02/11/03 (B219) Radio-Trottoir : portrait (preque imaginaire) d’un officier de Police, qui aurait été (selon lui / ses proches) jusqu’à se faire incarcérer à Gabode pour espionner ses collègues afin d’informer Guelleh et qui aurait déposé un (faux ?) dossier de demande d’asile politique à Bruxelles ?

Une rumeur circule et
elle est persistente. Elle concerne un (ex ?) Officier de la FNP.

Cette homme, ancien policier
de la FNP a été emprisonné à Gabode et condamné,
comme d’autres, dans le cadre du soi-disant coup d’Etat de décembre.
L’instigateur de ce coup d’état, probablement mal préparé,
n’était autre que le Général Yacin Yabeh, qui est décédé
en prison, parce que la France lui a refusé sa protection et que Guelleh
lui a refusé les soins dont il avait besoin.

Aussitôt libéré
de Gabode notre Officier arrive en France où il est pris en charge
dans une ville de l’Ouest par des homolgues français dont il avait
fait la connaissance au cours d’un stage de formation.

Très rapidement
il rejoint Bruxelles et il adhère à un mouvement politique.

Son passé et son
incarcération à titre politique ont convaincu toutes les organisations
qui se préocupent des Droits de l’Homme à Djibouti. Il a donc
bénéficié de tous les appuis et de toutes les attestations
nécessaires pour faire aboutir sa demande d’asile politique. Jusque
là, rien que de plus normal …

Récemment, il entre
en conflit avec les dirigeants de son mouvement et il démissionne :
rien à redire, sauf que le motif officiel étonne, ainsi que
la violence soudaine de ses propos à l’encontre des dirigeants du mouvement
auquel il a appartenu et dans lequel il a milité. Passons !

Mais voilà, la
rumeur nous apprend que cet homme est probablement un espion, payé
régulièrement par Guelleh, qui aurait accepté un séjour
de longue durée à Gabode, tous frais payés, uniquement
pour espionner les autres prisonniers incarcérés avec lui et
pour remonter à IOG les informations ! A-t-il continué son travail
à Bruxelles au sein du mouvement qui l’avait accueilli ?

Certains affirment même
l’avoir entendu se vanter très récemment … de son double-jeu
! Des preuves devraient être bientôt disponibles et diffusées.
Cela aura-t-il une incidence sur les fonctionnaires honnêtes qui étudient,
avec difficulté, à Bruxelles les dossiers des demandeurs d’asile
et qui ont parfois des difficultés à extirper la vérité
?

Il n’y a plus de moral
…. !

14/09/03 (B212) Un scoop ! Abdoukalder Doualeh Wais, Ministre de l’Intérieur, natif d’Ethiopie et bouffon du roi, à ses heures, choisit de confier à l’ARDHD, les véritables raisons du nettoyage tehnique. (Les interviews presque imaginaires)

Comprenez-moi bien
!

Imaginez que l’un
de ces réfugiés ait eu, un jour, la même idée
et les mêmes ambitions que nous avions (dans les années
78), Guelleh, moi et d’autres proches, quand nous sommes arrivés
d’Ethiopie, en tant que réfugiés !

Le risque, qu’ils
accaparent les ressources du pays à notre place, existait réellement
et nous n’avions plus d’autres choix que de les chasser pour éviter
de nous faire chasser à notre tour.

Nous, nous sommes
des réfugiés légitimes à Djibouti, parce
que, les premiers, nous avons eu l’idée de prendre le pays en otage.
On ne pouvait pas laisser agir des « copieurs », sans expérience, en toute impunité.

La propriété
intellectuelle doit être protégée dans un état
de droit !

Même s’il ne devait
y avoir qu’une seule personne qui représentait un danger pour notre
pouvoir, cela suffirait à justifier pleinement l’expulsion de 100.000
personnes jetés sur les routes sans ressource.

On a tous travaillé
dur, autour de Guelleh, pour créer ce réseau bien huilé de
détournement des fonds publics et des aides internationales et d’asservissement de la population au service de notre enrichissement. Il serait
immoral, que d’autres, qui n’ont rien fait, puissent en profiter à
notre place, en s’appropriant notre système (breveté et déposé).

07/06/03 (B201) Dans la série « Nos interviews (presque) imaginaires », nous avons rencontré le Procureur abusif et impitoyable, Djama Souleiman, le « Fouquier-Tinville » de la terreur djiboutienne.

 

Un
justicier ‘corrompu’ dans une ville aux mains de la dictature ?

« Grande oreilles »
ou « Le Procureur abusif » est l’homme
qui a fait remettre DAF à Gabode
après 48 heures à peine, de liberté.

Aujourd’hui,
nous avons rendez-vous avec le PA. Prononcer ‘Procureur abusif ».

Il nous a proposé
de le recontrer dans son bureau au Palais de Justice.

Au mur des reproductions
de portraits français datant de la fin du XVIIIème siècle.

Des personnages
austères au visage toujours très dur, dont celui de Fouquier-Tinville (1745-1796),
ce tristement célèbre procureur, qui a fait condamner
à mort des milliers de personnes durant la Révolution
française, dont le Roi et sa famille.

Nous :
Monsieur le Procureur, nous vous remercions de nous avoir accordé cet
entretien, mais nous ne voudrions pas abuser de votre temps si précieux.

Le P.A. :
Comme c’est curieux ! Vous venez d’employer le verbe ‘abuser’. Tiens donc, je commence
à comprendre… Il faut que j’ouvre une instruction pour diffamation
(sans même nous regarder, il part dans un long monologue sur la possibilité
d’incarcérer l’inventeur de la nouvelle appellation ‘Procureur abusif ».
Il est comme absent, plongé dans des réflexions personnelles,
mais on sent la haine dans ses yeux).

Nous :
Hum, Hum ….. Excusez-nous, préféreriez-vous que nous revenions
à un autre moment, si vous êtes occupé ?

Le P.A.
(revenant sur terre) :

Mais non pas du tout, je vous écoute. En fait je réfléchissais
à la possibilité de vous inculper tous les deux pour diffamation
à mon endroit, car vous avez bien utilisé le mot ‘abuser’. N’est-ce
pas ? Vous pourriez donc être les auteurs ou les complices des auteurs
de ce sobriquet qui me colle à la peau depuis plusieurs jours et que
les gens répètent dans mon dos …. en ricanant bêtement.

Nous :
Attendez, nous n’avons pas utilisé de sobriquet à votre encontre.
Nous avons simplement dit que nous ne voudrions pas abuser de votre temps
précieux. Rien de plus !

Le P.A. :
C’est exact, mais il n’y a jamais de fumée sans feu ! Rien n’est anodin.
Autrefois, vous auriez utilisé un autre mot : ne pas me déranger,
par exemple. Donc je tiens un élément de preuve suffisant pour
vous faire inculper et transférer à Gabode. Rassurez-vous, vous
n’êtes pas les seuls dans ce cas.

En dehors des proches
de Guelleh, dont je me flatte de faire partie, je ne vois pas un seul Djiboutien
qui pourrait échapper à une inculpation suivie d’une mesure immédiate
de détention proviso-définitive. Chaque djiboutien est un délinquant
potentiel en liberté provisoire.
C’est ma devise.

Nous :
N’avez-vous pas, au fond de vous-même, le sentiment que vous allez un
peu trop loin.

Le P.A. :
Oui et non. Comprenez-moi ! Il faut d’abord que vous sachiez que j’ai eu une
enfance difficile. Que j’ai souvent été battu de façon
injuste, avec un père terrible et une mère trop faible pour
lui résister. En plus mes soeurs m’ont couvé, trop couvé (…)

Nous : (à voix basse)
Docteur Freud, à l’aide !

Le P.A. : (poursuivant son discours)
Il a fallu que je me forge
un caractère de fer pour résister et pour devenir ce que je
suis : un homme dur, lucide et sans aucun état d’âme. C’est ce qui explique ma réussite actuelle à l’un des plus hauts postes de la Justice. J’aime
l’histoire et je relis la biographie de ces grands hommes français : Robespierre,
Saint-Just, Fouquier-Tinville.

Pour quelles raisons,
ces hommes sont-ils devenus célèbres ? Parce qu’ils n’avaient
aucun d’état d’âme, aucune compassion et qu’ils appliquaient
durement mais sereinement la Loi et qu’ils prononcaient les sentences maximum.
Ce sont des hommes qui n’ont jamais reculé pour demander la mort dans
un réquisitoire. Combien de têtes ont-ils obtenu au cours de
leur carrière ?

Nous :
Attendez, les temps ont changé. La révolution française
est terminée depuis longtemps ….

Le P.A. :
Certainement, mais à Djibouti nous avons deux siècles de retard
et cela ne fait que commencer. Nous sommes à l’an zéro de la
terreur. Chaque Djiboutien doit le comprendre et le savoir. Zéro impunité, 100 % de la peine applicable pour chaque Djiboutien ! Sauf pour les dirigeants actuels et leurs équipes tant qu’ils bénéficieront de l’immunité traditionnelle !

Tout homme commet un jour
ou l’autre, ce que Guelleh considère comme un délit, même
mineur, et il doit payer son geste à la société. Et c’est
à moi qu’il revient de faire appliquer la Loi et d’exiger que le Tribunal,
avec lequel j’entretiens généralement les meilleures relations,
prononce des jugements conformes à mes réquisitoires. C’est
comme cela que l’on créé des réflexes d’obéissance
et de civisme au sein d’une population livrée à elle-même depuis des années.

Nous :
C’est inquiétant ! Mais en fait ce n’était pas la raison
principale de notre interview …

Le P.A. :
Ah bon ? Et quel était le sujet ?

Nous :
La nouvelle incarcération de DAF, après sa mise en liberté
provisoire deux jours avant …

Le P.A. :
Eh bien, parlons-en. Qu’est ce qu’une liberté provisoire ? Il faut
savoir et c’est important que c’est une mise en liberté d’un détenu
pendant un temps donné, dont la durée n’est pas précisée
au départ. Cela peut varier entre une minute et plusieurs années. Et l’expérience montre que plus c’est court, moins on est embêté par les multi-rédicivistes, comme DAF.

Dans l’affaire DAF, un
juge totalement irresponsable(*) avait signé sans réflechir une ordonnance
de mise en liberté provisoire.

C’était son droit
le plus strict et je respecte scrupuleusement l’indépendance de tous
les magistrats, mais il(elle) devra me rendre des comptes précis et surtout
être capable de justifier sa décision, sinon, je le(la) ferai inculper
.. lui(elle) aussi pour non assistance à criminel en liberté !

Ce juge n’a pas réfléchi
aux conséquences de son acte … Donner au monde entier l’impression
que Guelleh pouvait reculer face à la pression internationale ! En
passant je dois dire que cette pression est relativement forte et que je la
dénonce, car ce n’est qu’une grande manipulation organisée par
les ennemis du régime pour fragiliser Guelleh, notre leader incontesté,
notre maître à penser, notre guide !

Je reviens à l’affaire
DAF. Je m’appuie sur les deux autres procès en appel qui sont à
venir. Je vous rappelle que DAF a été condamné, en première instance, à
trois reprises par des juges dont je garantis
personnellement l’indépendance absolue. Les sanctions prises à son encontre sont donc incontestables.

Donc m’appuyant sur le
fait que les appels ne sont pas encore passés en jugement, j’ai simplement
demandé la remise en prison de DAF, ce qui n’est que l’application des décisions de la justice de notre pays, qui est, je le rappelle pour me faire bien entendre, indépendante et souveraine.

Mon rôle est de
protéger la société civile contre tous les criminels
en liberté, même provisoire et DAF est autrement plus dangereux
avec sa plume qu’un forcené armé.

C’est un terroriste intellectuel
et il pourrait causer beaucoup de dommage à la bonne réputation
de l’équipe de Guelleh. C’est l’application du simple principe de précaution car il représente un danger réel pour le moral de nos militaires et pour la tranquilité de Guelleh. Ce sont les seules
raisons pour lesquelles, j’ai demandé à nos vaillants policiers de le reconduire ‘sans aucune brutalité’, notez-le bien, à
Gabode. Les généraux Zakaria et Fathi m’ont d’ailleurs téléphoné personnellement
pour me féliciter et pour me remercier. Je suis assuré d’avoir le soutien total de notre glorieuse Armée.

Nous :
C’est clair, limpide même. Nous vous remercions de vos explications

Le P.A. :
En partant, passez donc par le Greffe …. On va vous signifier votre inculpation
pour complicité de diffamation, pour diffusion de fausses nouvelles,
pour injures au Chef de l’Etat et pour rebellion à l’encontre d’un
haut Magistrat. Rien qu’avec ce que vous avez dit lors de cet entretien (et
que j’ai enregistré soigneusement), j’ai de quoi vous envoyer à
Gabode pour cinq années.

Et ne comptez pas trop sur
votre avocat que je choisirai personnellement. Depuis le ralliement de Me Aref, nous maitrisons parfaitement
l’ensemble du barreau, qui suit tous mes avis et toutes mes recommandations.
Bien sur, les avocats continuent à faire quelques effets de manche devant la Cour, pour donner le
change, mais c’est pure comédie en accord avec moi, comme vous le constaterez durant l’instruction
de votre procés.

A bientôt, Messieurs,
on se retrouvera au Tribunal pour votre jugement où je vous promet de requérir le maximum de la peine à votre encontre … Vous m’en remercierez plus tard, car cela vous aura évité d’écrire n’importe quoi dans votre feuille de choux, qui est lu par les ânes sans cervelle.

Nous :
Méfiez-vous, car vos modèles : Robespierre, Saint-Just, Fouquier-Tinville
ont terminé leur carrière sur l’échafaud. Craignez que
cela ne vous arrive un jour !

Le P.A. :
Ne vous inquiétez pas pour moi. Je sais où me cacher. Les coups
de pied au derrière, j’en ai tellement pris de tous les côtés que j’ai l’habitude maintenant ! Et puis n’oubliez pas que Fouquier-Tinville
a requis la peine de mort contre la famille régnante. Pour moi, ce
serait ma plus belle plaidoirie, mon bâton de maréchal : imaginez Guelleh
et sa famille inculpés devant mon Tribunal pour crimes contre l’humanité, pour corruption, pour racket ou … je me pourlèche les babines, pour meurtre !

Et en plus cela me donnera du crédit auprès des nouveaux dirigeants, qui seront contraints de me faire confiance. Je les servirai ensuite avec autant de zèle que je sers Guelleh aujourd’hui … au moins jusqu’à leur chute.

(*) Aurait-il
voulu parler de la juge Mme Habicha Hachem ? Nous ne le savons pas à l’heure actuelle.

13/12/02 (B176) Nos interviews (presque) imaginaires. Dès l’annonce sur l’ADI de la création de l’UMP, nous avons demandé une interview à Monsieur Alain Juppé pour recueillir son sentiment, en tant que Président du nouveau parti français du même nom.

Nous :
Bonjour, monsieur le Premier Ministre. Nous tenons d’abord à vous remercier
de nous recevoir dans votre Mairie de Bordeaux.

Alain Juppé
:
mais c’est tout à fait normal. Vous savez l’attention que
je porte à la situation des Droits de l’Homme dans le Monde et particulièrement
en Afrique ….

Nous : la
nouvelle est tombée hier …. L’UMP fraîchement créée
en France et que vous présidez a déjà fait des émules
en Afrique …. A Djibouti, on apprend que vous avez ouvert une annexe.

A.J. : je
vous corrige. On ne peut pas parler d’annexe. L’UMP de Djibouti n’est pas
une émanation de l’UMP que je préside. C’est une entité
libre et indépendante qui est manipulée par notre grand Ami,
le Président Ismaël Omar Guelleh. Un homme de devoir qui a donné
sa vie pour l’asservissement du Peuple djiboutien et pour la réussite
économique de ses affaires personnelles.

Un bel exemple sur lequel
nous devons tous méditer, au sein de l’UMP historique, que je préside.
Je suis fier de constater que des dirigeants africains ont choisi librement
de donner le nom de notre parti français à des rassemblements
plus ou moins homogènes de partis politiques divers, mais n’ayant qu’une
seule obligation : soutenir les candidats du Président en exercice et assurer leur succès électoral par tous les moyens.

Nous : Le
Président Guelleh n’est pas un exemple de démocratie …

A.J. : c’est
tout à fait vrai et pourtant c’est faux. Vous connaissez le dicton
 » on ne prête qu’aux riches .. « . Eh bien, il est dans cette
situation. Richissime au-delà de toute imagination, il fait obligatoirement
des envieux. Les délateurs s’attaquent à lui en permanence.

Nous : c’est
bien beau, mais lorsqu’il est entré dans les coulisses du pouvoir,
on ne peut pas dire qu’il était riche. Donc il a acquis sa fortune
sur le dos des Djiboutiens …

A.J. : vous
avez peut-être raison. Encore qu’il faille vérifier ce point
de façon approfondie pour acquèrir de telles certitudes. Mais l’homme représente une réussite
incontestable. Il réussit tout et c’est déjà largement
suffisant.

Je vais vous donner trois
exemples :

  • l’immobilier
    à Djibouti est en plein développement
    : deux Palais
    présidentiels, un futur ranch présidentiel dans le Day, une
    belle villa pour le premier Ministre, de nouveaux bâtiments pour l’Armée
    américaine. Bref ça bouge sur le front de la construction
    et ce sont les meilleurs architectes qui interviennent. On parlera dans
    l’avenir du style guelléen, comme on a parlé du style stalinien
    ou d’autres …
  • le calme et la
    sécurité dans la rue.
    Plus aucune manifestation de
    l’opposition depuis des années. Les seules manifestations populaires
    n’ont qu’un but : lui montrer l’attachement et l’admiration de la population
    en particulier lorsqu’il a des difficultés d’ordre judiciaire.
    Chirac aimerait bien que l’on en fasse autant pour lui. Tous les enfants
    sans domicile fixe ont trouvé un refuge dans les commissariats ou
    à Gabode. Bref Guelleh et son adjoint le Maire de Djibouti ont réussi
    à nettoyer la ville en quelques mois.
  • les privatisations
    à un rythme soutenu.
    Vous savez comme il est compliqué
    de privatiser des services publics en France. Regardez le mal que nous avons
    pour privatiser EDF, France Télécom, en raison de la réticence
    des fonctionnaires français. Eh bien lui, Guelleh, sur simple décision,
    il lance un vaste programme de privatisation qui trouve preneur immédiatement (pour le tout)
    et il encaisse le produit de la vente, évitant ainsi à cet
    argent de s’éparpiller au sein d’une population non avertie qui en
    ferait un mauvais usage.

Nous : c’est
intéressant, mais vous ne pensez pas Monsieur le Premier Ministre,
que vous poussez le bouchon un peu loin ?

A.J. : Il
faut savoir reconnaître les mérites individuels. Aux grands maux,
les grands effets.

Même si, au fond
de moi-même, je désapprouve totalement et inconditionnellement
les manières de Guelleh, son autoritarisme et surtout les violations des Droits humains
, l’homme de logique administrative (ancien de l’ENA) que
je suis, se doit de reconnaître que ça marche à la baguette
à Djibouti et que Guelleh a réussi à faire taire les
constestateurs de sa politique économique et sociale et les opposants,
qui se rallient à son mouvement par cars entiers.

C’est un objectif que je me suis fixé en France au nom de l’UMP, mais je n’y arriverai probablement pas, car nous ne savons pas faire taire les opposants en France. En tout cas l’UMP s’enorgueillit d’avoir suscité des vocations en Afrique et même si nous les désapprouvons totalement, nous les soutiendrons contre vents et marées, à l’image de ce qu’ont fait les Gouvernements français depuis des années à Djibouti.

L’UMP c’est désormais la marque des gagnants. Guelleh l’a compris et je suis sur que les candidats de l’UMP remporteront haut la main les élections du 10 janvier sous l’oeil bienveillant et partial des observateurs de la CENI

Nous : Merci
Monsieur le Premier Ministre. C’est assez consternant car rien n’a changé. Il n’y a donc rien à ajouter.

21/07/02 Dialogue (presque) imaginaire qui aurait pu avoir été entendu à Addis Abeba.

Dans
un bureau luxueux,
deux interlocuteurs
connus : Guelleh et
le Premier Ministre
éthiopien Meles
Zenawi.

IOG
: Je ne sais pas comment
te le dire, mais j’aimerais
te demander un service.

MZ
: j’imaginais bien.
Chacune de tes visites
impromptues est toujours
intéressée.
L’amitié tu
ne connais pas. Qu’est
ce que tu veux encore
?

IOG
(embarrassé)
: eh bien voilà,
c’est un peu compliqué.
J’aimerais bien récupérer
l’un de mes hommes
qui est chez toi.
Sa famille s’inquiète,
car il a abandonné
le domicile conjugal.
Enfin tu comprends,
ses proches aimeraient
bien le revoir. Ses
enfants pleurent le
père absent

MZ
: intéressant,
poursuis !

IOG
: c’est aussi un homme
que j’aime beaucoup
personnellement et
j’aimerais moi aussi
le retrouver pour
lui manifester mon
soutien.

MZ
: viens au fait !
De qui s’agit-il ?

IOG
: ça m’ennuie
de te donner son nom.
Disons que c’est un
ancien officier qui
s’est réfugié
chez toi. Il a eu
tort, car je ne lui
veux que du bien et
je tiens à
le protéger
moi-même. Il
n’y a aucune raison
que la charge de sa
protection soit aux
frais du Peuple éthiopien.
C’est à celui
de Djibouti d’assurer
la dépense.

MZ
: tu te fous de moi
? La protection que
tu veux lui accorder,
ce ne serait pas Gabode
par hasard, la Villa
Christophe ou le siège
de la SDS ? Lui réserverais-tu
le même sort
que celui que t’as
accordé à
ton vieil ami le Général
?

IOG
: Oui, mais celui-là,
ce sont les Français
qui me l’avaient rendu
lorsqu’il était
réfugié
dans leur base militaire
et sans me demander
un sou ! Bon tu as
compris. Alors parlons
d’argent. A combien
estimes-tu la liberté
de cet homme ?

MZ
: celui-là,
il est cher ! Tu y
tiens trop. Voyons
2 millions de Dollars
?

IOG
: tu es fou ! Ce n’est
pas sérieux.
Il est vieux mon bonhomme,
il est maigre et fatigué.
Il ne vaut pas ce
prix-là sur
le marché international.
Et en plus les bourses
ont beaucoup baissé.
On ne peut plus envisager
des transactions sur
les mêmes bases
qu’autrefois avec
Kadami, par exemple
ou les autres.

MZ
: tu sais que je ne
marchande jamais.
Tu le veux, tu payes
en liquide. Sinon
tu rentres chez toi.
Et je te signale que
tu as intérêt
à te dépêcher
de prendre ta décision,
car l’oiseau pourrait
s’envoler un jour
vers d’autres cieux
… plus cléments
que les tiens.

IOG
: il y a pas tant
d’urgence. Les Français,
à ma demande,
lui ont refusé
un visa pour l’Europe,
alors il peut encore
galèrer quelque
temps avant de pouvoir
s’échapper
de chez toi. 1 million
de Dollar et on conclue
l’affaire maintenant.

MZ
: Non, 2 millions
ou rien ! T’as les
moyens de payer, rien
qu’avec les bénéfices
de ton usine d’armement
en Afrique du Sud.
Tiens à ce
sujet, je te signale
que les pays arabes
s’inquiètent
de la présence
d’un agent du Mossad
avec toi. Moi je n’en
sais rien, mais je
te préviens
qu’ils sont fâchés.

Malheureusement
notre correspondant
a été
découvert à
cet instant et nous
n’avons pas reçu
le script de la fin
de la conversation.
Nous connaîtrons
certainement la suite
dans les prochains
jours. Meles Zenawi
cèdera-t-il
aux amicales pressions
de Guelleh ? (A suivre)

Avertissement
: toute ressemblance
avec une situation
actuelle ne serait
que pure coïncidence
et nous dégageons
toute responsabilité,
sur la véracité
ou non, de cet enregistrement.

18/04/02 Selon une dépêche de l’ADI, Monsieur Ali Maki aurait accordé une interview à La Nation , dans laquelle il critique farouchement M DINI.

ADI/DJIB/2075/393
MOTS

Un responsable du FRUD-Armé dénonce le comportement
 » fossoyeur  » de M. Ahmed Dini et appelle à la
consolidation de l’accord de paix du 12 mai 2001

DJIBOUTI
(ADI)- 15 avril- Le bi-hebdomadaire La Nation, dans son édition
d’aujourd’hui, publie un communiqué émanant
de M. Ali Mohamed Maki, un membre influent du bureau politique
de l’ex-Frud-Armé, le parti signataire avec le gouvernement
djiboutien de l’accord de paix et de concorde civile du 12
mai 2001.

Communiqué
dans lequel M. Ali Mohamed Maki dit  » renoncer au droit de
réserve  » jusque là observé pour dénoncer
la  » métamorphose en un vulgaire fossoyeur  »
de  » l’homme clé de l’accord de paix du
12 mai 2001, en l’occurrence Ahmed Dini. « 

M. Ali
Mohamed Maki réagit ainsi, comme il précise d’ailleurs,
 » suite au communiqué de M. Ahmed Dini daté
du 24 février 2002 « . Communiqué qui, selon
lui,  » constitue une basse manœuvre particulièrement
obnubilée aveuglement par un nombrilisme sans précédent.
« 

Il souligne
ensuite que  » la dégénérescence politique
 » de M. Ahmed Dini  » le conduit inévitablement
à avoir recours sans cesse à des stratagèmes
fondés sur des spéculations hasardeuses. « 

L’annonce
 » pour la moins troublante  » de la naissance d’un
nouveau parti politique dénommé  » Frud National
 » et  » dirigé par 33 membres du bureau exécutif
provisoire « , faite par M. Ahmed Dini dans son communiqué,
 » a désagréablement surpris l’ensemble
des (ex) combattants du FRUD-Armé « , a déclaré
M. Ali Mohamed Maki

Il poursuit
que  » cette décision invraisemblablement a été
fondée sur une démarche autocratique basée
sur un comportement individuel et égoïste « ,
avant de signaler que  » ce nostalgique du passé révolu
s’est non seulement accaparé le FRUD mais également
réduit ses combattants à des spectateurs de leur
propre cause. « 

M. Ali
Mohamed Maki se dira  » par conséquent, persuadé
que le comportement archaïque basé sur le snobisme
de M. Dini est à l’origine de l’actuelle divergence
des préférences communes du bureau exécutif
du FRUD-Armé. « 

En conclusion,
le responsable du  » FRUD-Armé  »  » appelle,
exhorte et invite tous les acteurs influents djiboutiens épris
de paix et de progrès (du FRUD-Armé comme du Gouvernement)
à consolider plus que jamais l’accord de paix du 12
mai 2001. « 

ADI- 15H
03 GMT- 15 AVRIL 2002.

07/04/02 Les interviews (presque) imaginaires : cette semaine Roger Picon a rencontré le Grand Brähman, qui passe pour être l’augure préféré d’IOG.

Mettant
à profit le passage à Paris du grand Brähman,
qui est, comme chacun le sait, le devin d’Ismaël
Omar, nous avons obtenu le privilège d’un
interview exclusif de « Sa Sérénité
» moyennant, par évidence, une aide compensatoire
pour le temps qu’il nous a consacré.

L’Observatoire
:

Votre sérénité, nous vous remercions
de nous avoir accordé cet entretien. Est-il exact
que vous ayez un rôle prépondérant
dans les décisions que prend Ismaël Omar à
Djibouti ?

Brähman
:
Oui, je peux même vous dire en parfaite
confidence, qu’il ne fait rien sans mon avis. Dès
le matin à son réveil, je dois être
à ses cotés et dans un demi-sommeil, il
me pose toujours la même question avant de se réveiller
vraiment …

L’O
:
Laquelle ?

B
:
Où suis-je ? Brahman, tu me promets que
je ne suis pas à Gabode …? Mais si tu me mens,
je suis déjà à Gabode ? Dis-moi que
je ne suis pas à Gabode !!!!!!!!!!

De
temps à autre, je ne peux pas résister au
plaisir de lui faire une farce. Alors, je lui dis que
nous sommes incarcérés à Gabode et
que la Démocratie s’est installée à
Djibouti.

L’O
:
.
Et qu’elle est sa réaction ?

B
:
Il se précipite sous son lit en tremblant
et il appelle Paulette à son secours….

L’O
:
Chacun se pose la question de savoir pourquoi
Ismaël Omar maintient un régime sanguinaire
et de terreur dans le pays ? N’avez-vous jamais essayé
de l’influencer vers des orientations plus vertueuses
?

B
:
J’ai procédé à une étude
complète de son cas, selon la méthode Védique,
dite des Brahâmana et des Äranyaka. Elle explique
tout. C’est un homme qui vit une véritable opposition
interne entre les différentes parties de son corps.
Les bras et les jambes s’opposent en permanence à
la tête et au tronc. Le tronc s’oppose à
la tête. Les jambes s’opposent aux bras. Il vit
un véritable calvaire. L’opposition c’est son problème
à lui. Si vous avez bien saisi cela , vous comprendrez
pourquoi il est allergique à toute forme d’opposition
extérieure à sa personne, puisqu’il mobilise
toutes ses forces pour maîtriser son opposition
interne.

L’O
:
Expliquez-nous, c’est tout même assez
difficile à comprendre cela pour les profanes que
nous sommes.

B
:

Je vais tenter de simplifier. Dans la tête …
chez lui c’est le vide. Au niveau du tronc, on y
trouve une force brute et virile pratiquement incontrôlable.
Observez-le bien lorsqu’il danse, c’est le tronc qui dirige
l’ensemble.

L’O
:
Cela nous l’avions remarqué, mais
pour les autres parties du corps.

B
:
Ismaël Omar est un gaucher à l’origine.
Donc tout ce qu’il va faire et signer de la main
droite sera en totale opposition avec son Moi le plus
profond.

Par
exemple : s’il vous serre la main c’est qu’il
sait déjà au même moment qu’il fera
l’inverse, c’est à dire qu’il sera tenté
de vous prendre à la gorge..

S’il
signe un virement à votre ordre sur le Trésor,
il sait déjà qu’il modifiera le destinataire
et qu’il recevra personnellement les fonds.

L’O
:
Doit-on en déduire que tous les accords
qu’il a signé et que toutes les promesses
qu’il fait ne l’impliqueraient pas, car l’autre moitié
de son corps les aurait refusés ?.

B
:
C’est exactement cela, mais il faut beaucoup
de temps pour que ses interlocuteurs comprennent ce mécanisme
complexe et rarissime, qui n’a jamais été
observé en dehors de quelques rares spécimen
de dictateurs. Et bien souvent, il est trop tard, les
interlocuteurs sont déjà les victimes de
leur crédulité …

C’est
un cas pathologique intéressant… De nombreux
médecins se pencheront sur son corps, le jour de
son décès, pour essayer de faire progresser
la science et à ce moment-là, IOG aura enfin
rendu un service à l’humanité toute entière
… Le seul ?

Quand
aux jambes, il y a en plus un problème de coordination…et
de positionnement d’une jambe par rapport à
l’autre.

Tout
ceci s’explique aisément dans la définition
du Bhoktr.

L’O
:
Et qu’explique cette définition ?.

B
:
Une prédisposition à avancer l’une
des jambes vers l’avant et simultanément l’autre
vers l’arrière, ce qui a comme résultat
qu’il risque en permanence de faire le grand écart
… ou du sur place voire parfois une marche arrière.
Il y a beaucoup d’exemples :


  • son attitude après les accords avec Dini,

  • son
    attitude en faveur du peuple palestinien et le fait
    qu’il ait accordé simultanément une station
    d’écoute à Djibouti aux militaires israéliens,

  • son
    engagement à démobiliser les mercenaires
    et le recrutement en parallèle de nouveaux guerriers,

  • son
    engagement à réaliser des élections
    libres et transparentes et tous les obstacles qu’il
    place pour éviter qu’il n’y ait aucun candidat
    de l’opposition,

  • …..
L’O
:
A l’image de l’ensemble de sa gestion du pays
et des conséquences pour le peuple. Mais il ne tombe
jamais ?


B :
C’est vrai qu’il se prend de plus en plus souvent
les pieds dans le tapis, mais jusqu’à présent,
il a toujours réussi à se maintenir debout,
grâce à la brutalité féroce
du tronc. Un coup de rein au bon moment et jusqu’à
ce jour, il a évité la chute, mais il prélève
trop d’énergie à chaque fois et il ne pourra
pas la renouveler ad vitam. En réalité,
il s’épuise progressivement.

L’O
:

Voulez-vous dire que vous entrevoyez une chute brutale
à court / moyen terme ?
Vous interroge-t-il sur ses préoccupations politiques
actuelles et les éventuels soutiens dont il disposerait
encore ?

B
:
Je l’assiste chaque jour pour qu’il interroge
lui-même les « augures ». Il se met
face au nord du pays avec … une matraque à
la main…

L’O
:
Attendez, je ne comprends pas. Les anciens romains
étaient formels. Ils expliquaient qu’il fallait
se placer face au sud avec un bâton sans nœud
et recourbé, une sorte de canne à la main
pour interroger les augures. Cicéron, à
l’époque romaine, l’explique avec précision.

B
:
Soyons cohérents : ou bien vous me parlez
de Guelleh, ou vous me parlez de culture. Ce sont deux
choses antinomiques et incompatibles. Le premier n’a pas
de culture. La culture n’a pas de Guelleh.

Guelleh
se moque bien de la culture. Il se moque autant des enseignements
des anciens que de l’avenir (je reprendrai cette expression
de Louis XVI « Après moi, le déluge
! »
), il est persuadé qu’il est né
une matraque dans la main … il ajoute que, sans elle,
il a l’impression d’être déshabillé…c’est
l’instrument de son autorité… Il faut dire que
cela remonte à son enfance. Petit, déjà,
lorsqu’il conduisait des troupeaux de dromadaires en Éthiopie
(avant d’être importé à Djibouti),
il les dirigeait avec sa matraque ..

L’O
:
Nous supposons que vous lisez aussi les présages
dans les boyaux de poulets ?

B
:

Pas du tout, parce que ce n’est pas fiable … je préfère
lire l’avenir sur les billets de 100 dollars US …
Faut vivre avec son temps ! Son Excellence est très
généreuse dans ce domaine, dès lors
que je le rassure et que je lui donne des bonnes nouvelles
….De plus comme ce n’est pas son propre argent ..
je ne vois pas pourquoi il me priverait ?

L’O
:
C’est une question de méthode et de support
… effectivement. Est-il serein actuellement ?

B
:
Pas du tout, il est irascible. Il veut emprisonner
tout le monde à Gabode…au point qu’il s’attaque
mêmes aux « chiens errants » … qui
gravitent autour du palais et qui n’osent même
plus aboyer à son passage. Pire encore, il s’en
prend aux écoliers et aux étudiants qu’il
fait bastonner et incarcérer. Par un sursaut d’humanité,
il les fait emprisonner avec leurs familles pour qu’ils
ne sentent pas trop seuls et qu’on ne puisse pas lui reprocher
d’embastiller des mineurs.

Il
dort très mal ….au sujet d’un certain
dossier qu’il a récupéré et
qu’il protège ; il est déposé en
Suisse ….Les menaces qui pèsent sur la société
artificielle de négoce en tous genres …..de recyclage
d’argent avec laquelle il est associée à
Djibouti…. …La jeunesse qui gronde … L’opposition
en exil …..L’affaire du Juge Borrel … Il
a beaucoup trop de soucis actuellement…

Son
déséquilibre, que nous avons évoqué
tout à l’heure s’accentue : il risque désormais
la chute à chaque instant. Je suis vraiment inquiet,
mais comme il me paye bien et sans retard …

L’O
:

Mais au fond, dispose-t-il encore de soutien autour de
lui ?

B
:

J’avoue m’être posé la question encore récemment.
J’ai tenté une expérience pour savoir où
il en était. J’ai pris dans les mains une grosse
liasse de billets de 100 dollars et j’ai fait le tour
du palais de l’Escale en criant « Petit .. Petit … ».
je peux vous assurer qu’ils ont tous couru vers moi :
ministres, proches, opposants de façade.

Tant
qu’il aura de l’argent, il aura des soutiens. Mais il
ne faut pas qu’il en manque, ne serait-ce qu’un seul jour.
Et je crains même qu’il soit condamné à
en donner de plus en plus pour conserver son autorité
apparente.

L’O
:
On comprend mieux pourquoi il est si magnanime
avec certains … notamment dans l’affaire du
Boeing … C’est le jeu du « je te tiens..
tu me tiens par la barbichette » … De plus
cela s’agite dans l’armée, dans les administrations
et au niveau de l’Éducation nationale ….

B
:

Dans la réalité, il est complètement
acculé … le dos au mur. Je lui ai conseillé
de négocier son départ dans les meilleurs
délais … et de partir avec l’oseille.
Sinon, il risque de ne jamais profiter de ce trésor
invraisemblable qu’il a accumulé …. et
de finir, comme il le craint, au fond de lui-même,
à Gabode. Mais je n’insiste pas trop, car ce jour-là,
je perdrai aussi ma seule source de revenus …

L’O
:
Vous êtes en transit à Paris avant
de reprendre un vol pour Bâle …Peut-on en connaître
les raisons ?.

B
:
IOG m’a confié une mission. Il
m’a demandé de déposer dans une Banque suisse,
le contenu de ce gros sac que j’ai avec moi.

L’O
:

Mais c’est illégal ! Ne craignez-vous pas d’être
arrêté à la frontière ?

B
:

Pour le commun des mortels, c’est illégal ! Mais
IOG m’a fait remettre un passeport diplomatique, alors
je passe les frontières sans encombre. Si vous
saviez combien de passeports diplomatiques sont remis
par Djibouti à titre de remerciement, de faveur.

C’est
bien simple, selon mes estimations Djibouti a délivré
plus de passeports diplomatiques que ne l’ont fait l’ensemble
des États du Golfe. Je peux me tromper, mais cela
vous montre l’importance du trafic et la volonté
de se moquer des autres pays, qui ne peuvent pas effectuer
de contrôle … sérieux.

L’O
:

Merci beaucoup pour ces informations intéressantes.
Combien vous doit-on ? Chèques ou espèces
?

B
:

Voyons, cela fait 20 minutes. Je vous consens le tarif
privilégié des amis (Pour Guelleh, c’est
plus cher). Allons, 5.000 USD et nous sommes quittes.
Je vais vous surprendre, mais je préfère
un chèque. Il faudra bien que je puisse justifier
l’origine de ma fortune le jour où IOG se cassera
la figure…

09/03/02 Les interviews (presque) imaginaires. Cette semaine, un ancien diplomate ou le paradoxe poussé jusqu’à l’absurdité.

Pour perpétuer
les grandes traditions du site, cette semaine l’équipe
de l’Observatoire a réalisé une nouvelle interview
(presque) imaginaire. Elle a choisi, au hasard, un personnage
qui aurait pu avoir été diplomate à l’Ambassade
de Djibouti aux USA et qui aurait pu, comme tant d’autres, avoir
déserté son poste pour passer à l’ouest,
c’est à dire au Canada.

Pour les
besoins de la circonstance, nous l’appellerons Monsieur Ali.
Tous ceux qui croiraient avoir trouvé une ressemblance
avec tel ou tel personnage en exil au Canada se tromperaient
certainement : la ressemblance ne pourrait être que fortuite
et nous dégageons toute notre responsabilité.

Donc M.
Ali pourrait être un homme bien connu pour ses prises
de position tranchées et pour ses longs communiqués
très détaillés et pas toujours extrêmement
clairs, de l’avis de certaines mauvaises langues.

L’Observatoire
:
M. Ali. Nous tenons à vous remercier de nous
avoir accordé cet entretien dans le contexte qui prévaut
actuellement en particulier dans la lutte que vous avez engagée
récemment contre l’ARDHD à grands renforts de
mémorandums et de démonstrations complexes.

M.
Ali
: Je vous remercie de m’écouter : les gens
ne savent plus écouter aujourd’hui. Permettez-moi d’abord
de vous dire que je m’exprimerai au nom de tous les partisans
sans aucune exception du PPPPPPPPPPD, le Parti des Purs
Partisans Pour la Paix, Pour la Patrie et Pour la Prospérité
du Peuple Djiboutien ou si vous préférez le 10PD
et qu’ils sont nombreux. Mais je ne parlerai que d’une seule
voix car à Moi tout seul, je les représente tous,
qu’ils sont complètement d’accord avec moi et qu’ils
me sont totalement fidèles.

L’O
: C’est bien et nous le notons. Combien sont-il ?

M.
ALI
: Vous ne m’avez pas écouté ni compris.
Ils sont très nombreux. Je ne vous donnerai pas de chiffre
précis car ces données sont absolument confidentielles.

L’O
: Nous avons été informés du fait que vous
lanciez une grande campagne de mise en garde contre l’ARDHD
en ce moment. Pour quelles raisons ?

M.
ALI
: L’ARDHD, c’est un repaire de colonialistes, d’agents
doubles, de barbouzes et de flibustiers. C’est le refuge de
tous les frustrés. C’est un repaire de brigands et de
repris de justice. En plus, je prétends officiellement,
sans y croire vraiment (mais gardez ce point pour vous), qu’ils
ont été chassés de Djibouti par Guelleh.

C’est cela
qui pourrait expliquer leur démarche et faire comprendre
qu’ils n’ont qu’un objectif : celui de porter préjudice
à IOG. C’est absolument inacceptable et intolérable.
Savez-vous aussi, qu’en parallèle, ils continuent à
servir IOG : ils font tous partie du groupe des agents spéciaux
d’information de Guelleh pour l’Europe et pour le Canada. Et
en plus ils travaillent aussi pour les services français
du renseignement.

En tant
que patriote, j’ai le devoir de mettre en garde la Communauté
des vrais réfugiés contre leurs agissements sournois.
C’est moi qui suis le premier à avoir démasqué
leur double jeu. Je suis le premier et le seul à avoir
compris tout cela et j’estime que cela me donne une légitimité
authentique pour les accuser des pires bassesses et même
(ça ne me coûte rien) d’en ajouter en les calomniant
sur un fond de pourritures. Je n’ai aucune information à
ce sujet, mais il faut sans cesse calomnier car il en restera
toujours quelque chose. C’est ma règle de vie et elle
m’a toujours rapporté gros.

L’O
: Excusez-moi, mais je ne comprends pas bien. Vous leur reprochez
d’un côté d’attaquer M. Guelleh et en même
temps, vous les accusez d’espionnage au profit d’IOG et de la
France. Pouvez-vous nous expliquer ces contradictions ?

M.
ALI :
Il n’y a aucune contradiction. Si vous êtes
incapables de comprendre cela, il ne fallait pas me demander
cette interview. Si vous voyez une contradiction dans mes propos,
c’est la preuve incontestable que vous aussi, vous travaillez
pour Guelleh et pour le SDECE. Vous êtes leurs complices.

L’O
:
Le SDECE n’existe plus, c’est la DGSE maintenant,
mais vous avez le droit de penser ce que vous voulez …
Ici, nous sommes dans un pays de liberté ! Passons. Dans
un long réquisitoire publié en 2000 sur le site
de l’ARDHD et que peu de personnes avaient eu le temps de lire
jusqu’à son terme avant de s’endormir, vous vous êtes
auto-décrit en victime du régime. Vous avez dit
notamment que vous aviez été contraint de fuir
Djibouti lors de votre dernier voyage parce que vous vous sentiez
menacé physiquement.

Vous aviez
d’ailleurs demandé une assistance y compris financière
à l’ARDHD lors de votre escale à Paris entre Djibouti
et le Canada. Donc vous aussi, vous avez été contraint
de quitter Djibouti. Où serait la différence avec
le cas des animateurs de l’ARDHD, tel que vous le décriviez,
il y a quelques instants ?

M.
ALI :
Moi je représente les patriotes. Eux non
! En plus sur le plan financier, ils n’ont pas été
généreux. Pensez donc, l’ARDHD a refusé
de me payer un billet d’avion en business entre la France et
le Canada.

Ils m’ont
fait cela à Moi, le seul opposant qui leur faisait l’honneur
de leur transmettre mes papiers à publier ! Ces ingrats,
je ne suis pas près de les oublier et rien que pour cela,
je conduirai la guerre totale contre eux. Ils ont été
tellement mesquins que je ne leur rendrai jamais les quelques
malheureuses centaines de FF, qu’ils m’avaient prêtées
uniquement dans l’espoir de m’humilier. Qu’ils ne comptent pas
dessus ? Jamais, jamais, ils ne les reverront.

L’O
:
Expliquez-moi. Que leur reprochez-vous au juste ?
D’être des agents de Guelleh ou des victimes, voire des
opposants.

M.
ALI :
Mais c’est simple. Comment faut-il vous l’expliquer
? Je ne vais pas me répéter vingt fois. Je leur
reproche d’être les deux à la fois. Des opposants
farouches de Guelleh et des agents secrets de Guelleh.

L’O
:
C’est un peu complexe en effet et pas très
clair. En consultant le site de l’ARDHD, j’ai constaté
que cette organisation avait, en effet, publié régulièrement
de nombreux textes signés par vous. Vous ne pouvez quand
même pas dire le contraire, ni surtout vous en plaindre
!

M.
ALI :
Si justement, je me plains !

L’O
: Mais pour quelles raisons ?

M.
ALI :
Parce que mes textes étaient confus et
totalement incompréhensibles pour les lecteurs. Si l’ARDHD
les a publiés, c’était uniquement pour me porter
préjudice et aujourd’hui, je lui demande réparation,
car les lecteurs ne m’ont pas compris.

L’ARDHD
est donc responsable (et je le prouve maintenant devant le monde
entier) de cette situation qui a profité pleinement à
Guelleh. Vous voyez bien que je détiens la preuve irréfutable
de leur duplicité et que j’en fais la démonstration.
Nul doute que ce sont des agents de Guelleh.

D’ailleurs
je n’ai pas grand chose d’autre à faire en ce moment
qu’à me concentrer sur leur cas. Je travaille beaucoup
pour écrire des mémorandum, des notes d’information
qui inonderont demain le monde entier. Et je suis écouté,
croyez-moi, par des gens importants, que vous ne connaissez
même pas …

L’O
:
Vous maniez le paradoxe avec brio et je suis plein
d’admiration.

M.
ALI :
Vous moquez-vous de moi ? C’est bien la preuve
que vous êtes missionné par Guelleh. Je suis le
seul vrai patriote. Tous ceux qui pensent le contraire sont
des traîtres, des impies, des voleurs et des suppôts
de Guelleh. En plus, vous, vous êtes français et
vous voulez détruire le Gouvernement djiboutien. Si quelqu’un
doit déstabiliser Guelleh, c’est Moi et ce n’est pas
vous.

Comprenez
bien, il ne peut pas y avoir plusieurs opposants en même
temps. Je suis le seul opposant légitime, l’unique, celui
de la première heure ! Tous les autres sont des affabulateurs,
des clowns, des manipulateurs dangereux ou des opposants de
la dernière minute. Regardez par exemple, ces gens du
GED, ils sont sortis de nulle part …. ou plutôt si,
ils sortent du giron de Guelleh. Ce sont ses créatures,
son produit. Contrairement à eux, Moi, j’ai été
le premier opposant de la première heure, avant tous
les autres et je n’ai jamais goûté à la
soupe du dictateur …

L’O
:
Mais vous avez travaillé pour IOG à
l’Ambassade de Djibouti aux USA, après avoir exercé
des fonctions au Ministère des Affaires étrangères.


M. ALI :
Oui mais Moi, c’est différent, le jour
où j’ai commencé ma carrière, j’étais
déjà un vrai opposant ! Ensuite, si j’ai travaillé
à l’Ambassade, ce n’était pas pour bénéficier
des largesses bourgeoises du système mais pour bien comprendre
le système et pour mieux le déstabiliser à
partir de l’intérieur.

L’O
:
Avez-vous été chassé de l’Ambassade
?

M.
ALI :
C’est honteux de venir chez moi pour m’insulter.
J’appelle immédiatement mes avocats et je porte plainte
ce soir contre vous pour diffamation en entretien privé
et sans témoin. Il y a des lois vous savez, au Canada
et elles vous sont applicables. C’est Moi, qui vais vous chasser
de chez moi.

L’O
:
Pourtant certains disent que vous auriez été
obligé de quitter précipitamment l’Ambassade aux
USA parce que l’on aurait pu vous reprocher certains faits condamnables
?

M.
Ali :
Je vais rétablir la Vérité
et je vous en ferai la démonstration. Considérez
qu’à ce moment, où je vous parle, c’est comme
si j’étais sous serment ! Le dernier jour, je suis sorti
de l’Ambassade par la grande porte, un soir et de mon plein
gré.

Par bonheur,
c’était juste la veille du jour qui avait été
fixé pour mon arrestation. J’avais été
effectivement prévenu par un cousin.

Si j’ai
emporté quelques souvenirs sonnants et trébuchants,
c’est uniquement pour poursuivre la lutte contre Guelleh, mais
cette fois de l’extérieur. Il fallait que j’ai absolument
les moyens d’assurer mon existence durant toutes ces années
d’exil. Alors en partant j’ai emporté suffisamment d’argent
pour m’engager (à vie) dans une vie d’opposant aisé
et autonome sans perdre de temps dans un travail rémunérateur
mais éloigné de mes objectifs.

Je suis
un patriote, parce que je n’ai pas pris un centime de plus que
ce qui m’était strictement nécessaire et pourtant
au poste que j’occupais alors, j’avais la possibilité
de prendre beaucoup plus ! Ca, c’est le vrai patriotisme, le
désintéressement total, celui qui est poussé
à l’extrême et je viens de vous en faire la démonstration.

Imaginons,
une seule seconde, que je n’ai pas emporté de quoi vivre
décemment au Canada pendant toutes ces années
! Comment aurais-je pu défendre les intérêts
des Djiboutiens ? Le patriotisme, c’est aussi de priver l’adversaire
de ses moyens, y compris financiers, pour les retourner contre
lui.

L’O
:
Toujours le paradoxe. Vous avez l’art de retourner
les situations à votre avantage, mais pourtant, ces faits
qui pourraient vous être reprochés, seraient incontestables…
Certains disent qu’il aurait manqué de l’argent dans
la caisse de l’Ambassade après votre départ …bien
sur, cela ne vous accuse pas formellement .. D’autres auraient
pu se servir le même jour.

M.
Ali :
Qui vous envoie ? Votre maître IOG ? Vous
allez lui lécher les bottes ce soir ? Il vous a donné
ses ordres ce matin ? Des gens comme vous, on les envoie à
Gabode sans jugement …

L’O
:
La question n’est pas là …

Miaulement
…. Entre un chat

L’O
:
Vous avez un bel aquarium et en plus vous aimez les
chats…. ?

M.
ALI :
Oui, j’ai trois poissons rouges et un chat. Ce
sont les seules créatures qui ne m’ont jamais déçu
et qui m’écoutent toujours.

L’O
:
Revenons à vos partisans. Pourrais-je en rencontrer
quelques-uns ?

M.
ALI :
Décidément, vous êtes vraiment
idiot, je viens de vous les présenter tous les quatre
à l’instant !

Le
téléphone sonne..

Allô
! Ah ! C’est toi… Quel temps fait-il à Djibouti…
? Tu n’as pas encore libéré les prisonniers …?
Attends encore, ne te presse pas, tu le feras lorsqu’ils seront
bien affaiblis et qu’ils ne pourront plus se relever. Une chance
qu’ils aient entammé cette grève de la faim. A
ta place, j’aurais fait comme toi. Bon je te rappelle tout à
l’heure, parce que je reçois des journalistes à
présent. Pour l’ARDHD, compte sur moi, je vais les détruire,
les ratatiner, les écraser jusqu’à ce qu’ils nous
demandent pardon à genoux … Ce que tu n’as pas réussi
en trois ans, je le ferai en un mois.

M.
Ali :
Excusez-moi, j’avais en ligne mon double ou presque.
Je veux dire le deuxième et unique opposant de Guelleh.

L’O
:
Mais qui est-ce ? Vous n’allez quand même pas
me dire, que c’était I ….

M.
Ali :
Si, au contraire, je vous le dis. Le seul opposant
de Guelleh à part moi, c’est Guelleh lui-même.
Il ne cesse jamais de travailler contre son intérêt.
Par exemple, il s’entête, par orgueil, à maintenir
en prison ces 12 hommes qui sont innocents. Avec toute la perversité
qui m’anime, je lui conseille de les garder en prison, comme
cela il détruit son image. Il n’a toujours pas compris
mon double jeu ! Ah Ah Ah …

N’est-ce
pas la preuve irréfutable que Guelleh est (en dehors
de moi, bien sur) le deuxième opposant sincère
et véritable au régime de Guelleh ? Dans ce rôle
d’opposant, il est parfaitement légitime, alors qu’en
tant que Président, c’est un usurpateur et un fraudeur.

Je lutterai
contre lui jusqu’à mon dernier souffle. Pour y parvenir,
je dois lui apporter un soutien journalier sans faille. Comme
cela, il s’auto-affaiblit de jour en jour sans même s’en
rendre compte …!

Et je lui
prendrai alors le pouvoir.

L’O
:
Comment cela ‘lui prendre le pouvoir » ?

M.
Ali :
Vous êtes complétement bouché
ou quoi ? Pour quelles raisons, croyez-vous que je me donne
tant de mal, si ce n’était pas pour devenir le prochain
Président de Djibouti, poste qui me revient de droit,
compte-tenu de l’ancienneté de mon combat et des risques
que j’ai pris en acceptant des fonctions de première
importance au sein de l’Administration de ces deux tricheurs
: Gouled puis Guelleh ?

L’O
:
Pourquoi pas, cela n’est pas criticable d’avoir l’ambition
de devenir le Président de Djibouti dans le cadre d’une
élection démocratique. Quel est votre programme
?

M.
Ali :
C’est extrêmement simple. Il faut faire
exactement l’inverse de ce que Guelleh a fait jusqu’à
présent, puisqu’il a échoué ! Et il n’y
a pas besoin d’élections démocratiques qui font
perdre du temps à tout le monde. Ce n’est pas compliqué,
vous pouvez comprendre cela oui ou non ?

L’O:
Mais encore, pouvez-vous nous donner un exemple, avant de conclure
?

M.
Ali :
Prenons par exemple le domaine de la justice :
je ferai libérer tous ceux qu’IOG a fait incarcérer
et je ferai emprisonner tous ceux qu’il a épargnés
!

L’O
:
Toujours la contradiction. Nous vous remercions pour
cet entretien. Il ne nous semble pas utile d’ajouter quoi que
ce soit.

M.
ALI :
Si je découvre que mon interview est publiée
dans les bulletins de l’ARDHD, je détiendrai alors la
preuve incontestable (qui me manque toujours) que l’ARDHD est
un agent de Guelleh, puisqu’elle s’attaque à Moi, le
seul partisan ayant la légitimité originelle et
exclusive pour défendre les Djiboutiens et pour les guider
dans l’avenir. Tous les autres, s’ils ne se rangent pas derrière
le PPPPPPPPPPD, ne sont que des illusionnistes illuminés
et anti-démocratiques.
________________________________
Nous avons pris congé de cet ancien diplomate. Nous
avions eu quand même l’impression de tourner en rond pendant
l’entretien ! Ou bien nous étions devenus totalement
idiots ou bien il y avait un manque de cohérence quelque
part. Nous laisserons aux lecteurs le soin relever les contradictions
qu’ils pourraient trouver..

De notre
côté nous ne pouvions pas nous empêcher de
nous poser des questions sur l’efficacité réelle
de ses engagements en faveur de l’opposition : nous avait-il
joué une grande comédie ? Se trompait-il de cible
? L’avenir seul le dira..

Cet exemple
pris au hasard montre à quel point le cercle très
isolé constitué par certains anciens diplomates
djiboutiens est peuplé de gens particuliers, mais que
l’argent n’y fait pas défaut … Pratiquaient-il aussi
en plus, un double jeu en faveur de Guelleh (?) La question
peut être posée.