02/12/10 (B580) A Reyale nous demande de mettre en ligne sa dernière intervention en langue Somali.

Nous publions cette interview à la demande express d’A. Reyale qui a joint une courte traduction en Français, réalisée sous sa responsabilité.

Ahmed Reyale nous dit « qu’il s’exprime sur la conférence de l’opposition qui s’est tenue à Londres, puis sur le discours que le Président Guelleh a prononcé le jour de l’Aïd et dans lequele il a attaqué fermement l’opposition djiboutienne.

La conference de Londres a été l’occasion de réunir toutes les composantes de l’oppoition djiboutienne, pour mobiliser la diaspora et s’opposer à la possibilité d’une situtation dramatique pour le pays.

Le discours du Président Guelleh visait particulièrement les opposants djiboutiens et c’était un tissus de mensonges. Le but, dans les faits, était d’adresser un message pour rassurer la communauté internationale. »

03/12/10 (B580) Un lecteur nous transmet le lien pour écouter une intervention de Houssein Andoleh sur Radio Kulanka (en langue somali) et une rapide présentation en Français.

En réponse au discours prononcé par Guelleh le jour de la fête de l’Aïd, le 29 novembre, sur Radio Kulanka, Houssein Andoleh ne mâche pas ses mots. Il démonte l’hypocrisie et le mensonge de Guelleh, qui affirme d’un côté que la Présidence n’appartient à personne et de l’autre qui tente d’étouffer tous les opposants.

La relève est prête à prendre ses responsabilités.

05/03/10 (B540) Dans une interview qu’il a accordée à l’ARDHD, au lendemain des assises nationales de l’ARD, qui se sont tenues à Djibouti en fin de semaine dernière, Cassim Ahmed Dini, membre du bureau politique et délégué plénipotentaire de l’ARD, répond aux questions de Jean-Loup Schaal et présente la situation de l’opposition à Djibouti, le projet politique et les choix stratégiques qui ont été adoptés lors des dernières assises. (A écouter et/ou à télécharger)

1 – Pour écouter en direct (durée ~16 minutes) :


2 – Pour télécharger (MP3)

Lien de téléchargement (~2,5 Mo)

13/12/09 (B529) Les interviews (presque) imaginaires. Cette semaine Guelleh reçoit l’ARDHD et lui confie un scoop ! (Humour)

ARDHD : Son excellentissime grandeur présidentiel renouvable sans limite, nous vous remercions de nous accorder cet entretien.

Guelleh :
Mais c’est tout naturel, voyons et je vais vous confier les secrets les plus intimes de ma stratégie, car vous représentez le média le plus lu en ce qui concerne Djibouti. Mes bons à rien de La RTD, de l’ADI et de La Nation feraient bien de suivre une formation chez vous. Mais je vous en prie, soyons simple, donnez-moi seulement le titre de Président en exercice, cela suffira et c’est celui qui ne me quittera jamais, Inch Allah !.

ARDHD : c’est bien noté, Monsieur le Président en exercice. Tout le monde parle en ce moment du troisième mandat, qui vous serait légitimement acquis, mais qui poserait un problème constitutionnel. Comment allez-vous le surmonter ?

Guelleh :
d’abord, je dois reconnaître que j’ai commis une erreur d’appréciation. Etant l’auteur de la constitution, jamais je n’aurais du limiter le nombre de mandats. J’ai failli par manque de confiance en moi-même. J’avais voulu me protéger à l’époque d’un concurrent potentiel et le limiter. Mais, l’expérience l’a démontré, le fait est acté : je n’ai aucun concurrent capable de rivaliser avec moi. Je suis resté le seul, l’unique, le sauveur et le plus riche aussi ! Les autres sont morts, paix à leurs âmes !

ARDHD : personne ne le conteste, mais permettez-nous de vous reposer la question. Comment allez-vous résoudre le probléme constitutionnel ?

Guelleh : c’est simple. Il y a trois voies possibles.

La première, c’est une révision votée par l’Assemblée nationale. Arnaoud a reçu mes instructions et il est sur les starting blocks. A tout moment il peut engager le vote de la modification qui sera adoptée à l’unanimité ou presque. Gare à Robleh, s’il ne votait pas !!! Je l’aplatis, je l’écrase, lui et sa famille, ses enfants, ses petits-enfants, ses arrières-petits-enfants, … Lui qui a bouffé à la soupe du RPP, il se croit malin en crachant dedans.

Mais cette voie parlementaire n’est pas amusante … !

La seconde voie consiste à proposer un référendum populaire. C’est plus sportif, même s’il n’y a aucun risque ! Puisque c’est moi qui dicterait les résultats à la CENI et au Conseil constitutionnel, dont les Présidents sont des serviteurs dociles. En revanche, pour les bailleurs de fonds, cela ferait plus sérieux …

La troisième voie à le mérite d’être plus originale. Je modifie la constitution non par pour augmenter le nombre des mandats, mais pour donner au Premier ministre le rôle de Chef de Gouvernement.

Et c’est là le scoop, je propose Paulette comme candidat unique.

Elle sera confortablement élue et elle me désignera aussitôt comme Premier Ministre à vie, Chef du Gouvernement avec tous les pouvoirs.

ARDHD : n’est-ce pas dangereux pour le pays et pour vous ? On connaît les défauts chroniques de Paulette, sa méchanceté, sa rancune tenace, son orgueil démesuré et même sa cruauté légendaire. Ce ne sont pas des qualités reconnues pour diriger un pays et assurer le développement et le bonheur du peuple ?

Guelleh : vous ne me prendriez pas, par hasard, pour un imbécile ?

ARDHD : Oh non ! Monsieur le Président en exercice. Nous nous inquiétions seulement …

Guelleh :
Eh bien, je vais vous dire. Si je suis Premier Ministre et Chef du Gouvernement, qu’est-ce qui restera à Paulette ? Peu de choses : les inaugurations, les remises de prix et de médailles. Elle n’aura aucun pouvoir sur l’administration, la police, la finance, les détournements, la raffinerie de sucre en poudre du port, le commerce d’armes et j’en passe …

Mais elle sera satisfaite et je peux espérer ainsi qu’elle me lache enfin les basquettes, car je n’en peux plus de l’entrendre gémir et récriminer à longueur de journée, au motif qu’elle n’a pas encore de titre officiel, hormis celui de RPP (Reine Paulette de Pacotilles), mais qui ne lui suffit plus. Cela lui manque, dit-elle, lorsqu’elle va dans les magasins de luxe à Paris et à Londres.

ARDHD : Avant de finir, juste une hypothèse d’école. Une fois élue, Paulette aura le pouvoir de nommer et de révoquer le Premier Ministre. Que se passerait-il si elle vous préférait une autre personnalité de son entourage, disons, très proche et plus docile …. ?

Guelleh :
Vous vous moquez de moi ? Bien sur que j’ai envisagé cette situation. Si cela devait arriver, je pense que Paulette pourrait être vicitme d’un malheureux accident … Et comme il y aurait eu un autre Président entre les deux, je pourrai alors briguer un nouveau mandat. En ayant ce pouvoir constitutionnel, je m’auto-désignerai comme Premier Ministre, car la Constitution ne l’interdit pas.

Plus besoin d’un faire-valoir « paillasson » comme Dileita.

J’agirai à ma guise sans restriction ni limite … et comme je n’aurai plus à partager les recettes journalières avec Paulette, je deviendrai encore plus riche et plus vite. Et je place mon fils sur les rails, pour assurer la continuité de la dynastie.

ARDHD : merci, Monsieur le Président en exercice, pour cet entretien d’une haute élévation intellectuelle, art dans lequel vous êtes devenu le maître incontesté de la Corne de l’Afrique.

28/08/09 (B514)  Ecouter (ou télécharger) une interview exclusive que Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH a donné aujourd’hui à l’ARDHD.


Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH
le 28 août 2009
lors de la visite qu’il a rendue à l’ARDHD
(Photo ARDHD)
Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH a tenu à rendre visite à l’ARDHD, avant son retour à Djibouti.

Il a donné une interview en deux parties :

– une première partie a été enregistrée en audio. Vous trouverez ci-dessous, la possibilité de l’écouter en direct, de télécharger le fichier MP3 et/ou de lire la transcription.

– une deuxième partie n’a pas été enregistrée en audio, mais elle sera publiée intégralement d’ici quelques jours, sous forme de texte.

1°) Ecouter Jean-Paul Noël Abdi interviewé par Jean-Loup Schaal
(14 minutes environ. Fichier .wma )

2°) Télécharger le fichier en MP3

Lien pour télécharger (Environ 6 Mo)

3°) Transcription de l’audio (1ère partie)

Jean-Loup Schaal :
Bien, Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, merci de nous accorder cette interview, vous n’en donnez pas souvent et pour nous, c’est un grand plaisir de vous recevoir. Alors, je voudrais commencer un petit peu à parler de votre action depuis de nombreuses années. Nous savons que vous êtes harcelé par le régime, vous êtes arrêté, vous êtes souvent convoqué, vous êtes traduit en Justice, vous êtes accusé sous des motifs qui ne semblent pas toujours très solides.

Comment est-ce que vous pouvez ariver à résister et à continuer vos actions, alors que vous êtes soumis à des harcèlements constants ?

Jean-Paul Noël Abdi :
Tout d’abord je tiens à vous remercier de m’avoir invité dans votre burea.

Je pense que dans la vie, il y a un choix, soit un choix politique, soit un choix de défense des droits de l’homme, soit un choix dans le secteur privé. Quand on prend un choix, il y a des risques. Les Droits de l’Homme effectivement, il y a des risques. Ces risques, on les constate et une fois que l’on s’est engagé dans cette voie, on a deux possibilités, soit de se taire, soit de continuer.

Comme j’ai choisi, je préfère continuer !

JLS :
Je comprends bien, mais dans un pays comme Djibouti où l’on sait qu’il y a une police omni-présente, des services secrets et la Gendarmerie, est-ce que vous n’êtes pas obligé de temps en temps, de transiger pour conserver votre liberté ?

JPNA :
Vous savez, transiger est un terme qu’Eux (* Les tenants du régime – Note de l’ARDHD) ne comprennent pas. Avec Eux, deux choses possibles, soit vous vous mettez sous leurs bottes, soit vous les combattez. Comme je n’aime pas être sous la botte de quelqu’un, je préfère combattre.

JLS :
Je comprends bien. Et on l’a vu récemment avec l’intervention de Me Tubiana, qui est venu défendre votre dossier, vous avez des soutiens à l’étranger. Quels sont-ils en particulier ?

JPNA :
Vous savez, à chaque fois que je suis arrêté, l’ARDHD, dont vous êtes le Président, lance les premiers appels, les premières alertes. On est membres de la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’Homme), membre affilié. On est membre correspondant d’Amnesty international, membre de HRW (Human Rights Watch), depuis récemment. Nous sommes membres du réseau de la Corne de l’Afrique de l’est (EAHRD). Nous sommes aussi membres de l’UIDH.

Comme vous le voyez, même le Front Line, nous sommes aussi des membres correspondants.

Vous savez lorsque vous êtes, vous avez le parapluie des Défenseurs des Droits de l’homme, le gouvernement fait attention
et je crois que c’est un point qui fait ici que même des zélés au sein du Gouvernement, actuellement commencent à temprérer leur zèle.

Certainement, il y a des problèmes entre eux, mais ils voient aussi qu’il y a des limites. et qu’eux, si jamais il y a un changement de ceux qui nous gouvernent, qui va les défendre ?

C’est la question que souvent maintenant, certains responsables politiques se posent cette question. Si demain, ils sont chassés, qui va, parce que certains sont impliqués dans des détournements, etc…qui va les protéger ?

JLS :
Vous voulez dire que la pression, si on peut appeler cela une pression, mais la mobilisation internationale a un impact sur le régime djiboutien et aussi sur un certain nombre de ses cadres dirigeants.

JPNA :
L’impact international, oui, elle a beaucoup d’atout. Quand on voit l’Ambassadeur de France, il me dit à chaque arrestation « nous, on fait notre travail dans la discrétion » … Les Etats-unis, eux, dès fois se permettent même de venir au Tribunal.

La pression internationale, aussi, existe, parce que tout le monde remarque qu’en fait, il n’y a pas d’alternatives à Djibouti. Il n’y a pas d’alternatives politiques, il n’y a pas de journaux. La cocotte minute, le seul échappatoire, c’est un peu la LDDH

Sinon la cocotte minute risque d’éclater s’il n’y a pas de soupapes ..

JLS :
Sur un autre plan, je dirais que tout le monde, les observateurs et en particulier les organisations que vous avez citées, reconnaissent vous publiez des informations qui sont sérieuses, qui sont crédibles et qui sont, je dirais, empreinte d’une certaine neutralité, dans la mesure où vous ne critiquez que les choses criticables et que vous ne faites pas comme un opposant, je dirais, pour le plaisir de le faire …

Alors ça, ça m’amène à vous poser une question. Comment faites-vous dans un pays comme Djibouti où il est difficile, nous le voyons, bien sur nous sommes à Paris, nous le voyons où il est difficile de recouper les sources, comment faites-vous pour finalement avoir des informations crédibles sur place ?

JPNA :
Vous savez, comment c’est la source d’information, qui est importante. J’ai été arrêté, pendant les premières années, hein, plusieurs fois et la première question que les gendarmes ou les policiers me demandaient : « Qui m’informait ? »

Alors je leur disais gentiment, vous savez, nous les journalistes, à la rigueur, dès fois ils peuvent à la rigueur dévoiler leurs sources d’information, mais nous, si demain vous êtes une victime et que vous venez voir, et que je parle de votre cas…. Est-ce qu’il faut que je dise, alors que vous êtes opprimé et que vous êtes persécuté, et est-ce qu’il faut encore que je vous tue en vous dénonçant, en disant que c’est vous qui m’avez donné cette information; Donc nous, les défenseurs des Droits de l’Homme, FIDH, Amnesty, tout le monde risque de m’attaquer si je donne le nom. Parce que c’est un deuxième crime : une victime qui est martyrisée, si je donne son nom, c’est encore un deuxième martyr que l’on est en train de favoriser.

Donc d’abord nos sources d’information, ce sont essentiellement les victimes.

Nous avons d’autres sources d’information, que ce soit au niveau, ça on l’a dit, que ce soit au niveau de la Police, que ce soit au niveau de l’Armée…. qui nous permettent, quand on a une information de vérifier si effectivement ceci est vrai ou pas.

Le rôle d’un Défenseur des Droits de l’Homme est de dire la vérité. parce que si vous mentez, si vous inventez, vous perdez toute crédibilité. Donc, il faut toujours toujours tendre vers la vérité. Dès fois, il peut y avoir des erreurs. Jusqu’à présent, Dieu merci, on n’a pas eu de cas de ce genre

JLS :
Non c’est vrai. Tout le monde reconnaît et s’accorde à dire que vos informations sont fiables et nous sommes les premiers à les prendre et nous n’avons, en effet, jamais eu d’erreus. Mais maintenant, je voudrais aller un peu plus loin sur le fonctionnement de la LDDH. Une association, tout le monde le sait, ça a un coût. Alors, on peut réduire les coûts, on peut avoir un minimum de personnel, un minimu de bureaux, etc..mais il faut quand même assumer un certain nombre de charges.

Qu’est ce qui vous finance ?

JPNA :
Actuellement nous n’avons aucun financement.

Les cotisations, parce qu’il y a deux genres de financement : les financements sur le fonctionnement. Le fonctionnement, pour être indépendant, il ne faut demander à personne d’autre. Il faut que ce soit les militants qui cotisent. Mais malheureusement nos militants, à 99 %, sont des chômeurs.

Donc c’est difficile de demander à un chômeur … Le fait qu’il nous amène des informations, le fait qu’il est là à notre écoute. On peut les envoyer quelque fois, faire des recherches .. Ils font un travail pour nous. On ne peut pas leur demander en plus, des cotisations.

Donc sur le fonctionnement c’est par principe, nous ne demandons pas de financement.

Mais il y avait des moments où l’on trouvait un peu de financement pour pouvoir encourager certains de nos militants. D’abord c’était l’IRI (International Republican Institute) des Etats-unis, qui elle voulait financer des projets.

Deux projets sont venus. Les deux projets, le Gouvernement les a refusés parce que j’étais l’interlocuteur, le premier interlocuteur. Ils avaient financé même les états généraux de la Justice et c’est grâce à eux j’ai pu participer. On était quatre de la LDDH. On a pu participer aux travaux des états généraux.

C’est eux qui l’ont imposé.

Après il y a eu deux autres projets sur le théâtre de rue. Le Gouvernement a refusé en disant, il n’est pas reconnu. A ce moment là, je n’avais pas une autorisation officielle, je l’ai eu simplement en 2004.

Et ça a énervé l’IRI. Et surtout il y avait un point qui était très important et c’est à notre demande que ca était fait ça.

– le premier, c’était sur les accords de paix qui ont été signés en 2001. Nous avons demandé qu’il y ait des théâtres de rue pour l’accompagnement des accords de paix. Ils ont été très séduits, ils sont venus à Djibouti. Le Gouvernement a dit Non.

– Aprés, on a proposé un autre truc. J’ai dit bon, on a d’autre pesonne, mais c’est sur la décentralisation. Ils sont venus, là on l’a fait. Ils ont accepté. On a donné à des gens de théâtre, mais c’est moi qui surpervisais le déroulement de ces …

Mais quand même, quand ils ont voulu travailler en profondeur avec nous, sur la décentralisation, le Gouvernement a mis son Véto. C’est pour vous dire : il est difficile de travailler, ne serait-ce, que des projets de formation.

On a participé une fois, à notre charge, à la formation de policiers. Cette année, je vais le leur demander puisque le Colonel a dit, il faut que l’on soit en bonne relation. Je vais le lui poser la question et on verra.

Je ne suis pas tellement sur. Ca vous pouvez le dire. Je ne suis pas tellement sur, mais je vais lui poser la question.

Mais le financement. Actuellement, nous n’avons aucun financement.

JLS :
Alors de quoi vivez-vous ?

JPNA :
Moi je vis de ma retraite et les autres c’est des chômeurs …ils vivent

JLS :
Ce sont des bénévoles

JPNA :
Ce sont des bénévoles

JLS :
Très bien. Juste un petit mot pour conclure, mais cela va être général, puisque vous allez aussi nous donner des réponses par écrit que nous publierons ensuite. Comment voyez-vous l’évolution de Djibouti dans les prochains mois, dans les deux ou trois prochaines années ?

JPNA :
Actuellement, Djibouti, sur le plan écnonomique est, disons, sur la banqueroute. Parce que qu’en je parle de l’économie, c’est l’économie sociale. …..C’est un sur un site officiel que le Gouvernement le dit :45 % de la population mange un repas par jour. Donc on est à l’extrême pauvreté.

Moi je dirais, il y a au moins 30 % qui mange une fois tous les deux jours.

JLS :
A ce point-là ?

JPNA :
A ce point là !

JLS :
Et personne n’en parle ?

JPNA :
Personne n’en parle !

Une fois ils ont dit à la télévision, ils ont dit, ça a éclaté. Ils ont dit, ils ont reconnu qu’il y a ce problème.

Tous les millions que nous recevons. Nous recevons à peu près 100 millions de Francs Djibouti, heuh, 100 millions de US $. Par les Etats-Unis, la France et l’Otan. Ces 100 millions, actuellement, avec le problème des pirates de mer avec l’Otan, ca doit gravir dans les 130 millions …

Où passent ces 130 millions ? Où passe l’argent du port ? Ca on le dit, on l’a toujours dit. Où passe l’argent de l’aéroport ? Aujourd’hui le port est en déclin, parce que les Ethiopiens ont transféré 75%, c’est Méles qui l’a dit à la télévision de la BBC en Anglais.

75 %, ils l’ont transféré au Port Soudan.

C’est donc Djibouti, économiquement est en train de s’effondrer. Tout cela pour la mauvaise gestion de celle de l’Etat.Quand le Chef de l’Etat gère mal un pays, tout ce qui lui reste, c’est ce que nous lui demandons, c’est de quitter … et surtout de ne pas se représenter une troisième fois..

JLS :
Très bien, merci pour cet entretien. Nous publierons par la suite, toutes vos réponses à nos questions écrites.

JPNA :
Merci beaucoup

JLS :
Bon retour à Djibouti.

JPNA :
Merci beaucoup

16/08/09 (B512)  Courrier international : « La contrée native fait partie de notre imaginaire, de notre ADN ; elle hante nos jours et nos nuits » Une interview d’Abdourahman Waberi (Info lecteur)

A travers son œuvre littéraire, l’écrivain djiboutien Abdourahman Waberi se donne aussi pour mission de mieux faire connaître son petit pays au reste du monde.

Propos recueillis par Pierre Cherruau

Courrier international : Les médias Occidentaux évoquent très rarement Djibouti en particulier et la Corne de l’Afrique en général. Comment expliquer une telle indifférence ?

Abdourahman Waberi : Ces médias ne parlent de Djibouti, et plus généralement des terres dites lointaines, indigentes et périphériques, que quand ça va mal. Djibouti a pourtant des liens assez forts et anciens avec la France et l’Europe.

Pour mémoire, c’est la dernière colonie française d’Afrique à avoir été décolonisée, en 1977. Et c’est depuis toujours la première base militaire française d’outre-mer.

Pourtant, peu de Français sont en mesure de la situer sur une carte. Une des tâches que je me suis données est de faire connaître ma contrée native au reste du monde, un peu à la manière de Derek Walcott, poète de Sainte-Lucie et Prix Nobel de littérature [en 1992].

C.I. : Dans votre dernier roman, qui se déroule à Djibouti, l’un des personnages principaux est un islamiste prêt à tuer pour faire triompher ses idées. L’islam radical gagne-t-il en influence ?

A.W. : La religiosité gagne du terrain partout dans le monde. On parle beaucoup des fondamentalismes musulmans. On évoque un peu moins les fondamentalismes et les revivalismes protestants qui déferlent sur l’Afrique. La Corne de l’Afrique n’échappe pas à ce déferlement. La pauvreté, l’absence de perspective politique, le prosélytisme des pays du golfe Persique expliquent en partie cette situation dramatique dans le cas somalien, potentiellement dangereux à Djibouti, en Erythrée ou en Ethiopie.

C.I. : A quoi ressemble la vie quotidienne des Djiboutiens ? S’améliore-t-elle ?

A.W. : La vie quotidienne est beaucoup plus difficile que du temps de mon adolescence. Le commun des mortels a du mal à joindre les deux bouts. Pourtant, il y a beaucoup de projets, plus d’argent. Mais en même temps plus d’injustice et d’inégalité. Une petite minorité, sans vision ni pitié, accapare tout.

C.I. : Un grand nombre d’écrivains africains reconnus ont quitté le continent. Comment expliquer ces départs ?

A.W. : Les écrivains et les artistes ne sont que la partie visible de l’iceberg. Il y a aussi des ingénieurs, des infirmières ou des enseignants qui sont partis, notamment pour fuir l’arbitraire, l’injustice et la gabegie que les élites politiques ont instaurés en système. Cela dit, cette diaspora arrive, au bout de quelques années, à réinjecter des ressources sur le continent. On connaît le poids de la manne « immigrée » dans les économies africaines. Western Union en sait quelque chose.

C.I. : Est-il plus difficile de travailler et de créer en Afrique qu’en Occident ?

A.W. : Les cinquante-trois nations africaines ne sont pas logées à la même enseigne. Certains trouvent leur miel au pays, comme Mia Couto [écrivain mozambicain], d’autres à l’étranger. Il ne faut pas non plus oublier la migration interne au continent. Des écrivains comme Nuruddin Farah ou Véronique Tadjo, des chercheurs comme Achille Mbembe ou Kole Omotose ont délaissé respectivement la Somalie, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Nigeria pour vivre et travailler en Afrique du Sud.

C.I. : Les séjours prolongés en Occident ont–ils une influence majeure sur l’œuvre des écrivains d’origine africaine ?

A.W. : Certainement. Quand ils sont hors de leur contrée native, ces écrivains continuent à trimballer le pays quitté. Il fait partie de leur imaginaire ou de leur ADN, il hante leurs jours et leurs nuits. Ces écrivains n’ont pas un pays mais deux, trois, voire dix.

13/08/08 (B460) 31ème JO de Djibouti. Une interview exclusive et presque authentique de Guelleh. (ARDHD – Humour)

Apprenant que RPP nous avait accordé une interview qui a été publiée en exclusivité mondiale sur le site de l’ARDHD, Guelleh nous a fait savoir qu’il souhaitait aussi s’exprimer dans nos colonnes, ce que nous avons accepté au principe de la pluralité de l’information.

IOG : Merci à vous Messieurs, mes plus fidèles détracteurs depuis dix ans, d’avoir accepté de venir recevoir la seule parole autorisée dans la République. Celle qui permet de construire jour après jour la pensée unique, structure indestructible de la dictature.

ARDHD : Mais ce serait à nous de vous remercier, Excellence enveloppée, pour cette faveur, que vous réservez d’habitude exclusivement, en dehors de vos media totalement inféodés, à Paris-Match et à Jeune Afrique, qui sont les derniers à vous accorder encore leur oreille bienveillante et attentive en échange d’une forme systèmatique de surpiquage qui leur est propre.

IOG : de quoi souhaiteriez-vous parler ?

ARDHD : des sujets d’actualité et en particulier de ces 31èmes Jeux Où l’on pique qui sont une grande réussite. Pour vous, quelles sont les qualités requises pour faire un bon athlète, c’est à dire un athléte qui gagne ?

IOG : c’est facile à expliquer. Piquer est d’abord un don que l’on reçoit à la naissance. Piquer doit être une deuxième nature chez nos athlètes qui sont reconnus dans le monde pour leurs performances extraordinaires. Mais il faut aussi beaucoup s’entraîner, pratiquer chaque jour le piquage. C’est un véritable sacerdoce. Cela doit même devenir une véritable obsession.

Prenez par exemple Robleh Olhayeh Oudine, notre représentant à Whashington et aux Nations-unies. Il est toujours en train de piquer, de jour comme de nuit. Jamais il ne s’arrête un seul instant. Toujours en première ligne à forcer les portes de la Banque mondiale, du FMI, des Nations Unies, du Trésor américain, des fonds US pour le développement, l’environnement, l’éducation, que sais-je encore ?

C’est le type même d’un athléte fabuleux, recordman du monde dans sa spécialité.

ARDHD : Certainement. Mais comment faites-vous pour sélectionner de tels athlètes et pour les conserver autour de vous ?

IOG : la méthode est simple. D’abord il faut avoir du nez. Moi, je peux me vanter de repérer un futur athléte au milieu d’une foule. Je le sens, j’étudie comment il surveille la poche des autres, comment il subtilise une montre ou un portefeuille. Il y a des milliers de détails qui ne m’ont jamais trompé.

Ensuite, il devrait être natif d’Ethiopie. Si ce n’est pas une condition éliminatoire, c’est un sérieux atout. Et de préférence venir de famille modeste, très modeste et en avoir bavé, comme on dit, durant sa jeunesse. Il faut qu’il ait regardé avec jalousie, puis avec haine, les riches et les puissants avec leur façon d’écraser les pauvres de la supériorité de leurs moyens, de leur morgue et de leur suffisance, jusqu’à en crever, pour qu’il ait une envie viscérale de prendre leur place et leur argent.

Ne suis-je pas L’Exemple parfait ?

Pour conserver les athlètes au sein de notre équipe familiale, la méthode est simple. Il faut d’abord les compromettre et conserver bien à l’abri, des dossiers étoffés sur leurs agissements répréhensibles.

C’est le premier point, mais pas le seul. Ensuite, il faut les rémunérer largement : un bon pourcentage vaut mieux que toutes les lettres d’avertisememnt.

Et enfin, il faut les surveiller minute par minute, pour éviter qu’ils ne piquent pour leur propre compte.

Pour quelles raisons, pensez-vous, que j’ai mis Hassan Saïd à la tête du service de renseignements le mieux payé, le mieux équipé et le plus doté en personnel de toute la Corne de l’Afrique ? Et comme Hassan Saïd est bien compromis avec sa condamnation à Versailles, je le tiens par la barbichette. Il sait tout et il me dit tout, y compris s’il prenait à Paulette des envies de comploter contre moi, de donner des ordres à mes Ministres ou de piquer pour son compte. Je le saurais immédiatement.


ARDHD : En effet votre système est parfaitement rodé. Une dernière question : qui va gagner le concours de danse demain ? Quels sont vos pronostics ?

IOG : vous savez que Paulette et moi participerons, alors comment osez-vous me poser une question aussi stupide ? Je n’ai plus de temps à vous consacrer, car vous ne comprenez rien aux mécanismes de la tricherie et de la fraude scientifique. Débarassez-moi le plancher immédiatement.


ARDHD : Excusez-nous, Oh Excellence géniale ! L’interview sera publiée en exclusivité dès demain …

13/08/08 (B460) 31ème JO de Djibouti. Une interview exclusive et presque authentique de RPP, patronne du Staff médical. (Humour ARDHD)

Aussitôt connus les résultats du Marathon du Milliard, nous avons sollicité une interview « à Chaud » de Paulette, qu’elle a fort aimablement acceptée.

ARDHD : « En votre qualité de Princesse régente du Royaume, nous aimerions avoir votre avis sur cette belle course ».

RPP : Ce fut une belle épreuve en effet. Tous les concurrents étaient au maximum de leurs possibilités et ils se sont distingués chacun, en utilisant des méthodes différentes de piquage.

ARDHD : Aviez-vous un favori avant l’épreuve ?

RPP : un bien sur et même deux. D’abord mon frère. Comme vous le savez, selon nos traditions, nous devons défendre nos proches, nos parents, nos alliés et les membres de notre tribu. C’est une devoir sacré et national. Nous devons propulser nos proches sur les plus hautes marches de tous les podiums, administrations, organisations… C’est une Loi pour nous toutes et tous. Et j’ai été très abattue en apprenant son mauvais classement.

En revanche, je me félicite de l’excellente place d’Ali Farah Assoweh. Comme le dit la rumeur, c’est un jeune homme que j’apprécie personnellement beaucoup et il a tout un avenir devant lui. On mesure le chemin qu’il a parcouru, par ses seules qualités, quand on sait qu’il est parti de rien, sans un sou en poche…

ARDHD : En tant que Patronne du Staff médical, vous avez certainement contribué à la victoire ...

RPP : bien entendu. Grâce à mes piqûres un peu particulières et surtout secrètes (je le reconnais), je peux doper les piqueurs les plus méritants et empoisonner ceux qui sont le moins dociles pour exécuter mes ordres.

Surtout quand mes ordres contedisent ceux de Bobard 1er, mon saint époux, qui a tendance à s’emmêler les pieds, par les temps qui courent, dans le tapis doré de ses propres contradictions géo-politiques. Mais je veille au grain !

ARDHD : Mais vous allez participer aussi à la compétition, dès demain ..

RPP : En effet, demain est le jour des épreuves de danse. Je participerai en danse féminine individuelle et en couple avec le Gros. Il y a des concurrentes et des concurrents sérieux et je m’entraîne tous les jours.

Faire chanter les autres à toujours été, pour moi, une deuxième personnalité (On ne se refait pas à mon âge). Mais si vous ne le saviez pas, soyez assuré que j’ai le sang chaud et que j’ai aussi le rythme et la danse dans la peau. Vous pourrez vérifier cela dès demain.

ARDHD : Merci gracieuse princesse pour toutes ces informations.