05/01/11 (B585) Point de vue : La Lettre de Djibouti / Si vous bâillonnez les opinions dissidentes sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire…

Est-il normal que la reine Paulette fasse le tour des Grands magasins chic de Paris alors qu’il y a des enfants gravement sous-alimentés à Djibouti ?

La première dame du pays fréquente les magasins « chic » de Paris, pendant que les Djiboutiens ont le malheur d’avoir un président qui se prend pour un prince et une première dame qui se prend pour une princesse.

Mais ce qu’oublient le prince IOG et la princesse, c’est que Djibouti est l’un des pays les plus pauvres du monde.

Les populations démunies de Djibouti ville, victimes de la malnutrition, souffrant de la faim et se trouvant forcément dans un état de faiblesse physique, sont obligées de se tourner vers le programme Alimentaire mondial(PAM). Les souffrances des Djiboutiens ne sont pas tombées du ciel, pas plus qu’elles n’ont pas surgi du sol.

Elles sont le produit d’un régime corrompu et de son système de gestion des affaires nationales. Elles sont les conséquences directes de l’élémentarisme de nos gouvernants qui allient absence de vision politique, cupidité, inertie et autres agissements fossoyeurs. C’est le fait de ces hommes et femmes dont le principal souci est de se servir de leur pays pour eux-mêmes au lieu de le servir au mieux de l’intérêt général.

Ce qui est plus étonnant, c’est que notre « princesse de pacotilles » invite dans ces voyages ses très nombreuses copines et son comédien préfèré Hashi la grande bouche. Par ailleurs pour les voyages du prince IOG, ce sont au minimum 53 personnes non-essentielles l’accompagnent.

Nos souffrances sont, en un mot, le prix que nous payons pour la prospérité exclusive de la poignée d’individus qui prétendent nous diriger. Nous souffrons et ils prospèrent sous nos yeux sommés de suivre en spectateurs captifs leur spectacle qui relève ridiculement du troupeau insatiable. Mais, pour graves qu’elles soient, ces souffrances ne sont pas insurmontables. Nous pouvons les faire refluer jusqu’à totale disparition. C’est tout à fait possible. Mieux, cela ne dépend que de nous.

Pour y parvenir, refusons d’abord de renoncer. Ne nous laissons pas impressionner par le spectacle suranné des pâturants. Gardons la tête froide pour réagir avec méthode et résolution.

Une fois chassé le sentiment de découragement qui fait le lit de la résignation, disons-nous chacun que nous ne sommes pas seuls. Répétons-nous que c’est tout un pays qui doit trouver son salut, que la quasi-totalité des Djiboutiennes et Djiboutiens aspirent aujourd’hui au changement salvateur. Pourquoi ? Parce qu’il est psychologiquement réconfortant de ne pas se savoir seul.

Chers compatriotes n’oubliez pas nous devrions mener avec la même ardeur et détermination que lors de notre indépendance nationale. Par conséquent, nous devrions continuer la lutte jusqu’à la victoire sur ce régime corrompu.

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Si vous bâillonnez les opinions dissidentes sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire…

Nous vivons, de nos jours, le triomphe de l’hymne à la démocratie. Tout au moins, dans les idées, dans les intentions. Mais, la pratique démocratique, reste, elle, à conquérir. Dans cette marche en avant vers la réalisation de la liberté, de l’État de droit, d’alternance politique non violente, de bonne gouvernance, de justice sociale, de solidarité nationale, que nous sommes, de plus en plus nombreux à vouloir, en Afrique en général et à Djibouti en particulier, il est bien, il est même recommandé, des politiques que nous sommes, d’éclairer les populations, d’éclairer le peuple souverain, sur nos démarches, afin de rendre lisibles et visibles nos actions. Le tout étant materné dans une stratégie qui concourt à la crédibilité du combat politique.

Il n’est pas contestable que le peuple Djiboutiens, sur les 23 000 km2 du territoire national, survit. Pour se faire soigner, il faut avoir l’argent, sinon, on crève. Combien des compatriotes malades meurent faute de soin, transportés d’urgence, dans la nuit, à l’hôpital, n’ont pu voir le jour se lever alors qu’une personne venue de somalie(Hargeisa), parce qu’il est de la famille de KADRA(épouse de IOG), soit transporter avec un avion privé sous la charge de l’état. Est-il possible de proposer, aux Djiboutiens, une alternative à la situation actuelle ? En d’autres termes, est-il possible de faire une offre politique au peuple Djiboutiens tout entier ? Ma réponse est oui. Mais qui, dans un pays à la recherche de la démocratie, face à un pouvoir établi, reconnu au niveau international, peut faire une offre politique digne, circonstanciée et rassembleur, sinon qu’une opposition organisée, unifiée et crédible ?

Le monde change, les peuples aussi. Nous sommes au 21ème siècle. Le discours du président Obama était très clair pour ce qui s’accrochent au pouvoir :

<< A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonnant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau. Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l’eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces. >>

Il faut que le pouvoir Djiboutien sache que la politique doit désormais se faire avec une certaine éthique. Monsieur le président, ceux qui veulent profiter de système vont vous conseiller d’écraser tous les opposants et bâillonner les opinions dissidentes, et bien ceux-là organise votre descente à l’enfer. Rappelez-vous que l’opposions ont été obligés d’aller aux élections avec la règle et procédure que vous avez mise en place parce qu’ils étaient des démocrates.

Qui ne souvient pas le candidat Moussa Ahmed, un homme très pacifique.

Cet homme de paix n’a pas voulu répondre à la provocation ni à l’intimidation dont il a été victime. C’est homme a su éviter l’affrontement au sein de la famille Djiboutienne. Il a même perdu son fils adoptif lors de l’assaut de police chez lui.

Il faut que tu sache monsieur le président, que Moussa Ahmed, Ahmed Dini et DAF n’avaient pas utilisé la carte tribale sinon aujourd’hui Djibouti serait devenu comme la somalie. Par conséquent, je lève mon chapeaux à ces hommes des valeurs.

Qui ne souvient pas, du grand leader Ahmed Dini(que Dieu l’amène au paradis Amiin), après une guerre, c’est homme à qui nous devons réellement la paix au sein de la famille Djiboutienne. Les leaders de l’opposions se sont présenté avec un esprit d’ouverture et de paix parce qu’il croyaient à leur peuple, à la démocratie, et à la paix. Face à eux, il y avait des hommes qui utilisaient la force et l’intimidation.

Par conséquent, je voudrais rappeler au dictateur que nous ne voulons pas une autre guerre qui peut nous ramener 20 ans en arrière. Pourtant, Il n’est pas trop tard, IOG a une chance de se rattraper avant l’élection prochaine. Cette dernière chance est de corriger les erreurs commis et ainsi sauver la famille Djiboutienne. Les prémices d’une fin de dictature analogue à celle du régime somalien de Siad Barreh sont désormais visibles sur la sole Djiboutien.

Le peuple Djiboutien en est grandement conscient. Il suit de près la gravité de la situation. Par conséquent, comme dit le proverbe: ‘’un homme avertit faut deux’’. Le Dictateur doit éviter la ligne du malheureux président de somalie, qui n’a pas su éviter à sa propre famille l’humiliation et les déshonneurs qu’ils sont vécus après sa mort.

Par exemple, la femme de l’ancien président de somalie est morte comme une inconnue (une leçon pour Kadra). Ceux qui profitent du système doivent savoir qu’ils doivent payer un jour. Avant qu’il soit trop tard, le dictateur doit s’éloigner les mauvais conseils de sa femme car elle a pris goût au pouvoir et elle est en train de l’éloigner de la réalité.

Lors de la prochaine élection, IOG doit faire un geste envers la population djiboutienne en quittant le pouvoir c’est sera la seule chance de permettre à notre pays de repartir dans le bonne sens. Ce sera la seule chance de travailler avec crédibilité et d’avoir l’oreille et l’appui d’une communauté internationale, de plus en plus, avide à la démocratie, au respect de la constitution, de la bonne gouvernance, de respect de droits de l’Homme, d’amélioration des conditions de vie et de développement.

Monsieur le Dictateur, c’est au nom du retour à l’ordre constitutionnel que vous pouvez convaincre la communauté Djiboutienne à participer au développement de notre pays. Au lieu que votre femme organise une soirée qui ne réunit que des femmes et des enfants, il faut mener une campagne d’envergure nationale de réconciliation avec tous les acteurs de notre pays avec des propositions concrètes afin de convaincre et de rallier la majorité des Djiboutiens à une élection juste et démocratique.

Par exemple, je propose au président de créer un Gouvernement d’union nationale dans lequel on trouve les opposants, les intellectuel(les) de l’extérieur du pays (membres de la diaspora) et les grands administrateurs de notre pays. La durée de vie de ce Gouvernent serait une période de quatre ans. Le premier objectif de ce Gouvernent serait de corriger la constitution,de préparer un système électoral qui permette à l’opposition, en premier lieu, d’entrer à l’assemblée nationale. Et en deuxième lieu de tenir une élection libre et démocratique. Je termine avec la citation du président des états unis BARAK HOUSEIN OBAMA car elle est plein d’enseignement :

<< Si vous bâillonner les opinions dissidentes sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire. >>