19/02/2018 (Brève 1123) A l’occasion de la libération des deux prisonniers qui étaient détenus par le FRUD depuis juin 2017, Mohamed Kadamy, dirigeant du FRUD, a accepté de répondre aux questions de l’ARDHD et d’être enregistré en Vidéo.

Mohamed Kadamy a accepté de répondre aux questions de l’ARDHD ce lundi 19 février, sur quatre points :

  • La libération des deux prisonniers politiques qui avaient été capturés le 26 juin 2017 : le caporal-chef Gouled Mahmoud, de l’armée djiboutienne et l’aide-médical Mohamed Houssein Hamadou.
    Il a promis de nous faire parvenir, probablement dès demain mardi, les vidéos qui ont été enregistrées à cette occasion et en particulier les enregistrements des deux prisonniers au moment de leur libération.
  • Sa vision de l’élection législative du 23 février.
  • La situation à Djibouti, tant au niveau de la population que de l’action de l’opposition
  • Quel avenir pour le pays et les conditions à remplir pour que l’opposition devienne une force crédible, reconnue et agissante.

Les bandes vidéos de l’interview sont en cours de montage et nous espérons être en mesure de les diffuser sur notre page FaceBook dans la soirée (heure de Paris), au plus tard demain matin

11/11/2017 (Brève 1097) Message de condoléances de Mohamed Kadamy à l’occasion de la disparition de M. Saïd Omar Saleh

 Nous avons appris le décès de Monsieur Saïd Omar Saleh, survenu  le 8 novembre 2017 à Djibouti .

Nous nous associons à la peine de la famille   et présentons  nos sincères condoléances à sa veuve, à ses enfants, et  à tous ses proches.

M. Saïd Saleh Omar plus connu sous le nom de Saïd Karani, un homme de grande modestie a fait partie de la première génération éduquée qui a participé activement à l’émancipation, et à l’évolution  du territoire vers  l’indépendance.

Ce patriote sincère a milité activement  entre autres au sein du cercle politique appelé « 12 lunettes »  avec comme compagnon, l’ancien  premier ministre Abdallah Mohamed kamil

26/06/2017 (Brève 1019) La détention et la condamnation de Jabha à 15 ans de prison reflètent bien le visage hideux et haineux du pouvoir de Guelleh (Communiqué du FRUD signé par Mohamed Kadamy)

FRONT pour la RESTAURATION de L’UNITE ET la DEMOCRATIE

–FRUD-

djibouti_frud@hotmail.com

À l’issue d’un pseudo procès plié d’avance, qui n’a duré que 2 heures, Mohamed Ahmed Jabha a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par  la Cour Criminelle le 18 juin 2017.

Verdict inique, mais tellement prévisible compte tenu des propos tenus par les hauts responsables  politiques de ce pays («tant que je serai au pouvoir, Jabha ne sortira pas de  prison » a déclaré le 1er ministre).

Verdict qui s’apparente à une condamnation à mort. pour Mohamed Ahmed Jabha, qui à cause de refus systématique des soins est tombé gravement malade, dans l’enfer carcéral de Gabode, comme l’a déclaré son avocat Me Bérenger Tourné,  interdit de plaidoirie à Djibouti

L’entière responsabilité de ce qui pourra lui arriver, incombera à son principal bourreau: Ismael Omar Guelleh.

Rien ne lui a été épargné: torturé  durant 58 jours tour à tour par tout ce que le pouvoir compte comme forces de coercition : l’armée  (à Margoïta et à Assageila),  la SDS et la police dans la capitale. Sept années de calvaire dans les geôles de Gabode où  la police l’a encore  torturé   au vu et au su de tout le monde et a tenté de l’empoisonner lors de sa détention.

Les institutions de la République de Djibouti qui sont impliquées dans le funeste sort infligé à Mohamed Ahmed Jabha ne sortent ni  grandies, ni indemnes de  la manière d’avoir traité le plus ancien prisonnier politique de ce pays. Aucune de ces institutions n’a respecté les règles édictées par les 4 conventions de Genève de 1949 et la convention contre la torture  de 1984

D’abord au niveau des forces armées et des forces de l’ordre : lors de son arrestation le 3 mai  2010  à Margoïta et ensuite au niveau  des institutions judiciaires  qui ont démontré leur soumission totale au  dictateur, nonobstant des décisions courageuses de quelques juges  de la Cour d’Appel et de la Cour suprême.

Les soldats, les agents de la police  ainsi que leurs commanditaires sont coupables de crimes de guerre.

L’article commun aux conventions de Genève de 1949, qui couvrent les conflits armés internes

exige que toutes les personnes se trouvant aux mains de l’ennemi soient traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable. Il interdit  le meurtre, les mutilations, la torture, les traitements cruels, humiliants et dégradants, les prises d’otages et les procès inéquitables.

Le protocole 1 du 8 juin 1977, additionnel aux conventions de Genève, prévoit une interdiction absolue de la torture.

Enfin le statut de la Cour pénale internationale a défini le crime de guerre dans son article 8-

1  La cour a compétence à l’égard des crimes de guerre;
2 Aux fins du Statut, on entend par «crimes de guerre»  les infractions graves aux conventions de Genève  de 1949 comme : 
   . La torture ou les traitements inhumains,  les traitements humiliants et dégradants »

++ Le Font pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie dénonce :

  • toutes ces violations des conventions de Genève de 1949 ;
  • les tortures  infligées à  Mohamed Ahmed Jabha durant toutes ces années ainsi que le  refus des soins qui constituent un crime de guerre.
  • ce simulacre de procès qui condamne à une mort certaine Mohamed Ahmed Jabha, ce combattant de la liberté qui a sacrifié sa prime jeunesse pour l’avènement d’un véritable état national à Djibouti.

Fait à Bruxelles, le 25 juin 2017
Mohamed Kadamy
Président du FRUD

31/07/2016 (Brève 828)  Hommage à Roger Picon (Mohamed Kadamy).

Adieu, mon frère, mon ami, mon camarade.

Je viens d’apprendre à mon retour à Paris, avec beaucoup de tristesse,  la disparition de notre ami, de notre frère et de notre camarade Roger Picon.

Je tiens à présenter mes sincères condoléances à sa famille, à ses amis, et à rendre un ultime hommage à cette personne formidable, juste et généreuse.

Djibouti profonde et authentique perd un ami sincère, le peuple de Djibouti un infatigable défenseur des droits humains et de la dignité, mes camarades et moi, un frère, un compagnon.

Roger est une personne qui nous est chère, il nous manquera.

Nous ne le remercierons jamais assez pour sa contribution à l’émancipation de notre peuple.

Mohamed Kadamy