs de bus… mais aussi des hauts magistrats de la famille judiciaire…

Tous ces jeunes gens – trentenaires pour la plupart – entourent le malak qui s’emploie vaille que vaille à organiser le mieux-vivre ensemble au travers des projets d’insertion professionnelle pour ceux d’entre eux qui sont en quête d’emploi durable ou d’emploi tout court.

Pour ce faire, le malak n’hésite pas à solliciter les mieux lotis d’entre eux, à monter des dossiers de financements de projets pour tels autre membres de Dikkirissa. Il est important de noter au passage, que tous les membres de cette «famille», quel que soit leurs fonctions, sont tous considérés de façon égalitaire.

Lorsqu’ils se retrouvent (tous les jours à partir de 14h) dans un local situé dans un quartier modeste de la capitale djiboutienne, tout statut social disparaît. Le terme convenu qualifiant les membres de la fi’ma est d’ailleurs « Les Egaux ».

Les autres structures sociales du même genre qui s’élèvent à plus de vingt (20) pour Tadjourah, ne sont pas moins sensibles au principe de la solidarité et de la loyauté, mais ne les mettent pas en pratique au quotidien.

Très souvent, comme dans le passé, leurs membres se contentent de se retrouver à l’occasion d’une cérémonie de mariage ou de décès d’un de leurs membres.

La famille Dikkirissa n’entend pas uniquement partager sur le plan théorique cette vision de la solidarité et de la loyauté, mais elle invite, plutôt impose, à ses membres de croire à cette valeur au quotidien…

Aden, membre influent de Dikkirissa, proche collaborateur du malak, qui demeure pour sa part, la cheville ouvrière de sa fi’ma, croit dur comme fer à la nécessité impérieuse, de sauvegarder ce grand héritage culturel.

« Nous sommes dans une société de plus en plus individualiste et nous faisons de notre mieux pour ne pas sombrer dans ce phénomène qui sévit en ce moment », affirme Aden fièrement.

Son ami Mérito ajoute en substance « je pense que nous sommes en train de montrer un très bon exemple à la fois à nos aînés et à nos benjamins…qui sont de plus en plus prisonniers des soucis de la vie citadine…!».

Mieux encore, pour donner du crédit et du sens aux propos de Mérito, Dikirissa a scellé en ce début d’année 2010, un accord de partenariat fondé sur la solidarité et l’entraide avec une fi’ma sœur, appelée Aw’e kala.

Cette dernière comprend les aînés de Dikirissa (quadragénaires). Leur malak, l’imperturbable’ Houmed-Gaba incarne la force tranquille et le dialogue. Il est à la tête de sa classe d’âges depuis plus de vingt ans.

Sur l’initiative de leurs malak, les deux classes d’âges organisent des réunions en commun dans le but de se concerter et discuter de tout ce qui touche aux intérêts des membres de Dikkirissa et d’Aw’é kala.

Pour illustrer et pour fêter cet accord historique et pour le moins singulier, Fatouma, l’étoile montante de la musique djiboutienne a prêté sa voix, pour interpréter un texte, écrit par ce même Houmed-Gaba. qui vante les mérites des deux structures.

Nous leur souhaitons courage et plein succès.

Houmed Daoud

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2°) Télécharger en MP3

Lien de téléchargement

______________________________ (*) Traduction

En afar : fiqma, Dikkiirisa, Awqe kala, malaak

En français : fi’ma, Dikkirissa, Aw’e kala, malak

– la fi’ma désigne à l’origine une classe d’âges. Elle peut être définie aujourd’hui comme une association à mission multiple : entraide, promotion du folklore culturel, etc.

Dikkiirisa (en afar) : non de baptême d’une fi’ma. « Dikkirisiyya » veut dire « plein d’énergie vibrante », « être portée par une dynamique », etc.

15/09/07 (B413) Les demandeurs d’asile érythréens refoulés injustement (et illégalement ?) par Djibouti ont été éxécutés dans le silence, il y a deux ans. (Par Houmed Daoud)

Il
y a près de 3 ans, nous avions écrit un article
paru dans les colonnes de l’ARDHD B278. Cet article visait à attirer
l’attention de la communauté internationale
sur le sort réservé aux demandeurs d’asile érythréens.

Aujourd’hui,
nous apprenons avec consternation et effroi, l’exécution
sommaire par le régime d’Esseyaase Afwarki, des quatres militaires érythréens
qui avaient demandé asile et protection à la République
de Djibouti le 31 Décembre 2004.

Rappelons que Djibouti a renvoyé, sans aucun état
d’âme, au sanguinaire qui dirige le pays voisin, des hommes qui avaient choisi
de fuire la tyranie et qui avaient demandé protection. Ils connaissaient
leurs risques en cas de retour.

Le pire n’a pu être évité.

Ils ont tout simplement été passés par
les armes le 5 Septembre 2005, il y a 2 ans déjà.

Jusque là, les autorités érythréennes, n’avaient
laissé filtré aucune information concernant le sort de ces quatre
militaires qui avaient demandé asile et protection à Djibouti.

Les actes de décès
datés
de 2005, n’ont été remis aux familles que le 1er Septembre 2007.

Toutefois,
il est à noter, que l’un des hommes éxécutés
par le régime d’Essayasse, était de nationnalité djiboutienne.
Mahmoud Kassim Chehem était djiboutien né à Mouhouli
en 1983. Son
identité djiboutienne avait été publiée sur l’ARDHD à la fin décembre
2004.

A ce jour, il est extrêmement dangéreux de se rendre en
Erythrée pour les personnes d’origine Afar.

Les autorités
de ce pays ne font aucune différences entre leurs concitoyens et les
touristes des pays voisins de la même expression linguistique.

Pour
le cas de Mahmoud Kassim Chehem, la République de Djibouti devrait
normalement demander des explications, même si c’est elle qui l’avait
jeté volontairement dans
la gueule du loup voisin.

En tous
les cas, elle doit se réserver le
droit d’éxiger l’ouverture d’une enquète quant à l’éxécution
de son ressortissant.

_____________________________

Pour mémoire, un rappel du texte qui avait été publié à
l’époque et qui est toujours accessible sur le site de l’ARDHD.

31/12/04 (B278) Djibouti/Erythrée : le régime
djiboutien extrade des demandeurs d’asile. (Houmed)

Dans la matinée du 27 décembre 2004, quatre personnes, dont
deux hauts responsables érythréens ( un gouverneur militaire
de la région Dankalia et, le chef de la sécurité locale
), accompagnés de deux jeunes appelés du contingent de l’Armée érythréenne,
frenchissent la frontière djiboutienne, dans la région de Moulhouli
( District d’Obock ).

Aussitot, ils demandent asile et protection aux autorités djiboutiennes
présentes dans la localité. Ces dernières transmettent
la requète à leur hierarchie.

Quelques heures plus tard, un détachement érythréen
lourdement armé, appartenant aux unités des gardes frontières,
se présente au poste frontalier, sur le territoire djiboutien. Le
chef du déttachement demande à récupérer les  » fugitifs « .
Au meme moment, le chef de la diplomatie érythréenne, s’envole
pour Djibouti. Il s’est entretenu avec Ismael OMAR GUELLEH, en vue d’obtenir
l’extradition des élément  » Erythréens « .

En violation
et, au grand mépris des Conventions Internationales,
le chef de l’Etat djiboutien accepte de remettre au Ministre des Affaires
Etrangères érythréen, les quatres hommes, qui ont
commis le seul crime d’avoir fuit la tyranie du régimes de leur pays.

Dans
ces conditions, doit-on penser que Guelleh, tire son épingle,
en livrant des opposants des pays voisins à leurs bourreaux, et gagner
ainsi, la confiance et l’estime de ses homologues de la région ? De
la meme façon, chercherait il, à s’affirmer sur l’échiquier
politique comme partenaire et interlocuteur incontournable à la fois,
des leadeurs de la sous région ?

En tous les cas, l’inefficacité de ses services d’imigration est
d’autant plus flagrente, que l’irréparable est commis.

Mahmoud AHMED
CHEHEM, né en 1983 à Moulhouli, dans le district
dObock ( extrait d’acte de naissance numméro 635 ), fait partie des
personnes extradées illégalement vers l’Erythrée, dont
on ignore encore le sort qui leur est réservé. Rappelons que
le jeune Mahmoud est ressortissant djiboutien, incorporé de force
dans l’Armée érythréenne, lors de savisite dans ce pays,
d’ou sont originaires ses grands parents.

En plus de cet état de fait, le jeune homme est bléssé de
guerre. Il porte des éclats de balles dans sa jambe et, serait malvoyant.

Est
ce l’éfficacité redoutable de la diplomatie érythréenne
ou l’insouciance juvénile de celle de Djibouti, qui a crée
cette situation jusque là inédite dans les anales politi-diplomatique
? On livre ses propres ressortissants, pour faire plaisir, ou. . . . .

Houmed
DAOUD

13/12/06 (B373) Accueil triomphal et digne d’un chef d’Etat pour Abdallah Leh (Par Houmed Daoud – Uguta-Toosa))

Parti
de Paris dans la soirée du samedi 09 Décembre dernier pour Djibouti,
le célèbre artiste djiboutien est arrivé dans la matinée
du dimanche 10 dans la capitale.

A sa descente
d’avion, il a été accueilli, comme nous l’avions annoncé,
par son comité d’accueil, auquel faisait parti, le ministre djiboutien
de la Jeunesse et Sport, Hassan Farah Miguil. Hormis le représentant
du gouvernement, étaient aussi présents sous la passerelle de
l’avion, sa fille aînée, Safia Leh et ses 2 enfants.

Il n’est
un secret pour personne, que l’émotion était au rendez-vous.

Abdallah,
accueilli en héros national par des djiboutiens de tous horizons, n’a
pu retenir ses larmes. Un élément essentiel, parmi tant d’autres,
mérite d’être rapporté néanmoins : Leh a eu le
temps de devenir grand-père, à 43 printemps seulement. Apparu
sur les écrans de la télévision djiboutienne, sur le
tarmac de l’aéroport d’Ambouli, avec sa délicieuse petite-fille
dans les bras : image émouvante !!!

La foule
très compacte attendait le chanteur mythique sur l’esplanade de l’aéroport.
Des danseurs et chanteurs se sont exécutés en son honneur, pendant
une bonne demi heure. Il a lui-même pris part aux cotés de toutes
celles et de tous ceux qui dansaient et chantaient pour lui, à la fête,
avant de s’engouffrer dans la limousine qui l’attendait.

Son véhicule
démarre aussitôt, suivi d’un convoi de plusieurs dizaines de
voitures, pour le tour de la capitale djiboutienne, sous la caméra
de la télévision nationale. Après ce tour de la ville,
sa limousine suivie d’un très long cortège de voitures, se dirige
vers la cité Arhiba, quartier populaire de la capitale djiboutienne
d’où est originaire la star. Un Chapiteau est dressé pour l’occasion,
entre le Lycée Industriel et Commercial et le quartier Arhiba. Depuis
un emplacement aménagé avec le plus grand soin, la vedette s’est
adressée à la foule venue l’acclamer et a répondu aux
questions des journalistes présents.

Cette
journée d’un dimanche ensoleillé de Djibouti fut bien trop courte
pour Leh, malgré la fatigue du voyage Paris/Djibouti, comme pour ses
fans, pour qui, leur idole passe avant tout !

Selon
les informations recueillies auprès de son entourage, Leh a remercié
de vive voix toutes celles et tous ceux, qui l’ont aidé à combattre
la maladie. Les mêmes sources indiquent, que le chanteur a rendu un
vibrant hommage à tous les Djiboutiens qui se sont mobilisés
pour lui en 2002 ainsi qu’aux médecins du CHU de Poitiers, qu’il a
déclaré qu’il ne pouvait oublier….

Par ailleurs,
Abdallah Leh est parti cet après-midi pour le Nord du pays, dans le
district de Tadjourah. Il a effectué ce déplacement par voie
maritime. Il a traversé le Golfe de Tadjourah, à bord d’une
vedette rapide affrétée spécialement pour lui.


aussi, l’attendaient la population de Tadjourah toute entière et, les
autorités locales. Les représentants de la chefferie traditionnelle,
les représentants religieux, les élus locaux et les autorités
civiles de la région. Le petit port de la Ville Blanche aux Sept Mosquées
était noir de monde, selon Mohamed Sharif, principal organisateur du
séjour de l’artiste au pays. Toutefois, nous ignorons encore, le temps
que Leh passera à Tadjourah. Une chose est sûre, il profitera
pour passer un peu plus de temps avec ses jumeaux, âgés aujourd’hui
de 7 ans, qui sont scolarisés sur place.

Pour finir,
nul doute que l’agenda du légendaire artiste sera chargé car
les quelques semaines pour lesquelles il séjourne, passeront vite.
C’est promis, nous ne manquerons pas de rapporter, au jour le jour, toutes
les informations concernant le retour de Abdallah Aboulkader Abasse, dit Abdallah
Leh, dans son pays.

Houmed
Daoud
(Uguta-Toosa)

09/12/06 (B373) Le retour attendu de l’artiste : Abdallah Lee arrive à Djibouti le 10 décembre. Par Houmed Daoud

L’état
de santé de Leh s’améliore , Abdallah se porte mieux,
Abdallah va bien… « 

Tels
furent les termes des communiqués diffusés régulièrement
sur les sites internets pendant quatre années. Ses déplacements
à l’intérieur de l’Europe, n’ont pas été
non plus en reste dans ces annonces. Son public a toujours été
tenu en haleine par rapport au déroulement de son séjour
en France.

Au fil
des années, les choses se sont améliorées progressivement
pour l’artiste préféré des Djiboutiens. Il est rétabli,
c’est sûr, mais aussi, il est bien intégré dans la société
française. Il fréquente la chorale chatelleraudaise ( Chatelleraut/Vienne
86 ), en vu de travailler sa voix qui en a pris un coup à cause de
la maladie. Il mène une existence paisible. Il est bien logé
et bénéficie d’un statut qui est loin d’être précaire
: résident étranger avec divers avantages. Rappelons que par
le temps qui courent en France, il est loin de se plaindre et, il en est reconnaissant
à l’endroit des autorités qui lui ont accordé accueil
et soins.

Aujourd’hui,
la meilleure nouvelle que nous puissions diffuser, n’est autre que celle qui
concerne son retour au pays, annoncé en avant-première en Septembre
dernier.

C’est
confirmé, Leh est en route pour Djibouti. Il sera parmi les siens dès
dimanche 10 Décembre. Il arrive par le vol Air France en provenance
de Paris. Son avion atterrira à l’aéroport d’Ambouli à
08H05, heure locale.

Il est
plus qu’évident pour chaque Djiboutienne et Djiboutien, que le retour
à Djibouti de Abdallah Leh, même pour trois semaines, ne peut
passer inaperçu. A ce titre, un comité d’accueil est constitué.
Il est présidé par un de ses plus fidèles fans et ami
Mohamed Sharif. Ce comité a pour mission d’organiser le séjour
de l’artiste dans son pays. Outre le président et les membres du comité
d’accueil, seront également présents à sa descente d’avion,
le président et les membres de l’ancien comité de soutien en
faveur de Abdallah Leh, qui s’était constitué en été
2002. Ali Wadad et ses amis, ont tenu à partager ce moment exceptionnel,
avec le chanteur et tout le public qui sera présent. Aux cotés
de tout ce beau monde, sera aussi présent, le très dynamique
manager général du groupe Arhotabba, Dileïta Tourab, qui
s’est chargé ( à ses propres frais ), de la location de la limousine.,
qui transportera le chanteur mythique, de l’aéroport vers chez lui,
où l’attendront ses enfant ( de bas âge ) et le reste des membres
de sa famille.

Le contenu
du programme de son séjour au pays, n’est pas encore connu de tous.

Mais certaines
sources digne de confiance, laissent entendre que son agenda est chargé.
Une chose est sûre, Leh a prévu de monter sur scène, au
moins pour interpréter un morceau écrit par son ami Houssein
Finqa, sur le thème du remerciement. Son ami lui a fait parvenir le
texte en France et, Leh l’a travaillé inlassablement. A travers cette
chanson, spécial remerciement, l’artiste s’adresse à tous les
Djiboutiens et vante les mérites de la culture et de la solidarité
djiboutienne.

Par ailleurs,
l’essentiel du programme de son séjour est composé en partenariat
avec ses amis du groupe Arhotabba. Il aurait prévu, selon certaines
informations recueillies auprès de ses proches, de lancer un appel
à la solidarité en faveur de son ami, artiste-comédien
djiboutien, Salem Zed, dit  » Hanjo bouf « , victime d’une maladie
neurologique. Il est très probable qu’il lance cet appel sur les ondes
de la RTD.

Pour finir,
rendez-vous est pris avec tous ses fans, pour dimanche 10 Décembre
2006, à 07H45 à l’aéroport international d’Ambouli.

Houmed
DAOUD

24/06/06 (B356_A) Djibouti : l’injustice est visible à l’oeil nu à tous les coins de rues….. (Par Houmed Daoud)

La Radiotélévision de Djibouti (RTD) est à la pointe de la technologie grâce aux dons étrangers. Dotée des moyens ultra sophistiqués, elle en fait un plein usage pour satisfaire le programme d’ores et déjà bien tracé par le maître de Djibouti.

La RTD est équipée essentiellement en matériel électronique par la coopération japonaise.


La volonté du gouvernement nippon n’est certes pas de s’associer à Ismaël Omar Guelleh, dans son programme de falsification et de manipulations de la réalité historique de notre pays, mais plutôt d’aider les Djiboutiens, à faire usage des moyens modernes et pratiques leur permettant de protéger, de conserver, de développer le patrimoine culturel et artistique de Djibouti.

Bien entendu, en dotant généreusement les pays en développement des matériaux modernes, l’industrie nippone se ménage la possibilité de leur vendre par la suite les pièces détachées ou de rechange ainsi que les services de maintenance et d’évaluation. Ceux-là s’obtiennent en général à titre onéreux.

Djibouti, 23 700 Km2, est peuplé de 700.000 habitants selon certaines sources bien qu’aucun recensement n’ait été réalisé depuis 1982. Les Afars, les Somalis (Issas, daboursis et Issaq), les Arabes se partagent le territoire, en sachant que les premiers disposent de 8/10 du territoire national.

Au regard de cette incontestable réalité, il est inacceptable, de ne pas permettre à chaque composante nationale, de ne pas disposer convenablement, du temps et de l’espace au sein de la RTD.

La partie répertoire musicale du site internet de la RTD loge au total 36 chansons. Sur les 36, seules 9 sont afares et le reste est somali. Comment s’explique cette partialité visible à l’oeil nu à tous les coins de rue ? N’avons-nous pas affaire à un service public ?

Certaines sources proches du régime djiboutien, laissent entendre que les Afars représentent 18% de la population totale, au lieu de 45%, oubliant au passage, qu’au sein de la représentation nationale, les parlementaires issus de l’éthnie afar sont au nombre de 28 sur 65 Députés que compte l’Assemblée, soit 43,1%.

Bref, les manipulations des chiffres sont certes plus faciles, mais les opérations de décasement (ou de délogement) des maîtres des lieux, si le gouvernement djiboutien était amené à entreprendre, serait plus complexe.

En revanche, il n’est un secret pour personne, encore moins pour les Djiboutiens concernés, que le processus d’implantation des colonies est d’ores et déjà lancé, au nom du principe selon lequel, tout Djiboutien a pleinement le droit de s’installer, de travailler, de commercer, sur l’ensemble du territoire national.

Soulignons que ce « droit », n’est accessible qu’à des Djiboutiens bien précis.

Essayons de voir, si éventuellement, un Arabe, qui est commerçant dans sa fibre-même, tiendrait ne serait-ce qu’une petite épicerie à Ali-Sabieh. Il n’existe pas d’épicier, de boulanger ou de vendeuse de  » baaguia  » (beignets), non originaire du coin dans ce district.

En outre, on observe des comportements très intéressés par le pouvoir pour les districts de Tadjoura et d’Obock. Pourtant, on y compte moins de 5 fonctionnaires de l’Etat natifs des lieux, pour ces deux régions. Les frontières du nord sont fermées avec l’Ethiopie depuis 1977. Tout laisse à croire que les commerçants n’ont pas intérêt à s’implanter dans une région où la circulation des marchandises n’est pas libre.

Néanmoins, ce paramètre économique n’empêche en aucun cas les Djiboutiens comme M. Moussa Itireh, militaire de carrière – et proche cousin de Mme Hawa Hassan, ministre déléguée à la Coopération Internationale – né on ne sait où mais sûrement pas à Tadjoura, de devenir distributeur principal de khat en spoliant la licence d’exploitation du feu Ibrahim Louback. Ce parvenu a connu cette région du Nord du pays à la faveur de la guerre civile de 1991. Depuis, il s’est implanté et s’est enrichi avec le commerce du khat et autres activités lucratives, en prenant soin de se protéger soigneusement contre toute concurrence de la part des entrepreneurs locaux. Monsieur Itireh est de loin et même de très loin de Bill Gates.

Sa principale force n’est pas nécessaire nt son intelligence, mais plutôt l’appui politique dont il dispose au sommet de l’Etat. Même le Premier Ministre, aux pouvoirs strictement limités, n’a pu faire face à ce commerçant à la carapace d’acier, dans sa tentative de restitution aux Tadjouriens ce qui leur appartient.

Notons aussi et surtout que sa clientèle se compose essentiellement de militaires, puisque les habitants de cette région vivent dans la précarité depuis la guerre civile. Les régions du Nord du pays abritent des garnisons militaires aux très importants effectifs. Quand le commandement militaire en charge des unités du Nord décide d’affecter 200 hommes à Tadjoura, il prend soin de doser à sa façon la composition des contingents. Pas moins de 150 familles, de 5 à 6 personnes par famille, débarquent dans cette agglomération. Ce qui accroît naturellement le nombre d’habitants dans cette localité (cela n’est pas mauvais en soi).

On relèvera que ces familles, accueillies à bras ouverts par les Tadjouriens ou Obockois, ne font aucun effort pour s’intégrer. A l’issu d’un séjour de 2 ou 3 ans à Tadjoura ou à Obock, on constatera que nos compatriotes et hôtes n’auront pas appris un seul mot de langue afare. Cette attitude on ne peut plus méprisable est évidemment incompréhensible pour celles et ceux qui daignent faire l’effort d’accepter leurs frères et soeurs djiboutiens, chez eux. D’autant plus que ceux qui reçoivent essaient, quant à eux, de parler somali ou arabe.

La résidence présidentielle au sommet du Day

Prenons un exemple. Le chef de l’Etat lui-même dispose d’une résidence secondaire, avec un potager de khat, sur le massif du Day, en pays afar. Il a certes donné un bon exemple aux Djiboutiens, en venant s’installer dans le plus beau coin du pays. Mais pourquoi ne fait-il pas en sorte que les originaires du Day, par exemple, aillent travailler à l’usine d’eau  » Al Janna  » à Ali-Sabieh comme c’est le cas pour beaucoup de nos concitoyens non Afars, qui travaillent et qui vivent avec les Tadjouriens ou encore avec les Obockois dans les districts du Nord du pays ?

Pour certaines personnes, il est un tabou que de dresser ce triste constat même si elles sont convaincues qu’une injustice est bien présente et palpable à Djibouti. Elle est visible à tous les coins de rue.

Condamner avec toute la sévèrité nécessaire la politique d’occupation israelienne des territoires palestiniens, ne signifie pas que l’on est animé d’un anti-sémitisme chronique. Tout en reconnaissant à Israel le droit d’exister, et sans aucune ambiguité, on peut soutenir la cause palestinienne…..

En combattant l’injustice, où qu’elle se trouve sur l’ensemble du territoire national, le risque de dérapage n’est pas à exclure. La cohésion sociale et l’unité nationale, qui constituent le socle-même de la stabilité politique et la garantie absolue de la paix civile, doivent être sauvegardées et protégées, à chaque étape du processus de lutte en faveur de la démocratie et, de l’instauration d’un Etat de droit.

Houmed DAOUD

02/06/06 (B352-B) Nomination d’un nouvel Ambassadeur US à Djibouti. (Par Houmed Daoud)

Selon le  » Washington File « , quatre nouvels Ambassadeurs des Etats-Unis d’Amérique sont nommés dans quatre pays d’Afrique, dont Djibouti. M. Stuart Symington, c’est son nom, qui a été nommé au poste d’Ambassadeur des États-Unis à Djibouti, remplacera, après confirmation par le Sénat, Madame Marguerita Ragsdal.


M. Stuart Symington

Le futur Ambassadeur américain à Djibouti rappelle dans un langage très  » diplomatiquement correcte « , l’illustration des engagements de Djibouti en faveur de la paix dans la sous-région, tout en omettant soigneusement de souligner, que les autorités djiboutiennes ne fassent rien, pour instaurer une paix juste et durable dans leur propre pays.

Peut-être, l’Administration Bush, craint-t-elle les remontrances de la diplomatie djiboutienne réputée agréssive ?

Surtout que par les temps qui courent, les Etats-Unis sont engagés sur plusieurs fronts dans le monde dans le cadre de la lutte anti térroriste et préfèrent nettement éviter des tâches suplémentaires de  » nettoyage « .

De plus, Djibouti accueille la seule base militaire américaine en Afrique, le « Combine Joint Task Force-Horn of Africa » (Corps expéditionnaire combiné pour la Corne de l’Afrique). Le diplomate américain aurait, dans l’hypothèse ou, sa nomination est confirmée, laissé entendre qu’il s’engagerait, à continuer à œuvrer en vue d’aider le peuple de Djibouti à surmonter ses difficultés économiques, une situation à l’origine du mécontentement et de conflits. »

Nous cherchons à bloquer ceux qui pourraient exploiter les vulnérabilités et nous continuerons à promouvoir le respect des Droits de l’Homme et de la démocratie aux quatre coins de la région « , a-t-il déclaré.

Si les engagements américains en faveur des Droits de l’Homme dans cette région du globe s’avéraient concréts, la diplomatie US aurait du fil à retordre, d’autant plus que les dirigeants des pays d’Afrique de l’Est, au même titre que leurs autres pairs africains, ne veulent pas entendre parler de ces  » choses  » là : Démocratie , Droits de l’Homme, etc. etc.

Il n’est un secret pour personne, surtout pas pour l’  » Oncle Sam « , que seules l’absence de la Démocratie réelle et populaire, la corruption généralisée et les violations quotidiennes des droits fondamentaux de l’individu, sont à l’origine des mécontentements,où qu’ils aient lieu.

Si l’Administration Américaine veut aider le peuple djiboutien à… par l’intermédiaire de son énième représentant dans notre pays, elle n’a qu’à user de toute son influence auprès des autorités djiboutiennes.

Si elle s’engage réellement dans cette voie, elle bénéficiera de la gratitude du peuple djiboutien d’une part et, elle aura relevé le défi qui a toujours été classés parmi les tous premiers telle que : la défense des Droits de l’Homme dans le monde, qui a fait partie intégrante du discours d’investiture du président Georges Walker Bush lors de sa réelection fin 2004 d’autre part.

Souvent négligés au profit de la très célèbre lutte anti-térroriste et la traque incessante et permanente d’Oussama Ben Laden et ses compagnons de la nébuleuse  » Al Qaïda, organisation térroriste, les Droit de l’Hom et la Démocratie dans le monde, semblent passer au second plan des actions américaines, si l’on observe les choses avec lucidité .

Pour conclure, rappelons néanmoins, que La commission du Sénat chargée des relations étrangères doit approuver les nominations de ces quatre personnalités qui doivent aussi être confirmées par le Sénat avant qu’elles ne puissent assumer leurs nouvelles fonctions.

H.D.

27/11/05 (B326) La Foire aux élections régionales bat son plein. Chaque dignitaire du régime dictatorial essaye de placer ses poulains … Sagement, l’opposition ne participe pas à la tournée générale, pour éviter une défaite annoncée d’avance, compte-tenu des pratiques anti-démocratiques du régime. (Hourmed Daoud)

Djibouti.Elections régionales
Les préparatifs des élections régionales battent leur plein à Djibouti.

Les concertations d’une part, les tractations d’autre part sont le lot quotidien des responsables des partis politiques qui s’apprêtent à s’engager dans la  » bataille  » électorale de Février prochain. Les négociations s’articulent essentiellement autour de la composition de chaque équipe de Conseillers régionaux. Les préoccupations majeures des dirigeants des formations politiques issues de l’U.M.P qui vont se partager  » le camembert, en sachant par avance que le R.P.P se taillera la part du lion, ne semblent guère se situer autour d’un projet de société digne de ce nom.

Chaque Ministre, chaque Député, tente de peser de tout son poids pour faire  » caser  » son proche au sein du futur Conseil Régional qui sera élu dans sa circonscription électorale. Les motivations des candidats sont aussi variées que nombreuses. Les origines sociales des uns et des autres en disent long sur les véritables raisons de l’engagement des uns comme des autres.

Certaines personnes pensent qu’être élu Conseiller Régional les mettrait définitivement à l’abri du chômage, fléau qui frappe hélas 70 % de nos concitoyens.

D’autres en revanche, estiment qu’elles vont pouvoir s’enrichir davantage puisqu’elles auront accès facilement aux déniers publics, allusion faites aux candidats issus du milieu d ‘ affaires. Ces derniers s’engagent dans la politique ( de la Région ), dans l’unique but de pouvoir rafler indûment les marchés publics au détriment des honnêtes entrepreneurs.

L’opposition pour sa part a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne participera pas aux élections qu’elle qualifie sans détour, de  » mascarade électorale « . Il y a une semaine, certaines sources digne de foi , faisait état de la présence en lisse d’une liste indépendante conduite par Hassan Ali Mohamed, alias Dalga.

Paradoxalement, les informations reçues ce matin, laissent entendre que l’idée de conduire une liste indépendante est purement et simplement abandonnée par son initiateur. Pour l’heure, nulle n’est en mesure d’expliquer les vrais motifs d’abandon de l’initiative. Quant à Hassan Dalga lui-même, il aurait rejoint la liste présentée par le FRUD.

Pour revenir aux candidats proprement dit, il est clairement établi que certains d’entre eux ne se soucient absolument pas des conditions de vie des populations dans la région Mak’arassou, d’Aylaadou ou encore Andaba ( district de Tadjourah ) par exemple, oû la soif pose de véritables problèmes aux habitants de ces coins du pays, pour le moins hostiles et reculés.

Toujours dans cette même région, une école ouverte en 1975 à Mouddo a fermé ses portes lors du conflit armé de 1991.Les enfants de cette localité sont privés d’école depuis cette date. Les futurs conseillers régionaux seront-ils en mesure de prendre conscience de la nature de la mission qu’ils auront à remplir tant ils sont obnubiler par la fonction (élective) elle même.

Rappelons que les autres districts de l’interieur :Obock, Dickil ,Ali- Sabieh ne sont pas mieux lotis.

Pire encore, certains candidats ou candidates choisis pour des considérations tribales ou autres, ne savent ni lire, ni écrire.D’ailleurs meme la Représentation Nationale est touchée de plein fouet par le phénomène de l’illettrisme. Peut être, n’a-t-on pas encore trouvé quelques femmes lettrées, capables de représenter dignement nos mères, nos soeurs, qui méritent on ne peut plus nos égards au sein de ces Assemblées régionales ? Seuls les dirigeants des parties engagées dans le processus pourront apporter la ou les réponses.

A ce jour, il est à retenir qu’il y a plus de candidats que d’électeurs pour le scrutin prévu pour Février 2006. En clair, tout le monde veut être Conseiller Régional !

( à suivre )

Houmed DAOUD

31/12/04 (B278) Djibouti/Erythrée : le régime djiboutien extrade des demandeurs d’asile. (Houmed)


Dans la matinée du 27 décembre 2004, quatre personnes, dont
deux hauts responsables érythréens ( un gouverneur militaire
de la région Dankalia et, le chef de la sécurité locale
), accompagnés de deux jeunes appelés du contingent de l’Armée
érythréenne, frenchissent la frontière djiboutienne,
dans la région de Moulhouli ( District d’Obock ).

Aussitot, ils demandent
asile et protection aux autorités djiboutiennes présentes dans
la localité. Ces dernières transmettent la requète à
leur hierarchie.

Quelques heures plus tard, un détachement érythréen lourdement
armé, appartenant aux unités des gardes frontières, se
présente au poste frontalier, sur le territoire djiboutien. Le chef
du déttachement demande à récupérer les "
fugitifs ". Au meme moment, le chef de la diplomatie érythréenne,
s’envole pour Djibouti. Il s’est entretenu avec Ismael OMAR GUELLEH, en vue
d’obtenir l’extradition des élément " Erythréens
".

En violation et, au grand mépris des Conventions Internationales,
le chef de l’Etat djiboutien accepte de remettre au Ministre des Affaires
Etrangères érythréen, les quatres hommes, qui ont commis
le seul crime d’avoir fuit la tyranie du régimes de leur pays.

Dans ces conditions, doit-on penser que Guelleh, tire son épingle,
en livrant des opposants des pays voisins à leurs bourreaux, et gagner
ainsi, la confiance et l’estime de ses homologues de la région ? De
la meme façon, chercherait il, à s’affirmer sur l’échiquier
politique comme partenaire et interlocuteur incontournable à la fois,
des leadeurs de la sous région ?

En tous les cas, l’inefficacité
de ses services d’imigration est d’autant plus flagrente, que l’irréparable
est commis.

Mahmoud AHMED CHEHEM,
né en 1983 à Moulhouli, dans le district dObock ( extrait d’acte
de naissance numméro 635 ), fait partie des personnes extradées
illégalement vers l’Erythrée, dont on ignore encore le sort
qui leur est réservé. Rappelons que le jeune Mahmoud est ressortissant
djiboutien, incorporé de force dans l’Armée érythréenne,
lors de savisite dans ce pays, d’ou sont originaires ses grands parents.

En plus de cet état
de fait, le jeune homme est bléssé de guerre. Il porte des éclats
de balles dans sa jambe et, serait malvoyant.

Est ce l’éfficacité
redoutable de la diplomatie érythréenne ou l’insouciance juvénile
de celle de Djibouti, qui a crée cette situation jusque là inédite
dans les anales politi-diplomatique ? On livre ses propres ressortissants,
pour faire plaisir, ou. . . . . .

Houmed
DAOUD