22/02/2018 (Brève 1126) Le ministère de l’intérieur disposerait déjà des résultats de votes à l’étranger. Rapidité extrême qui témoignerait de capacités organisationnelles encore jamais vues dans le monde (Selon une information diffusée par Houssein Ibrahim Houmed)

Selon une information diffusée il y a quelques minutes par Houssein Ibrahim Houmed (et que nous n’avons pas pu vérifier), le Ministère de l’Intérieur serait déjà en possession des résultats des votes à l’étranger (Somalie / Ethiopie). Comme il nous a habitué depuis plusieurs scrutins, le régime obtient parfois des chiffres ahurissants (par exemple, 100 % de votants, 100 % de suffrages exprimés et 100 % en faveur de Guelleh)

Sources à titre d’exemple :
1°) http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15499
2°) http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16565

Les résultats seraient d’après notre source :

++ Mogadisho : 
20 000 votants : 2000 abstentions, 1000 votes blancs
++ Hargeisa 
10 000 votants : 9999 votants pour et 1 abstention
++ Borama
3000 : 55 abstentions (Pots de vin détourné) + 2943 votants pour +2 nuls
++ Gig Giga
5000 : 2500 votants pour +2000 absents +500 votes nuls

13/02/2015 (Brève 450)Houssein Ibrahim Houmed nous fait parvenir la copie de la lettre ouverte qu’il vient d’adresser au Président de la République française. Nous la publions dans son intégralité sans commentaire.

Houssein IBRAHIM HOUMED                                                    
Professeur de Philosophie
Diplômé de l’Université de Paris-IV-Sorbonne
Militant du Parti Socialiste-Rennes Centre
Ancien candidat à l’investiture socialiste Municipales Rennes 2014
Ancien colistier de Jean-Yves Le Drian- Régionales 2010
Courriel : housseinphilo@gmail.com  

A Monsieur François Hollande
Président de la République Française

 

Rennes, le 13/02/2015

 

Objet : Soutenir la transition démocratique
            En République de Djibouti

 Monsieur le Président,

C’est en tant que citoyen Français originaire de la République de Djibouti que je viens par la présente solliciter auprès de votre haute bienveillance de bien vouloir soutenir la transition politique à Djibouti.

 Monsieur Ismaël Omar Guelleh, est au pouvoir depuis plus de 40 ans. D’abord en tant que Chef de cabinet de son oncle Hassan Gouled Aptidon de 1977 à 1999, ensuite  en tant que Président autoproclamé de la République de Djibouti, à partir de 1999.

Cet ancien policier est déjà cité dans plusieurs affaires par nos services de renseignements. Une note de la DGSE le décrit comme un « homme affairiste, corrompu et sans aucun scrupule moral ou humain». Il y a de cela quelques années, il faisait brûler ouvertement le drapeau français sous les fenêtres de l’Ambassade de France à Djibouti et il en faisait publicité. Il fait partie des personnes qui empêchent la République de Djibouti de se développer, en organisant le pillage de ses maigres ressources avec la complicité de sa tribu et le clan de son épouse qui ont institué un système de prédation, alors que les citoyens meurent de la malnutrition dans les villes et sont menacés de famine dans l’arrière-pays. La quasi-absence des soins et d’éducation s’ajoute à ce décor hors du commun et qui n’ont rien avoir avec l’indispensable mission confiée à la Francophonie. Dans le même temps, une jeunesse, désemparée, continue de fuir le pays qui ne lui offre aucune perspective d’avenir.

Ismaël Omar Guelleh est également l’homme qui a orchestré, durant la guerre civile de 1991-1994 des crimes de guerre, génocide et des « crimes contre l’humanité » contre la communauté AFAR. Quant aux tortures menées contre les opposants, sous son autorité en tant que chef de la Sécurité nationale depuis 1977, elles ont traumatisé plusieurs générations de Djiboutiens, en n’épargnant aucune communauté.

D’ailleurs, une plainte a été déposée par mes soins le 22 novembre 2013, contre le président autoproclamé de Djibouti, à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Je ne veux pas que notre pays, la France, fréquente dorénavant des dirigeants politiques peu recommandables. Au moment où les médias annoncent la prochaine visite de notre ministre de la Défense à Djibouti, Monsieur Jean-Yves Le Drian, dont je fus un des colistiers lors des régionales 2010 dans la commune de Rennes, je me presse de vous rappeler que, dans un récent discours au Sénégal, vous avez affirmé que la France « serait du côté du peuple » dans le continent africain et qu’elle accompagnerait la transition démocratique. Vous avez cité comme exemple le Burkina-Faso où il venait de se produire une révolution qui a chassé le dictateur Blaise Compaoré.

Vous en conviendrez avec moi que 40 ans de souffrances, c’est trop ! La France ne devrait pas envoyer ses ministres et représentants de haut rang auprès du président autoproclamé Ismaël Omar Guelleh, avant que celui-ci ait donné des gages fiables et non des promesses sans lendemain. Toute visite officielle des personnalités du monde occidental est en effet interprétée par le peuple djiboutien comme un soutien apporté au dictateur.  

Nous savons que ses déclarations d’amour pour la Francophonie et la langue française, exprimées dans le magazine Jeune Afrique, relève de la pure falsification des vérités : « la francophonie nous protège, nous y tenons. L’Éthiopie  et Dubaï réclament des professeurs français djiboutiens ». Hier, il traitait les intellectuels djiboutiens francophones d’être de « purs produits de la France ». Il faut entendre par-là qu’il a peu d’estime de la France et des opposants « francophones ».

 J’ose espérer, Monsieur le Président de la République, que vous partageriez l’esprit de ces lignes et qu’au nom des valeurs défendues depuis son origine par le Parti socialiste, la France ne soutiendra plus les dictatures en Afrique. Je vous demande, Monsieur le Président de la République, de favoriser la démocratisation de la République de Djibouti et de l’Afrique francophone, ce qui serait une mission noble et légitime.  

Il est temps que La France, patrie des droits de l’Homme, rompt les relations de complaisance entretenues avec Ismaël Omar Guelleh dont je viens de vous décrire un portrait bien en-deçà de la réalité (en matière des crimes commandités dans toute la corne de l’Afrique).

Je vous remercie de l’intérêt que vous voudrez bien accorder à ma demande et vous prie de croire, Monsieur le Président de la République,  en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Houssein IBRAHIM HOUMED

06/05/2014 (Brève 386) Cette Amérique qui a rendu possible le rêve Djiboutien..(Par Houseein Ibrahim Houmed)

Manif djibouti USALes Etats-Unis ont rendu possible ce qu’aucune nation occidentale n’a osé faire dans l’histoire de Djibouti : En choisissant de faire passer son cortège devant la manifestation américaine, canadienne et djiboutienne, la Maison Blanche a bien voulu marquer l’évènement et rappeler du même coup qu’elle avait déjà choisi son camp au grand dam de Guelleh dont la moitié des effectifs se serait évaporée dans la nature tandis qu’une dizaine d’entre eux se serait rendu à l’opposition pour demande aide et assistance. Le tyran a donc été jeté en pâture. 

Le peuple des Etats-Unis s’est joint au peuple de Djibouti de la manière la plus spontanée et la plus naturelle qui soit. La dictature, ces femmes et ces hommes américains en ont entendu parler mais loin de chez eux, loin de la Maison Blanche et certains d’entre eux osent à peine que la grande Amérique le recevait chez elle: mais plus pour des remontrances que pour entraîner ses milices ou lui vendre des armes.

L’ami des « militaires chinois » n’aura pas bénéficié d’un accueil comme il se doit.   

Manif djibouti

Les médias américains qui ignoraient tout ou presque de ce petit pays de l’Afrique de l’Est, dont la position stratégique en fait l’un des endroits les plus convoités du monde et une chasse gardée des pays occidentaux. Une rétention de l’information est soigneusement pratiquée par les « alliés » de Djibouti qui professent la politique du ventre, privilégient leurs intérêts partisans sur ceux des droits de l’homme et du « nègre » et qui n’ont que faire de la démocratie en Afrique et donc à Djibouti qui ne les arrangent pas, qui n’arrangent pas aussi Guelleh qui s’accroche au pouvoir depuis 40 ans.

L’Amérique de Barack Obama aura démontré qu’elle ne cautionne pas cette grille de lecture pour tout le moins passéiste, dangereuse et stérile…

L’Afrique n’a pas besoin des hommes forts mais des institutions fortes » a déclaré Barack Houssein Obama lors de son discours d’Accra. Voilà que la messe est dite pour donner le feu vert à un peuple d’Afrique en déliquescence à cause de ses gouvernants et de la complicité avérée de certains pays qui veulent exercer une tutelle éternelle, de fait et de droit. 

L’Amérique a bien démontré qu’il fallait être du côté du peuple de Djibouti. Les médias étaient du côté de l’opposition, les politiques étaient du côté de l’opposition, Barack Houssein Obama était lui aussi du côté de l’opposition et même le vent soufflait du côté de l’opposition. 

Les Missiles TOMAHAWK se sont abattus. Ils n’ont pas causé à la Maison Blanche-rassurez-vous, c’est une litote!-mais causé des sérieux dégâts à la délégation et à l’orchestre central du génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. 

Le lundi 5 mai 2014 est et restera comme le jour où le peuple de Djibouti a triomphé et le jour où Monsieur Ismaël Omar Guelleh aura connu la plus humiliante des défaites. Le tyran qui n’est pas à sa première expérience est au bout du rouleau et sa maladie ne faisant qu’aggraver la situation.

En Amérique, la liberté n’a jamais été aussi proche, aussi concrète et aussi effective… Bref, l’Amérique est et reste toujours cette belle Amérique où l’impossible se possibilise, cette Amérique qui après avoir élue Obama cherche aussi à libérer l’Afrique d’une tutelle qu’elle subie depuis les indépendances. 

Que Dieu bénisse l’Amérique !

Houssein IBRAHIM HOUMED

03/03/2014 (Brève 366) Dans une longue interview qu’il a accordé, par téléphone, à Radio Libre TV (Be) le 28 février, Houssein Ibrahim Houmed dénonce l’arrestation et l’emprisonnement illégal des membres de sa famille (dont sa mère très âgée) et il cite les cas de violation des Droits de l’Homme et d’exécutions extra-judiciaires, qui se multiplient depuis plusieurs années (A écouter via YouTube)

13/12/2013 (Brève 337) Houssein Ibrahim a ouvert une pétition pour permettre à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent soutenir son action devant la Cour pénale internationale, de signer l’appel pour que Guelleh soit jugé pour tous les crimes qu’il a commis et/ou fait commettre pour le seul intérêt de sa famille et de quelques obligés…

Lien pour signer en cliquant ici

POur que la CPI juge les crimes commis par Guelleh

04/12/2013 (Brève 320) Le Mensuel de Rennes – Un Rennais porte plainte contre le président de Djibouti pour crimes contre l’humanité (Interview)

Lien avec l’article original
http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2013/12/04/un-rennais-porte-plainte-contre-le-president-de-djibouti-pour-crimes-contre-lhumanite-15076.html

Auteur : T.R.

Houssein Ibrahim Houmed vient de déposer une plainte auprès de la cour pénale internationale à l’encontre du président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh.

Le Rennais, professeur de philosophie d’origine djiboutienne, l’accuse de crimes contre l’humanité.

Le Mensuel : Vous accusez les autorités djiboutiennes de massacres qui auraient débuté au lendemain de l’indépendance du pays, en juin 1977. Pourquoi porter plainte maintenant ?

Houssein Ibrahim Houmed : Parce que le président Ismaël Omar Guelleh continue de s’en prendre aux femmes et aux enfants du pays. Le génocide ne s’arrête pas, même si personne n’en parle.

On retrouve régulièrement des charniers, comme celui de Day, qui avait fait parler en 2007. Le climat est délétère. Le régime est liberticide. Il a transformé Djibouti en prison à ciel ouvert. Plus de 6 000 opposants sont actuellement incarcérés.

Parmi eux, il y avait l’un de mes anciens collègues enseignants à Djibouti. Il a été torturé et est mort dans des conditions atroces. Le même jour, l’armée ouvrait le feu sur des collégiens.

Pour moi, ça a été l’élément déclencheur. A Djibouti comme dans la diaspora, tout le monde a peur. Il faut rompre ce cercle et faire savoir au monde entier que là-bas, on tue.

Depuis le dépôt de ma plainte, j’ai reçu beaucoup de messages d’encouragements et de soutien. J’ai aussi reçu des menaces de mort.
C’est-à-dire ?
Je reçois des coups de téléphone d’intimidation, des messages sur Twitter appelant à ma mort.

J’ai également été agressé physiquement chez moi il y a moins d’une semaine. Ma femme et ma fille sont encore sous le choc et veulent que je retire ma plainte.

J’ai aussi eu un mystérieux coup de téléphone : mon interlocuteur me proposait 50 000 € contre mon silence.

Mais c’est trop tard, maintenant.

Je prends ce combat comme une mission. C’est très ambitieux de ma part, mais je souhaite faire pour les victimes djiboutiennes ce que Serge Klarsfeld a fait pour les victimes de la Shoah. Nous avons un devoir de mémoire envers elles.

Votre plainte est assortie de documents précis, de listes de personnes décédées. Depuis combien de temps travaillez-vous sur ce dossier ?

Depuis 2007. C’est un travail de fou, car les listes sont encore incomplètes. J’ai reçu hier un mail des Etats-Unis d’un monsieur qui me communique 600 autres noms de personnes assassinées par le régime. J’aurais voulu porter plainte plus tôt, mais je voulais m’assurer que toutes mes informations étaient sourcées et vérifiées.

Les enjeux sont trop importants.

Il me fallait aussi être sortir de la précarité administrative : on ne sort pas un dossier aussi brûlant lorsqu’on a qu’un titre de séjour à faire renouveler chaque année.

Maintenant que j’ai la nationalité française, je me sais protégé et sûr de mes droits.

Vous affirmez que ce sont principalement des personnes de l’ethnie afar qui sont victimes des massacres. Pourquoi sont-elles les cibles privilégiées ?

On trouve deux ethnies principales à Djibouti : les Afars et les Issas. Ismaël Omar Guelleh assoit son pouvoir en exacerbant d’anciennes tensions claniques (les Afars occupent une grande partie du territoire, mais c’est un parti issa qui contrôle le pouvoir depuis l’indépendance, marginalisant toute opposition afare. Une frustration qui a dégénéré en guerre civile en 1991, entre Issas et Afars, NDLR).

Son gouvernement, sclérosé par des axiomes fascistes, accuse les Afars de tous les maux. Il les a exclus de toute la sphère économique et politique. L’armée djiboutienne mène des raids répressifs jusqu’en Ethiopie où les Afars sont également présents.

L’ironie du sort, c’est qu’aujourd’hui Ismaël Omar Guelleh tue indifféremment des Afars et des Issas : il s’en prend à toute personne s’opposant à son pouvoir.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a tiré récemment la sonnette d’alarme sur le « génocide » en cours en Centrafrique. Comment peut-on expliquer le silence de la France sur des massacres à Djibouti, alors qu’elle y dispose de sa plus importante base militaire à l’étranger ?


En 1995, l’assassinat à Djibouti du juge français Bernard Borel avait fait beaucoup parler. Sa veuve, depuis, se bat pour faire connaître les abus du pouvoir djiboutien. Mais les enjeux sont gros pour la France.

02/12/2013 (Brève 315) Houssein Ibrahim Houmed nous a transmis la copie du courrier qu’il a reçu du greffe de la Cour pénale internationale, confirmant la réception de sa plainte.

Le greffe de la Cour pénale internationale, dans un courrier en Anglais et en Français, daté du 2 décembre et adressé par mail à Houssein Ibrahim Houmed, accuse réception par le Procureur de la Cour, de la plainte qu’il a déposée contre le régime djiboutien pour les nombreux crimes qui ont été commis sur le territoire de la République, sous son autorité.

Cette accusé de réception confirme que la plainte a bien été enregistrée par le bureau du Procureur qui lui donnera la suite qui conviendra en application des statuts de la Cour qui figurent dans le traité de Rome.

Nous rappelons que Djibouti est un état membre de la CPI.

Lien pour télécharger la copie de la lettre de la CPI.

02/12/2013 (Brève 314) Mis en téléchargement : la copie de la plainte déposée hier dimanche 1er décembre par Houssein Ibrahim au commissariat de Police de Rennes, après l’agression dont sa famille et lui ont été les victimes à leur domicile.

Pour télécharger la copie en format PdF : lien