14/01/10 (B533) Selon un article diffusé par l’IRIN (ONU) en Anglais, la sécheresse à Djibouti cette année, a augmenté encore les difficultés de la population, dont une partie importante ne dispose plus des ressources suffisantes pour assurer une alimentation minimale. (Info lecteur) // DJIBOUTI : Running low on water, pasture and food

The main rainy season in Djibouti has been poor, prompting fears that some pastoralist households could face serious food shortages in the coming months. "Consecutive seasons of poor rainfall, a possible failure of the current Heys/Dada rains, high staple food prices and a significant reduction in emergency food aid distribution are pushing households towards extreme food insecurity," the Famine Early Warning System Network (FEWS Net) said.

The Heys/Dada rains last from October to February and are the main source of water, especially in the coastal grazing belt.

"In most areas, no significant rains were observed in November, normally the period of peak rainfall, suggesting that the season may be a complete failure," FEWS Net said in an 11 January alert. "Earlier rains in 2009 were also below normal."

The situation comes at a time when the UN World Food Programme (WFP) has reduced general emergency food aid distributions in most pastoral areas by nearly 74 percent, compared with last year.

The reduction followed a May 2009 assessment that had shown a significant improvement in water and pasture conditions, especially in the coastal belt. Food and energy prices were also stabilizing.

"WFP is following the current situation in Djibouti closely together with the government and other partners and is concerned by the poor performance of the rains in some parts of the country," Marcus Prior, WFP spokesman in Nairobi, said.

"Up to October 2009, WFP was providing general food rations to 80,000 vulnerable people in Djibouti," Prior told IRIN on 13 January. Following the assessment, that number was reduced to 25,000.

The poor rains have already led to livestock deaths, FEWS Net said, particularly in the northwest and southeast pastoral zones. Some households are failing to meet basic food and water needs.

The rural population in need of emergency assistance, both food and non-food, is expected to increase in the coming months to 80,000 to 100,000 persons," it noted. "Current emergency food aid distribution is inadequate and should expand to meet the expected caseload."

In central pastoral zones, people had already started selling their remaining livestock, taking children out of school, reducing dietary intake, and migrating to cities in search of casual labour.

Prior said WFP, with regional authorities, was planning to roll out food-for-work activities for the moderately food insecure. These would include building or rehabilitating access roads, and agricultural and water supply infrastructure.

"It is expected that up to 21,500 additional people will benefit from these projects," he added. "WFP’s nutrition programme in Djibouti, targeting over 3,200 of the most vulnerable mothers and their children, continues."

Two-thirds of Djibouti’s estimated 800,000 people live below the poverty line, 10 percent in extreme poverty, according to Djibouti health ministry statistics. At least 85 percent of the population lives in urban areas, but 60 percent are unemployed.

Djibouti, according to the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies, is also fundamentally dependant on imported cereals. Food prices are approximately 30 percent above the market average.

According to the UN Children’s Fund, UNICEF, an estimated 30,000 children were acutely malnourished last year. In an update for December 2009-February 2010, UNICEF said global acute malnutrition (GAM) prevalence among children under five was at a critical level of 28.8 percent nationally.

20/10/09 (B521) IRIN (ONU) SOMALIE: Des clans rivaux se « réarment » dans le Somaliland

Des responsables ont mis en garde la population contre la possibilité de nouveaux affrontements entre deux clans rivaux dans la république séparatiste du Somaliland. Selon certaines informations, les clans y auraient amassé une grande quantité d’armes et déployé des centaines de miliciens autour des territoires disputés de la région de Gabiley.

« Nous craignons qu’un nouveau conflit éclate à tout moment », a dit à IRIN un policier qui a demandé l’anonymat. Il a ajouté que les clans disposaient d’au moins 1 000 miliciens équipés d’armes automatiques comme des AK47 et des pistolets BKM, dans ou à proximité de la zone agricole d’Elberdale.

Le conflit au sujet des terres agricoles d’Elberdale remonte aux années 1950. Les clans – les Reer Nour et les Reer Hared – se disent tous deux propriétaires de cette zone.

Depuis le début de l’année, ils se sont affrontés au moins quatre fois : en avril, en mai, en juillet et en septembre. Ces combats ont fait 19 morts et entraîné le déplacement de plusieurs centaines de familles.

D’après Dahir Muhumed Eggeh, l’un des miliciens appartenant aux Reer Hared, le conflit – qui a atteint un point culminant en 1988 – tire son origine d’une dispute au sujet d’une exploitation agricole établie à la fin des années 1950. Les clans se sont battus dans les factions rivales pendant la guerre de 1981-1991 entre le mouvement national somalien (MNS, l’organisation de libération du Somaliland) et l’armée, loyale au président somalien de l’époque, le défunt Mohamed Siad Barre. Les Reer Nour soutenaient Barre tandis que les Reer Hared luttaient aux côtés du MNS.

Selon Aw Hassan Diiriye Elmi, ancien président du district de Gabiley : « Ce conflit est lié aux conséquences [des actions] de Siad Barre, qui a cherché à expulsé l’un des clans de ses terres… Quand nous sommes revenus des camps de réfugiés, nos voisins avaient placé de nouveaux panneaux et ils cherchent, depuis, à s’approprier nos terres. »

Avec le réarmement des milices, les prix des armes de poing et autres armes légères ont bondi.

« Avant [en 2008], une arme légère comme une Kalachnikov coûtait entre 370 et 400 dollars. Maintenant, les prix oscillent entre 650 et 700 dollars », a indiqué l’un des chefs de milice à Elberdale.

Contrebande d’armes

« Il existe deux routes pour faire entrer des armes au Somaliland – elles peuvent entrer par Bosasso [dans le Puntland] et être acheminées vers l’est du Somaliland ou entrer par l’ouest, notamment par un endroit appelé Sanka Doonyaha, situé entre Zaila et Lughaya et où des vedettes chargent des armes pendant la nuit », a expliqué le chef de la milice, qui a demandé l’anonymat.

Abdillahi Omar Qawdhan, consultant garde-côte au Somaliland et expert marin, a dit à IRIN : « Selon les informations dont nous disposons, des armes illégales de petite taille pénètrent au pays par certains endroits de la côte du Somaliland. Nous savons cependant que des munitions de petit calibre sont amenées sur la côte ouest par des bateaux yéménites qui importent du carburant et d’autres articles dans les ports de la côte ouest comme Cel-Sheik, Bula-Har, Bulo-Addo et Zaila".

« Selon certaines sources, mêmes les armes de petites tailles comme les BKM et des munitions seraient importées par des hommes d’affaires locaux. Des armes destinées à l’Éthiopie et à la Somalie passent par là. Depuis le début de l’année, nous avons intercepté plus de 300 pistolets en provenance du Yémen dans la région de Berbera [région du Sahil dont la capitale est Berbera], dans l’est du pays », a-t-il ajouté.

Mohamed Osman Hudhun, chef de l’armée sur la côte ouest du Somaliland, nie pourtant ces informations : « Aucune arme n’arrive par la côte ouest. Je le sais parce que je suis de cette région et que tout incident doit m’être rapporté. »

28/08/09 (B513) (IRIN / ONU) Somaliland SOMALIE: Au Puntland, des moyens de subsistance – et des vies – sont menacés

Des pêcheurs de la région autonome autodéclarée du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, perdent leurs moyens de subsistance et parfois même la vie à cause des navires étrangers qui envahissent les eaux somaliennes, selon un ministre.

« De plus en plus de pêcheurs du Puntland viennent nous voir pour se plaindre des navires étrangers qui détruisent leurs filets et leur refusent l’accès aux zones de pêche », a dit Mohamed Farah Aden, le ministre des Pêches du Puntland, à IRIN.

Selon lui, ces navires détruisent des moyens de subsistance. « On rapporte régulièrement des meurtres de pêcheurs somaliens. Ces gens-là ne se contentent pas de détruire leur gagne-pain, ils vont jusqu’à les tuer. »

M. Aden a indiqué que le ministère compilait actuellement les statistiques du nombre de décès dus aux attaques de navires étrangers.

Il a ajouté que les autorités du Puntland avaient soulevé la question avec les forces internationales qui patrouillent les eaux somaliennes pour lutter contre les pirates. Des forces de l’OTAN et de d’autres pays comme la Russie et l’Inde cherchent en effet à maintenir l’ordre dans la région.

Pêche illégale

[Les autorités du] Puntland ont également demandé à ce que les flottes étrangères règlent le problème de l’afflux de navires étrangers qui pratiquent la pêche illégale. « C’est la pêche illégale qui a provoqué la situation actuelle et les actes de piraterie », a-t-il indiqué.

Selon Ecoterra, une ONG qui surveille les eaux somaliennes, il existe un lien indirect entre la piraterie et la pêche illégale. De nombreux pirates proviennent à l’origine de groupes d’entraide qui cherchaient à défendre « les eaux et les ressources somaliennes en l’absence de flotte nationale et de garde-côtes ».

Par la suite, cependant, ces groupes ont commencé à être impliqués dans des litiges commerciaux et leurs membres ont été utilisés comme mercenaires. Ils ont éventuellement évolué pour devenir des bandes criminelles, a ajouté Ecoterra.

L’interprétation de Mohamed Abshir Waldo, analyste indépendant et expert de la Somalie, va encore plus loin. Il estime que la piraterie est le résultat de « la pêche illégale massive qui se pratique depuis 19 ans ».

« C’est la pêche illégale pratiquée par les navires étrangers qui a entraîné le premier conflit avec les pêcheurs somaliens, quand les étrangers sont venus braconner dans les 12 miles marins des eaux territoriales. »

M. Waldo raconte qu’il connaît des pêcheurs qui ont été renversés par un de ces bateaux. « Les sept membres de l’équipage ont été tués. On rapporte de nombreux incidents comme celui-là. De nombreux pêcheurs ont été abattus et d’autres, brûlés à l’eau bouillante. »

Toutefois, d’après un analyste de la région, basé à Nairobi, même si la pêche illégale dans les eaux somaliennes est « un problème grave et une nuisance », la piraterie n’est pas le fait des pêcheurs appauvris, mais celui « d’éminents hommes d’affaires et dirigeants politiques qui ont, au départ, introduit les ‘autorisations’ pour les bateaux de pêche étrangers comme une sorte de racket ».

Selon des statistiques compilées par l’Organisation maritime internationale (OMI), en 2008, 135 navires ont été attaqués par des pirates au large de la côte somalienne. Au total, « 44 navires ont été saisis et plus de 600 marins ont été kidnappés et retenus en otage en échange d’une rançon. » La plupart de ces attaques se sont déroulées au large du Puntland.
Menace étrangère

Jama Isse, membre d’une coopérative de pêche dans la ville portuaire de Bosasso [capitale commerciale du Puntland], a indiqué à IRIN que de nombreux membres de la coopérative étaient désœuvrés à cause des attaques des navires étrangers. « Les gens ont peur d’aller à la pêche. Parfois, on nous prend pour des pirates, ou alors les gros navires de pêche foncent sur nos bateaux ou coupent nos filets. »

« Si la situation ne s’améliore pas, plusieurs d’entre nous seront forcés de rejoindre les pirates », a-t-il indiqué. « Nous n’avons pas d’autre moyen de subsistance. »

D’après Ahmed Ali Abdalla, propriétaire de plusieurs bateaux de pêche, le nombre de navires étrangers a augmenté depuis que les flottes étrangères [qui patrouillent les eaux] sont arrivées.

Selon lui, les navires étrangers se servent des forces navales comme protection et refusent aux locaux le droit de pêcher. « Ils prennent même nos filets avec tout ce qu’il y a dedans. Cela revient à nous enlever le pain de la bouche. ».

Des pêcheurs locaux se sont vu coincés entre les pirates et les flottes étrangères, « mais les pires, ce sont ceux qui pratiquent la pêche illégale », ajoute-t-il. « Certains sont armés et ont même ouvert le feu sur nous ou saisi nos bateaux. »

Pour mettre un frein à l’insécurité dans les eaux somaliennes, les analystes estiment qu’une approche intégrée et complète est nécessaire. Cette approche doit s’attaquer « non seulement à la piraterie, mais également au problème de la pêche illégale, que les pirates citent systématiquement pour justifier leurs actes. »

Les 3 330 kilomètres de côtes somaliennes comptent plusieurs sites importants de débarquement, notamment à Kismayo, Mogadiscio, Merka et Brava dans le sud, et à Eyl, Bargal, Bolimog, Las Korey, Berbera et Bosasso dans le nord. Plusieurs grandes espèces vivent dans les eaux somaliennes, notamment le thon et le maquereau, et d’autres espèces plus petites comme les sardines, les requins et les homards.

01/08/09 (B510) Nouvelles de Somalie (1 article en Français)

____________________________ 1 – IRIN News (ONU)

SOMALIE: Enquête en cours sur le décès de soldats de l’Union africaine

Des experts de la santé ougandais enquêtent sur une maladie qui a fait au moins cinq victimes parmi les soldats des forces de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) en Somalie et en a infecté 50 autres, qui ont été évacués dans un hôpital kényan, selon des responsables.

« Notre responsable de la santé publique, le lieutenant-colonel Sam Kasule, est à Mogadiscio [la capitale somalienne] pour enquêter à ce sujet. Nous attendons son rapport afin de trouver une réponse adéquate à cette vague de maladie », a dit à IRIN le major Felix Kulaigye, porte-parole de l’armée ougandaise, le 30 juillet.

L’Ouganda et le Burundi ont fourni au total 4 300 hommes pour la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Les Ougandais représentent la plus grande partie, avec 2 700 soldats.

Les symptômes incluent notamment des douleurs à la poitrine, de la fièvre, des maux de tête, des enflures au niveau des membres inférieurs, un pouls rapide et des problèmes respiratoires.

« La maladie a d’abord frappé le contingent burundais… [Plusieurs soldats] ont été transférés par avion à Nairobi pour y être traités », a indiqué M. Kulaigye. « Elle a finalement atteint notre camp et, depuis, elle a fait deux victimes et 17 autres personnes sont en soins intensifs à Nairobi ».

Il a ajouté que les rapports préliminaires indiquaient une vague de leptospirose, une maladie infectieuse d’origine bactérienne causée par le contact avec de l’eau contaminée par l’urine d’animaux infectés.

Selon un porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), aucun cas de leptospirose n’a été rapporté aux responsables de la santé de cette agence des Nations Unies pour l’ensemble de la population de Mogadiscio.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la leptospirose est une maladie d’origine bactérienne qui touche les humains et les animaux. Les premiers symptômes incluent notamment de fortes fièvres, de violents maux de tête, des douleurs musculaires, des frissons, des rougeurs au niveau des yeux, des douleurs abdominales, une coloration jaune et des lésions hémorragiques au niveau de la peau et des muqueuses, des vomissements, des diarrhées et des éruptions cutanées.

Selon le Centre de contrôle des maladies (CDC), les humains peuvent être infectés lorsqu’ils sont en contact avec de l’eau, de la nourriture ou de la terre contaminées par l’urine d’animaux infectés – comme des chiens ou des rats. Cela peut se produire lorsqu’il y a absorption d’eau ou de nourriture contaminées, ou simplement par contact avec la peau, les yeux ou le nez par exemple, ou avec une zone qui présente des lésions.

Selon l’OMS, il est difficile de diagnostiquer cliniquement une leptospirose, il faut généralement avoir recours à des analyses en laboratoire.

D’après le CDC, une leptospirose non traitée peut entraîner, chez le patient, des lésions rénales, une méningite (inflammation de la membrane qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière), une insuffisance hépatique et une détresse respiratoire.

D’après ce que l’on sait, la leptospirose ne se transmet pas d’un être humain à l’autre. Les symptômes apparaissent environ quatre semaines après l’exposition et la maladie peut durer de quelques jours à trois semaines.

La leptospirose représente un risque professionnel pour les gens qui travaillent en plein air ou avec des animaux, comme les fermiers, les vétérinaires, les pêcheurs ou les militaires.

31/07/09 (B509) Yémen Express : Le nombre de déplacés en hausse dans le nord (IRIN / ONU)

Le nombre de personnes déplacées à cause du conflit de Saada, dans le nord du Yémen, a augmenté au cours des deux derniers mois et s’élève désormais à plus de 100 000 personnes, selon les Nations Unies et les organisations humanitaires.

D’après les derniers chiffres obtenus par le Centre interne de suivi des déplacements du Norwegian Refugee Council (IDMC), publiés le 24 juillet, « en juin et juillet 2009, le nombre de personnes déplacées a augmenté de plusieurs milliers de personnes avec la poursuite intermittente des combats ».

En juin 2009, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) ont enregistré 5 000 nouveaux déplacés, et le PAM procédait toujours à l’inscription de 5 000 autres personnes, selon l’IDMC.

« Contrairement aux déplacements de population dus aux catastrophes naturelles, très documentés, les informations concernant les déplacements dus aux affrontements dans le nord du pays sont limitées par les difficultés d’accès et le manque d’expérience sur le terrain. En juillet 2009, les Nations Unies et les agences internationales s’accordaient à dire qu’environ 100 000 personnes demeuraient déplacées », selon le rapport du IDMC, qui ajoutait cependant que le nombre total pouvait être supérieur aux statistiques enregistrées.

Le conflit de Saada, qui oppose le gouvernement et les rebelles Al-Houthi – qui ont pris le nom du chef de la rébellion – a fait des centaines de victimes et des milliers de déplacés. Il a débuté en 2004 et s’est intensifié à plusieurs reprises depuis. En juin 2009, les districts de Saqayan, Haydan, Razih et Ghamar, à Saada, étaient contestés ou contrôlés par les rebelles Al-Houthi, a dit l’IDMC.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué, dans une nouvelle version d’un rapport sur ses activités auprès des personnes déplacées, le 24 juillet, que l’intensification des affrontements avait provoqué des déplacements de population dans de nombreux pays, y compris au Yémen.

D’après la carte des déplacements au Yémen publiée par le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) en date du 3 juillet, et basée sur les statistiques du Croissant-Rouge du Yémen et du PAM, environ 130 000 personnes déplacées vivent dans le gouvernorat de Saada, parmi lesquels 70 000 dans la ville de Saada.

Environ 2 500 personnes ont été déplacées dans les deux dernières semaines de juin seulement, a indiqué OCHA. Une intensification des affrontements aurait entraîné le déplacement de 3 500 personnes, qui ont fui vers la ville de Saada, a dit le CICR à IRIN.

21/05/09 (B 499) IRIN (ONU) Ethiopie : donner une chance à la paix dans le Sud OMO. // ETHIOPIA: Giving peace a chance in South Omo (En Anglais)

Zuga Sherdo grew up in a community that was constantly fighting its neighbours in southern Ethiopia.

As a young Malee man, he lived through conflict between his community and the Bena, Tsemai and Ari, in which his uncle’s family killed his brother and his father’s clan killed his mother’s relatives.

"My community was always in bloody [conflict] with neighbours," he said. "I was born from a Bena mother, but was fighting members of that community."

This year, all that changed when he decided to represent the pastoralist Malee community, one of 16 such groups in South Omo, at a peace conference.

The meeting, in Turmi town on 8-9 May, brought together government officials, NGOs and community leaders. It was organised by the Ethiopian Research and Development Association.

"I am now rewriting my life story," he told IRIN.

About half the 577,000 people in South Omo are pastoralists living in a relatively less developed region of the country. They are part of the nine to ten million (12-13 percent) of Ethiopia’s population whose livelihoods depend heavily on livestock.

According to Oxfam UK, marginalisation, harsh climatic conditions, poor basic services, conflict over pasture and water resources and recurrent droughts have made these communities particularly vulnerable.

Resource questions

Local leaders in South Omo said the arid climate had depleted resources, especially pasture and water, leading to clashes between pastoralists. Cattle rustling was also rampant.

"The generic cause of the conflict is related to problems of development," Nigatu Dansa, chief administrator of South Omo zone, told IRIN. Official statistics, he added, showed that the zone faired worse than others in terms of education, health and potable water coverage.

Education coverage in the pastoralist areas of the zone, for example, was 15 percent four years ago. While this had improved to 45 percent, it was still far below the 78 percent average in other areas.

As a result, Nigatu said, misconceptions, old traditions and harmful practices had flourished. For example, people who stole cattle from another ethnic group were regarded heroes.

"One of the reasons for cattle theft is the amount of dowry needed for a marriage," he added. "A person who does not have the required amount is forced to steal cattle from other areas."

Positive impact

The peace meeting, which was also attended by communities from neighbouring Kenya, delved into the main causes of the conflict and possible solutions. The use of a third party to organise the meeting helped to ease tensions.

Such meetings, participants said, were having a positive impact. "Conflicts are not [increasing] these days," Abashare Jilo, an elder from the neighbouring Borena community, told IRIN.

The Borena from Oromia region were often involved in recurring conflicts. Whenever someone from their community was killed, they often responded violently – a situation that is now changing.

"A year ago, members of the Hamer [community] killed six of our men," Abashare said. "We did not rush to counteract. Instead we went through government bodies and the perpetrators are now in custody."

Without giving figures to illustrate the decline in inter-communal violence, Nigatu said the communities now discussed issues and solved their problems.

Kenyan officials at the meeting agreed the situation was improving.

"Now we can see [the] Dasenech from Ethiopia and Gabra from Kenya willing to surrender what they raided from each other," Charles Njinjy, the Kenyan police commander at Illeret station, Lake Turkana, said.

"We have tackled the bigger things," he told IRIN. "When we have peace, security forces do not have a problem. [Without] peace, we are always chasing criminals and law-breakers."

Illegal arms

Skirmishes between Kenyan Turkana and Ethiopian Nyangtom or Sassenach communities are frequent, mainly because of cattle rustling. The large number of small arms owned by these populations fuels the skirmishes.

According to the International Action Network on Small Arms, Ethiopia’s 80 or so ethnic groups have different customs relating to possession and use of firearms.

Many are strongly attached to their firearms. Despite government strategies on gun control, illegal firearms pose a major threat to public safety in the country, as is the case throughout Central and East Africa.

Nigatu said Ethiopia was now lobbying for a regional approach to control arms trafficking. "We [have] tried to control illegal arm trafficking," Nigatu told IRIN. "However, the pastoralists have linked arms to their survival.

"The [issue] should be seen in a regional perspective," the South Omo administrator added.

05/03/09 (B488) IRIN (ONU) / ETHIOPIE : L’aide alimentaire d’urgence bloquée à Djibouti

_______________________________ 1 – Note de l’ARDHD

Sans qu’il ne soit possible d’établir aujourd’hui un parallèle, cette situation pourrait rappeler étrangement celle des années 80.

De nombreux artistes s’étaient mobilisés pour collecter des fonds pour venir en aide aux éthiopiens menacés de famine. Des chansons à grand succès avaient permis de récolter des montants importants.

Il faut dire que la famine n’était pas la conséquence de conditions météoroliques spécifiques, mais beaucoup plus, celle d’une volonté stratégique d’affamer les populations en guerre contre le régime central …

Bref les montants récoltés grâce aux travails de ces artistes mobilisés pour la cause avaient effectivement été transformés en aide alimentaire. Les paquets avaient été acheminés à Djibouti pour être ensuite convoyés vers l’Ethiopie.

Sous différents prétextes forgés pour l’occasion (embouteillages, manque de moyens de transport, et autres mensonges, …) la majorité de cette aide humanitaire avait été stockée dans des entrepots du port de Djibouti d’où elle n’est sortie que pour alimenter le marché djiboutien local, qui la revendait. Profit garanti à tous les niveaux de la chaîne.

Selon un témoignage que nous avions recueilli à l’époque de la part d’un commandant de bord d’Air France, une autre partie aurait été chargée à l’époque à Addis Abeba sur des avions russes qui rentraient dans leur pays d’origine ….

Assistons-nous à la même comédie aujourd’hui ? (Sauf que les Russes ne demanderont pas leur part …)

_____________________________ 2 – IRIN


Des encombrements au port de Djibouti retardent la distribution des vivres à des milliers de personnes victimes de la sécheresse, de la flambée des prix alimentaires et des faibles réserves alimentaires mondiales

En Ethiopie, les bénéficiaires de l’aide alimentaire pourraient être confrontés à une situation plus difficile encore si les denrées bloquées au port de Djibouti ne sont pas rapidement acheminées dans le pays, ont indiqué plusieurs sources.

Des responsables ont réprouvé les encombrements au port de Djibouti, principal accès maritime de l’Ethiopie, privée de littoral. Ils ont cependant insisté sur le fait que la situation était en passe de s’améliorer.

« Cela a posé un problème en octobre et en décembre », a déclaré Mitku Kassa, ministre éthiopien de l’Agriculture et du développement rural. « La [situation] est en train de s’améliorer, grâce aux négociations et discussions que nous avons entamées avec les responsables, notamment Dubai Port World, qui gère le port, et STDV, la société portuaire ».

Une étude récente réalisée par le gouvernement éthiopien en collaboration avec ses partenaires humanitaires a révélé que 4,9 millions de personnes auraient besoin d’une aide humanitaire au cours des six mois à venir. Le gouvernement et les bailleurs de fonds ont lancé un appel de 389,3 millions de dollars pour l’achat de denrées alimentaires afin d’améliorer la situation.

« Une quantité importante de vivres acheminés par le PAM [Programme alimentaire mondial des Nations Unies] se trouve actuellement au port », a expliqué Paulette Jones, porte-parole du PAM à Addis-Abeba. « Ces denrées [alimentaires] doivent de toute urgence être distribuées aux bénéficiaires, qui subissent toujours de plein fouet les conséquences de la sécheresse, la flambée des prix alimentaires et les [faibles] réserves alimentaires mondiales. »

Rations

D’après le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), les acheminements de vivres du mois de janvier ont été affectés par la pénurie de ressources.

Par conséquent, seules les zones les plus touchées recevront des rations complètes de céréales et de mélanges alimentaires, conformément à l’accord conclu par un comité chargé de définir les priorités. Les autres bénéficiaires recevront des rations de légumes secs et d’huile végétale réduites de deux tiers.

Le PAM a déclaré qu’il étudiait la possibilité d’exploiter les ports de Port-Soudan et Berbera au Somaliland, ce qui faciliterait la livraison des denrées alimentaires dans la région Somali en l’Ethiopie.

Dans l’intervalle, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a prévenu que les troupeaux des familles de bergers dans le sud du pays avaient fortement diminué au cours des deux dernières décennies, les animaux n’ayant pas survécu aux maladies induites par le changement climatique et la grande sécheresse.

Dans un rapport rédigé par des chercheurs éthiopiens et néerlandais, publié le 26 février, l’IFRC affirme que le nombre moyen de bêtes possédées par les foyers est passé de 10 à trois boufs, de 35 à sept vaches, et de 33 à six chèvres dans la zone de Borena, située dans la région d’Oromiya.

« Des pertes de cette ampleur seraient désastreuses pour les familles qui dépendent intégralement de leurs animaux pour les revenus et l’alimentation », est-il précisé.

L’étude révèle que suite à la mort des animaux, les habitants sont devenus dépendants de l’aide humanitaire, tandis que les saisons sèches ont généré des « conflits de ressources » locaux ayant pour toile de fond l’eau et les pâturages. « Environ un quart des foyers des secteurs de Borena et Guji ont été victimes de vols de bétail liés au conflit au cours de la période comprise entre 2004 et 2008 », a indiqué l’IFRC.

24/01/09 (B483) IRIN (ONU) : le PAM appelle à assurer la sécurité de son personnel sous peine de suspendre les distributions en Somalie

A la suite du meurtre de deux de ses employés au début du mois de janvier, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a appelé les autorités locales et les groupes armés du sud et du centre de la Somalie à assurer la sécurité de son personnel s’ils souhaitent le voir continuer à distribuer des vivres à des millions de Somaliens vulnérables.

« Nous n’allons pas arrêter les distributions alimentaires tout de suite, mais nous allons distribuer tous les vivres dont nous disposons actuellement dans le pays et ceux qui sont en cours d’acheminement, et cela s’arrêtera là », a déclaré Peter Goossens, représentant du PAM en Somalie, lors d’une conférence de presse tenue à Nairobi, le 22 janvier.

« Tant que nous n’aurons pas obtenu la garantie, de la part des dirigeants locaux et de la population, que notre personnel peut travailler en toute sécurité, nous ne poursuivrons pas nos activités », M. Goossens a expliqué que l’agence distribuerait au moins 57 000 tonnes de vivres (assez pour nourrir 2,5 millions de personnes) pendant deux mois.

« Notre seul but en Somalie, en tant qu’organisation internationale impartiale, est de soulager les souffrances du peuple somalien », a ajouté M. Goossens. « Nous ne pouvons le faire quand notre courageux personnel est pris pour cible ».

Des individus armés ont abattu Ibrahim Hussein Duale, un Somalien de 44 ans, alors qu’il surveillait le bon déroulement d’un programme d’alimentation scolaire, le 6 janvier, dans une école située près de Garbahare, chef-lieu de la région de Gedo.

Le 8 janvier, Mohamud Omar Moallim, un autre Somalien, âgé de 49 ans, a été lui aussi abattu tandis qu’il surveillait le déroulement d’une distribution de vivres aux déplacés internes d’un camp situé au nord-ouest de Mogadiscio.

Le PAM exige des « engagements concrets » de la part des dirigeants des communautés et des parties prenantes locales, afin d’assurer que son personnel soit protégé pour pouvoir poursuivre les opérations au cours des prochains mois, a indiqué M. Goossens.

« Avec le meurtre de deux de nos employés en trois jours, nous avons d’abord envisagé de suspendre les distributions alimentaires du PAM jusqu’à ce que la situation de sécurité s’améliore », a-t-il déclaré. « Mais une telle mesure porterait préjudice précisément aux populations que nous cherchons à aider, en particulier aux femmes et aux enfants qui souffrent le plus de ce conflit sans merci ».

« Nous voulons que les dirigeants des communautés se montrent volontaires et nous offrent clairement la garantie que les travailleurs du PAM seront en mesure de mener leurs activités humanitaires en toute sécurité. Nous continuerons de distribuer des vivres dans les régions où nous aurons obtenu des engagements concrets en matière de sécurité, mais nous ne travaillerons pas dans les zones où ces engagements n’auront pas été pris ».

Malgré la présence d’un gouvernement de transition dans le pays depuis 2004, certaines régions de Somalie sont contrôlées par des groupes armés et des organisations locales telles que l’Union des tribunaux islamiques ou Al Shabab, une milice locale.

Plus de dix années de conflit, la sécheresse et les prix élevés des vivres et des carburants se sont conjugués pour alimenter l’instabilité dans ce pays déchiré par la guerre, et pas moins d’un million de personnes ont été déplacées depuis le début de l’année 2007.

Selon le PAM, ces facteurs ont porté à 3,25 millions (soit près de la moitié de la population) le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire en Somalie. Les meurtres de janvier ont porté à quatre le nombre d’employés du PAM tués en

Somalie depuis août 2008. Cinq employés embauchés par l’agence ont été tués dans le pays en 2008. En tout, au moins 40 activistes de la société civile et travailleurs humanitaires ont été attaqués et tués en Somalie en 2008, selon les associations de défense des droits humains.