06/07/11 (B611) Le Journal de l’actualité de Djibouti nous envoie sa dernière édition que nous publions.

En préambule, nous tenons à dire qu’il n’est pas question, dans cette tribune libre, de nous livrer à des attaques en règle et personnelles contre des responsables. Ce serait lâche et surtout nous nous opposons au travail de certains de nos « confrères-snipers », qui concentrent leurs critiques acerbes sur certains responsables bien ciblés. Pour quel objectif ???

Nous nous attachons à conserver la vision d’un observateur attentif et objectif et de n’émettre que des critiques justifiées, en dehors de toute complaisance. Pointer du doigt tout ce qui nuit à la bonne marche du pays. Et elles sont nombreuses les tares qui nous accablent.

Après de multiples tractations, le président Ismail Omar Guelleh a maintenu à son poste l’ambassadeur de Djibouti en inde Youssouf Doualeh, qui est malade. Le frère du premier ministre Aden Dileita est nommé ambassadeur dans un
autre pays.

La présidence djiboutienne va-t-elle poursuivre en justice la Lettre de l’Océan indien ?

Dans les jours qui viennent une importante délégation de la radio américaine Vox of America va venir à Djibouti pour s’entretenir avec les autorités djiboutiennes sur des questions qui fâchent le régime RPP : liberté de la presse et démocratie. Deux poisons qui empêchent le régime de dormir tranquille.

Après le sommet de Malabo, le Chef de l’Etat doit aller passer une semaine de vacances en France.

On peut s’attendre à une multiplication des coupures d’électricité ! A l’instar de ses compatriotes, le numéro un djiboutien est fatigué de la chaleur. Va-t-il se faire soigner en France ou va-t-il aller voir sa fille qui étudie là-bas en France ? A Djibouti, son départ vers la France a mis le peuple en ébullition.

Le président Obama a adressé à la présidence un message de félicitations pour la célébration du 34 ème anniversaire de la république de Djibouti. Une bouffée d’air pour le pape de Djibouti qui se croyait rejeté par la première puissance du monde pour ses non-respects des droits de l’homme et de la démocratie. IOG part en France, la tête haute, mais il devrait rencontrer des opposants tel que DAF et Kadhamy.

Les pays de l’IGAD, qui n’ont rien à faire depuis quelques jours, ont voté des sanctions contre l’Érythrée. Asmara a d’ores et déjà rejeté leurs sanctions. Comme on le sait Asmara avait refusé de libérer les prisonniers de guerres djiboutiens qu’elle détient. IOG ne sait plus quoi faire de ce casse-tête.

La Croix-Rouge visite régulièrement ses soldats et officiers à Asmara détenus dans un hôpital militaire.

Mais l’Érythrée refuse toujours de les libérer. Djibouti a demandé au Conseil des Droits de l’Homme à Genève et au Conseil de sécurité de l’ONU de faire pression sur l’Érythrée. Israël qui est un vieil allié d’Asmara a mis son veto. Les États-Unis ont peur de faire pression sur le régime d’Aferworki.

L’Emir du Qatar, qui avait mis tous son poids dans les négociations secrètes entre Djibouti et Asmara pour obtenir la libération des prisonniers de guerre, s’est désengagé de ces négociations en apprenant que les deux parties ne sont pas disposées à faire des concessions. Djibouti a regretté la démission du Qatar tandis qu’Asmara accuse Djibouti de soutenir l’Éthiopie de Meles Zenawi.

Le directeur de la compagnie Oïl Libya (qui a hérité des marchés de Mobil Oïl et Shell Oïl) avait été jeté en prison par le régime. Il a été libéré cette semaine de la brigade nord de la Gendarmerie, sur demande du guide libyen Kadhafi.

IOG n’a pas oublier que c’est Kadhafi qui a équipé son armée et qui a financé la maison qu’il fait construire à Ali Sabieh.

Après le ministre de la communication c’est la fille ainée d’IOG qui attaque à son tour, « le journal de Djibouti ». Nos écrits dérangent au plus haut niveau de l’Etat. Aibado nous demande de cesser de critiquer le régime.

Nous lui renvoyons la balle.

Critiquer ne veut pas dire insulter ! Son père est assez grand pour nous répondre. Quand à nous, les menaces ne nous touchent pas, car notre combat pour la vérité est un noble combat. N’en déplaise à la famille royale.

L’activité du port de Djibouti a chuté. IOG, en colère, avant son départ, a demandé le remplacement d’Aden Ahmed Doualeh par un jeune djiboutien qui était numéro deux du port de Lagos au Nigeria.

Depuis que les arabes de Dubaï port sont partis, les deux ports sont en cessation de paiement.

Décidément des qu’on parle le régime agit. Le premier ministre a été sommé de décorer l’Ambassadeur des États-Unis à Djibouti sur demande du patron de la République. Le diplomate américain doit en principe quitter Djibouti la semaine prochaine. Avec le message d’Obama à IOG, il a accordé à l’ambassadeur en instance de départ de Djibouti une médaille nationale.

Des djiboutiens, en voyage en Éthiopie, ont été blessés à Dire Dawa et ils ont été rapatriés dans notre pays. Ces voyageurs djiboutiens fuyaient la canicule qui tue le pays à petits feux.

Le ministre de la défense Abdoulkader Kamil a été décoré de la médaille de commandeur de l’ordre national de la grande étoile de Djibouti par le premier ministre Dileita. On se demande ce qu’il a fait pour mériter cette haute distinction de l’état ? Cette médaille devrait revenir aux djiboutiens qui ont payé de leur vie pour que Djibouti devienne un état de droit et non pas à un ministre fanfaron.

Parmi les rescapés du terrible accident d’Awash en Éthiopie figurent deux français et 4 djiboutiennes. Tous ont été rapatriés sur Djibouti. Bravo à l’armée de l’air qui a fait un beau travail.

Ce 4 juillet à Djibouti, tout le centre ville est bloqué par la brigade spéciale de la police et les unités commandos de la gendarmerie nationale. La raison est simple, le 4 juillet c’est la fête des Etats-Unis. Tous les soldats américains du camp Lemonnier ont investi les restaurants et les bars du centre ville.

La psychose d’un attentat à Djibouti a mis en alerte maximum toutes les forces de police et de gendarmerie djiboutiennes. On se rappelle que le leader des Chebab à menacé Djibouti des pires représailles si jamais Djibouti ne se retirait pas des affaires somaliennes.

Le 9 juillet prochain le sud Soudan va devenir un pays à part entière. Le président Salva Kiir a envoyé une invitation spéciale à son homologue somalilandais Silanyo pour qu’il asssite à la fête de son pays. Une grosse délégation du Somaliland est attendue à Jubba dans les jours qui suivent.

Le Somaliland a demandé encore une fois à Djibouti de le reconnaitre comme pays. Le président Ismail Omar qui n’a jamais porté dans son cœur le Somaliland a demandé à ce que les Nations unies et l’Union africaine reconnaissent d’abord le Somaliland comme un état. Ce n’est qu’ensuite que Djibouti leur emboitera le pas. Hypothèse d’ores et déjà rejetée par Jean Ping,, le président de l’Union africaine.

La délégation djiboutienne qui était au sommet de Malabo a décidé selon les infos qui nous parviennent d’ignorer une délégation du conseil libyen : c’est à dire l’organe des rebelles libyens. IOG n’a pas voulu les recevoir dans son hôtel de peur d’affronter la colère du guide Kadhafi. On s’aide comme on peut entre dictateurs qui ont leurs problèmes.

Des artistes américains de haut niveau sont arrivés à l’aéroport de Djibouti. Accueillis par la ministre de la femme Hasna Barkhat flanquée d’une jeune interprète canado-djiboutienne. Notre ministre ne comprend même pas l’Anglais !

Ces artistes vont faire rythmer l’hôtel Kempisky Palace dont le bar au sous-sol. Les garçons devront payer l’entrée. Pour les filles elle sera gratuite.
Le festival va bientôt commencer. Pour des raisons de sécurité, il n’y aura pas de spectacle aux salines ouest. Il reste la salle du palais du peuple.

Au programme ces artistes vont aussi se produire aussi au camp Lemonnier, histoire de divertir les soldats américains traumatisés par les guerres en Afghanistan et en Irak. Djibouti accueille le gros de ces troupes d’Obama.
Obama a décidé de conserver la base de Djibouti pendant au moins 15 ans.

Les sénateurs français qui sont venus à Djibouti étaient porteurs d’un message d’apaisement à un moment ou le régime RPP veut se débarrasser de la tutelle française pour entrer de plein pied dans le monde anglophone à l’instar du Rwanda. Inquiète de la tournure des événements Paris a délégué ses représentants auprès des autorités djiboutiennes pour tenter de les amadouer.

Pendant que le chef du régime djiboutien est en France pour se faire soigner et pour voir sa fille, la France décide de jouer les malins auprès de la présidence djiboutienne. Paris sait que Paul Kagameh a insufflé cette idée lors du sommet de Malabo. OG prend tout son temps pour réfléchir sur ce choix. IOG n’a pas du tout apprécié le soutien affiché que Paris a accordé à DAF, l’éternel opposant.

IOG craint que Paris ne joue les troubles fêtes en soutenant en sous-main DAF et les autres opposants. On se rappelle que DAF fut reçu à plusieurs reprises au quai d’Orsay. Cela a irrité le pouvoir RPP. Djibouti aurait étudié la possibilité de rappeler son ambassadeur Rachad Farah et même, dit-on, de fermer l’Ambassade de Paris, avant faire marche arrière. Entre Paris et Djibouti, le climat de confiance n’est plus d’actualité.

Des maisons ont pris feu au quartier 6 dans l’après midi. Les pompiers sont arrivés avec retard pour cause de broutage et de manque d’eau. C’est seul, que le colonel Moussa Ragueh patron des sapeurs-pompiers s’était rendu au quartier 6 sous les rigolades des citadins du quartier qui ont vu le chef des pompiers sans ses hommes. Beaucoup de maisons ont été détruites dans ce sinistre.

Six maisons en bois sont parties en fumée. Le manque d’eau n’a pas facilité l’intervention des citadins dont la plupart dormaient. Selon le commandant Guelleh Mahamoud des sapeurs-pompiers l’origine du sinistre serait une chicha qui aurait été abandonnée des étincelles auraient touché un panneau de bois.

La chicha, à elle seule, a causé trop de dégâts de tous ordres à Djibouti !
Les djiboutiens continuent à fuir la canicule qui malmène la capitale. Dès 9h du matin, la section des passeports de la police nationale est assaillie par des centaines de familles djiboutiennes qui viennent récupérer le document pour aller dans les pays amis de Djibouti comme l’Éthiopie et le Somaliland.

On demande des explications au ministre de l’intérieur Hassan Darar Ouffaneh sur les pratiques au poste frontière de Loyahada où les Djiboutiens se plaignent d’être les victimes de racket commis par de la police de l’air et des frontières. On demande au nouveau ministre de diligenter une enquête afin de vérifier si ces méfaits, jadis connus de ses policiers, ont recommencé.

L’ordre du jour de la 37ème session de l’Assemblée parlementaire francophone prévue du 5 au 8 juillet à Kinshasa sera axé sur la paix, la démocratie, les élections et le développement. Qui va représenter Djibouti à ce sommet à partir du moment où Aden Robleh Awaleh a été viré de l’UMP ?

La ministre espagnole de la défense est arrivée ce midi à Djibouti en provenance d’Addis Abeba. Accueillie à sa descente d’avion par son homologue Abdoulkader Mohamed Kamil, la ministre a été saluée par la consule honoraire de l’Espagne à Djibouti et le patron de la marine espagnole basée à Djibouti.

La ministre s’est immédiatement rendue aux chevets des soldats espagnols blessés qui ont été rapatrié d’Afghanistan. Certains sont en état de coma avancé. La ministre s’est ensuite rendue sur le porte-aéronef de la marine espagnol où elle a pu discuter avec les hauts gradés espagnols. Toujours flanquée de son homologue djiboutien Kamil qui n’avait pourtant rien à faire dans ces entretiens.

Au lieu de s’occuper de la ministre de la défense espagnole qui est en visite à Djibouti, il ferait mieux de discuter avec l’armée nationale qui gronde à Doumera. On se rappelle que des éléments des forces armées avaient refusé de défiler le 27 juin à Doumera. La caméra de la RTD n’est pas allée les filmer pour ne pas se heurter à la colère de la troupe qui attend l’argent frais d’Ismail Omar.

Tandis que le chef de l’état est en visite privée en France, histoire d’oublier les problèmes du pays qui se multiplient, l’armée gronde et les casernes sont en ébullition. Le ministre de la défense a signé l’ordre de démobilisation d’éléments du SNA – Service National Adapté. Le régime les accuse d’avoir volé les boutiques d’Obock.

Accusations que ces jeunes refusent de reconnaître.

Voilà qui met fin à ce journal du 5 juillet 2011.

03/07/11 (B611) Le Journal de Djibouti (Edition du 27 juin) relayé par nos correspondants.

Marche de solidarité hier à Djibouti pour le souvenir des martyres de l’indépendance de notre chère patrie. Les ministres ont été sommés de participer à cette marche : nombreux sont ceux qui arboraient le tee-shirt à l’effigie de Mahamoud Harbi Farah.

La vérité commande de dire qu’aucun membre du gouvernement n’a été capable de terminer les deux kilomètres de marche organisés par le jeune ministre des sports. La marche était placée sous haute protection policière.

À la dernière minute, le chef de l’état avait annulé sa participation.

Ils étaient tous présents : le premier ministre, les ministres, le gouverneur de la banque nationale, les hauts gradés de l’armée et de la police ainsi que tous les ambassadeurs de Djibouti à l’étranger, à cette marche de solidarité avec les martyres de l’indépendance.

Les directeurs étaient là aussi, mais la peur au ventre, sachant que beaucoup d’entre eux allaient perdre leur job à la fin du ramadan et après la fête de l’Aïd.

Ce matin à 4h30 du matin juste après la salade Fajr, les hommes des différents bataillons se sont rassemblés à Tora Bora.

A 7h00, le défilé a commencé pour se terminer vers 9h15. Les soldats ont défilé sans avoir un centime dans leur poche. C’est dire le niveau de confiance qui règne.

Ensuite ce fut le souvenir aux morts, sur l’esplanade du palais du peuple où le petit président a récité la Fathiha pour les morts de la république. Quand le petit président allait regagner sa voiture le premier ministre a du le rattraper par la main en lui rappelant les obligations du protocole. Décidément Dileita joue les malins devant son patron.

À 10h00, la réception au palais de la présidence a commencé. La population a pu suivre cela en direct sur Télé Djibouti

Les privilégiés qui avaient reçu une invitation, se sont rendus au palais de la république pour écouter le discours d’IOG en français et pour manger quelques gâteaux.

Dans son discours, le président a parlé de la vie à Djibouti, du chômage qui frappe la jeunesse et des problèmes qui secouent le monde arabe. Pas un mot sur la pénurie d’eau et sur la guerre des gangs qui agitent la capitale.

Le chef de l’état n’a pas souhaité s’exprimer en langue somali dans son discours à la Nation. Il avait aussi oublié de gracier les détenus de la prison civile de Gabode, ce qui est devenu la coutume, en pareille circonstance. Il a aussi oublié de remercier le peuple djiboutien pour sa réélection, dont les conditions sont mis en doute par la communauté internationale.

– La soif mobilise le peuple.

Vers 11h les invités se sont retirés et la cérémonie a été clôturée.

Le service d’ordre de la présidence avait bien fait de séparer les deux délégations somaliennes et somalilandaises qui se regardaient en chiens de faïence. Chacun a fêté son 26 juin à sa manière à Mogadiscio et à Hargeisa.

Dans son discours au Palais IOG a demandé au peuple de soutenir son nouveau gouvernement, qui est très impopulaire. Le peuple djiboutien n’a plus le sens de la politique depuis que l’EDD et l’ONEAD sont tombées en faillite.

Le chef de l’état n’a pas dit un mot sur la guerre des gangs qui agitent la capitale. Faute d’un avenir radieux, les jeunes se tuent entre eux à coups de Warafs et de couteaux. La police est totalement dépassée. Les demandes de vacances ont été suspendues pour tous les policiers et les gendarmes.

A Balbala, l’eau a encore été coupée. Le ministre de l’eau est incapable de faire quoi que ce soit. Il ne peut même pas limoger le tout puissant directeur de l’ONEAD qui se croit l’égal de Djama Ali Guelleh.

IOG a reçu hier la visite d’adieu de l’ambassadeur des États-Unis, en instance de départ pour Washington où il a été rappelé. Le diplomate américain n’a reçu aucune décoration de la part des autorités djiboutiennes, ce qui est contraire aux habitudes.

On mesure à quel point, la présidence voulait se débarrasser au plus vite d’un ambassadeur qui posaient trop de questions embarrassantes pour le pouvoir.

Le premier ministre a décoré le consul de France d’un hochet de consolation.

Les gens se demandaient pourquoi le chef de la sécurité nationale de Djibouti dont les services n’ont rien à voir avec ceux du consulat de France, participait à cette cérémonie de remise de décoration.

Décidemment il s’invite partout à Djibouti, même pour la remise d’une décoration de seconde classe. Est-ce pour montrer que le numéro deux du pays est chez lui partout, en tous lieux et en toutes circonstances ?

Le régime a-t-il accordé une concession de 20 ans à Dubaï Port Authority ? Normal Ina Borreh était-elle derrière cela ?

Après l’échec de la "mission Acho" de Dileita à New-York le régime a délégué son ambassadeur à Genève Siad Doualeh natif d’Ambouli, pour récolter des fonds en faveur de l’état djiboutien. Mais de nombreux bailleurs de fonds ne veulent plus donner de l’argent qui sera gaspillé et détourné. Le monde commence à lâcher le régime.

A Djibouti, l’opposition qui n’a plus de budget, n’a rien pu organiser pour célébrer, comme cela se faisait autrefois, cette fête du 27 juin. Sans "Acho", l’opposition djiboutienne crie famine.

Le président de la ligue djiboutienne des droits de l’homme Abdi Jean-Paul Noël est en visite en Europe. Il aurait été invité au Canada par la communauté djiboutienne. Le régime ne voit pas d’un bon œil les opposants djiboutiens du Canada, en particulier ceux qui sont établis à Ottawa la capitale. Jean-Paul Noël serait venu en France pour des raisons de santé. On lui souhaite un bon rétablissement et une santé de fer.

Abdi Jean-Paul Noël a accordé des interviews à des medias français et djiboutiens. On tient a lui rendre hommage pour son geste et pour son combat
La pénurie de liquidité semble refaire surface Djibouti. Le trésor public crie famine et le chef de l’état a reconnu dans son discours de ce 27 juin que les aides sont suspendues et que l’état ne peut pas faire face seul a ces problèmes récurrents.

Le matin du 27 juin, les détenus de la prison civile de Gabode auraient manifesté dans la cour de la prison. Le Président qui revenait du palais blanc de la présidence, après la fête du 27 juin, aurait été surpris de voir tous ses gendarmes et policiers devant la prison de Gabode. La cause de cette ébullition serait le refus de l’infirmerie d’accueillir des détenus malades.

IOG a fait arrêter sa voiture et il a ordonné que l’on transporte les détenus malade à l’hôpital Peltier. Vers midi le calme est revenu a la prison de Gabode.
Dans les districts de l’intérieur le chef du régime avait délégué ses ministres pour aller prendre le pouls de la population.

Avant cela, le président de la république avait refusé de libérer les derniers prisonniers politiques dont Mohamed Jabhha et le frère de Mahdi Abdillahi. Le régime craint que le pays ne sombre dans l’anarchie et dans le désordre.

La gendarmerie a arrêté dans la localité de Doumera 10 jeunes issus du service national adapté. Ces jeunes soldats sont accusés par le régime de s’être livré à des pillages et à des vols dans les boutiques d’Obock. Ils ont été transférés à Djibouti ville.

28/03/11 (B597) Le journal de Djibouti – Edition de samedi 26 et dimanche 27 mars.

Le journal de Djibouti aujourd’hui est centré sur la campagne électorale

La campagne électorale est ouverte sur l’ensemble du territoire national. Le président sortant Ismail Omar Guelleh accompagné de son « inséparable » épouse s’est rendu à Rasdika pour serrer des mains « absentes ». Le candidat IOG a constaté qu’il n’y avait pas foule pour ce meeting. Juste quelques badauds et quelques femmes soucieuses d’être filmées par les caméras de la RTD.

Le président devait aller pour la première fois à Balbala. Mais il a été informé du fait que les habitants allaient l’insulter et le traiter de tous les noms. Ses services secrets qui avaient déjà testé la population du quartier le plus pauvre de Djibouti, ont confirmé ces signaux rouges.

Le général Zakaria, portant lui aussi une casquette vert solitaire, a conseillé au président d’ouvrir la campagne à Tora Bora où ses soldats ont défilé devant le candidat, ce qui n’est pas sans rappeler les méthodes de Siad Barreh. La tribune comme on l’appelait jadis a Mogadiscio. IOG a copié les mots de son cousin général.

Aussitôt la décision prise, le lieu a été sécurisé par la police et un bataillon de la garde républicaine. IOG est venu raconter aux gens « ses fables habituelles ». Il a essayé de dire à des Djiboutiens (qu’il pensait avec son arrogance légendaire, être « mal informés ») qu’il allait reconstruire le pays, après l’avoir ruiné avec l’assistance de son épouse. Personne ne l’a cru, même pas ses ministres qui ne sont pas déplacés en grand nombre, pour l’accompagner.

IOG a vu que les hommes (jeunes comme vieux) n’étaient pas au rendez vous sous ce soleil qui brille sur l’ordre d’Allah le Grand. Juste quelques femmes et des jeunes filles qui se dandinaient devant les caméras de la RTD et d’Universal TV, sommées de couvrir la campagne du candidat vert IOG.

Décidément IOG doit s’étouffer de rage.

Le président, qui a compris qu’il n’était pas aimé dans le pays, a buté à plusieurs reprises sur le même mot « j’aime ce pays » ! Mais le ridicule a atteint des sommets lorsqu’il a déclaré qu’il allait donner du travail à 3.000 jeunes. Tout le monde a éclaté de rire dans l’assistance. Ce n’était que du bluff et tout le monde a constaté « de visu » que le patron de la république avait complètement déraillé.

IOG est fatigué. Il sait que ses parole ne touchent plus le cœur des Djiboutiens qui sont lassés de ses mensonges. Avant même qu’il n’ait fini son discours, les gens se sont dispersés. Ils ont montré ainsi qu’ils avaient pris leur distance face à la bêtise qui est au pouvoir.

IOG s’éclipsa rapidement. Pourtant, il trébucha en montant dans sa voiture, et il a été soutenu par ses gardes du corps. Il doit rougir dans son palais cossu d’Haramous. Il sait que l’heure n’est pas en sa faveur.

Grosse colère de la part de Kadra Haid qui n’a pas supporté que l’équipe de campagne d’IOG ne fasse rien pour faire venir les gens aux meetings. Comment voudrait-elle attiré des gens à qui l’on a fermé tous les accès à la justice, à la liberté et au travail, surtout depuis la réélection de 2005. Maintenant c’est le peuple qui ferme sa porte au couple royal.

Elle aurait délégué le ministre Ali Abdi Farah pour prendre le commandement des opérations. Sauf qu’Ilyas Dawaleh n’a pas apprécié cette intrusion dans ce qu’il considère comme son domaine réservé. Une bagarre a éclaté entre les supporters d’IOG dans son propre QG de campagne. Désormais, le ministre Ali Abdi Farah et Ilyas Dawaleh ne se parlent plus. Ca commence bien mal pour la campagne d’IOG.

Le président a fait baisser la tension. Il a argué du fait que la bouteille de Coca-Cola qui avait été lancée par le ministre Ali Abdi Farah n’avait pas blessé le directeur de campagne Ilyas Dawaleh. Il s’en est tiré tant bien que mal. Sauf qu’il y a beaucoup de tension dans l’air. Le jeune entrepreneur doit réfléchir et se demander pourquoi il a été nommé à ce poste maudit.

L’autre candidat Warsama Ragueh, qui est encore un inconnu pour un grand nombre de gens, a commencé sa campagne… avec l’argent qu’IOG lui a donné ! Il a dit durant son premier meeting que le pays était en ruine et que le seul responsable était ce « pharaon IOG ». Tout le monde a applaudi, mais ses mots n’ont pas convaincu tout l’assistance.

Il a stigmatisé le candidat IOG dont il fut le président du Conseil constitutionnel depuis le 8 avril 2005, jour où IOG a volé le pouvoir sans opposition, puisqu’il n’y avait pas de candidats face à lui ! Et pour cause !!!

Pour un débutant Warsama Ragueh a su surtout toucher les jeunes qui le voient certes comme un sauveur mais dont les poches sont vides. Warsama a appelé les jeunes à sanctionner ce pouvoir qui a ruiné leur avenir. Les jeunes, qui sont venus nombreux à son meeting à Balbala, ont compris le message. Kifayia IOG.

Warsama a appelé les jeunes, les vieux, les femmes, les filles. Bref toute la société a puni ce couple royal qui a bravé le drapeau. Warsama a promis qu’il rendrait le drapeau à la nation toute entière après des années d’accaparement par un clan qui s’est auto-attribué illégalement la souveraineté. Il a fait rire aussi ! ce Warsama ! En dépit de son handicap, il a réussi à convaincre des gens. IOG est attendu au tournant !

Avenue 13, le candidat Warsama a appelé les jeunes du quartier 2 à ne plus soutenir ce candidat qui les a précipités dans le chômage et dans la précarité. Il est soutenu par le jeune chanteur Guessod Abdo Hamargodh qui l’a préféré au chef de la mafia. Les jeunes ont dit oui au message de Warsama. L’apprenant, IOG a piqué une nouvelle colère ..

La situation sécuritaire est revenue sur le tapis quand le candidat Warsama a demandé à IOG l’état de la sécurité dans le pays. Les gens ne peuvent même plus dormir en paix, en raison des bagarres entre bandes qui s’affrontent pour des raisons qu’ils ignorent eux-mêmes.

Un orateur a été jusqu’à défier le pouvoir en place en le comparant au Somaliland, où la paix est devenue une réalité alors que Djibouti, censé être un havre de paix et de sécurité, est incapable d’assurer la sécurité intérieure en dépit de ses imposantes forces de police et de gendarmerie. Le candidat Warsama a clairement laissé entendre que c’était le pouvoir qui était derrière ces bagarres entre bandes de jeunes.

Dimanche 27, le candidat Warsama est allé se recueillir devant le monument quasi invisible de la révolution khamsin. Là où la police d’IOG a tué des innocents djiboutiens. Les gens ont récité la Fathiha pour demander à Allah de pardonner à ces pauvres qui se sont rebellés contre la bêtise qui est au pouvoir.

Le candidat Warsama a affirmé que le peuple avait démontré à IOG qu’il n’avait plus aucun appui populaire qu’il devait quitter le pouvoir le plus tôt possible. Ce jour-là, les forces de police aidées par leurs collègues somaliens, ont tiré dans le tas sans sommation et ont fait de nombreuses victimes.

Warsama a dénoncé le pouvoir qui a rendu la justice caduque. Il a rappelé le nombre de jeunes qui sont en prison à Gabode sans n’avoir commis aucun crime ni infraction. Les gens ont crié « c’est assez » en Arabe. La police d’IOG était présente mais elle n’a pas réagi pour éviter de commettre un nouveau massacre, comme ce fut le cas, le 18 février.

Voyant que les membres de son staff se battaient dans son dos, IOG a choisi de rendre visite à une institution qu’il avait complètement oubliée : celle des handicapés. Ce sont ceux qui ont le plus soufferts sous son régime ! Ils ont été contraints d’accueillir le candidat rejeté par le peuple. IOG leur a demandé pardon, au nom des forces armées, de la bavure commise, qui avait tué plusieurs d’entre eux et plongé d’autres dans la folie.

Souvenons-nous d’un certain 18 juin. Les handicapés se sont rendus en cortège devant le palais de la présidence. Pour les disperser, on leur avait opposé les compagnies d’intervention de la police. Imaginez ces handicapés de guerre, qui avaient tout sacrifié pour la patrie et qui se retrouvaient face à des hommes entrainés et lourdement armés.

Il faut reconnaître que les forces de police n’avaient pas osé utiliser leurs armes contre ces handicapés dont certains pouvaient à peine marcher. Et pourtant, la fusillade avait été déclenchée par une unité de la présidence : trois morts avaient été dénombrés, sans compter les multiples blessés. On puet dire que les invalides de guerre avaient été fusillés sans sommation sur ordre du pouvoir. Toute la nation avait retenue ses larmes. Le meurtrier est bien connu a Djibouti et du pouvoir.

Pourtant « Notre assassin » comme l’appelle les hommes du pouvoir a bénéficié d’un avancement exceptionnel pour ce haut fait d’armes !. Mais la population sait qui il est et n’oubliera jamais. Ce colonel aujourd’hui commence à payer ses crimes.

On comprend que le candidat avait besoin de faire semblant de se réconcilier avec eux, pour essayer de retrouver un peu de sympathie dans la population. Il a remis à l’institution une somme d’argent pour que les invalides oublient la date du 18 juin 2002.

Les handicapés ont demandé au président d’intervenir auprès de son cousin Djama Ali Guelleh pour que l’EDD leur consente un tarif de faveur, car ils sont très vulnérables. IOG a compris que sans leur Douas envers Allah, rien ne va se faire.

Ils ont pardonné, en voyant les billets verts d’IOG, à ce colonel qui les a réduits au silence et ils ont récité la Fathiya pour les morts du 18 juin 2002 devant les grilles de la présidence.

IOG les a assurés de plaider leur cause auprès de Djama Ali Guelleh. Savait-il que Djama Ali Guelleh avait déjà reçu une délégation d’handicapés ? Lui aussi, il essaye de redorer son image qui est devenue aussi désastreuse que celle de son cousin IOG. Les handicapés ont prévenu IOG que s’il ne tenait pas sa promesse, ils allaient implorer Allah. IOG sait que les Douas d’un handicapé montent en flèche à Allah et qu’il est très attentif …

Les Douas d’un handicapé sont vite acceptés par Allah le Grand, qui châtie sur place les criminels. Le Coran nous rappelle qu’Allah ne joue pas avec les Douas des handicapés, ni ceux des pauvres et des orphelins. Ils sont dangereux. Les Douas « pour ou contre » a Allah peuvent changer la vie de la personne concernée.

Dimanche IOG est allé calmer les Assajogs qui ont le plus vomis son régime. Le jeune commissaire de la république Iltireh, qui se débat avec les vieux, a reçu le soutien d’OG. Les gens sont venus écouter IOG mais ils ont hué le candidat qui était fortement protégé par sa garde républicaine et par ses services secrets.

IOG a assuré les Assajogs du fait qu’il allait trouver du travail pour les jeunes.

Mais … un vieux lui a demandé où étaient ses promesses passées. Par exemple celle que les indiens allaient ouvrir un chantier … qui est pourtant en panne depuis 2007. Celui de l’usine d’eau « Il Jano » qui ne démarre pas à cause des détournements. Nos partenaires indiens ont quitté le pays pour ne pas céder au racket érigé en système de gouvernement.

IOG a été hué par les jeunes. Il a fallu beaucoup de sang-froid à sa garde républicaine pour ne pas ouvrir le feu contre les habitants. Les vieux ont déserté et les jeunes sont rentrés dans leurs maisons a l’appel des oulémas de la ville qui ont condamné la venue de Dajale comme ils l’appelle ici.

IOG bien vu que les gens n’étaient pas venus pour sourire devant la caméra de la RTD. Il sait que ce district est le plus farouche opposant à sa politique. Il s’est caché derrière ses lunettes de soleil pour ne pas voir désolation et la misère dans laquelle ses concitoyens ont été plongés par sa faute.

Les gens ont constaté qu’aucun des ministres, pas même le premier, n’accompagnait le président dans sa campagne. Selon nos infos, une liste où figurent tous les vieux crocodiles du RPP et les nouveaux Warabey, circulerait. Mais cette liste n’a pas été prise en compte par le candidat fatigué. D’où leur colère.

Voyant que la campagne de Warsama prend de l’ampleur, le régime fatigué de ses propres mensonges, n’a pas supporté les Douas d’hier en face du stade Hassan Gouled là où le pouvoir a fait tirer à balles réelles contre ses propres concitoyens.

Le régime à envoyé des jeunes drogués au Dahamis pour caillasser la maison du candidat Warsama Ragueh. Il s’en est suivi une bataille rangée entre supporteurs de l’opposant et les jeunes payés par le régime. La police a jugé prudent de ne pas intervenir dans ce combat manipulé.

La campagne ne sera pas de tout repos pour le candidat IOG ni pour son challenger Warsama Ragueh qui joue les sauveurs. Le peuple, lui continue à se débattre dans la misère et dans l’angoisse du lendemain.

Au fond personne, à Djibouti, ne s’intéresse vraiment à cette élection dont l’issue est connue depuis fort longtemps. Mais la question qui se pose actuellement est celle de l’avenir de Warsama Ragueh quand IOG aura volé cette nouvelle élection ?

Va-t-il gouter au charme de la sinistre prison de Gabode comme le candidat moussa Ahmed Idriss en 1999 ou va-t-il être éliminé de la scène nationale, comme les opposants qui ont su montrer leurs muscles à ce régime sanguinaire.

Voila qui met fin a notre journal de ce samedi 26 et dimanche 27 mars 2011.

21/03/11 (B596) Le Journal de Djibouti – Dernière édition – IOG constitue son état-major élargi pour organiser le grand Cirque électoral. Un fantastique virage à 180° !

A quelques semaines de la fin de son deuxième (et dernier ?) mandat à la tête du pays, le président Ismail Omar Guelleh qui mesure combien la situation échappe à son contrôle, a décidé de donner un sérieux élan aux projets qu’il avait maintenus en sommeil.

Depuis quelques jours, les Djiboutiens, médusés, observent ce président qui inaugure des projets à peine sortis de terre. Que ce soit à Arta ou dans d’autres parties du territoire national, le président bâtisseur nous rejoue le même scenario qu’en 2005.

Il inaugure, il décerne des certificats à des jeunes sponsorisés par son ami Lotta. Il inaugure son avion personnel qui va effectuer des rotations entre Dubaï et Djibouti. Cet avion lui appartient personnellement et depuis longtemps. Il a été parqué dans un hangar en Afrique du sud et il est piloté par des étrangers et non par des Djiboutiens. Cela indique le niveau de sa confiance dans nos compatriotes !!!

Il inaugure les nouvelles installations de la RTD à un moment ou la situation financière et administrative de la RTD est plus que déficitaire. IOG a reçu la lettre qui lui a été adressée par le syndicat des agents de la RTD pour se plaindre collectivement de leur directeur coopté par la Paulette (épouse du Président) avec la complicité du ministre Ali Abdi Farah.

Pour faire oublier ces réclamations, le président a inauguré, jeudi dernier, les nouvelles installations de la RTD à un moment ou nos amis japonais se débattent dans les difficultés que l’on connaît.

Le sommet du ridicule a été franchi, lorsque le ministre Ali Abdi Farah, qui avait visiblement sommeil à déclarer a la tribune que l’on devait réciter la Fathiha pour tous les japonais qui sont morts.

Rire dans la tribune, sourire de son patron, visiblement agacé par ces mots. L’ambassadeur du japon, lui, n’a pas souri car il ne comprenait rien à ce discours prononcé en Somali. Le ministre ne s’est aperçu de rien : il a continué son discours qui en a fait bailler plus d’un à commencer par ses collègues ministres.

Autre curiosité protocolaire ! La première dame Kadra Haid, qui espionne tout à Djibouti, n’avait pas jugé utile de se déplacer pour l’inauguration de la RTD. Selon d’autres sources, la bagarre qui avait opposé deux piliers du régime lui avait déplu au plus haut point. Deux taureaux de son régime en étaient venus à en découdre à mains nues, lors de la précédente inauguration…

Kadra Haid avait été obligée de calmer les deux officiers supérieurs qui avaient été séparés par le chef de la sécurité d’IOG : Hassan Madobeh. Les deux officiers, jadis ennemis, s’étaient retrouvés face à face et ils avaient décidés de régler un vieux contentieux, toujours en souffrance, en prenant le couple royal à témoin.

Après les ministres, voilà que les hommes en uniforme se battaient entre eux et en public.

Tout le monde avait été surpris par ces empoignades qui se perpétuent dans le cercle d’Ismaël Omar Guelleh.

Que reste-t-il dans l’entourage de Guelleh si personne ne respecte plus personne ?

Ainsi va le pouvoir à la dérive totale, sous le joug d’IOG le petit pharaon de Djibouti.

Comme la comédie se prolongeait sous ses yeux, le patron de Djibouti avait donné l’ordre à son aide de camp, le colonel Mohamed Ibrahim, de séparer les deux combattants et de les faire taire.

Mais rien à faire, le colonel Afar n’avait même pas été entendu par les deux officiers qui continuaient à se flanquer des coups. Plus de respect, plus d’obéissance. C’est Kadra Haid qui s’est levée pour imposer la trève à ces deux félins.

Le président les a regardés droit dans les yeux, comme un père qui aurait incapable d’éduquer ses enfants. Un père qui est déjà passablement fatigué par la grogne sociale qui est à son comble ici à Djibouti. Il avait tourné les talons et il avait même oublié de couper le gâteau de la cérémonie laissant ce soin à son premier ministre.

Le président s’était précipité dans sa voiture en hochant la tête.

Eh oui IOG ! Tout cela est survenu de ta faute. On ne nomme pas des zèbres incultes et sans éducation ni instruction a des postes à responsabilité.
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Mais revenons à l’inauguration de la RTD. Le jeune directeur avait mobilisé tout le monde, y compris les compositeurs Aden Farah Samatar et AWS, l’ex-ami de Gofaneh. Les chanteuses petites et grandes, ainsi que les comédiens tels Jeudi Matin et Egueh Nerveux.

Tout ce beau monde s’était rassemblé autour du père de la destruction pour lui souhaiter la bienvenue au sein de la grande maison de la RTD. Le personnel, au grand complet, ne souriait pas, ni celui du ministère de la communication. Leur ministre de la communication Ali Abdi Farah a réquisitionné pour son usage personnel des appartements qui étaient dévolus à la RTD.

Le président a vite compris que l’ambiance ne serait pas à la fête mais à la désolation. Les quelques rares sourires du personnel de la RTD, totalement démotivé ont déplu au président bâtisseur-destructeur de Djibouti. Il a demandé ou était passée Nouria Houssein.

Chappe de plomb ! Silence absolu. Personne n’a osé lui dire qu’elle avait fait ses valises et quitté la RTD pour immigrer au Canada.

Sait-il notre grand monsieur qu’a force d’être mal traités et d’être sous payés par un directeur qui se croit tout permis, tant qu’il est protégé par le parapluie tribal de tous les orages, Nouria Houssein et d’autres comme Houssein ont fait leurs valises pour ne plus jamais revenir a Djibouti ?

Certains ont immigré vers les États-Unis via le canada alors que d’autres ont trouvé du travail dans d’autres sociétés.

Ce jeune directeur a été récemment nommé après la démission forcée de l’ex-patron de la RTD Abdi Atteyeh, sur pression de Kadra Haid. Professeur au lycée d’état, il a endommagé la RTD. Il a nommé des personnels qui ne sont pas à la hauteur des tâches que l’on attend d’eux. Sous IOG, le terme de conflit d’intérêt n’existe pas !

Les jeunes qui poursuivent leurs combats pour assurer leur pouvoir dans les quartiers et pour conserver le contrôle du marché de la drogue sont restés sourd aux appels à la raison du pouvoir.

Le président à demandé à son ministre Ali Abdi de faire participer les jeunes à une session de formation sur les techniques de communication.

Dans le cadre d’une convention entre l’Unesco et le pouvoir, trente jeunes ont été sélectionnés pour suivre les cours. Pour une fois que le pouvoir fait un pas en direction du progrès. C’est si rare de nos jours.

Certains ministres du gouvernement ont brandi la menace de leur démission pour mettre KO l’action de IOG dans le pays si jamais ils ne participaient pas au montage de la campagne électorale.

Sur demande express d’Hachi Abdillahi Orah, conseiller de la Présidence, Guelleh qui sait que son bateau n’a plus de pilote, a décidé de faire volte-face et de satisfaire ses crocodiles ou ses warabeys comme vous le préférez.

Voila la liste que nous avons reçue sur la composition du comité de campagne d’IOG.

Le premier ministre Dileita a été nommé Président de la direction nationale de campagne d’IOG.

Le président du parti a achetéà prix d’or Ali Mohamed Daoud dit Jean-Marie, le président du parti agonisant de Moumin Bahdon, Omar Vincent ainsi que le président d’un parti qui n’existe même pas Chehem Daoud. Ils sont tous nommés Vice-président de campagne du candidat IOG.

Cela a mis Idriss Arnaoud, président du perchoir djiboutien, dans une profonde colère. Mais la pilule iogienne a produit son effet calmant. Il a été nommé au final, secrétaire général de la campagne de Guelleh.

Le ministre Ali Abdi Farah, le ministre de l’eau Kamil, le ministre de l’éducation Abdi Ibrahim Absieh, le ministre de la défense Ougoureh Kifleh, le ministre Elmi Obseih Waiss, l’avocate Hasna Barkhat, ministre des jeunes, le ministre de l’EDD Moussa Bouh Odowa qui parle le chinois ainsi que le sous ministre Ali Silay, la ministre de la femme Nima Bourhan. Tous ont été nommés Président des comités de campagne d’IOG dans les districts d’Ali Sabieh, de Dikhil, d’Obock, de Tadjourah et enfin d’Arta.

Le ministre des finances Ali Farah Assoweh a été nommé président du comité des finances. Il va travailler sous l’œil vigilant de Kadra Haid.

Le secrétaire d’état à la solidarité Mohamed Awaleh dit Mohamed Somali a été nommé président de la rédaction du comité du livre vert comme l’a fait un certain Kadhafi !!

Le ministre des affaires étrangères Mohamed Ali Youssouf a été nommé porte-parole du candidat IOG.

Ont aussi fait leur entrée dans la maison du chaos de la campagne, les personnalités dont les noms suivent.

-Mahdi Dara Obseih qui est actuellement le directeur de l’hôtel des impôts, nommé adjoint d’Ilyas Dawaleh.

L’ex-patron de La nation viré par le premier ministre, Ali Barkhat Siraj, Adil Ahmed Youssouf et Hasna Moumin Bahdon Farah ont été nommés responsable de la communication du candidat IOG.

Le patron de l’EDD Djama Ali Guelleh, le patron de l’ONED Youssouf Mirgane, le directeur de l’office national du tourisme Mohamed Abdillahi (celui qui a acheté une voiture avec l’argent de ses employés) ainsi que le député Yousouf Dawaleh ont été nommés membre du comité de logistique.

El Gamil, tombé en disgrâce auprès de Kadra Haid parce qu’il lui avait jeté en pleine face et devant ses employés, son trousseau de clefs, a jugé plus utile de déléguer à cette campagne d’Ismail Omar, son directeur et maître espion qui va louer pour lui ses villas à Montréal au Canada. Il s’agit du célèbre Fayz.

Le directeur des finances Saïd Caoutchouc et le neveu d’Hassan Gouled Seke Toureh ont été nommés président du comité campagne de proximité en charge de la mobilisation du Tolka et du rassemblement de la tribu.

Le président de l’annexe du RPP du Héron, Nasser Mohamed Ousbo qui broute sous le climatiseur du RPP, Abdallah Abdillahi Miguil et le député Souleiman Miyir vont s’occuper de l’organisation des meetings du RPP et de ses satellites. C est eux qui vont distribuer le khat, la drogue maudite.

Le jeune conseiller du premier ministre Abdourahman tx qui fait partie de nos amis sur facebook, sera assisté de Farah Yacine, la syndicaliste maison Abdo Sikieh et de l’ex ambassadeur qui était jadis en Belgique Hassan Idriss. Ils vont s’occuper du comité pour la société civile.

Le chef de cabinet de IOG Ali Guelleh Aboubaker, la députée Degmo Mohamed Issak, le conseiller en fric d’IOG et ex ministre de l’industrie Hassan Gouled Fahmy el Ha et l’ex-ministre de la femme Aïcha Mohamed Robleh ont été nommés membre du comite de sensibilisation de la politique faussement dictatoriale de IOG.

Ceux qui ont été sortis de l’eau sale du RPP. Il s’agit de deux ex ministres qu’IOG avait mis à la porte pour ne pas avoir fait le travail qui leur était demandé. Il s’agit du vétérinaire Kamil et de l’ex-ministre des sports Hassan Farah Miguil (celui-là a détourné les machines de musculations de son ministère pour les mettre dans sa maison).

Il ne nous manque que les députés tel qu’Abdi Kaireh qui est un proche parent d’Hassan Madobeh et patron du croissant rouge djiboutien, du député Ismail Aptidon qui a oublié les années de galère passées à la RTD, l’entrepreneur qui n’a pas peur des conflits d’intérêts Djama Aouled, Ali Soubaney Atteye et Hasna Hansnatou qui sont revenus.

Voilà ! Le cirque de IOG est au grand complet. La campagne électorale peut commencer maintenant.

C’est sur ces mots que nous refermons ce journal du dimanche -lundi 20-21 mars 2011.

19/03/11 (B595) Extraits du journal de Djibouti disponible sur FaceBook

Extrait du journal de Djibouti (disponible sur FaceBook) jeudi 17 mars 2011.

Le pouvoir veut absolument empêcher une guerre de tribus. Le président a mandaté son ministre de la Communication Ali Abdi Farah pour qu’il rencontre le père de la victime et empêcher des vengeances tribales(…)

Rien ne va plus entre la BBC et IOG. La BBC n’a pas apprécié l’éviction de sa représentante à Djibouti Kaltoum Mohamed Ali et exige sa réintégration (…)

De nombreux éléments des forces armées djiboutiennes ont rejeté le plan du ministre des finances Ali Farah Assoweh qui proposait d’augmenter les salaires après l’élection présidentielle. Ils ont dit qu’on les prenait pour des imbéciles (…)

Le général Zakaria Cheik Ibrahim consacre tout son temps à son business et a ses 7 voitures qu’il a achetées au Japon. Les autres galonnés l’imitent. Le général Fathi est malade. Soubagleh est en mission à l’etranger. Il commande l’isbrig, une armée africaine fantôme pour rétablir la paix en Afrique.

Les colonels font aussi des affaires. Les soldats stationnés à Doumera n’en peuvent plus (…)

Les populations boudent la distribution des cartes d’identité nationales nécessaires pour voter. Le peuple veut le départ d’IOG (…)

Nous terminons ce journal par une citation de Nelson Mendela.
« Dans un pays malade, chaque pas vers la santé est une insulte pour ceux qui prospèrent sur le malade »

Extraits du journal de Djibouti (Disponible sur FaceBook) mardi 15 et mercredi 16 mars 2011.

Nous adressons toutes nos condoléances à la famille de ce jeune garçon qui a été poignardé sauvagement à Djibouti par des jeunes d’un autre quartier. (..)

Un jeune homme a été poignardé de plusieurs coups de couteaux. Selon notre enquête, des jeunes du quartier 6 étaient revenus bredouille d’une descente a la cité Cartone quand ils sont tombés par hasard sur deux jeunes du quartier 7.

Le premier jeune s’est enfui à toute vitesse. Le deuxième qui ignorait tout des querelles de ces jeunes a été arrêté et poignardé à la suite d’altercations (…)

Cet assassinat a plongé la ville dans le désarroi. (…)

La chaine somalienne Universal a déplacé une partie de son personnel d’Hargeisa à Djibouti après des divergences avec les autorités somalilandaises, sur le contenu éditorial.(…)

Ismaïl Omar Guelleh aurait refusé de signer le décret autorisant les FFDJ à débarquer des chars Leclerc (…)

13/03/11 (B595) L’équipe de Democraty International aurait été expulsé de Djibouti par la Gendarmerie (Source journal de Djibouti)

Le Financial Times a annoncé que Guelleh avait demandé aux américains de suspendre la mission de Democraty international, qui avait pourtant investi 2,2 M US $ pour cette opération.

Selon les informations que nous a transmises le Journal de Djibouti, la Gendarmerie djiboutienne aurait été chargée d’expulser physiquement les membres de l’équipe qui travaillaient à Djibouti.

Guelleh a-t-il perdu la tête pour faire un tel affront à une organisation américaine et à ses collaborateurs ? On peut supposer que les rapports américains qui étaient plutôt bienveillants (à l’exception de ceux du département d’Etat sur les Droits de l’homme) pourraient être beaucoup plus sévères dans l’avenir. Iront-ils jusqu’à soutenir plus officiellement les manifestations de la population contre le 3ème mandat ??

Nous le saurons certainement dans les prochains jours …

11/03/11 (B594) Le journal de Djibouti d’aujourdhui – Edition du 10 mars 2011.

_________________________ 1 – Note de l’ARDHD

A maintes reprises, il nous est arrivé de mettre en ligne sur notre site, soit des extraits, soit l’intégralité des informations de ce journal, dont les rédacteurs sont souvent très bien informés et qui abordent des faits qui ne sont jamais évoqués ailleurs …

Nous nous réjouissons que ses animateurs aient décidé de le mettre en ligne sur FaceBook, pour qu’il soit accessible à la majorité des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Bien entendu, nous continuerons à publier les meilleurs extraits …

______________ 2 – Le journal de Djibouti – Edition du 10 mars

Journal du jeudi 10 mars 2011.

Le ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh a été sommé par la présidence de répondre aux différentes lettres que l’opposition lui avait adressées. Yacin Elmi Bouh n’a pas jugé nécessaire de convoquer les caméras de la RTD et il s’est limité à l’envoi d’un communiqué qui a été lu à la RTD. Le ministre reconnait avoir reçu les lettres mais il refuse de reconnaitre le MRD parti de DAF.

Cette réponse est une réplique sanglante à la déclaration de DAF, qui s’était adressé aux patrons de la police, de la gendarmerie ainsi qu’à celui des forces armées djiboutiennes. Le régime a eu peur que DAF ne détourne l’attention des chefs de corps qui commencent eux aussi à devenir méfiants avant d’appliquer les ordres qui émanent de la présidence.

Ismail Omar Guelleh sait qu’il est impopulaire et il veut à tout prix anéantir toute forme de contestation. Pour lui, l’opposition doit être réduite au silence, ce qui lui permettra de servir de bonnes fadaises aux investisseurs de Djibouti en leur certifiant que le pays va très bien et que les populations sont très calmes et heureuses de leur sort.

La situation à Djibouti est devenue explosive. Les services secrets du dictateur prédisent que cette élection ne se fera pas sans heurts violents. Le peuple est vraiment fatigué du couple princier qui ne change pas. Bouffer est toujours son mot d’ordre, tuer dans l’œuf est devenu leur devise. Mais cette devise ne va pas les conduire bien loin. Le peuple a compris et il prend ses responsabilités.

Entre les 4 murs de la présidence, il se murmure que notre journal commence sérieusement à déranger le couple princier. Selon des infos qui nous sont parvenues, les caricatures que l’on a publiées auraient déclenché des accès de nervosité au plus haut niveau. On sait que nos écrits et nos caricatures sont photocopiés et lus dans les mabrazes de Djibouti. Le régime veut nous faire taire, comme il a fait taire les autres journaux libres de ce pays.

D autres journaux, avant nous, comme Combat du FRUD, la République d’Aden Robleh Awaleh, le Wahda du FUOD et beaucoup d’autres, ont été carrément éliminés du paysage, par l’ancien régime mais qui était déjà dirigé en sous-main par l’actuel flic de la République. Nous aussi, il veut nous faire taire comme eux. Mais qu’il sache que nous on va résister avec l’aide d’Allah.

À Djibouti le régime qui se protège sous le parapluie offert par les puissances occidentales, a privilégié la solution de la force plutôt que celle de la négociation. Il espère qu’avec cette manne étrangère, il va pouvoir acheter la conscience des gens. Sauf qu’avant lui, des régimes plus forts que lui et plus riches ont été balayés. Qu’Allah en soit remercié.

L annexe du RPP du quartier 7 a été légèrement égratignée hier soir par les jets de pierres lors de la furie qui a apposée le quartier 7 à celui de l’ère. Tôt ce matin, des gendarmes de la brigade 6 et 7 sont venus « cueillir » vers 5h00 du matin plusieurs jeunes de la cité de l’ère qui étaient profondément endormis.

On ignore le nombre des jeunes qui ont été arrêtés. Les mères crient au scandale ! Elles dénoncent les arrestations arbitraires des jeunes : sans aucune preuve et sans mandat.

La loi n’est pas appliquée dans ce pays. Voila ou nous mène IOG.

Au lieu de s’asseoir avec des jeunes et de mesurer ce qui ne pas, le régime s’enfonce dans une logique de force. Il fait arrêter les uns et aux autres, il promet la lune. Diviser la jeunesse est devenue sa nouvelle force. Sauf que le mensonge a trop duré dans ce pays ! A l’instar de leurs collègues égyptiens et tunisiens, les jeunes ont décidé de bouter hors du pouvoir, le régime et sa « chef » de guerre.

Le président de la CENI a été coopté par le régime. C’est un avocat à l’échine plus souple et beaucoup plus docile que ne l’a été Ahmed Abdi Ibrahim, le Président de la cour constitutionnelle. Il a commencé son parcours de combattant en allant inspecter des bureaux vides et en rencontrant les personnes démoralisées par leurs chefs.

Le régime veut faire croire, à tout prix, que tout se déroule dans des bonnes conditions.

A Tadjourah la RTD nous a fait voir des bureaux de votes ou les électeurs venaient sagement retirer leurs cartes d’électeurs. On a même pu voir le chef de village de Randa, Houmed Barkhat. Sauf que ces images datent de plusieurs années !! Le régime voudrait nous faire croire que même à Tadjourah ou la situation est vraiment critique, que son chef de file et candidat à un troisième sacre, sont particulièrement bien appréciés. « hurro » on leur répond.

Dans les districts de l’intérieur l’ambiance n’est pas à la fête. Le régime plonge les habitants dans la misère. Il n’y a qu’à aller dans les 5 districts pour se rendre compte des mensonges du fils de Guelleh Batal. Il n’a jamais rien fait pour ces 5 districts.

Au mieux, il a fait construire quelques bâtiments dans la préparation d’une décentralisation qui n’a jamais été effective. Voila son vrai bilan.

Tuer et voler. C’est tout ce qu’il sait faire.

Le régime veut en finir avec le parti de DAF. Il a fait arrêter de nombreux militants de son parti sans ne respecter aucune forme légale ni produire de mandat d’arrêt. Il s’agit
– Monsieur SAHAL responsable du MRD
– MOHAMED RIRACHE MIGUIL
– MOHAMED HOUSSEIN ROBLEH
– ABDI HOUSSEIN.
…tous ces innocents ont été écroués à la prison civile de Gabode.

Après ce fut le tout de M Kalil et de Moussa Omar qui ont été arrêtés par les services secrets de la gendarmerie national. Leur seul tort, selon les rumeurs, seraient d’avoir insulté la Bible ou Dinta (religion en langue Somali). Dinta ne veut pas dire ici, la religion d’Allah, mais celle du nouveau dieu : IOG. Le pharaon croit qu’il commande encore le pays et il est persuadé qu’il est en passe de devenir un nouveau Dieu.

Incroyable mais vrai !

Après la plainte déposée par un Yéménite pour torture dans les locaux de la brigade nord de la gendarmerie nationale et qui implique aussi de hauts gradés de la CIA, la Présidence contre attaque et somme l’ambassadeur Robleh Olhayeh de se réveiller pour aller parler aux medias américains.

L’ambassadeur, qui n’est pas en odeur de sainteté à Washington, s’est borné à affirmer que l’état djiboutien n’avait rien à se reprocher.

Voila qui met fin à ce bulletin du journal de DJIBOUTI AUJOURD’HUI, accessible désormais sur Facebook.

10/03/11 (B594) Le journal de Djibouti : édition du 9 mars.

Le journal du mercredi 9 mars 2011.

Comme l’on pouvait s’y attendre, le couple royal ne s’est pas accordé sur les modalités d’organisation de la fête de la première dame, dénommée fête des femmes du 8 mars 2011. Cela confirme, que dans sa tête, cette fête lui appartient à elle et à seule et que les autres femmes djiboutiennes n’ont qu’à suivre ses instructions.

Le petit président de la République qui est en phase finale de son dernier mandat n’a pas aimé que la fête puisse se dérouler au siège saccagé de l’UNFD. Il aurait préféré que cela soit organisé au Palais du Peuple. Dans ce lieu hautement symbolique, Monsieur aurait pu mesurer réellement le niveau de soutien qu’il pouvait espérer de la gente féminine.

Sauf que Monsieur a perdu le pouvoir depuis 2005, date de la prise de conscience de la première dame qui dirige maintenant tout le pays. Elle a insisté et elle a obtenu ce qu’elle voulait. Donc la cérémonie s’est déroulée au siège de l’UNFD. Comme pour montrer qu’elle n’a peur ni de l’opposition ni des jeunes agitateurs.

Elle est arrivée vers 9h00 du matin, accompagnée par son mari président encadrés par un dispositif sécuritaire d’une ampleur jamais vue à Djibouti. La garde républicaine aidée par les forces armées djiboutienne avait sécurisé les lieux comme jamais ils ne l’avaient fait.

Toute la route d’Arta a été « isolée » pour décourager les jeunes et l’opposition. IOG n’a pas lésiné sur les moyens pour que cette fête personnelle ne soit pas troublée.

Il a été remarqué la présence des centaines de femmes qui avaient été, pour la majorité d’entre elles, obligées de venir. Comme l’étaient les filles engagées dans l’armée. Il s’agissait de montrer aux diplomates présents que le régime traite bien la femme djiboutienne et qu’il garantit un certain équilibre.

Mais des chanteuses renommées ont toutes boudé la cérémonie.

Amina Farah, Balbalafe, Roda Mache, Nour Dala, Mako et enfin Abdi Nour Allaleh ne sont pas venues pour la fête de leur patronne en chef. Officiellement, il a été dit que la cause était un litige sur les cachets …. Sauf qu’en investiguant plus profondément on s’est aperçu qu’il y avait des divergences énormes entre la patronne de la République et ses chanteuses.

Une équipe de chanteurs afar a été réquisitionnée ainsi que les chanteuses du commandant Ali Direih Egal dit Ali Gaab. Ils ont chanté un vieux refrain qui en a fait bailler plus d’un.

Le ridicule a atteint son sommet, lorsque les femmes ont refusé « d’applaudir » en claquant dans leurs mains l’arrivée de la panthère de la République. Les mamans invitées pour la circonstance contestent la façon avec laquelle le régime entend régler le problème des jeunes et de la délinquance.

Kadra Haid a tout de suite compris que l’heure ne serait pas à la fête mais à la confrontation.

Le président, lui aussi, a compris que l’ambiance ne serait pas au rendez-vous.

Il a oublié de saluer au passage la femme ministre Madame Nema Bourhan. Perturbé par l’accueil glacial qui lui était réservé, la « dernière » dame de Djibouti a oublié de son côté de saluer la veuve du leader de l’indépendance nationale Mahamoud Harbi Farah, assassiné par les sbires du régime colonial français.

La cérémonie a commencé par l’intronisation d’une jeune femme, qui a fait l’éloge du régime en place et de son chef. Hassan Gouled n’avait-il rien fait auparavant pour la femme djiboutienne ?

Ensuite le représentant du Système des Agences des Nations Unies, M. Mario Touchette a pris la parole pour affirmer que l’état djiboutien avait beaucoup fait pour les femmes. Il a prouvé en tout cas, sa méconnaissance totale du pays.
Curieusement, la représentante du PNUD, Madame Hodan Hadji, présente, n’a pas pris la parole : il est probable que le couple princier de pacotilles l’en ait privé, car son discours le dérangerait

Puis ce fut le tour de Degmo Mohamed Issak qui fait office de représentante de Kadra Haid a l’UNFD à vanter les bienfaits et les mérites du régime et de sa patronne qui ne l’a même pas applaudie pour la remercier.
_____________________
Le moment très attendu était le discours du guide de la révolution du 9 avril 1999 qui devait s’exprimer sur la condition des femmes. Monsieur qui n’avait même pas eu la correction de se donner un coup de peigne le matin avait du se lever du mauvais pied.

Il n’a pas hésité à dire de tout le mal qu’ils pensaient lui et sa femme, de la jeunesse djiboutienne. Il a égratigné ceux qui ont démoli la maison qui « appartient » (selon lui !) à sa femme. On vole les malheureuses mamans de la République.

Il a promis de faire reconstruire la maison de sa femme. C’est clair, l’UNFD appartient à Kadra Haid et à la bande de profiteuses qui constitue sa cour. Le discours du petit Président était déconnecté de la réalité. Comment oser affirmer que son pouvoir est bien ancré dans le régime, alors qu’il n’arrive même pas à rétablir la paix dans les rues de Djibouti.

Le corps diplomatique écoutait sagement ce discours totalement mensonger qui ne collait pas avec la réalité. Les diplomates n’ont aucune illusion. Ils savent que ce Monsieur ment, mais à la demande de leurs gouvernements respectifs ils font semblant de le croire. En revanche le peuple ne veut plus de ses mensonges. Il lui a signifié que la porte de sortie était grande ouverte pour lui et sa tigresse.

La colère s’est emparé de l’une des mamans qui a pris la parole pour exprimer son ressenti. Bien opportunément ( ?), le micro a été coupé. Sans attendre que la technique intervienne, la maman fidèle a lancé quelques flèches en direction du couple royal en disant que rien ne fonctionnait dans le pays. IOG a compris le message. Mêmes les mamans ne veulent plus de lui.

Il fit semblant d’avoir ignoré les propos et il inspecta les ouvrages que certaines mamans avaient préparés. Il avait beaucoup d’autres choses en tête. Il venait de subir l’humiliation de la part des femmes djiboutiennes. Il décerna, son prix, à 3 mamans qui se sont illustrées dans la pratique de leur art, puis s’éclipsa sans attendre à bord de sa voiture noire américaine.

Le journal de Djibouti aujourd’hui rend hommage à ces mères courageuses : Premier Prix à Mme Saada Mohamed Hassan, propriétaire d’un salon de coiffure pour femme, dans le métier depuis 38 ans ; deuxième prix à la Djiboutà-canadienne Nema Idleh Hassan, propriétaire de Fan City et troisième prix à Mme Arafo Salah Saïd, propriétaire de la librairie Victor Hugo et femme de Abdi Aniane.

Ce mercredi soir vers 19h 30 après la salade Icha, de violents accrochages ont opposé les jeunes des quartiers l’ère et du quartier 7. La brigade de gendarmerie des quartiers 6 et 7 a été complètement arrosées de pierres. Les restaurants COMESA et 27 juin ont été saccagés par les jeunes. La police est vite intervenue mais elle a été dépassée par les événements.

La raison selon notre enquête est simple. Une jeune fille a été violée par des jeunes de la Cité de l’ère. Le viol s est produit derrière l’école de Guelleh Batal qui appartient au couple royal (en face du cimetière d’Ambouli). Le frère de la jeune fille a voulu se venger et a réuni une bande de jeunes qui ont attaqué ceux de la Cité l’ère.

Le jeune aurait pu déposer plainte à la brigade de gendarmerie des quartiers 6 et 7 ou à l’arrondissement deux. Sauf que les jeunes n’ont plus confiance dans le système ou règnent le népotisme, le clientélisme ainsi que le tribalisme. Ils ont voulu régler cette affaire entre eux et à la bonne manière.

Les accrochages se sont poursuivis jusqu’a 23h du soir. Les jeunes qui ont l’expérience du terrain ont esquivé les compagnies d’intervention de la police dépêchées depuis la caserne de Nagad. Les policiers qui ne sont pas bien payés et ils ont renoncé à se lancer à la poursuite des jeunes à travers les rues du quartier 7 au risque de commettrre l’irréparable.

Protégés par des boucliers transparents, les agents de l’ordre, munis de solides gourdins, se tenaient le plus souvent possible statique, en rangs serrés, devant les jeunes tandis que planqués à bonne distance derrière eux, des collègues s’employaient à disperser les jeunes à coup de gaz lacrymogènes.

On déplore un jeune blesse par des balles tirées par un gendarme en service de la brigade 6 et 7. Le jeune homme tentait de faire échapper d’autres jeunes de la prison qui se trouve dans la cour arrière de la brigade 6 et 7. Beaucoup de jeunes des deux quartiers ont été arrêtés par la police et conduits à l’académie de police de Nagad. Que fait IOG ? Rien du tout. Il observe les combats des jeunes qui vont finir par s’entretuer.

Voila ou cela mène lorsque l’on n’a pas de vision ni de projets politiques pour son peuple.

Deux semaines après les émeutes qui ont secoué la capitale et les 5 districts de l’intérieur, le régime cherche, tout en empochant des sommes pharamineuses payées par les forces étrangères stationnées dans notre pays, à jeter dans la pauvreté des milliers de familles djiboutiennes, laminant ainsi la classe moyenne, celle qui précisément qui a été le fer de lance de la contestation.

IOG espère se venger de ceux qui ont osé braver son image de guide de la nation en les plongeant dans des problèmes de survie quotidiens. Les mesures que le guide du 9 avril 1999 a préconisées comme la répression tous azimuts vient du fait que l’opposition et la société civile évoque le fait que le Guide aurait déclaré la guerre au peuple.

Ces mesures pourraient également produire l’effet inverse. Déclencher une nouvelle révolte des jeunes. Conscient du danger, le régime IOG a accentué la répression avec la bénédiction des puissances étrangères qui sont stationnées dans notre pays. Ces pays ferment les yeux sur les violations des droits de l’homme en prétendant que le guide est un allié précieux dans la lutte contre le terrorisme.

Les arrestations ainsi que la manipulation font rage dans le pays. Cette répression cruelle reflète l’extrême tension qui règne à Djibouti. Le peuple djiboutien a fait preuve de beaucoup de patience. Aujourd’hui il n’en peut plus de ce couple royal qui a mis le pays KO.

Désolé IOG et Kadra, mais votre heure est terminée.

La cour de la Haye devra prochainement statuer sur votre sort, certainement après le 8 avril 2011.

On a appris que la représentante de la BBC à Djibouti, Kaltoum Mohamed Ali avait été suspendue de ses fonctions a la RTD au motif que les infos qu’elle a données sur la BBC section somali n’ont pas plu au guide IOG ni à sa femme Kadra.

Voila comment le couple royale récompense les femmes djiboutiennes qui font leur travail honnêtement. Décidément d’un côté, on félicite et de l’autre autre on brime.

Un enfant victime d’un tir à balles réelles
Ce matin à Tadjourah le détachement de l’armée a ouvert le feu sur les habitants en blessant quasi mortellement un jeune homme de 12 ans qui a été évacué sur Djibouti. Décidément l’armée d’IOG ouvre le feu, même en période de calme. Toute cette fusillade et ce brouhaha pour une affaire de portable Nokia N97 disparu.

Le soldat qui a ouvert le feu n’a même pas été mis aux arrêts de rigueur.

Voilà ou mène l’impunité.

Voila qui met fin a notre bulletin du mercredi 9 mars 2011.

Le journal
de Djibouti aujourd’hui.