18/03/2012 (B648) Le coin de l’humour. Comment faire connaître le site d’opposition que vous venez de lancer ? Comment assurer la crédibilité de vos informations ? Pour les Webmasters (ARDHD)

Vous venez de lancer un nouveau site Internet d’opposition et vous avez envie que les Djiboutiennes et les Djiboutiens le découvrent d’abord, puis le consultent régulièrement. Et pourtant vous n’avez pas les moyens d’acheter de la publicité payante sur Google ou d’autres moteurs de recherche.

La recette est simple :

– Avoir de bonnes informations à communiquer et de préférence des informations exclusives et vérifiées, c’est à dire que l’on ne trouve pas partout. Mais surtout il faut absolument que ces informations soient dérangeantes pour le pouvoir en place et pour les barons du régime.

Mais attention, pas tous : il y a baron et baron.

D’un côté les barons qui bénéficient de la protection de Paulette,

d’un autre ceux qui bénéficient du soutien du Chamelier ou Bobard 1er, si vous préférez.

Ensuite, ceux (les rares) qui peuvent se vanter d’être soutenus pas les « deux rivaux » qui forment le couple princier et infernal

Enfin ceux qui n’ont plus le soutien ni de l’un ni de l’autre et qui font semblant de se rallier à l’opposition, uniquement par dépit ou par provocation (Ex : YEB)

Bref, visez bien !

Dirigez vos flèches en priorité vers les protégés de la Grenouille à lunettes et vous allez comprendre pourquoi.

C’est comme au billard, il faut jouer avec les bandes. En fait la bande dans ce cas, c’est celle de Djibouti 24 qui va vous aider à faire connaître votre site et à lui donner toute sa crédibilité, si vous savez bien l’utiliser.

En effet, dès qu’un site ou un article est génant pour la Madame sans gêne de Djibouti, l’équipe de Djibouti 24 aux ordres d’Hassan Saïd (qui fait tout ce qu’il peut pour conserver les bonnes grâces de l’éminence grise du pouvoir djiboutien) monte au créneau et commence à balancer des Tweet. (Certains regrettent que cette équipe n’ait plus le courage d’alimenter son propre site, mais c’est un autre sujet).

C’est absolument génial ! Chaque Tweet prouve que votre site est crédible, qu’il est intéressant et que sa lecture déplait à Paulette. Pourrait-on imaginer une meilleure publicité gratuite ?

A titre d’exemple.

Nous mesurons en permanence l’audience de l’ARDHD. Dès que l’équipe de Djibouti 24 lance un Tweet insultant à notre égard, la consultation augmente de 15 à 18 % dans les heures qui suivent. C’est le signal ! Les destinataires comprennent aussitôt qu’il y a des informations intéressantes à lire sur notre site et ils le consultent.

Merci à Djibouti 24 de conforter ainsi la crédibilité du site de l’ARDHD et de faire augmenter son audience. Ce n’est peut-être pas l’objectif que vous visiez, mais les résultats sont au rendez-vous en notre faveur !

Nous n’irions pas jusqu’à dire que nous aurions du mal à faire connaître l’ARDHD sans les Tweet de Djibouti 24, mais il faut reconnaître que chacune de ses interventions, nous donne un petit coup de pouce toujours apprécié.

Alors surtout n’arrêtez pas !

02/01/2012 (B637) L’illustre Zozo, magicien attitré de la Cour de Pacotilles, s’est-il pris une veste ? En tout cas, c’est ce que nous disent nos correspondants secrets, infiltrés au Palais de l’Escale.

Ce matin, Bobard 1er en majesté aurait convoqué séance tenante, son illusionniste préféré : le grand Zozo.

Aussitôt informé, Ali Mohamed Abdou serait arrivé « ventre à terre », très en forme, à l’entrée du Palais. Après l’avoir fait attendre une bonne heure, le Chamelier se serait enfin décidé à le recevoir. Il ne craignait rien, Zozo est de la race de ces obligés qui ferait tout pour un entretien avec le Maître incontesté du pays, y compris de patienter des journées entières sans se plaindre. D’autant plus que les entretiens se termineraient souvent avec la remise d’une enveloppe garnie …

Voici les propos que nos correspondants ont pu capter secrètement :

Bobard : Alors mon vieux, tu es content de ta dernière sortie dans La Nation ?

Le grand Zozo : Oh Oui Chef, je n’en suis pas mécontent. Mais j’espère surtout que tu as apprécié le style. Je n’ai pas maché mes mots. Tous ces défenseurs des Droits de l’homme, ils en ont pris pour leur grade …

B. lui coupe la parole : C’est ainsi que tu vois les choses. Bon sang, t’es encore plus stupide que je ne l’imaginais. Paulette avait bien raison sur ce point. Mais voyons, tu ne te rends pas compte ?

LGZ : me rendre compte de quoi ?

B. : que tu as fait une sacrée bêtise, pardi !

LGZ (il serait devenu blême immédiatement) : comment cela une bêtise ?

B. : Je vois que tu n’as rien compris. Ce n’est quand même pas à toi de confirmer dans la presse les « salades officielles » que j’ai servies à ces naïfs de France 24 … ! Ce sont mes prérogatives. Moi j’ai le droit de forcer la dose, de raconter qu’il n’y a aucun prisonnier politique, que la presse et l’expression sont libres, etc. Parce que je suis le chef, que je bénéficie de l’immunité et que le mensonge d’Etat est reconnu dans le monde entier .. Mais toi, tu n’es rien, alors de quel droit te permets-tu de plagier ma pensée ?

LGZ : mais je pensais bien faire pour te plaire !

B. : eh bien, c’est raté, complètement raté.

LGZ : j’ai peur de ne pas comprendre …

B. : Ca, ça ne m’étonne pas ! T’es complètement bouché mon pauvre Zozo ! Quand je t’ai mis Président de la CNDH, ce n’était pas pour que tu critiques mon régime, mais ce n’était surtout pas pour que tu l’encenses. Pour être crédible, la CNDH doit être critique, pas trop certes, mais quand même un peu. Or je n’ai lu aucune critique dans ton texte, puisque tu as écrit que tout était parfait. Et surtout tu t’es même permis d’ajouter que les réponses données à je ne sais plus quelle organisation, avaient été très appréciées. On a l’impression que c’est toi qui a répondu. Ce n’était quand même pas à la CNDH de répondre !

Ca c’est le rôle du gouvernement, du Ministre en charge des D.H., mais certainement pas le tien. Toi, tu aurais du faire croire que la CNDH était vigilante, et surtout qu’elle n’était pas inféodée à mes décisions.

T’es passé à côté de la plaque, mon pauvre. Tu t’es attribué les prérogatives du gouvernement alors que tu n’es même pas ministre et tu ne le seras jamais, je te le garantis. De plus critiquer de front la FIDH, c’est suicidaire !Qui va croire que la FIDH a des ambitions politiques à Djibouti! Absurde, absurde, totalement idiot.

Et surtout …

LGZ tente de prendre la parole, mais Bobard l’en empêche brutalement.


B. : En plus tu ne vas quand même pas me couper la parole. Je poursuis et tu m’écoutes sans rien dire. Chacun à sa place ici ! Je disais que t’es passé pour un imbécile. Tu en as trop fait et maintenant la CNDH est discréditée sur le plan international. Beau résultat ! Et qui passe pour un imbécile par derrière ? Je te le demande ? Répond enfin !

LGZ balbutie un mot incompréhensible.

B. : Eh bien, oui, c’est moi ! Et cela je ne te le pardonnerai jamais. Je vais passer pour un con. Maintenant je te coupe les vivres pendant trois mois et pour que tu comprennes la stupidité de tes déclarations, tu vas commencer par un stage dans les services d’Hassan Saïd. Il est prévenu et il t’attend …

Ensuite il te conduira directement dans les sous-sols du SRD et pour terminer deux mois à Gabode. Surtout ne viens pas pleurer ensuite, car c’est toi qui a dit un jour qu’il n’y avait pas de torture à Djibouti et que Gabode était une prison modèle, avec une nourriture saine et une surveillance médicale attentive.

Tu vas y goûter pour de bon et on en reparlera à ton retour, si toutefois, tu résistes aux pratiques habituelles du SRD ..

23/12/2011 (B635) 300 millions d’Euro ! Le Prix du silence ? (Jean-Loup Schaal / ARDHD)

Selon ses propres déclarations devant la caméra de France 24, Guelleh vient de renégocier à l’Elysée pour 300 millions d’Euro au total, le renouvellement garanti sur dix ans, de sa rente annuelle de 30 millions (2,5 millions chaque mois !!!).

C’est beaucoup, surtout qu’à cela il faudra certainement ajouter les frais de formation des militaires et officiers djiboutiens et d’autres avantages qui n’ont pas été rendus publics pour le moment. Le seront-ils véritablement lors de la ratification au parlement français …?

2,5 millions d’Euro de salaire par mois ! C’est beaucoup pour le dirigeant d’un aussi petit pays : par la surface et par le nombre d’habitants … Guelleh est certainement le dirigeant le mieux rémunéré de la planète et par un pays étranger !

2,5 millions d’Euro par mois ! C’est beaucoup pour une famille qui possède déjà, dit-on, la cinquième fortune d’Afrique …

2,5 millions d’Euro par mois ! C’est beaucoup pour un régime qui dilapide l’argent public en achetant par exemple des avions de 180 places ou en faisant construire des Palais (Daÿ, Ali Sabieh, Haramous, Arabie saoudite, émirats, appartement de luxe à Paris, etc..)

2,5 millions d’Euro par mois ! C’est beaucoup pour un dirigeant, mauvais gestionnaire, qui asservit sa population, qui a détruit l’économie (publique et privée) et les services publics, en particulier de la santé, de l’éducation, de la justice et de la distribution d’eau et d’électricité,

2,5 millions d’Euro par mois ! C’est beaucoup pour un dirigeant anti-démocratique qui élimine toute forme d’opposition, qui torture les opposants et qui élimine les plus sérieux candidats à sa son remplacement. Guelleh a dit que la justice djiboutienne n’avait jamais fait exécuter personne : c’est vrai ! Mais combien de victimes extra-judiciaires (y compris et entre autres, un magistrat français et un fonctionnaire américain ..)

On sait que le nombre des militaires français a considérablement diminué dans les dernières années, en particulier avec le départ de la 13ème DBLE. On s’attendait à ce que le loyer soit revu à la baisse, puisque le nombre de clients à héberger est en forte diminution. Mais non ! Si l’on croit les déclarations de Guelleh, pas de diminution : la France s’engage à le rémunérer sur la même base pendant 10 ans et à assurer en plus sa sécurité (personnelle ?).

Alors il faut chercher ailleurs les raison de cette générosité outrancière de la France, dans un contexte où elle aurait plutôt besoin de faire des économies que de s’engager à verser 300 millions à un dictateur corrompu, sans aucune obligation ni retombées en faveur de la population.

Acheter le silence ?


Tiens justement ! On reparle au même moment de l’affaire Borrel avec de nouvelles révélations qui mettent en cause l’Armée française (même si le ministre Longuet dont le nez s’allonge un peu plus tous les jours, certifie que l’Armée ne savait pas) … Faut-il que M Longuet soit bien assuré que tous les documents relatifs à cette affaire ont été détruits dans les états-majors français à Djibouti, en France, au Ministère de l’intérieur et à la DGSE ? Qu’il n’en reste pas un original ou même une copie ?

Sinon il risque l’accusation de mensonge public ! …. Côté djiboutien : pas de risque de fuite dans cette affaire ! Avec trois cent millions d’Euro, payables en dix tranches, Guelleh est bien tenu et il ne parlera pas, c’est certain… En cas de besoin, il a de quoi acheter le silence de ses (complices ?) et proches responsables, qui sont aussi au courant des détails de l’exécution du Juge Borrel (voir le SDS ou la Gendarmerie, par exemple).

De là à imaginer que Sarkozy, dans le prolongement de J Chirac, a acheté le silence de Guelleh sur l’affaire Borrel et sur les affaires louches que ce juge intègre aurait pu avoir identifiées … avant de signer son arrêt de mort… le pas pourrait être vite franchi par des témoins envahis par les remords (seize ans plus tard) et par des observateurs indignés, à l’image de ce militaire qui est venu témoigner chez la Juge Clément.

Curieusement, Longuet n’a pas annoncé de poursuites à l’encontre du militaire …

A ce propos, notons que si M. Longuet a déclaré qu’il ne comprenait pas le témoignage de cet ancien chauffeur militaire, il s’est bien gardé de déclarer que l’Armée allait le poursuivre avec toutes les rigueurs de la Loi… ce qu’il aurait du faire automatiquement. si les déclarations du militaire étaient mensongères. Or s’il ne l’a pas fait … ce n’est certainement pas par bonté d’âme !

07/12/2011 (B633) Le rapport du FMI : un dossier à charge contre Guelleh, de la part d’une institution qui utilise d’habitude et autant que possible le langage diplomatique, feutré et qui évite les formules fortes. Pourtant une fois n’est pas coutume ! Faut-il qu’IOG et ses associés ait dépassé les bornes, à un point semble-t-il rarement atteint… (ARDHD)

Pour ne pas lasser les lecteurs, nous n’allons pas reprendre le détail des 6 pages du rapport du FMI, que les lecteurs peuvent télécharger ici en intégralité, grâce à la LDDH.

Prenons seulement le cas du nouvel avion d’IOG !

Le FMI s’étonne qu’un investissement de cet ordre pour un avion qui est enregistré comme appareil de l’Etat, ne soit pas comptabilisé dans le patrimoine public et surtout qu’il n’y ait aucune trâce des ressources financières qui ont permis de l’acheter et qui permettent de l’entretenir.

A croire qu’IOG a acheté un bel avion avec des fonds douteux et qu’il l’a annexé à son patrimoine privé (En France il aurait du le payer par chèque ou virement -pas en liquide- et l’inclure dans sa déclaration à l’ISF). Chose qui lui parait tout à fait normale puisqu’il est persuadé que le pays lui appartient … et que tel le Prince, il désigne les membres de sa famille et ses proches aux charges les plus élevées et surtout les plus lucratives..


A noter que ce Boeing disposerait de 180 places.

Est-ce pour pouvoir « filer » plus rapidement en emmenant tous ses complices et leurs familles en cas de grabuge au pays ? On voit la troupe des obligés, regroupés dans l’urgence, portant chacun une valise de billets sur la tête.

La file est conduite par Djama Haid (Banque nationale) et Ali Guelleh (EDD) en tête, le frangin Saad Omar Guelleh (Port) est en position de serre-file. Hassan Saïd (SDS) et Zakaria (AND) sont sur les ailes, pour protéger ce dernier défilé. Le p’tit Aïnaché est pris en charge par le bon Colonel Berger, qui l’aide à avancer. Le colonel Mattan étudie le trajet le plus sécurisé. Tout cela au pas de gymnastique compte-tenu des circonstances … Car ce jour-là, ils n’auront pas intérêt à traîner en route !!! Beaucoup de gens seront massés pour les voir passer et nombreux seront ceux qui auront envie de leur serrer non pas la main mais le cou.

En tout cas, le FMI veut absolument savoir d’où vient l’argent et à qui il a été donné. Il déclare que l’absence de réponse a justifié l’annulation (ajournement) de la réunion de conclusion de la revue …

Bonne fille, le FMI a laissé la possibilité à IOG de s’expliquer avant le 7 décembre : mais nous sommes le 7 décembre ! Tiens, tiens, nous serions curieux de savoir si Illyas a réussi à inventer un beau mensonge à servir tout frais aux inspecteurs du FMI.

Cela nous conduit à noter la chaude appréciation, reprise par écrit dans le rapport. Elle émane de l’un des inspecteurs qui admirait certainement les compétences « sidérales » d’Illyas Moussa Dawaleh, préposé aux finances locales : « il est sur une autre planète ! » Pas besoin d’en dire plus long. Il est habillé pour la saison.

Tout cela est bien fâcheux pour Guelleh.

Jusqu’à présent, il a réussi à tromper ou à faire patienter le FMI, qui s’était contenté de geler le programme pendant une année, mais qui avait fait autoriser de nouvelles aides budgétaires. Avec un tel rapport, on sent la fin de la bienveillance coupable du FMI. Fermeture des robinets.

Pourvu que le FMI n’envoie pas les casques bleus contre Haramous pour exiger, avec le recours à la force internationale, le remboursement des acomptes perçus indûment sur la base d’artifices, de trucages financiers ou d’omissions inqualifiables, dans la tenue des comptes publics ?

Chacun connaît l’enchaînement des actes qui pourrait suivre : saisie d’office ! Mise sous scellé du Palais et de l’avion ! Vente aux enchères publiques ! Khadra condamnée à rembourser solidairement ! Contrainte par corps ! Déclaration de faillite personnelle !

Mais il est encore un peu tôt pour rêver !

14/11/2011 (B630) Dans la série des interviews (presque) imaginaires, notre correspondant a pu rencontrer le Ministre djiboutien de l’intérieur: Hassan Darar Houffaneh. « D’abord démasquer les taupes … »

ARDHD : Monsieur le Ministre, nous tenons d’abord à vous remercier de nous avoir accordé cet entretien.

Hassan Darar Houffaneh : Mais c’est tout à fait normal. A mon niveau, je n’ai aucun à priori contre quiconque, qu’il soit journaliste, opposant, syndicaliste. Chacun est libre de s’exprimer librement et sans retenue à Djibouti, à condition de ne pas toucher aux intérêts nationaux de notre pays souverain, ni à sa famille régnante.

ARDHD : Nous avons souhaité vous rencontrer pour parler de cette rumeur concernant la dissolution possible de la LDDH.

H D H : oui un beau scandale ! Il y a des taupes dans mon ministère, des taupes malfaisantes qui me coupent sauvagement l’herbe sous les pieds, m’empêchant d’accomplir les ordres donnés par notre Chef infaillible.

Pensez donc ! Alors que j’étudiais toutes les possibilités de mettre un terme à cette officine sordide, à ce repaire de brigands frustrés qui avancent masqués derrière la noble bannière des Défenseurs des droits de l’homme, voilà que l’information était déjà publiée par votre site et aussitôt reprise par d’autre.

J’avais choisi le vendredi pour bénéficier de l’effet de surprise. Et pof ! l’information est officialisée avant même que j’ai pris la décision et choisi la meilleure voie pour la mettre en oeuvre.

ARDHD : la meilleure voie ?

HDH : oui, soit une décision de radiation administrative par décret de cette association demain en Conseil des ministres, soit une plainte en justice. Dans ce deuxième cas, c’est un peu plus compliqué, car bien qu’ils soient totalement soumis aux ordres de Sa Majesté, les juges demandent un minimum de preuves. Ca prend du temps pour les fabriquer. Il faut convaincre les faux témoins, trouver des faux tampons, ne pas se tromper dans les dates, … C’est faisable, mais on y perd un temps précieux. Et moi du temps, j’en ai très peu.

Notre maître m’a bien prévenu. Si je n’obtiens pas le résultat qu’il attend avant la fin de la semaine, c’est moi qui saute ! Et on me reprend ma belle voiture neuve de fonction, mon salaire et mes droits de tirage sur les affaires de corruption. Alors vous pouvez mesurer combien je suis motivé pour trouver la solution la plus rapide. Je risque de tout perdre en une seconde …

ARDHD : qu’allez-vous faire ?

HDH : d’abord chercher les taupes. Mon ministère est infiltré par la LDDH, c’est clair. Ils ont des agents secrets partout. Ce n’est plus une association, c’est une hydre qui gangrène notre beau système de gouvernement. Pensez ! Connaître mes décisions avant que je les ai prises ! Du jamais vu. Donc je dois démasquer les taupes en priorité.

ARDHD : et ensuite ?

HDH : ensuite, je leur tranche la gorge ! Non, je plaisantais, j’ai mieux que cela. J’appelle le SRD et ils se chargeront de les faire avouer. Au passage, j’ai noté que le SDS avait eu un moment de faiblesse … ils n’ont pas été capables d’anticiper le fait que mon ministère était infecté par les taupes. D’ailleurs je n’exclue pas le fait qu’elles y aient été placées par mon prédecesseur, ce cher Yacin Elmi, comme des bombes à retardement, uniquement pour me nuire. C’est bien son style.

Madame Kadra Haid m’avait
d’ailleurs bien recommandé de me méfier de lui, le jour où elle m’a donné ma feuille de route pour le mois de novembre. Quelle femme de tête et organisée par dessus le marché ! Ca c’est un homme, pardon, je voulais dire une femme de tête.

ARDHD : en dépit de ce que vous qualifiez de contretemps, comment allez-vous agir maintenant pour atteindre vos objectifs.

HDH : d’abord, je vais faire un communiqué qui sera repris par l’ADI, la RTD et La Nation, dans lequel je dirai, la main sur le coeur comme Obama, mon attachement solennel, convaincu et indéfectible à la cause des droits de l’homme et à ses ardents défenseurs.

J’ajouterai que je sais que rien n’est encore parfait en république de Djibouti, mais que je consacre les 2/3 de mon temps de travail journalier (*), ce qui est considérable aux droits de l’homme et à veiller à ce qu’on les bafoue plus intelligemment que par le passé.

Ensuite je ferai la différence entre d’un côté d’honnêtes défenseurs des Droits de l’Homme, à l’image, par exemple, d’Idriss Ali Arnaoud, le Président de la Chambre ou de Mohamed Aref, l’ancien membre repenti d’Amnesty et de l’autre ce petit groupe d’illuminés malfaisants qui composent la LDDH.

Cela expliquera pourquoi je propose la dissolution immédiate de la LDDH en Conseil des Ministres du mardi.

ARDHD : sur quels motifs ?

HDH : ce n’est pas cela qui manque et comme le disent nos grands amis arabes, « bats la LDDH tous les mardis, si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait ! ». Tous les prétextes seront les bienvenus et j’ajouterai qu’elle a touché à l’intouchable, ce qui mettra un point final et sans appel à mon réquisitoire.

ARDHD : c’est un peu mince en effet ! Mais nous vous remercions de cet entretien fort instructif.

HDH : je suis rassuré que vous partagiez mon opinion. Vous voyez bien, alors que nous sommes en opposition dans la vie, que nous pouvons nous entendre sur les principes fondamentaux des droits de l’homme ….

ARDHD : hum ! Pas si sur !

(*) NDLR : estimation moyenne du temsp de travail effectif : 90 minutes par jour. Les 2/3 cela donne à peu près 60 minutes par jour !

03/11/2011 (B628) Radio-Trottoir : AfricaMilliard d’Haramous : un gagnant ! DjibMillions de l’OPS : un nouveau gagnant ! Le montant des cagnottes s’envole à la Loterie djiboutienne. (Article modifié avec une caricature de Roger Picon à 15h30 – Paris)

AfricaMilliard : un joli conte de fées.
Un ivoirien, bien connu, semble-t-il, des services français de police (pour sa gentillesse et ses bonnes manières ?) aurait gagné la super cagnotte d’Haramous, avec en plus, pour compléter le package, l’une des filles de Kadra …

Il était une fois une princesse du nom de Faty, qui s’ennuyait dans la vie. Pour la distraire, Paulette sa jolie maman au doux surnom de Qabyo, qui était la reine, lui proposa de découvrir le vaste monde ..

Au cours de son voyage, la princesse rencontra un gentil garçon, originaire d’un pays de l’Ouest, qui avait déjà exercé ses talents au pays des Gaulois. Ce qui avait motivé l’admiration de la maréchaussée locale, qui s’était lancée en vain à sa poursuite, pour lui remettre le trophée (de la bonne conduite ?). S’appelait-il Tomy ?

« Tomy, Faty sont deux noms qui vont très bien ensemble » (Les Beatles)

Mais l’ogre, le père fouettard, le prince noir, qui avait la charge du royaume de pacotilles, refusa tout net, que la princesse épouse son amoureux.

Alors la maman de Faty décida d’agir en douce et organisa un mariage de pacotilles en toute discrétion dans la capitale des Gaulois. Elle n’invita que les proches de la famille et du royaume. Mais pas l’ogre d’Haramous, puisqu’il refusait cette union illégitime à ses yeux et aussi parce qu’il avait « d’autres sangliers sur le feu », en sa principauté, où certains responsables autochtones avaient pris la mauvaise habitude de se provoquer en duel et de se tuer, usant de méthodes abominables que la chevalerie aurait dénoncées.

Tels des rois mages, Djama Haid, l’oncle, Hachi Afwéné, le bouffon de la cour, Mohamed Hassan le secrétaire général, Naguib Abdallah, Nazli Abdallah, Ainaché Ismael Omar Guelleh, Haibado Ismael Omar Guelleh, les frères, soeurs, demi-frères et demi-soeurs vinrent rendre les hommages traditionnels en apportant les cadeaux.

Truquant le tirage, selon des méthodes ancestrales tenues secrètes et avec le concours de son frère, oncle de la princesse et caissier chef de la banque nationale de pacotilles, la douce maman de Faty, bien connue pour sa générosité naturelle et spontanée, avait attribué la cagnotte de l’AfricaMilliard à sa fille, qu’elle avait nommée unilatéralement « grande gagnante » du tirage au sort.

Elle remit donc, ce jour là, le montant de la super cagnotte de l’AfricaMilliard d’Haramous à sa fille bien aimée : un milliard !!! Plusieurs millions d’Euro pour le gentil crapeau, bombardé aussitôt, altesse princière du royaume de pacotilles.

Conseilla-t-elle aussi à sa fille d’éviter désormais de s’établir dans le pays où les manants constestaient l’autorité royale et menaçaient la paix et la sécurité de la principauté ? Lui a-t-elle recommandé de construire le nid d’amour en terre gauloise, pour éviter les dommages collatéraux d’une révolte populaire et aussi pour mettre l’oseille et le picotin à l’abri ?

On ne connaît pas encore la suite, c’est trop tôt. Auront-ils beaucoup d’enfants et vivront-ils heureux ? jusqu’à ce que le prince demande le divorce … et qu’il conserve ce qui reste du magot à titre d’indemnité compensatoire ?

Ce qui permettra au méchant ogre de papa de rabacher sans cesse : « Je l’avais bien dit »

Mais au fond le prince noir est-il encore maître en son royaume : ne serait-ce pas la douce régente qui assumerait l’intégralité des décisions stratégique et importantes et qui porterait la culotte comme disent les Gaulois ?

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Un nouveau gagnant à la loterie DjibMillion de l’OPS ?

Encore un gagnant ! Cette fois, c’est un employé de l’OPS aurait gagné le Jackpot de DjibMillion. Une très grosse somme d’argent, qu’il aurait gagné par pur hasard, en visitant le tiroir-caisse de l’OPS, un jour où celui-ci était resté ouvert et sans surveillance.

Il y a quand même un problème : c’est qu’aucun des retraités qui avaient joué à cette célèbre loterie,
ne va pouvoir toucher le lot de consolation auquel il avait légitimement accès, puisque le gagnant a raflé toute la mise ….

La section des jeux de la police djiboutienne serait sur les dents … Mais on murmure que la reine aurait ralenti les recherches, car cet heureux gagnant aurait des liens tribaux avec elle et qu’en vertu de lois coutumières et ancestrales, elle lui devrait aide, protection et assistance.

Et puis c’est trop tard, l’heureux gagnant aurait filé avec les espèces à Hargeisa, pour ne plus être importuné par les pandores de son pays.

25/08/03 (B209) Le coin de l’Humour. Le couple ‘princier’ envoie ses enfants à l’étranger par précaution …

 

Avec Paulette, on
a décidé d’envoyer les enfants et les petits-enfants au
Canada.

Là-bas, on
est sur, au moins, qu’ils n’expulsent pas brutalement les étrangers,
même en situation irrégulière. Il y a des ouvertures
pour régulariser les situations individuelles.

Comme ici à
Djibouti, je ne suis pas un djiboutien de naissance, nous prenons nos
précautions .. car les décisions de notre Ministre de
l’Intérieur ne laissent la place à aucune ouverture. Imaginez
qu’il se penche sur mon cas personnel …