22/07/2016 (Brève 819) LDDH : Toujours l’arbitraire !! Arrestation arbitraire d’Abdi Aden Cheik Ali à Ali-Sabieh

LDDH
Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 20 Juillet 2016

COMMUNIQUE de PRESSE
Toujours l’arbitraire

Décidemment l’arbitraire ne cesse de se reproduire dans chaque région du pays au détriment de la population civile de Djibouti.

La LDDH vient d’apprendre l’arrestation d’ABDI ADEN CHEIK ALI un jeune de la ville d’Ali-Sabieh arrêté à 4 heures du matin dans la nuit du 20-21 Juillet et ce, pour avoir publié une vidéo en ligne qui relate la pénurie d’eau de la ville assajog.

Textuellement cette arrestation opérée à 4 heures du matin est illégale car entre 21h et 6h les arrestations sont illégales.

Ensuite la vérité n’est pas appréciée sous nos cieux par nos gouvernants et les contrevenants s’exposent aux foudres des tenants du régime.

L’eau si vitale à la vie se fait rare dans la ville d’assajog et ABDI ADEN n’a fait que relater cette pénurie.

Est-un crime ?

Non ! Mais seulement le régime en place à Djibouti musèle et bâillonne toute voix discordantes à la pensée unique en vigueur dans notre pays.

Délaissée totalement par le régime, les régions de l’intérieur du pays souffrent en silence et toute tentative de briser l’enclavement médiatique est étouffée dans l’œuf.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement l’arrestation illégale et arbitraire du jeune ABDI ADEN CHEIK ALI par la gendarmerie de la ville d’Ali-Sabieh et exige sa relax immédiate et sans conditions.

Pour la LDDH :
Le Président
OMAR  ALI  EWADO

07/11/2015 (Brève 507) Libération du Vizir de Tadjourah, mais 5 jeunes manifestants restent en prison. (Info correspondant)

Je viens d’apprendre à l’instant la liberation deVizir de Tadjoura.

Nous remercions l’ARDHD et son Président Jean-Loup Schaal pour le soutien qu’ils ont apporté.

Pourant rien n’est terminé car son terrain ne lui a pas été restitué par le Ministre des Affaires étrangères qui est soutenu par IOG

Rappelons que cinq jeunes sont toujours en prison pour avoir organisé une manifestation pour demander la libération du Vizir. Il s’agit de Haloyta Mohamed Haloyta, Ali Mohamed, Houssein Haloyta, Habib Mohamed Ahmed, Mohamed Houmed dit Gaalo, tous arrêtés le 6 novembre 2015 à 10 h:

Nous demandons leur libération immediate et sans condition.

16/01/2012 (B639) Carnet du jour. Mariage de Hawa avec Maki … le 14 janvier 2012 (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD tient à adresser toutes ses félicitations à Hawa et à Maki Houmed Gaba qui se sont mariés samedi 14 janvier à Paris et à leur souhaiter beaucoup de bonheur.

26/10/2011 (B627) Un sonnet qui nous est envoyé par un lecteur : Liberté.

LIBERTE

Quelle douleur de voir une abomination,
Interdite partout, faire de son enclave,
Mon pays, et ses braves gens, les rendant ses esclaves :
J’ai mal O Ma nation.

Quant cesseront ces peurs et, deviendrons-nous libres,
Vivant dans un état de droit, enfin fiers et égaux,
Sans ne plus craindre un roi, sa loi et son ego:
Bas aux déséquilibres.

Mes braves Djiboutiens, quel est notre pêché ?
Ou notre indépendance est-elle disparue ?
Quel Dieu a-t-on fâché ?

Quand sera-t-il, le rire, dans mes rues,
Quand seront-ils, mes soirs, douce tranquillité :
J’ai faim de liberté.

01/03/11 (B593) Un Djiboutien du Canada nous envoie la caricature de la journée que nous publions à sa demande sans qu’il soit besoin d’ajouter un commentaire.

25/11/10 (B579) LDDH / Des enfants de gendarme torturés par les agents de la Brigade de recherche de la Gendarmerie. Il faut dénoncer le bradage du patrimoine public, qui provoque l’expulsion des familles et qui pousse les jeunes au désespoir.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 24 NOVEMBRE 2010

Des jeunes, fils et petits fils de gendarmes
accusés de vols des armes blanches du stocks de la Gendarmerie de Boulaos.

Quatre jeunes : Moussa Saïd Moussa, Abdoulgeni Ali, Kenedid Abdillahi Omar et
Saïd Farah, ont été arrêtés deux jours avant la grande fête du mouton. Ils sont traduits le 25 novembre devant le Tribunal.

Auront-ils droit à un avocat car ils ont été torturés durant l’enquête avant d’être jetés à Gabode ?

Paradoxale, mais fort possible, quant on sait que la situation financière des Gendarmes hommes de confiance est plus que désastreuse, que des jeunes fils de Gendarmes tombent dans la tourmente du fléau social entretenu par des irresponsables, mais à qui la faute ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains rappelle que ces jeunes ont tout perdu
depuis que le candidat usurpateur qui se demande plusieurs fois par jour quand il devra se sauver. Par conséquent il fait tout pour amasser le maximum d’argent. Par
exemple, les bradage inqualifiable de la Cité Rom de la Gendarmerie de Boulaos où
les enfants des Gendarmes vivaient loin des quartiers où les tentations de
corruption, de drogue, de pédophilie sont monnaies courantes quand les enfants sont
enclin au désespoir.

Voilà aujourd’hui des cas de délinquance provoquée, consécutifs aux décisions brutales de l’irresponsable au pouvoir. Celui qui a mis à la porte sans indemnité ni avantage en nature les familles des Gendarmes sans même leur avoir fait préparer ni des logements
où ils pourraient se retrouver ensemble, ni des moyens de locomotions pour
permettre aux jeunes collégiens tous inscrits au CES de Boulaos d’aller suivre des cours.

Jetés hors de
leurs logements en pleine période scolaire et privés de leurs avantages, comme la gratuité de l’électricité ..

Voilà les points essentiels que les juges en leur âme et conscience devront prendre en compte pour comprendre les raisons profondes de ces actes s’ils ont été réellement commis.

La Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme :

  • demande la condamnation de celui qui a illégalement bradé des biens de l’Etat au profit d’un gros commerçant d’origine érythréenne et patron de Napoléon.
  • recommande au procureur général de se pencher sur ce phénomène du bradage qui continue toujours, bien que la plus grande majorité du patrimoine immobilier de l’Etat ait été en vendu en sous mains, sans respect des règles.
  • dénonce fermement les tortures pratiquées par la brigade de recherches de la Gendarmerie contre … des enfants de gendarmes.

NOEL ABDI Jean-Paul

21/10/10 (B574) Un lecteur nous adresse une poésie Afar … que nous publions à sa demande.

Akeerá dabqinnaa, cokmi booxáay ?

Qafar kee Akeerá fanat tanim qajaba
Ma taamitan, cugayyó m’aaban
Cagur edde abba haanam malon

Ken num lacak inki loyna sinniimih
Buxat inki barráy musaan le leemih
Geri kaa ramadah kak igma maalu ikaah
Gaddaliy gaba xeeri ceela yoobbeenik

Yaaxigem mali, yaaxigem ceelaah
Sumaq sinniih, giddi boola elle lem aaxaguk
Yaceem barak laqoh akeerá kah xinta weeló

Kah yanim safaraay barak laqoh abam xinta
Geya way ma taamita, barittó qeexaaxah
Yagdubem mali, elle yan faagel diikó qambaala

Isih m’aaba, edde asam mali atcatak
Maca- xiqtá garaysa abtó yoobek way
Ibah aydumal gexe weeh
Gexe num kak aabbe wee baaxó
Tutaan lik xikcáay hangi tibbixem

Sabticil loowaah, tayse baaxó akeerá iyya
Yableh iiy, sinam eelli haytam elle lem baana
Ma tanaay tanim hinna iyya yable manók

Bayó way yani waagisam sugteh
Xixxibaané fayisak kulsa bahsiisam qusba qaada
Sali kas mirac yekkeeh, suge kas banoyseenih
Tuk tú tan way, tutaan li yakkalem manók baxxó le

Nabam hinna, amah tutaan li cassaaba
Akeerá illacbó, manó elle tan dabqi hinna
Migit yakke numma akke waa celsis
Ma yariddiqaay ma yandabba yewqe rooci

Akeerá mandabbaay rooci yawqe saaku taban
Teetil lac duwak ma raaqan gaddi habba foyya
Suluw itta lee leh iyyaanam mangacanna

Aninnaan im inak abba leeh, amah nagrah afkana
Baaxó way naharaay, akeera tet sarra
Takkay ik xaleyna kak yaasen xayló waddimtaa ?
Cubbusâ may, luk sugan kasat aban yaasá finqa maay leeh ?

Es qelaagisuh, num faxxa haa yab abaah
Bakar bakaara tutaan li nummaysam
Igma sin hinna, yab urri yab kee yembi yaabah yan
Ama meekisaanam urri yaabannaa, yembi yaabaay ?

Y.Mohamed Bouha

16/04/10 (B546) Culture …. (2 articles en Français)

_______________ 2 – Radio Aligre

L’écrivain somalien Nourreddine Farah et le représentant de l’ARD en Europe étaient les invités de l’émission Résonance africaine sur les ondes de radio Aligre-Fm à Paris, samedi 10 avril dernier de 16 h 00 à 17 h 00.

Nourreddine Farah a présenté son dernier roman, « l’Exil », traduit de l’anglais « Liens », où il conte le vécu du peuple somalien en butte avec un destin toujours en construction.

Parce qu’il n’y a pas de culture sans liberté, Nourreddine Farah vit et écrit en exil loin de sa terre natale. Les personnages de « l’Exil » exorcisent ce vécu pour le déconstruire et le penser. L’écrivain a pointé aussi l’existence d’influences extérieures en Somalie qui tirent les Somaliens dans des directions contradictoires.

______________________________

Maki Houmedgaba représentant l’ARD a proposé une vision de la situation en Somalie comme s’inscrivant dans le contexte d’une Corne de l’Afrique elle-même en quête d’un modèle d’organisation sociale.

C’est une région d’Afrique où des identités culturelles millénaires ont préexisté aux colonisations et continuent de prévaloir sur le moule d’un Etat central parfois imposé, mais qui n’a jamais réussi à imprégner les esprits localement.


_______________ 1 – 7sur7 (Belgique) avec Belga

Une photo inédite de Rimbaud découverte par des libraires

Une photo prise à Aden (Yemen) d’Arthur Rimbaud, âgé d’une trentaine d’années, la seule de bonne qualité du poète français adulte, a été découverte par deux libraires parisiens, a déclaré jeudi l’un d’eux.

La photo, qui date du début des années 1880, faisait partie d’un lot qui en contient une trentaine d’autres prises à Aden, port du Yémen et à l’époque d’Abyssinie, découvertes lors d’une brocante par deux libraires passionnés d’histoire des livres, Jacques Desse et Alban Caussé.

"On voyait ce visage, ce type à l’oeil clair qui a l’air d’un extraterrestre au milieu des autres, un peu comme s’il était là et en même temps ailleurs", a raconté Jacques Desse."L’endroit où nous l’avons acquise et son prix importent peu. L’extraordinaire c’est que c’est un peu le chaînon manquant entre la célèbre photo du poète de 17 ans d’Etienne Carjat et quatre autoportraits réalisés dans des conditions très mauvaises avant sa mort en 1891", ajoute-t-il.

Pour authentifier le cliché, les deux libraires ont fait appel à Jean-Jacques Lefrère, spécialiste de Rimbaud et auteur d’un livre "Sur Arthur Rimbaud, Correspondance Posthume". Après de nombreux recoupements avec d’autres photos, des lettres et un travail minutieux de deux années, le cliché a été jugé authentique.

Rimbaud, né en 1854, a été un poète précoce dans son adolescence mais a cessé d’écrire à 20 ans. Il a ensuite mené une vie d’aventurier pour mourir à 37 ans en 1891. (belga)