17/01/11 (B587) Jeune Afrique, toujours fidèle à ses commanditaires et bailleurs de fonds, se permet d’estimer que Guelleh n’aura pas d’opposant crédible lors de la prochaine élection présidentielle !!!

Djibouti : troisième mandat pour Guelleh

La présidentielle se tiendra le 8 avril.

Une année après la révision de la Constitution, en avril 2010, par le Parlement, supprimant l’article limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, plus rien ne s’oppose à une reconduction du président Ismaïl Omar Guelleh, lors du scrutin prévu le 8 avril.

Déjà absente des institutions élues (Parlement et municipalités), l’opposition ne semble pas en mesure de présenter une candidature crédible pouvant empêcher un tel scénario.

09/09/10 (B568) Jeune Afrique : DP World à vendre ?

Par Jean-Michel Meyer

Pour faire face à ses dettes, Dubai World a annoncé céder pour 15,3 milliards d’euros d’actifs dans les cinq à huit ans. Acculé par ses créanciers, le fonds souverain de Dubaï se séparera de l’un de ses joyaux, DP World, qu’il détient à 77 %. Le fonds se déleste aussi de sa fameuse zone franche émiratie de Jebel Ali.

Présent aussi au Sénégal et à Djibouti, DP World, troisième opérateur portuaire mondial, a prévu un chiffre d’affaires de 3,1 milliards de dollars (environ 2,4 milliards d’euros) en 2010 et un résultat avant impôts, dépréciation et amortissement de 1,1 milliard de dollars.

Si la vente d’actifs par Dubai World était attendue, la cession de DP World, qualifié « d’actif stratégique », est plutôt une surprise.

09/09/10 (B568) Les traits de l’Erythrée – Afewerki joue Paris (1 article)

______________________ 1 – Jeune Afrique

Afewerki joue Paris

Par Christophe Boisbouvier

Toujours très virulent contre les États-Unis, le chef de l’État tente malgré tout de sortir de son isolement.

Et si le président érythréen commençait à mettre de l’eau dans son vin ? Le 18 août à Asmara, l’ombrageux Issayas Afewerki a reçu longuement (plus de deux heures) un émissaire venu très discrètement de Paris, le diplomate Stéphane Gompertz, directeur Afrique au Quai d’Orsay. Une première depuis la visite en 2006 de la ministre française de la Coopération, Brigitte Girardin.

Le 8 juin, déjà, Afewerki avait fait un geste d’ouverture : il avait accepté la médiation de l’émir du Qatar dans le conflit territorial qui l’oppose à la République de Djibouti dans la région frontalière de Ras-Doumeira (zone clé du détroit de Bab el-Mandeb). À son interlocuteur français – dont le pays a de multiples intérêts à Djibouti –, le président érythréen a confié qu’il attendait maintenant les propositions du Qatar sur Ras-Doumeira.

Souple sur Djibouti, Afewerki reste en revanche intraitable à l’égard de son grand voisin du sud : « Pourquoi l’Éthiopie veut-elle un accès au port d’Assab ? Elle a déjà Djibouti ! » Pas d’ouverture non plus sur la question somalienne. Malgré le rapport 2010 d’un panel de l’ONU sur l’assistance militaire et financière que l’Érythrée apporte aux islamistes somaliens, Afewerki continue de nier toute forme de soutien aux Chabaab de Mogadiscio. « Je sais qu’ils ne sont pas fréquentables, mais, soyez réalistes, il faut faire avec », ajoute-t-il dans ce qui ressemble à un demi-aveu. Le problème, c’est que le maître d’Asmara prétend qu’il ne sait pas comment établir le contact avec ces mêmes Chabaab…

Les sanctions votées en décembre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU contre l’Érythrée commencent donc à produire leurs effets. Pour essayer de sortir de son isolement international, Issayas Afewerki fait les yeux doux aux Djiboutiens et aux Français. Mais il ne bouge pas d’un millimètre sur le front éthiopien et continue de traiter l’Amérique de « grand Satan ». Bref, il calme le jeu sur un front pour mieux tenir sur les deux autres.

16/07/10 (B560) Somaliland – Le rêve d’une « Grande Somalie » a été enterré par le Somaliland en 1991 (1 article)

_____________________ 1 – Jeune Afrique

Le rêve d’une « Grande Somalie » a été enterré par le Somaliland en 1991.

Ancienne colonie britannique fédérée à la Somalie italienne en 1960 dans l’État de « Somalie », le Somaliland dénonce très tôt une union qui lui est défavorable. Siad Barré, le « Sudiste », ignore ses revendications; les Somalilandais se lancent dans une guérilla séparatiste dans les années 1980 et profitent de la chute du régime, en 1991, pour proclamer leur indépendance.

Malgré une évidente souveraineté (gouvernement, monnaie, armée…), aucun État au monde n’a reconnu le Somaliland. Alors même, rappellent les autorités, que leur démocratie fonctionne et que l’État somalien, lui, n’existe plus.

Les Somalilandais étaient appelés aux urnes, le 26 juin 2010, pour élire leur prochain président – le scrutin, prévu en avril 2008, avait été reporté plusieurs fois. La priorité du vainqueur sera la reconnaissance internationale. Chacun des trois candidats espère que le bon déroulement constaté du scrutin constituera un argument de poids.

31/01/10 (B536) Toujours à la pointe du progrès Jeune Afrique annonçait le 21 janvier en avant-première que Sarkozy se rendrait à Djibouti, fin février … Et pourtant, comme ils le reconnaissent, ils reçoivent les informations (et aussi les ordres ?) directement par les différentes présidences africaines.

________________________ Extrait de Jeune Afrique « L’intelligent »

Sarkozy chez Guelleh

Nicolas Sarkozy serait attendu à Djibouti à la fin de février, à en croire une source djiboutienne bien informée.

Le président français pourrait profiter de sa mini-tournée africaine, prévue du 26 au 29 février, et qui doit le mener à N’Djamena (Tchad), Pretoria (Afrique du Sud) et Luanda (Angola), pour faire un crochet par le palais de Haramous.

Après avoir été à deux doigts de la rupture, à cause des suites judiciaires de l’affaire Borrel, les relations franco-djiboutiennes connaissent, depuis deux mois, un spectaculaire réchauffement.

__________________________ Note de l’ARDHD

Rappelons que Guelleh a accueilli Sarkozy vers 23h00 le mardi 26/01 pendant 45 minutes, échanges protocolaires inclus …

23/12/09 (B530) Jeune Afrique : Les Japonais débarquent à Djibouti (Une force étrangère de plus à Djibouti – Note de l’ARDHD)

Dans le cadre des opérations de lutte contre la piraterie, le Japon a déployé une force interarmes de 650 militaires à Djibouti et dans le golfe d’Aden. Pour l’instant hébergé par la base américaine de la Force militaire combinée pour la Corne d’Afrique (Africom), un détachement terrestre japonais de 150 hommes prépare la construction d’une base « en dur » dès 2010.

Elle sera située près du Camp Lemonier, l’ancien camp légionnaire français repris par les Américains en 2003.

« La lutte contre la piraterie est une mission de longue haleine », explique le capitaine de corvette Keizo Kitagawa, chargé de la coordination du projet de base militaire. « La marine a besoin d’un appui au sol. »

La mer Rouge est le point de passage d’une grande partie des échanges commerciaux du Japon avec l’Europe : 10 % des navires en transit viennent du pays du Soleil-Levant. Mais ce déploiement de l’« armée d’autodéfense » japonaise hors du territoire national n’en constitue pas moins une rupture avec la « grande stratégie » japonaise, marquée par le pacifisme et la non-intervention extérieure des troupes.

La contribution du Japon aux opérations internationales en matière de sécurité et de défense était jusqu’à présent cantonnée au carnet de chèques – à l’exception de troupes non combattantes.

Grâce à cette opération de police du golfe d’Aden, l’opinion japonaise se familiarise avec l’idée que son armée peut être projetée hors du territoire. Et dans un contexte de réduction des budgets de défense analogue à celui que l’on connaît en Europe, il s’agit aussi de démontrer qu’une marine puissante peut être utile…

28/03/09 (B492) Jeune Afrique avec AFP : Omar el-Béchir nargue la CPI

Le président soudanais s’est rendu dans trois pays africains cette semaine : l’Erythrée, l’Egypte et la Libye. Omar el-Béchir, qui pourrait se rendre au Qatar vendredi, cherche ainsi à prouver qu’il reste intouchable malgré le mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité que la Cour pénale internationale a émis contre lui.

Omar el-Béchir en tournée africaine. Lundi, le président soudanais s’est déplacé en Erythrée. Mercredi, il a rendu visite à son homologue égyptien Hosni Moubarak. L’homme fort de Khartoum était ensuite annoncé jeudi en Ethiopie. Et puis, au dernier moment, changement de programme : Omar el-Béchir a choisi la Libye…

Pour le maître de Khartoum, ces voyages prouvent que c’est lui le gagnant du bras de fer qui l’oppose à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye (Pays-Bas). Cette instance a lancé contre lui, le 4 mars, un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour (Ouest), où la guerre a fait 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003, selon les Nations Unies.

Voyages dans les pays opposés à la CPI

« Le président a déclaré récemment que le mandat d’arrêt ne vaut même pas l’encre avec laquelle il a été rédigé. C’est le message de ce voyage » a indiqué un responsable soudanais à l’arrivée d’Omar el-Béchir au Caire. « Il continuera à se rendre dans les pays qui s’opposent à la CPI, a-t-il encore indiqué, et ils sont nombreux, tous les pays africains, arabes et de nombreux pays d’Asie ».

Le chef de l’Etat soudanais nargue donc la CPI, mais en assurant ses arrières. Car les pays où il se rend ou se rendra ne reconnaissent pas la juridiction internationale et, en conséquence, ne sont pas tenus de l’arrêter. Et comme la CPI ne dispose pas d’une force de police…

Reste que le comité des oulémas soudanais a émis le week-end dernier une fatwa lui demandant de ne pas assister, fin mars, au sommet de la Ligue arabe au Qatar, pays non signataire du traité de Rome constitutif de la CPI.

Fatwa préventive

« Ceci est une fatwa sur l’inadmissibilité pour le président de la République d’assister au sommet de la Ligue arabe au Qatar dans les conditions actuelles alors que les ennemis de Dieu et de la souveraineté de la nation vous y attendent », souligne l’édit religieux diffusé par plusieurs médias locaux.

Car la CPI compte bien mettre la main sur Omar el-Béchir. « Il n’y a pas de voie de sortie possible », a expliqué à l’AFP un membre du bureau du procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo. Cette source a précisé que la Cour « surveillait » de près les allers et venues du président.

Amnesty International en colère

Si la CPI estime qu’Omar el-Béchir ne perd rien pour attendre, Amnesty International fulmine. « L’Égypte et les autres États membres de la Ligue arabe ne devraient pas aider le président el-Béchir à échapper à la justice internationale, a déclaré la secrétaire générale de l’organisation. Sa présence en Égypte ce mercredi 25 mars était l’occasion de donner suite au mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale. »

Irene Khan a ajouté qu’« en déclarant que le président el-Béchir bénéficiait de l’immunité en ce qui concerne le mandat d’arrêt (…), la Ligue a mis à mal le droit international, qui ne prévoit aucune immunité pour personne, pas même un chef d’État, en cas de crimes aussi graves ».

Et de conclure : « La Ligue a eu raison de faire appel à la justice internationale pour les crimes de guerre et autres violations graves du droit international commis durant le récent conflit à Gaza. Les membres de la Ligue devraient appliquer les mêmes normes pour les crimes commis au Soudan ».

09/10/08 (B468-B) Jeune Afrique / Bombardement aérien sur les islamistes en Somalie.

La Somalie a été la cible d’une attaque aérienne, on ignore encore s’il y a des victimes.

L’avion, non identifié pour l’instant, a bombardé une position tenue par la guérilla islamiste somalienne, située à environ 30 km au sud-ouest de Baïdoa. Le bombardement a été signalé par des témoins, qui ne savent toujours pas s’il y a des morts.

Goobgoudoud, le village visé est connu comme un fief des Chabaab, la milice islamiste armée qui combat le gouvernement fédéral de transition somalien soutenu par l’armée éthiopienne.

On ignore l’origine de l’appareil intervenu, mais ces derniers mois l’armée américaine a lancé plusieurs raids en Somalie, car aux yeux de Washington, les Chabaab seraient liés à Al Qaïda.