06/05/08 (B446) Les interviews (presque) imaginaires de l’ARDHD. Cette semaine Guelleh, en personne, a accepté de répondre à nos questions. (Humour – ARDHD)

Il nous reçoit au Palais de l’Escale où nous avons d’abord été accueillis chaleureusement par Hassan Saïd le Chef des Services secrets (SDS) et Djama Souleiman Ali le Procureur général de la République. Guelleh nous reçoit ensuite seuls dans son bureau ..

ARDHD : Monsieur le Président, d’abord merci de répondre à nos questions. La situation dans le nord est confuse. Pourriez-vous nous expliquer ce qui se passe réellement ?


Roger Picon

IOG : en acceptant de recevoir les représentants d’un journal qui se moque tous les jours de ma chère et tendre Paulette et de ma respectable personne, je vous montre qu’en homme intelligent, je n’ai aucune rancune.

Même s’il me dérange énormément, vous faites votre travail avec intégrité et persévérance et cela je le respecte. En plus, votre site a été insensible à toutes les tentatives de corruption : c’est tellement rare autour de moi, que je l’apprécie, au fond.

Pour répondre à votre question, la situation est grave, très grave. Non seulement à la frontière nord, mais d’une façon générale, ce dont nous parlerons après.

D’abord le Nord !

Lors du rapprochement avec mon homologue érythréen durant les dernières années, nous nous étions mis d’accord sur un certain nombre de points :


il soutenait ouvertement les milices islamiques en Somalie et il se chargeait de l’approvisionnement en matériel militaire lourd,
– de mon côté, je m’engageais à ce que ni les américains, ni les français ne voient passer ces convois de matériel. Et ils n’ont rien vu ….!

– je l’autorisais à installer un hôtel de luxe et un camp de loisir à Ras Doumeira ; les travaux ont commencé en novembre 2007 environ,
– en contrepartie, il m’assurait, sans concurrence, le libre commerce des armes plus légères et de toutes les munitions sur l’ensemble de la Somalie (y compris Somaliland et Puntland) et le Yémen, à toutes les forces en présence : armées dites « régulières », milices de l’opposition, chefs de guerre, pirates, etc…

Nos accords ont bien fonctionné pendant plusieurs mois. L’un et l’autre, nous avons accumulé des profits exceptionnels.

Mais voilà qu’un jour, nous nous sommes opposés sur une livraison de lance-roquettes. Il a prétendu que c’était du matériel lourd et moi du léger. Pour me contrer, il a pratiqué le dumping, ce qui m’a obligé de baisser les prix pour éviter d’avoir un stock sur les bras et j’ai perdu mes marges substantielles.

Au téléphone, je l’ai menacé d’informer les américains et les français qui avaient la capacité de bloquer son trafic d’armes lourdes. Il s’est fâché et il m’a raccroché au nez en disant qu’il allait se venger.

Voilà l’affaire.

ARDHD : merci pour cette rétrospective, mais que s’est-il passé ensuite ?

IOG : c’est simple, on a finalement découvert, milieu avril, que le projet d’hôtel et de camp de loisir, étaient en réalité des constructions à des fins militaires. Fortifications, implantation d’artillerie lourde, …. Bien entendu, mes Services secrets n’avaient rien vu venir … Par honnêteté, je dois avouer que je leur avais interdit de surveiller le coin ….pour respecter nos accords avec l’Erythrée.

ARDHD : quelle est la situation aujourd’hui ?

IOG : quand on a découvert le pot aux roses, j’ai convoqué l’Etat-Major dans mon bureau et je leur ai demandé ce qu’on pouvait faire.

Unanimement, ils ont répondu : rien ou pas grand chose. Il faut d’abord aller sur le terrain pour voir et comprendre. Ce que nous avons fait, avec le Premier Ministre. Le constat a été affligeant : devant nous, les érythréens avaient construit une véritable forteresse. Nous avons envoyé une dizaine de soldats, les seuls disponibles, à l’assaut. Ils ont été pris sous le feu. Trois blessés. Les autres sont revenus en courant, pris de panique : ils ont été confiés aux psychologues militaires qui les rééduqueront rapidement.

ARDHD : et maintenant quelles décisions allez-vous prendre ?

IOG : beaucoup de décisions ! Au moins 5 !

La première est de ne rien tenter sur le plan militaire, car j’ai compris que nos armées ne sont pas opérationnelles. A force de réduire les avantages des militaires et de détourner leurs soldes, les soldats ont perdu leur motivation. Ils refusent de se battre. Et puis le matériel n’a pas été ni remplacé ni entretenu, faute de moyens. Je me demande où est passé l’argent : j’interrogerai Fathi et Zakaria sur ce point.
Mes généraux, engraissés, enrichis, installés confortablement dans la routine de leurs bureaux respectifs, sont incapables de bâtir une stratégie.

La seconde est d’alerter les organisations internationales. Pour le moment, les réponses sont très évasives : la Ligue arabe et l’UA nous appellent à la retenue et à la modération. Ils se moquent du monde. Ces organisations sont peuplées de bureaucrates incompétents et sans courage. Rien à attendre de ce côté là

La troisième serait de renouer avec la France des relations de confiance. Mais les Français ont la tête dur. Avant même de discuter du problème, ils veulent :
1°)
récupérer Djama et Hassan pour les mettre en prison,
2°)
que je m’excuse pour ce que j’ai dit – dans Jeune Afrique – et pour les manifestations anti-françaises.
Il n’en est pas question et donc je ne peux pas compter sur un appui français à l’heure où je vous parle.

La quatrième est de demander de l’aide aux US. Mais la réponse est revenue par retour de courrier: « ce n’est pas notre problème ».

La cinquième est de créer des conditions d’émeute dans le pays pour mettre une grande pagaille. J’aime la pagaille et je sais la gérer pour en tirer tous les avantages possibles. Elle a déjà commencé dans les lycées et au lac Assal, mais ce n’est qu’un début.

La France sera finalement obligée d’intervenir pour éviter un bain de sang parmi les civils. Et c’est à ce moment que je la tiendrai … je ne lâcherai plus !

ARDHD : mais que vont faire les Érythréens, à votre avis ?

IOG : le risque est qu’ils profitent de ces émeutes et du constat de ma faiblesse militaire pour avancer un peu plus en avant sur notre territoire, maintenant qu’ils ont une solide tête de pont. A propos de tête de pont, je ne voudrais pas qu’ils me piquent le terrain que j’ai choisi pour la nouvelle ville « lumière » qui sera la charnière Afrique-Asie, quand le frangin de Bin Laden aura terminé son pont.

Malheureusement ce n’est pas tout.

ARDHD : quoi d’autre ?

IOG : les éthiopiens voient d’un mauvais oeil l’installation des Érythréens sur la côte. Ils voudraient tellement disposer de leur propre accès maritime … Alors ils risquent de nous envahir au nord pour créer un corridor entre Djibouti et l’Erythrée, au motif de nous protéger. Mais je les connais, ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin et ils seront tentés d’envahir une partie du territoire national.

Les Somalilandais pourraient aussi profiter de ma faiblesse pour repousser la frontière commune jusqu’aux portes même de la ville de Djibouti.

ARDHD : mais c’est tragique !

IOG : la situation est très grave, je ne vous l’ai pas caché dès le début de notre entretien, mais elle n’est pas désespérée.

Je profite de votre présence et de l’audience de votre site pour saluer toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens et les assurer que mon épouse ou moi, nous resterons aux commandes quoi qu’il puisse arriver.

ARDHD : à quoi pensez-vous ?

IOG : A une invasion quasi-complète de notre territoire par les trois voisins : Erythrée, Éthiopie et Somaliland.

Mais je tiens à déclarer solennellement au peuple djiboutien que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour que la République de Djibouti demeure indépendante. S’il ne devait rester que quelques arpents de terre libre où flottera notre drapeau, ce sera le Palais d’Haramous, qui, je le jure ne passera jamais à l’ennemi. S’il n’en reste qu’un, ce sera Haramous. Nous conserverons Haramous jusqu’à ma mort.

Et je sais que le peuple djiboutien, même passé sous domination étrangère, sera fier de moi et de son appartenance à une nation libre et prospère.

ARDHD : vous croyez ?

IOG : bien sur. Les Djiboutiens que j’ai incité depuis des décennies, à s’opposer dans des luttes claniques fratricides orchestrées et contrôlées par le SDS de mon ami Hassan Saïd, seront fiers d’appartenir à une nation unie et rassemblée autour d’Haramous et de son drapeau.

Un terrain unique est facile à délimiter = fin des contestations de frontières et des querelles !! Ah, j’avais oublié de vous dire que mes possessions en ville devront bénéficier du statut d’extra-territorialité : c’est une condition que j’imposerai aux envahisseurs, pour quitter le Palais de l’Escale.

ARDHD : ne craignez-vous pas que les Djiboutiens découvrent que la domination étrangère est plus douce que celle que vous leur avez imposée depuis des années ?

IOG : vous racontez n’importe quoi. Les Djiboutiens savent très bien qu’il est préférable de vivre sous la férule d’un dictateur djiboutien que sous la domination amicale d’un voisin.

ARDHD : attendez une seconde. Selon mes archives, vous-même n’êtes pas un Djiboutien, alors je comprend mal votre discours.

IOG : avec ma tendre RPP, nous sommes Djiboutiens. Ce n’est pas parce que je suis né en Ethiopie, que je ne suis pas Djiboutien de coeur. Je me suis battu pour ce pays et pour son indépendance. J’ai dénoncé les traîtres djiboutiens à la patrie. J’ai fait raffler tous les étrangers indésirables et ils ont été chassés du pays. Je suis à l’origine de la fortune récente de nombreuses familles djiboutiennes. Et vous diriez encore que je ne suis pas djiboutien ? On rêve !

ARDHD : n’y aurait-il pas une alternative à ces prévisions dramatiques ?

IOG : comme mes Généraux sont des incapables incompétents, je ne vois pas comment je pourrais régler le problème avec l’Erythrée.

Sauf … sauf si j’utilise à la dernière minute, mon arme secrète de dissuasion. Ça pourrait marcher … mais il faudrait qu’elle accepte.


Roger Picon
ARDHD : une arme secrète de dissuasion., expliquez nous ?

IOG : Paulette bien sur !

ARDHD : comment cela Paulette ?

IOG : c’est simple, j’envoie Paulette chez mon homologue érythréen. Je vous parie qu’au bout de trois jours, il sollicitera un armistice. Il me proposera de rendre Ras Doumeira à condition que je reprenne Paulette …

ARDHD : Merci Monsieur le Président.

17/04/08 (B443) Encore un plagiat dans La Nation, qui fait preuve d’un amateurisme confirmé ! (Lecteur)

Comme beaucoup de mes compatriotes Djiboutiens, je consulte régulièrement le site La Nation.dj.

Et je constate, avec tristesse, le manque de serieux confirmé de ce canard qui se prétend féderateur.

Prenez par exemple la photo de la 111ème séance du Conseil des Ministres. Cette photo a déjà été publiée à plusieurs reprises. On y voit Naguib Ali Taher de l’ADI et les cameraman avec leur matos : quel amateurisme !

Deuxièmement, j’avais lu dans un article antérieur que Djibouti n’accepterait jamais que les pirates somaliens du Ponant transitent par son sol. Or c’est le contraire qui nous est dit, quelques jours plus tard.

Alors il faudrait savoir ce que publie La Nation.

Que se passe-t-il à la rédaction ?

Tout le monde quitte le TITANIC ? 

17/03/08 (B439) Les dialogues (presque) imaginaires de l’ARDHD. Cette semaine une journaliste de Radio-Trottoir a rencontré Hasna, Ministre de la Justice….

Interview d’Hasna, Ministre de la Justice par Fahmy, journaliste de Radio Trottoir –
rubrique Internationale -.

Fahmy.
Madame la Ministre, merci pour m’avoir accordé cette interview, signe d’une
timide ouverture, car je crains que la foudre d’IOG ne s’abatte sur vous, dès
qu’il apprendra que vous avez accepté de répondre à une journaliste de Radio Trottoir, une rubrique qui est hautement appréciée par la population, mais qui est la bête noire d’IOG.

Hasna
Ne vous en faites pas, j’ai les reins solides et je suis protégée par la
main de fer Kadra. Avec ces deux atouts, il est impossible de me déloger surtout après mon dernier
exploit inédit sur Said Barkat.

Maintenant que je l’ai mis KO, il n’a plus qu’à se consacrer à temps plein, à la construction du Pont suspendu Obock Yémen. Ca va lui rapporter tellement d’argent ….

Fahmy.
Bon courage Madame.
Je suis venue vous voir pour un point essentiel. Nous aimerions savoir quelle est votre analyse sur le procès du 14 mars 2008.

Hasna
Vous les journalistes de RT, vous ne pensez qu’à déstabiliser IOG en utilisant un crime. Mais il a une connaissance profonde et presque parfaite de ce dossier.

Fahmy.
Un crime ? Mais madame la ministre, c’est grave ce que vous venez de dire,
votre dynamique Procureur Général va hurler et crier au scandale !

Attention !
Si vous voulez, j’enlève ce passage que je peux ne pas avoir entendu.
Rappelez-vous que le 5 mars 2008 sur
les antennes de Voice of America (VOA) IOG avait en somalie dit sur un ton
frileux « non, non c’est lui qui s’est tué, c’est lui qui s’est brûlé, c’est
lui qui s’est jeté dans le précipice, non et non, moi je n’ai rien à voir,
j’aurais pu facilement l’expulsé si j’avais des choses à lui reprocher.

Hasna
Moi, je ne parle pas le Somali, je suis natif de Moussa Ali et j’étais
présente à Tadjourah lorsqu’il s’est enfui de Djibouti le jour des
manifestations contre la « France pédophile » composés en masse par des
Ministres, des Fonctionnaires réquisitionnés, et des militaires en civils
sur ordre de leur Etat-major encadré par quelques enfants de la rue.

J’étais présente à Tadjourah et je suis venue, on n’était pas tellement
nombreuse, pour le soutenir dans sa fuite, le réconforter.

Je me rappelle qu’à sa descente de la vedette ses pieds flageolaient, il m’a vraiment fait pitié.

Je me rappelle ses paroles pleurnicheuses, mais un seul point m’a
réconforté lorsqu’il avait dit : « pendant douze ans j’ai caché la vérité,
j’ai caché les raisons de ce meurtre. A partir d’aujourd’hui la vérité
éclatera ».

Cela m’avait donné un grand espoir et j’étais transfigurée

Pour avoir notre soutien il s’est senti obligé de nous
dire la vérité, toute la vérité. Nous lui sommes reconnaissants pour cette
franchise dans notre Terroir.

Donc je maintiens ce que je viens de dire, car je suis fidèle à la version
de Tadjourah.

Fahmy.
Bon.
Quelle est votre analyse à propos du Jugement du 14 mars 2008.

Hasna
Ce n’est pas un jugement.
En tant qu Ministre de la Justice Djiboutienne, je suis juriste de
profession et jamais de ma vie je me serais permise d’insulter la Justice
Française et entre nous soit dit; j’avais été choquée des propos
inadmissibles tenus par mon Procureur Général.

N’essayons pas d’aggraver sa position avant le rendu du d élibéré, le 27 mars
prochain.

Ma Position en tant que Ministre est que j’ai entièrement confiance à la Justice d’un pays ami de longue date qu’est la France. Sans ne rien vous
cacher, j’aime bien le Peuple de France, tout comme j’aime bien mon Peuple.

Surtout, ne vous attendez pas que moi aussi je mette les mains dans la pâte
comme mon prédécesseur, maintenant, c’est non !

On ne sait jamais les surprises que réservent l’avenir.

Fahmy.
Mais sur le fond, quelles sont vos perceptions sur les réquisitions du
Procureur Français et les perspectives d’avenir entre la France et Djibouti.

Hasna
A mon avis le Procureur Français a été très clément, surtout avec son homologue de Djibouti qui avait été constamment belliqueux et insultant.

C’est le propre de vrais juristes non revanchards. C’est un honneur pour la
Justice Française.

C’est un exemple pour nous et bientôt la Justice djiboutienne fonctionnera sur les mêmes bases, la même éthique et la même indépendance.

Entre nous soit dit, je l’ai vu ce matin notre Proc Gen et il m’a garanti qu’il ne
ferait pas appel si la condamnation se limite à des peines de sursis.

Il est devenu doux, très doux et m’a parlé de ses belles années passées en
France lorsqu’il étudiant.

En fait il n’est pas méchant mais seulement, il a une peur bleue d’IOG.

Fahmy.
Comment percevez-vous, après la période des polémiques d’IOG et de sa
clique les futures relations entre Djibouti et la France ? Pensez-vous qu’en
cas de condamnation, l’armée Française sera foutue à la porte ?

Hasna
Mais vous rêvez, n’avez-vous pas regardé la RTD mercredi soir, alors vous aurez tout compris. Les militaires français sont là et nos officiers, même Hassan Saïd. Avez vous l’impression qu’il y a la moindre difficulté ? Ils ne donnent pas l’impression d’être des gens sur le départ.

En plus vous avez l’air étonné ? Bon je n’ai rein à cacher sur ce point.

En effet, l’intendance de la Présidence avait débloqué des sommes importantes pour une autre vaste manifestation prévue au mercredi 12 mars, mais cette fois pas devant les bâtiments civils de la France, mais directement face à la 13ème DBLE et au 3ème RIAOM, la Garde Républicaine sera quant à elle mobiliser et prête à riposter en cas de débordements.

Evidemment l’avocat français des deux prévenus à lancer un appel urgent pour
mettre fin à cette absurde manifestation sous la houlette d’une association maison comme connu sous l’appellation «agate de la culture IOGiène », dont
son président et son directeur s’étaient permis d’engueuler l’Ambassadeur de
France devant son Secrétaire, lors de la manifestation de fin 2007.

Après une rapide négociation, la RTD a immédiatement diffusé à la place de
la manifestation, la manoeuvre militaire dénommé « Guestir anti-nucléaire » à la pointe des trois frontières.

Ce qui difficile de comprendre, c’est que cette manouvre s’est déroulée sur le navire de guerre le « Mistral » et en pleine mer alors que Guestir est à
150 kilomètres de la côte.

Il est vrai que le mistral souffle de temps à autre à Guestir. Mais quand même, le « Mistral » n’est pas une vulgaire barque… Il doit pouvoir supporter des mers agitées, comme le contexte chez nous …

Les caméramans de la RTD ont été finement pris en main par la sécurité
maritime et la caméra avait pour cible quelques dignitaires comme le Général
Zakaria, Hassan Saïd et surtout ma collègue Madame Hawa qui a prononcé un long discours difficile à disséquer mais comme même intéressant.

J’espère que la Nation de demain lundi reprendra in extenso ce discours avec surtout l’invité de marque Hassan Saïd.

Fahmy.
Mais en fait quel avenir pour les relations Franco-Djiboutiennes ?

Hasna
Allez poser cette question à mes collègues des Affaires Etrangères et de
celle de la Coopération.

Je n’ai pas le droit d’empiéter sur les prérogatives de mes collègues.

En tout cas merci pour cet interview productif.

Ma porte vous reste ouverte. Laissez moi vous raccompagner.

Au revoir !

_________________________ Note de la rédaction.
Nous remercions notre collaboratrice de l’équipe en place à Djibouti, qui a eu le courage d’interviewer Madame la Ministre de la Justice. Elle a été récompensée, car elle a reçu des réponses honnêtes et de bon sens.
Avec de tels Ministres les méthodes mafieuses de Guelleh pourraient avoir du mal à perdurer.

Mais ne rêvons pas, c’était un entretien (presque) imaginaire. Pourrait-il devenir réalité ???

15/03/07 (B386-B) Les interviews (presque) imaginaires. Cette semaine, IOG a reçu le correspondant local de l’ARDHD et il a accepté de répondre à ses questions en toute franchise. (Humour – ARDHD)

ARDHD
:

Monsieur le Président, la mise en examen de Jean-Paul Noël Abdi,
Président de la LDDH et Vice-Président de l’UIDH, secoue
la communauté internationale actuellement. Pensez-vous qu’elle
puisse avoir des répercutions négatives sur votre image personnelle,
surtout compte-tenu de la personnalité de l’intéressé
?

IOG :
Alors, là, vous me faites bien rire. Jean-Paul Abdi, qui c’est
? Un tout petit monsieur, qui n’a aucune audience. Qui le connaît
même à Djibouti ? Faites un sondage, vous serez surpris par sa
faible notoriété…

La LDDH, c’est rien qu’une coquille vide où il est seul à
s’occuper.

L’UIDH, c’est du bluff. Tenez, Me Aref, mon avocat dévoué,
a aussi occupé ce poste, avant lui. Alors c’est tout dire !

ARDHD
:

Pourtant on vous accuse d’être liberticide
!

IOG :
Moi liberticide, mais vous m’insultez !

A Djibouti, on peut parler de tout. Nous avons des média
indépendants qui ne se privent pas de m’adresser parfois des
critiques : la RTD, La Nation et l’ADI, par exemple. Il y avait aussi
Le Renouveau, mais il a cessé de paraître pour je ne sais quelles
raisons matérielles. C’est comme cela, les journaux à
Djibouti, ça vient et ça repart…

ARDHD
:

Mais les media dont vous me parlez sont
inféodés au régime que vous présidez !

IOG :
Pas du tout. Je n’interviens jamais. Ils savent ce qu’ils doivent
dire et écrire. Ils ne dépassent pas les limites, un point c’est
tout. Mais ils se gèrent en toute indépendance.

ARDHD
:

Ah, ces fameuses limites, parlons-en ? Quelles
sont-elles ?

IOG :
On peut parler de tout, absolument tout, à Djibouti, je vous l’ai
dit.

Sauf, des actions
glorieuses variées et imaginatives de notre armée, surtout dans
le Nord, mais aussi à Arhiba ou lors des manifestations de vétérans
ou d’étudiants.

On ne doit pas parler non plus des morts, afin de respecter leurs mémoires,
surtout s’ils sont enterrés de façon collective, comme
cela semble avoir été la coutume au Day, à Tadjourah
ou à Obbock, où si leur disparition n’était pas
prévisible, comme certains anciens Ministres, députés
ou membres de l’opposition.

Pour le
reste, comme la torture, le viol des femmes, les pressions sur témoin, les extorsions de fond, les exécutions extra-judiciaires et j’en passe, car on m’accuse de tout et de n’importe quoi
: pas besoin d’interdire d’en parler, puisqu’il n’y en a pas en République
de Djibouti et qu’il n’y en a jamais eu depuis l’indépendance. En parler serait se mettre en marge de la Loi : le délit de diffusion de fausses nouvelles, ça exite aussi chez nous, dans mon état de droit.

Avant, sous le régime français, c’était autre chose, je vous l’accorde. Mais cette époque est révolue. Les Américains, champions de la démocratie, sont là et bien là. Ils narguent les français et ils me décernent un brevet de démocrate convaincu.
…

ARDHD
:

Monsieur le Président, merci pour ces
précisions. Un dernier mot sur l’affaire Borrel ?

IOG :
Mais volontiers ! Ce n’est pas une affaire. Il y a quelques acharnés
qui veulent me faire porter le chapeau, c’est tout. Mais ils sont peu
nombreux.

La preuve ?

C’est que le gouvernement français me soutient sans réserve.
On m’a protégé officiellement à Cannes contre les ardeurs de la petite Clémence, cette illuminée de la justice. Récemment MMe Alliot-Marie, la Ministre française de la Défense,
m’a fait inviter à visiter le Charles-de-Gaulle pour la deuxième
fois. Si j’étais vraiment un suspect dans cette affaire, croyez-vous que
l’Armée française me traiterait avec les honneurs qui
me sont dus ? Cette réponse vous suffit-elle ?

Enfin,
je voudrai adresser publiquement mes remerciements au Colonel Mohamed Djama,
un garçon plein de talent à qui j’ai assuré une
promotion rapide en échange de son engagement sans faille pour la réussite
de nos objectifs de libération du Nord.

Avant
de vous raccompagner, encore un petit mot sur les otages. Bien que je sois
tenu au secret, vous pensez bien que je n’ai pas été étranger
au déroulement de l’affaire et que j’attends beaucoup de
la reconnaissance des britanniques et des français. Qu’auraient-ils
fait sans mon aide ?
___________________________________________
Sur ces paroles ambigues, le Président nous
a raccompagné à la porte de son bureau.

21/08/06 (B363-A) Réunion (presque) imaginaire au Palais de l’Escale pour enterrer l’affaire Borrel. Alhoumekani et Iftin seront-ils jugés à Djibouti pour le meurtre du Juge Borrel ? … (Equipe ARDHD – Humour pénal)

Sont présents et assis autour de la grande table :

Le Colonel Madhi, Hassan Saïd, le Lt-Colonel Zakaria, les Généraux Fathi et Zakaria, Moumin Bahdon, Djama Souleiman, Ismaël Omar Guelleh, Yacin Elmi Bouh, Ali Guelleh, Martinet, Aref et Alain Romani.

Guelleh :
Messieurs, je vous ai convoqué à cette réunion, pour que nous prenions les décisions capitales qui s’imposent afin de mettre un terme définitif à cette affaire Borrel.

Elle nous empoisonne la vie à tous et ça prive certaines des personnes présentes ici, dont Moi en premier, de la possibilité de passer des vacances en France …

Hassan Saïd :
Comme tu as raison, Grand Chef estimé de tous, à cause de cette convocation, je n’ai pas pu profiter de ma petite résidence en France et cela me manque beaucoup. En France, il fait frais. On a l’impression qu’ils climatisent les rues ..

IOG :
Ca y est, voilà que tu recommences à délirer !

Vous tous, vous vous êtes agités frénétiquement depuis des années, échaffaudant des déclarations gesticulaires sans aucun fondement et sans ne jamais obtenir aucun résultat concret. Contrairement à vous, Moi, je ne pédale pas dans la choucroute. J’ai d’abord réfléchi et ensuite j’ai pris les bonnes décisions et j’ai agi …

Djama Souleiman :
Tu es le meilleur d’entre nous et ce n’est pas pour rien que c’est toi l’époux de la Reine, le Président du royaume, renouvelable à vie, élu à l’unanimité des votants favorables et reconnu pour ta clairvoyance incomparable, par l’ensemble de la communauté internationale admirative et aussi très généreuse …

IOG :
Merci pour la brosse à reluire. A ce petit jeu, tu n’as aucun rival, Djama.

J’ai rencontré l’Ambassadeur de France. Jean-Marie est un homme délicieux et charmant qui est à notre totale dévotion 24/24 et 7/7, comme les super marchés aux USA. Cela ne fait aucun doute. On a fait un super deal ensemble. La France reconnaît la compétence de la Cour de Justice internationale et s’arrange pour perdre le procès. Nous on récupère le dossier.

Mahdi :
C’est un excellent deal à la hauteur de tes inestimables capacités de négociateur, que nous reconnaissons. Que se passera-t-il ensuite ?

IOG :
Faut-il que tu sois encore plus imbécile, que je ne le pensais, pour ne pas avoir compris la suite. J’ai bien fait de te mettre hors service et de te remplacer à ton poste, Mahdi ..

Moumin Bahdon :
Je vois bien où tu veux en venir, Oh lumière hallogène de la politique djiboutienne, mais à quoi je sers, moi, dans vos petits arrangements internes ?

IOG :
J’allais dire « à rien, comme d’habitude ». Mais ce n’est pas tout à fait vrai. En tant que repenti et ancien Ministre de la Justice à l’époque du meurtre, tu viendras témoigner pour accréditer nos positions …

Ali Guelleh :
Tu peux nous en dire plus, oh mon cousin, car je ne retrouve plus le fil de ta pensée géniale certes, mais un peu décousue à l’instant.

IOG :
Comme vous le constatez tous, on n’est jamais mieux trahi que par les siens. T’es con Ali Guelleh ou quoi ? Si t’as pas compris, tu te tais et tu écoutes les autres, sans broncher. Chacun son rôle et les chameaux seront bien gardés.

Aref :
Mais c’est magnifique. Moi j’ai compris la stratégie supérieure, sortie de ton intelligence incomparable, oh mon sauveur vénéré, mon ancien geôlier juste et si parfait ! On va organiser le procès en assassinat au Palais de Justice de Djibouti.

IOG :
Enfin un qui a compris l’évidence ! (à part)J’ai bien fait de ne pas le faire liquider à Ali Addé. Il peut encore me servir.. pendant quelques mois .. !

Martinet :
Cessez tous d’importuner notre Souverain lumineux ! Laissez-le continuer son exposé et taisez-vous …


Roger Picon

IOG :
Merci Alain, tu es le seul qui ait un minimum d’éducation autour de cette table et je l’apprécie. Tu passeras chez le Trésorier pour toucher tes honoraires mensuels que je vais faire un peu rallonger ce mois-ci.

Donc je continue. Djama fait instruire le dossier en urgence absolue : facile quand on a toutes les pièces. Il suffit de trier et de conserver celles qui nous sont favorables. Et on ouvre le procés.

Lt-Cl Zakaria :
Oh Mon maître si généreux, es-tu certain qu’on trouvera suffisamment de pièces favorables à notre position, pour être crédibles ?

IOG :
Toi, le petit Zak, tu la fermes pour de bon. Après tout, souviens toi que tu as contribué largement à nous mettre dans le pétrin où nous sommes. Quand on a le support déguisé de l’Ambassade de France qui lui refuse un visa ; quand avec une dizaine d’hommes d’élite, on n’est même pas capable de liquider un déserteur, futur témoin capital contre nous, dans les rues d’Addis Abeba ; quand on fait sauter un hôtel éthiopien pour rien ; quand on se fait repérer par la Police éthiopienne, on ne la ramène pas devant les adultes.

Retourne à tes études chez les militaires français et contente-toi de cette chance inespérée dont tu bénéficies grâce à moi.

Comme vous l’avez compris, on se rallie aux thèses de meurtre de la Justice française et on abandonne celle du suicide qui ne tient plus la route. En conséquence, on va tenir un grand procès médiatisé pour assassinat … La RTD, l’ADI et La Nation vont se surpasser pour l’occasion.

Général Zakaria :
Oui mais qui dit assassinat, dit un meurtrier au minimum. Lequel d’entre nous, vas-tu sacrifier pour te laver de tous les soupçons. En fidèle militaire, j’obéirai, mais je préférerai quand même, rester en dehors du coup et que ce soit un autre que moi qui porte le chapeau.

Alain Romani :
Le général a tout à fait raison. Je pense la même chose.

IOG :
Alain, le jour où tu auras une pensée personnelle, n’oublie pas de me téléphoner en urgence pour me prévenir. On broutera ensemble pour fêter l’événement …

Donc, je reprend, avant l’intervention du petit Zakaria qui m’a interrompu. On fait un procès pour meurtre. Les accusés seront … (long silence) … Mohamed Alhoumekani et Ali Iftin. Comme on les invitera pas, ils ne seront pas là pour se défendre. On met tout sur leur dos et l’affaire est dans le sac.

Toc, toc, Dileyta passe la tête

Dileyta :
Salut à tous. Mais je vois que vous travaillez sérieusement, alors je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

Moi je vais allez au PK20 pour cueillir mes fraises. Vous savez combien je les aime et en plus, ça fait passer agréablement le temps.

IOG :
C’est cela, bonne cueillette et ne fatigue pas trop tes cellules grises, qui sont un peu rouillées. Elles manquent d’entraînement depuis plusieurs années …

Dileyta se retire en fermant la porte

Général Fathi :
On reprend la discussion. C’est génial, absolument génial. T’es le plus fort ! Il suffisait d’y penser ! On a deux coupables « au petit poil » et en plus on s’affranchit de leurs idées révolutionnaires qu’ils publient sur leur site de pacotille. Gouvernement en Exil, mon c… enfin je dois rester poli …!

IOG :
En fait, on fait d’une pierre trois coups.
– On enterre l’affaire Borrel avec deux coupables, condamnés à la prison à vie par contumace.
– On condamne les deux rigolos de Belgique au silence.
– En plus, cerise sur le gâteau, on tue l’instruction pour subornation de témoins, au motif qu’ils ne sont plus témoins, mais condamnés.

Clean, hyper clean, on redevient plus blanc que blanc et on demande de l’argent à Bruxelles.


Roger Picon

Yacin Elmi Bouh :
J’ai déjà monté toutes sortes de dossiers « bidon » pour obtenir des aides, des subventions, des prêts sans garantie, mais il y avait quand même, un début de justification. Même si les donateurs sont plus que bienveillants et totalement aveugles, je ne vois pas la justification, dans ce cas, pour tirer de l’argent de Bruxelles.

IOG :
Yacin, tu me déçois, d’habitude t’es plus futé ! On va dire que l’on demande de l’argent pour réparer notre grave préjudice. Pendant des années, la Justice française a essayé injustement de nous coller sur le dos la responsabilité du meurtre. Cela a causé une dégradation de l’image de marque du pays et de son dirigeant incontesté. Manque à gagner sur les recettes touristiques, stupéfiante dépréciation de nos produits toxiques à l’exportation, perte de confiance sur la scène internationale, méfiance du FMI et de la Banque mondiale ….

Bref, avec un peu de réflexion, tu sauras trouver d’autres pertes d’exploitation à mettre en avant pour justifier la demande. Tu garderas 15 % pour toi. Ca devrait suffire pour te motiver … Non ?

Sans frapper, Paulette entre avec une bouteille de champagne largement entamée …

Paulette :
Salut les copains !

Tous :
Salut Paulette

Paulette :
Excusez-moi, je ne savais pas que vous étiez en réunion. Le gros, il me cache tout en ce moment. Je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais il est impossible à vivre. Qui veut des loukoums tout frais que je suis aller chercher spécialement tôt ce matin au marché de Dubaï avec notre avion ?

Tiens à ce sujet, Ismaël, il faut que tu penses à le changer, car les cendriers sont pleins et il commence à être usé, à force d’effectuer des rotations quotidiennes à pleine charge sur Dubaï, Mogadiscio, Londres et Johannesburg. Il faut savoir renouveler les outils de travail, avant qu’ils ne cassent. Souviens-toi, cela est arrivé dans le passé, quand tu allais en visite au Yémen. Ce n’est pas le moment, car entre les bébés somaliens, les armes et le sucre raffiné au port, on a plein de commandes en retard, à livrer …

Ah, au fait pendant que j’y pense, Ali Guelleh, il faut que je te vois d’urgence. Par hasard, tu ne m’aurais pas caché une nouvelle subvention accordée à l’EDD ?

Ali Guelleh :
Je ne le pense pas, beauté suprême, mais un oubli est toujours possible. On a reçu tellement de subventions depuis quelques mois, que je m’y perd parfois ..

Paulette, sortant un petit carnet de sa poche :
Eh bien, sache que moi, je ne m’y perd jamais. Tu me dois exactement 375.857.289,31 FDJ plus 189.167.875,28 FDJ à Guelleh et 45.272.548,01 à chacun de nos enfants respectifs. Ne t’avise surtout pas de recommencer, car je t’ai à l’oeil désormais.

Ali Guelleh :
Si tu le dis, Princesse, c’est que tu as raison. Je te porte le paiement demain matin. Juste le temps de passer à la Caisse de l’EDD pour sortir le pognon en liquide. Coupures usagées, moitié dollars US, moitié Euros, comme d’habitude ?

Paulette :
Une affaire rapidement réglée. Toi Yacin, tu vas devoir agir. Quand je passais en voiture avenue 13, en revenant de l’aéroport, j’ai surpis un passant qui ne s’est pas prosterné à mon passage et plus, il m’a regardé dans les yeux, alors que c’est formellement interdit par l’étiquette.

Avec mon portable, je l’ai pris en photo. Tu retrouves ce terroriste qui met en danger la sécurité nationale et tu le confies à Hassan, qui saura l’interviewer, à la manière forte, avec l’aide du petit Zakaria … afin qu’il dénonce volontairement tous ses complices.

Eh ! Le petit Zak, tu pourrais me regarder, quand je te parle, nom du chien. Il faut tout lui apprendre à ce petit ambitieux, même la politesse devant les dames.

J’espère quand même que tu n’as pas perdu la main chez les enseignants militaires français ?

Yacin Elmi :
Tu m’envoies la photo sur mon portable et ce soir, il sera traité spécialement à la Brigade Nord de la Gendarmerie. Demain à l’aube, il n’aura même plus la possibilité de battre des paupières. Lessivé le mec… Détruit physiquement et moralement, défiguré à vie, pour t’avoir offensé d’un regard furtif, Oh notre reine chérie. Et après, on traitera sa famille et ses amis, de la même façon. En plus ses filles seront violées au Camp Cheick Osman.

Il faut savoir se faire respecter, nom d’un chien ! Où se croient-ils tous ces provocateurs ? Au club Med ?

Je vous parie même une botte de Kat, que l’ignoble coupable n’est pas djiboutien. C’est surement un étranger, ancien gardien de chameaux, natif d’Ethiopie, qui aurait réussi à échapper à la grande rafle.

Paulette :
A l’avenir abstiens toi de ces allusions vaseuses et inopportunes, car je te les ferai avaler … Comme tous les Ministres, tu m’obéis et tu fais tout ce que je te demande. Un point c’est tout.

Je vous rappelle à tous, que l’objectif prioritaire est d’augmenter les profits de la Nébuleuse GHA cette année et que les chiffres de juillet ne sont pas bons. Alors je compte sur vous pour faire un effort au dernier quadrimestre pour l’obtention des aides et des subventions et surtout pour accroître les encaissements.

On est en retard sur le plan …

Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille faire le repas du gros. (Se tournant vers Guelleh) A tout à l’heure mon petit chéri d’amour… Surtout ne rentre pas trop tard, car le soufflet au caviar et langoustes, ça n’attend pas … et je t’ai débouché une bonne bouteille de Château Laffite Rothschild 82 ..

IOG :
Bien sur, ma douce poupée de rêve, mais ne m’attend pas trop tôt quand même, car avant le déjeuner, je dois rendre visite à une connaissance, près du Club des Cheminots.

Paulette :
Ce ne serait pas ta vieille copine, par hasard ?

IOG :
Hum, non, il y a longtemps que c’est fini tout cela. Même avec du viagra, ce n’est plus comme avant … tu es bien placée pour le savoir … !

Paulette quitte la salle, en reine hautaine et offensée, avec sa bouteille de champagne, vide désormais, sous le bras.

Romani :
Bravo Ismael. Ton sens stratégique nous a encore une fois rempli d’émerveillement. Ta construction machiavélique nous affranchira miraculeusement de tous les soupçons, y compris celui d’avoir fait apposer des tampons anti-datés sur mon passeport, alors que cela ne correspond pas avec les registres des passagers de la compagnie aérienne …

Mais au fait, il me semble que tu as commencé ton exposé en évoquant un deal. Quelle serait alors la contrepartie à la charge de la République de Djibouti ?

IOG :
Tiens, t’es capable de penser ? C’est nouveau ça ! Mais tu as posé la bonne question. En échange, on rend toutes les preuves qui concernent les exportations françaises illicites de matières nucléaires à destination des pays sous embargo : Corée, Irak et Iran et on ne garde aucune copie. C’est bien stipulé dans l’accord sous peine de nullité.

On y perd notre monnaie d’échange, certes, mais on gagne notre tranquillité d’esprit. Comme nous sommes tous devenus milliardaires, on va pouvoir profiter de nos sous, sans angoisse ni restriction.

Et il se met à chantonner : « Ah, les petites femmes, les petites femmes de Paris. A moi, les petites femmes de Paris … »


Roger Picon

Un tonnerre d’applaudissement salua cette déclaration finale et son bruit intense fut entendu dans toute la ville.

14/06/06 (B354_B) Interviews (presque) imaginaires : la réponse de Djama Ali Guelleh, grand patron de l’EDD va en surprendre plus d’un ! (fiction ARDHD)

Après avoir lu l’article qui a été publié sur votre site « La centrale de Boulaos, un gouffre financier », j’utilise mon droit de réponse pour apporter des corrections, des précisions et des démentis.

Non Boulaos n’est pas et n’a jamais été un gouffre financier. C’est un service public qui est parfaitement géré par une équipe remarquable, que j’encadre avec attention.

Boulaos ne perd pas d’argent, mais au contraire elle en gagne beaucoup. Le revenu par Kwh produit est le plus important au monde. Je m’explique.


Roger Picon
Plus les installations sont vétustes, moins elles sont entretenues, plus nous pouvons solliciter des aides et des emprunts.

La différence entre les deux est insignifiante. Dans la mesure où nous ne rembourserons jamais les emprunts de mon vivant ! Alors aide ou emprunt, c’est tout à fait pareil.

Mais si la centrale était rénovée, on se fermerait cette source de revenu.

Ensuite, moins la centrale produit d’électricité, plus le revenu est important. Je m’explique toujours.

Pour un montant équivalent d’aide ou de subvention, si on le divise par un nombre inférieur de Kwh produit, on augmente le résultat. Et encore plus, car on diminue aussi à la fois la consommation de fuel, mais aussi les dépenses d’entretien, les pièces d’usure, etc….

Comme je suis jugé sur résultats par Guelleh, qui m’attribue des primes à la rentabilité par Kwh produit, chaque année; je dois veiller à ce que la centrale se dégrade davantage et surtout qu’elle produise de moins en moins d’électricité pour atteindre mes objectifs personnels.

Le résultat optimal avait été atteint en 1998, lorsque la centrale avait pris feu. Le résultat sur nos comptes de pertes et profits avait été magnifique : beaucoup de ressources internationales et une production largement diminuée … Donc un revenu maximum par Kwh.

Pourquoi ne pas arrêter totalement la production ?

Non mais vous êtes idiot ou quoi ? Est-ce que vous savez compter ? Si je ne produit plus un seul Kwh, la division du revenu par le nombre de Kwh sera une division par zéro. L’infini. Guelleh ne comprendrait pas. Donc je suis condamné à maintenir un minimum de production, un seul Kwh par mois au minimum, pour présenter des résultats significatifs à mon Cousin.

Et la notion de service public dans tout cela ?

Là, je vous arrête immédiatement. C’est une notion obsolète et dépassée, héritage di marxisme du siècle, né et mort aux siècle dernier. Aujourd’hui, on ne parle plus de service public dans une société moderne et bien gérée ! Les populations sont parvenues à maturité et c’est à elle de gérer leurs besoins et leurs approvisonnnements.

Rien qu’à Djibouti, de la notion de service public, on est passé en cinq ans, à la notion de dette publique. C’est cette deuxième notion qui concerne directement les Djiboutiens : quel est le montant de la dette qui leur incombe désormais ?

Quel est-il ?

Je ne suis pas dans les secrets de l’Etat, mais je peux vous dire que les chiffres que vous avez donnés dans votre article sont très sous-estimés. 60 millions de dollars US ? Non mais vous rigolez ! Me prendriez-vous pour un gagne-petit. Avec Boulaos, c’est au moins dix fois plus !!! Je suis ambitieux, moi Messieurs, et Guelleh est exigeant. Avec Paulette, ils ont une soif de cash. C’est rien de le dire.

20/03/06 (B342-A) La dernière blague que l’on pourrait raconter bientôt dans les Mabrazes. Dialogue (presque) imaginaire !

– Tu sais que le Gros, il a été visité le Porte-Avions Charles de Gaulle ?

– Oui, je l’ai vu à la Télé …. !

– Mais ce qui n’a pas été dit, c’est qu’il a demandé l’asile politique à la France …

– Tu me racontes des bobards, c’est pas possible !!!

– Mais si, il paraît qu’il a argumenté sur les dangers qu’il courait s’il restait au pays et sur le risque de subir des mauvais traitements …. dans un avenir proche ..

– Lesquels, je ne vois pas !

– Mais si les nôtres, les mauvais traitements du peuple excédé qui pourrait décider de le licencier brutalement pour illégitimité et non représentativité populaire ….

– C’est vrai qu’il le mérite. Mais contrairement à lui, nous ne sommes pas des brutaux assoiffés de sang et de souffrance. Personne n’a jamais demandé à ce qu’il soit torturé … pourtant il torture bien des enfants et des syndicalistes. Espérons que l’OFPRA refusera sa demande …

– L’OFPRA refusera certainement parce que son dossier ne tient pas la route, mais il y a Chirac et il peut lui accorder le droit d’Asile à l’Elysée.

– Les juges de l’affaire Borrel, pourront-ils aller le chercher la-bas ?

– Ca je n’en sais rien, mais Chirac trouver toujours un moyen pour le protéger. Quitte à l’héberger à vie, sur le Charles de Gaulle ! Il a déjà visité son futur appartement et cela lui convient. Il a demandé à ce que l’on change les robinets par des robinets en or, mais c’est tout !!

– Mais c’est pour quand ?

– On parle d’Avril ou Mai, juste avant la migration des casseroles judiciaires infectées au Hborrel_95 ….

– En tout cas, les Français y sont vraiment trop cons …. même eux, ils craignent Guelleh …. Il doit savoir des choses inavouables, sinon je ne comprend pas ..

21/02/06 (B338-B) Déclaration (presque imaginaire) de Guelleh (Humour)

La pensée du jour est attribuée à Guelleh et à Borreh ….

 

Un syndicaliste qui cherche
à développer ses compétences
au travers d’une formation, est
un dangereux criminel, qui met
en péril la sécurité de l’Etat.

Il convient donc de l’incarcérer, sans procès …

Signé
Ismaël Omar Guelleh
Abdourahman Borreh