24/03/2017 (Brève 958) ALERTE ROUGE – Lettre ouverte de l’Organisation de l’Internationale de l’Education au Président Guelleh pour réclamer la libération immédiate d’Omar Ali Ewado.

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Dans la lettre ouverte adressée par Fax à la Présidence de la République djiboutienne, le secrétaire général de la puissante organisation Internationale de l’Education, Fred van Leeuwen, demande à Guelleh de :

  • « Libérer immédiatement et inconditionnellement Omar Ali Ewado et Ahmed-Kadar Nour et garantir leur intégrité physique et psychologique ;
  • Cesser immédiatement les mesures d’intimidation et lever toutes les sanctions prises de façon arbitraire à l’encontre des enseignant.e.s et personnels de l’éducation ;
  • Garantir en droit et dans la pratique l’exercice de la liberté d’expression, de la liberté d’association et du droit de réunion pacifique, et pour créer un environnement propice à cet exercice1 ;
  • Se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti relatives aux droits syndicaux, à la protection des citoyens et au respect des libertés fondamentales;
  • Etablir les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, dont les organisations d’enseignants. »

Il rappelle que « Les atteintes sérieuses et récurrentes aux droits fondamentaux des acteurs de la société civile dont se rendent coupables les autorités de Djibouti, obligent une fois de plus l’Internationale de l’Education à en référer au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à l’Organisation internationale du travail et à l’UNESCO

17/04/2014 (Brève 382) L’I.E. (Internationale de l’Education) adresse à IOG une nouvelle lettre ouverte de protestation pour dénoncer les sanctions qui menacent les enseignants à Djibouti.

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M. Ismaïl Omar Guelleh Président de la République
Djibouti
Fax : (253) 21 35 06 45

Bruxelles, le 15 avril 2014

Répression continue à l’encontre des enseignants djiboutiens

Monsieur le Président de la République,

L
‘Internationale de l’Éducation (IE), la fédération syndicale mondiale qui représente 30 millions d’enseignants et de personnels de l’éducation dans 171 pays, condamne les menaces de radiations qui pèsent sur 63 enseignants et autres personnels de l’éducation (conseillers pédagogiques, inspecteurs et agents du Ministère de l’Education) et cela en violation de toutes les règles et procédures administratives en vigueur.

Parmi les enseignants et personnels de l’éducation menacés de sanctions figurent le Secrétaire général du SYNESED, Mr Farah Abdillahi Miguil, et plusieurs des membres fondateurs du Collectif « Sauvons l’Education Nationale ».

Ces nouvelles atteintes sérieuses à la liberté syndicale accentuent encore l’inquiétude de l’IE et de ses deux affiliés djiboutiens, le Syndicat des professeurs des collèges et lycées de Djibouti (SYNESED) et le Syndicat des Enseignants du Premier Degré (SEP), face à la détérioration de la situation des enseignants. Plus de 83 enseignants ont vu leurs salaires suspendus depuis le mois d’octobre 2013 en violation de toutes les procédures et du statut général des fonctionnaires.

Le harcèlement et la répression à l’encontre des enseignants et des syndicalistes cherchant à exercer leurs droits légitimes à la liberté d’expression et à la liberté syndicale sont faits courants depuis de nombreuses années, à Djibouti. Deux missions de contact direct de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en 1998 et 2008 n’ont malheureusement pas permis d’améliorer le climat social.

L’IE et ses affiliés à Djibouti s’interrogent toujours sur les circonstances troublantes du décès en cours de détention de Mr Mahamoud Elmi Rayaleh, professeur de français au Lycée public de Balbala et citoyen engagé, dans la nuit du 28 au 29 août 2013.

L’IE en appelle aux autorités de Djibouti pour qu’elles :
– lèvent immédiatement et inconditionnellement toutes les sanctions prises de façon arbitraire et suspendent les procédures de radiations illégales à l’encontre des enseignants et personnels de l’éducation ;
– versent aux enseignants et personnels de l’éducation concernés les salaires impayés depuis le mois d’octobre 2013 dans les plus brefs délais;
– respectent les droits fondamentaux et les libertés des enseignants, des étudiants et des militants syndicaux, conformément aux normes internationales ;
– ouvrent une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances du décès de Mr Mahamoud Elmi Rayaleh ;
– établissent les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, y compris les enseignants et les organisations qui les représentent.

Au vu des sérieuses violations des normes internationales du travail dont se rendent coupables les autorités de Djibouti, l’IE a décidé de porter l’affaire devant le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail.

L’IE continuera bien entendu à apporter son soutien aux enseignant(e)s djiboutien(ne)s et à suivre attentivement l’évolution de leur situation.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général

 

24/01/2014 (Bréve 352) Sous la signature de son secrétaire général, Fred Van Leeuwen, l’IE (Internationale de l’Education) adresse une lettre ouverte de protestation à IOG, pour dénoncer les violations des droits des enseignants et les harcèlements.

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http://www.ardhd.org/ie/protest_djibouti_20140122.pdf

M. Ismaïl Omar Guelleh
Président de la République
Djibouti
Fax : (253) 21 35 06 45 

Bruxelles, le 22 janvier 2014 

Violations des droits des enseignants djiboutiens

Monsieur le Président de la République,

L’Internationale de l’Éducation (IE), la fédération syndicale mondiale qui représente 30 millions d’enseignants et de personnels de l’éducation dans 171 pays, condamne les sanctions arbitraires prises par les autorités de Djibouti à l’encontre d’au moins 83 enseignants et autres personnels de l’éducation (conseillers pédagogiques, inspecteurs et agents du Ministère de l’Education) dont les salaires ont été suspendus depuis le mois d’octobre 2013. Parmi les enseignants et personnels de l’éducation sanctionnés figurent le Secrétaire général du SYNESED, M. Farah Abdillahi Miguil, et plusieurs des membres fondateurs du Collectif « Sauvons l’Education Nationale ».

Le Syndicat des professeurs des collèges et lycées de Djibouti (SYNESED) et le Syndicat des Enseignants du Premier Degré (SEP), tous deux affiliés à l’IE, ont fait part de leurs inquiétudes face à la détérioration de la situation des enseignants djiboutiens et aux atteintes sérieuses à la liberté syndicale dans le pays. Mutations, gels des salaires, procédures de licenciements : les sanctions arbitraires appliquées au mépris de toutes les règles et des procédures administratives se poursuivent à l’encontre des travailleurs et travailleuses de l’éducation.

Le harcèlement et la répression à l’encontre des enseignants et des syndicalistes cherchant à exercer leurs droits légitimes à la liberté d’expression et à la liberté syndicale sont malheureusement choses courantes depuis de nombreuses années à Djibouti. Depuis septembre 1995, date du licenciement des principaux responsables syndicaux des deux centrales du pays, l’Union Djiboutienne du Travail et l’Union Générale des Travailleurs Djiboutiens, puis de la révocation des dirigeants du SYNESED en février 1997, aucune expression syndicale ne semble plus tolérée par le pouvoir en place.

L’IE est particulièrement préoccupée par le décès en cours de détention de M. Mahamoud Elmi Rayaleh, professeur de français au Lycée public de Balbala et citoyen engagé. Sa mort dans la nuit du 28 au 29 août 2013 et son inhumation à la hâte par les autorités, en l’absence de tout membre de sa famille et de son entourage, laissent planer de nombreux doutes sur les circonstances de sa disparition. Arrêté le 2 août 2013, M. Rayaleh avait été placé en mandat de dépôt dès le lendemain et condamné à 2 mois de prison ferme le 20 août au motif de sa « participation à une manifestation interdite ». Il était en bonne santé lors de son incarcération dans la prison centrale de Gabode.

Deux missions de contact direct de l’Organisation Internationale du Travail  (OIT) en 1998 et 2008 n’ont pas permis d’améliorer le climat social. L’intransigeance du pouvoir public djiboutien s’est encore manifestée récemment, en novembre 2012, lorsque Mr Samuel Ngoua Ngou, coordinateur régional de l’IE, s’est vu refuser le droit d’entrer sur le territoire de Djibouti, où il se rendait pour organiser un séminaire national sur l’éducation de la petite enfance avec les syndicats SEP et SYNESED. Mr Ngoua Ngou a en effet été refoulé de l’aéroport de Djibouti à son arrivée, malgré le courrier officiel l’autorisant à obtenir le visa à l’aéroport.

L’IE en appelle aux autorités de Djibouti pour qu’elles :

  • lèvent immédiatement et inconditionnellement toutes les sanctions prises de façon arbitraire à l’encontre des enseignants et personnels de l’éducation ;
  • versent aux enseignants et personnels de l’éducation concernés les salaires impayés depuis le mois d’octobre 2013 dans les plus brefs délais;
  • respectent les droits fondamentaux et les libertés des enseignants, des étudiants et des militants syndicaux conformément aux normes internationales ;
  • ouvrent une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances du décès de M. Mahamoud Elmi Rayaleh ;
  • établissent les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, y compris les enseignants et les organisations qui les représentent.

Au vu des sérieuses violations des normes internationales du travail dont se rendent coupable les autorités de Djibouti, l’IE envisage de porter l’affaire devant le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail.

L’IE continuera bien entendu à suivre de près la situation des enseignant(e)s djiboutien(ne)s.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération,

Fred van Leeuwen
Secrétaire général