23/01/2012 (B640) La grande foire des résultats farfelus ! La mascarade électorale continue. Après l’ADI, samedi, renouvelée dimanche, cette fois, c’est le Journal La Nation qui publie des données erronnées…. contribuant à décrédibiliser totalement les résultats de ce vote complétement (et maladroitement) falsifié. Vraiment ceux qui manipulent outrageusement les chiffres ne savent même pas compter correctement ce qui confirme la magouille !

______________________________ Extrait de La Nation

Résultats provisoires du premier tour

Le Ministère de l’Intérieur a publié hier un communiqué sur les résultats provisoires officiels issus du premier tour des élections communales et régionales de vendredi dernier. Voici reproduits ci-dessous les taux de participation et les suffrages exprimés en faveur des listes en lice dans les trois communes de la capitale et les régions de l’intérieur.

Commune de Ras Dika de Djibouti-ville
Total des Inscrits 2.892
Total des votants 1.978
Taux de participation : 47,65%
Bulletins Nuls 116
Suffrages exprimés 1.262
LISTE UMP 1.262 voix (91,58%)

Les conditions requises pour remporter les élections au 1er tour sont réunies. La liste UMP remporte la totalité des 9 sièges à pourvoir

____________________________ ARDHD
La somme des bulletins nuls + suffrages exprimés : 1.262 + 116 = 1.378. Curieux alors que l’on annonce 1.978 votants. Où sont passés les 600 votes manquant à l’appel ? Pas grave, puisqu’il doit s’agir des votes pour l’opposition, que l’on oublie facilement en république bananière!!

De plus, une erreur de 30 % n’est certainement pas significative aux yeux des observateurs maison ….
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Commune de Boulaos de Djibouti-ville
Total des inscrits 57.694
Total des votants 22.065
Taux de participation 38,2%
Bulletins Nuls 1.200
Suffrages exprimés 20.865
LISTE UMP 12.687- 60,8%
LISTE RADD 8.178 – 39,2%
Les soufrages obtenus par la liste en tête (UMP) bien qu’elle possède la majorité absolue des suffrages exprimés, correspondent au vote de 21,99% des inscrits. Donc un 2ème tour est nécessaire.

____________________________ ARDHD
22.065 votants – 1.200 bulletins nuls, cela donne en mathématique : 20.685 et non 20.865 suffrages exprimés, comme le déclare La Nation !!
Comme la somme des votes en faveur de l’UMP et du RADD fait bien 20.865, cela veut dire que l’on a bourré les urnes avec au minimum (20.865 – 20.685) 180 bulletins fantôme …
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Balbala
Total des inscrits 43.904
Total des votants 17.534
Taux de participation 40%
Bulletins Nuls 909
Suffrages exprimés 16.625
LISTE UMP 9.093 voix (54,69%)
LISTE RADD 7.522 voix (45,31%)

Les chiffres obtenus sur la liste UMP en tête correspondent au vote de 20,71% des inscrits. Il y aura donc un second tour.

____________________________ ARDHD
La somme des votes en faveur des deux listes UMP et RADD (9.093 + 7.522) donne 16.615 suffrages exprimés et non 16.625. Qui a volé 10 bulletins de vote ? et à quelle liste ??? Bon courage pour le second tour !
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Région d’Ali-Sabieh
Total des inscrits 11.877
Total des votants 4.820
Taux de participant 40,58%
Bulletins Nuls 76
Suffrages exprimés 4.744
LISTE UMP 3.441 voix (72,53%)
LISTE RDR 1.303 voix (27,47%)

Total des sièges à pourvoir 12 sièges
Après calcul la liste UMP obtient 11 sièges et 1 siège revient à la liste RDR.

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Région d’Arta
Total des inscrits 6.476
Total des votants 4.529
Taux de participation 69.93%
Bulletins Nuls 206
Suffrages exprimés 4.323 (66,75%)
LISTE UMP 3.933 voix (90,98%)
LISTE AAD 390 voix (9,02%)

Total des sièges à pourvoir 9 sièges
La liste UMP a obtenu la totalité des 9 sièges à pourvoir.

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Région de Dikhil
Total des inscrits 16.240
Total des votants 12.553
Taux de participation 77,30%
Bulletins Nuls 212
Suffrages exprimés 12.553
LISTE UMP 11.151 voix (90,36%)
LISTE PID 1.190 voix (9,64%)

La liste UMP remporte la totalité des 16 sièges à pourvoir.

____________________________ ARDHD
A Dikhil, c’est encore plus fort ! Les bulletins nuls sont considérés comme des suffrages exprimés. En dépit de l’annonce de 212 bulletins nuls, le nombre de suffrages exprimés est égal au nombre de votants. De plus en plus fort !!! Mais attention en additionnant les votes UMP et PID (11.151 + 1.190) on obtient 12.341 votes, bien en dessous du nombre de suffrages exprimés. Quelle liste à été privée de 212 bulletins ?
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Région d’Obock
Total des inscrits 8.584
Total des votants 6.831
Taux de participation 79,58%
Bulletins Nuls 134
Suffrages exprimés 6.597 (78,02%)

La liste UMP remporte la totalité des 9 sièges à pourvoir.

____________________________ ARDHD
Même chose à Obbock. Le total des suffrages exprimés et des bulletins nuls nous donne (134 + 6.597) 6.731 votants. Or on nous en annonce 6.831. Encore 100 bulletins perdus !!!
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Région de Tadjourah
Total des inscrits 15.078
Total des votants 12.629
Taux de participation 83,79%
Bulletins Nuls 227
Suffrages exprimés 12.402 (82,25%)
LISTE UMP 12.402

22/01/2012 (B640) La Nation en pleine folie. (ARDHD)

Par hasard, l’un des membres de l’équipe de l’ARDHD s’est attardé sur un article paru dans La Nation. L’article relatait un entretien entre Hailé Mariam Desalgn, vice premier-ministre éthiopien et ministre des affaires étrangères et IOG.

L’article est tout simplement fantatstique :

1°) On apprend que les deux interlocuteurs ont essentiellement recherché des moyens pour renforcer les relations entre les deux pays, qui sont déjà au beau fixe. On se souviendra avec bonheur d’un sketch de Coluche « lave plus blanc que blanc ». Avec Guelleh, c’est « On fait la météo des relations étrangères plus belle que belle ».

« Au cours de cette rencontre, le chef de l’Etat djiboutien et le vice premier ministre éthiopien ont essentiellement évoqué les voies et moyens propices au resserrement des liens de coopération, déjà au beau fixe, que les deux pays entretiennent. »

2°) Mais surtout, l’article précise qu’il faut que ce soit « un étranger », même s’il a des fonctions importantes dans son pays, qui soit contraint de venir relater à IOG, les discussions qui se déroulent entre des ministres éthiopiens et des ministres djiboutiens dans un hôtel de Djibouti.

Vraiment les ministres djiboutiens sont-ils si incompétents, pour être incapables de relater à leur Chef du Gouvernement, le contenu de leurs entretiens avec leurs homologues éthiopiens ? Ou bien alors … c’est qu’ils ne veulent plus rendre compte au Chef et qu’ils le tiennent déjà à l’écart. C’est grave pour Guelleh.

« Aussi, M Hailé Mariam Desalgn a saisi l’occasion pour faire part au Président de la République de l’état d’avancement des travaux de la 11ème réunion mixte ministérielle djibouto-éthiopienne qui se tient actuellement au palace Kempinski de Djibouti ville. »

04/02/11 (B590) La Chine apporte son argent de poche à Guelleh. A chacun son tour de donner des subventions pour arrondir des comptes bancaires dans des paradis fiscaux … Deux foix 50 millions de Yuan (+ de 11 millions d’€) ET SANS CONTREPARTIE – Miguil se lèche déjà les babines avec le Beauf’ et la Paulette ! (Information La Nation)

Djibouti / Chine: un partenariat privilégié

Le Chef de la diplomatie djiboutienne, M. Mahmoud Ali Youssouf, et le chef de la représentation diplomatique chinoise à Djibouti ville, M. Zhang Guoqing, ont cosigné hier un accord de coopération économique et technique. La Chine accorde au travers de ce protocole d’accord à Djibouti une aide sans contrepartie de 50 000 000 de Yuan RMB.

Le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale a abrité hier la cérémonie de signature d’un important accord de coopération économique et technique entre la République de Djibouti et la République Populaire de Chine.

Ses signataires étaient le chef de la diplomatie djiboutienne, M. Mahmoud Ali Youssouf, et le chef de la représentation diplomatique chinoise à Djibouti ville, M.Zhang Guoqing. Ainsi, le ministre djiboutien et le diplomate chinois ont paraphé le protocole d’accord en présence du ministre délégué à la Coopération Internationale, M. Ahmed Ali Silay, et de plusieurs hauts fonctionnaires du MAECI.

Citons le directeur Aden Ali Mahamadé et son adjointe en charge de la coopération internationale et le directeur Moussa Mohamed Omar du département des relations publiques et de la communication.

Outre ce rappel, la Chine accorde au travers de ce protocole d’accord à Djibouti une aide sans contrepartie de 50 000 000 de Yuan RMB.

L’enveloppe va servir de financement au projet de réhabilitation du palais du peuple de la capitale et aux autres chantiers qui seront déterminés par les deux gouvernements.

Juste après cette cérémonie de signature, une seconde relative au contrat d’exécution des travaux du projet du centre de formation du MAECI s’est déroulée dans les murs de ce ministère.

Ce sont donc le directeur de la coopération internationale, Aden Ali Mahamadé, et le représentant de la Nanchang Foreign Engineering Corporation (NFEC), Mao Xinmin, qui ont apposé leurs signatures au bas du contrat en question.

25/06/10 (B557) Dans La Nation, le N°2 de la secte bancaire explique et justifie la politique de développement de son organisation lucrative et sectaire…. au service du Grand Gourou : le sectaire bancaire.

"Le Gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti a fait hier un discours aux termes évocateurs sur la transformation du paysage bancaire national (…)

Certains s’interrogent sur les raisons de cette forte recrudescence du nombre de banques qui viennent s’installer à Djibouti. (…)

La multiplication des banques répond aussi à une demande réelle du marché financier djiboutien. Notre pays s’affirme de plus en plus comme un « Hub » commercial régional de premier plan grâce à ses infrastructures modernes et performantes (…) "

19/03/10 (B542) L’Ougas Moustapha Mohamed Ibrahim regagne l’Ethiopie (La Nation)

L’Ougas Moustapha Mohamed Ibrahim a quitté hier la capitale et a pris le chemin de la ville éthiopienne de Dirré Dawa.

Accompagné d’une importante délégation composée du président de l’Assemblée nationale M. Idriss Arnaoud, des ministres de l’Education nationale et de l’Habitat, MM Abdi Ibrahim Absieh et Elmi Obsieh Waiss, il a été accueilli par une foule en liesse tout le long de son départ.

Notons enfin que des autorités éthiopiennes attendaient l’Ougas Moustapha Mohamed Ibrahim dès son passage de l’autre côté de la frontière de Guelileh.

02/02/10 (B536) ALERTE ROUGE / Encore un énorme Bobard façon Guelleh ??? Urgence pour 14 jeunes étudiants, sans ressource, en Inde !

Quatorze étudiants djiboutiens « majors » de l’Université de Djibouti en 2008, titulaires d’une bourse, nous ont envoyé un appel désespéré, car le Gouvernement de Guelleh et son ministre des Finances n’ont pas respecté leurs engagements en réglant leurs frais d’inscription dans une faculté indienne où ils avaient été envoyés. Selon les victimes le Consulat djiboutien en Inde refuse de les prendre au téléphone, et pour le moment, de les faire rapatrier au pays.

Au même moment, La Nation vante les mérites d’un prêt aux jeunes diplômés ….

Les quatorze étudiants, sur la base des informations qu’ils nous ont envoyés dimanche soir, auraient été mis en demeure de quitter leur université et les logements, lundi 1er février. Sans nouvelle d’eux, si leur appel de dimanche soir est confirmé, nous imaginons qu’ils doivent errer, sans le sou dans une ville indienne.

Et l’on vante de la possibilité d’accorder un crédit aux jeunes diplômés.

Encore un effet d’annonce à la Guelleh, pour obtenir des soutiens au viol constitutionnel qu’il se prépare à accomplir ?

Il serait peut-être temps d’accorder d’urgence 14 crédits à ces jeunes désemparés, afin que dans la meilleure des hypothèses, ils puissent reprendre leurs études et retrouver leurs logements sur le campus de l’université indienne et au pire, qu’ils puissent s’acheter un billet de retour.

__________________________ Extrait La Nation

Crédit jeune diplômé au chômage :
Un nouveau pari pour le FDED

Le Fonds de Développement Economique de Djibouti va prochainement procéder au lancement d’un nouveau produit «le crédit jeune diplômé». Cette nouvelle initiative permettra à cette institution d’élargir son champ d’action en ciblant une nouvelle clientèle plus jeune, plus ambitieuse, plus dynamique et présentant une potentialité débordante. En outre, mettre l’accent sur les jeunes djiboutiens diplômés va influer positivement sur la croissance économique à laquelle aspire le pays. Une lueur d’espoir semble donc se dessiner à l’horizon à travers ce projet pilote qui confirme la volonté de l’institution de jouer pleinement son rôle de catalyseur de développement économique et social.

Le crédit jeune diplômé est un produit financier complexe, composé d’un programme de formation permettant, aux jeunes porteurs d’idée entrepreneuriale, de se familiariser avec les procédures nationales de création d’entreprise, la gestion d’entreprise ainsi que les différentes démarches à entreprendre pour la création d’entreprise. Ce projet prévoit, par ailleurs, un programme d’assistance technique pour la transformation de l’idée de création d’entreprise en projet de création d’entreprise, d’un suivi du jeune entrepreneur dans la phase de démarrage de l’entreprise.

Le Crédit Jeune est un crédit soutenu par l’État à travers la mise en place d’un fonds géré par le Fonds Développement Économique de Djibouti (FDED) dans le cadre du programme Crédit Jeune. Destiné aux jeunes diplômés désireux de créer leur propre entreprise, ce projet est financé en partie par l’État, sous forme d’une ligne de financement assortie de conditions financières souples, ainsi que par la Banque régie par la convention « fonds de garantie pour la création de la jeune entreprise ». Les conditions d’éligibilité consiste, essentiellement, à être de nationalité djiboutienne, âgé entre 20 à 30 ans et présenter un projet viable de première installation ou de création validé par le FDED avec un montant d’investissement ne dépassant pas les sept millions de nos francs.

Financer les projets viables générateurs de revenus et d’emploi. Initier la jeunesse djiboutienne à l’entreprenariat semblait utopique. Cependant, depuis déjà deux ans, le Fonds a marqué des réalisations notoires, notamment, grâce aux financements octroyés pour la création d’entreprise de certains projets.

Ce nouveau projet, qui consiste à financer des projets de PME ou PMI portés par des jeunes, est né de la confiance du Fonds en la capacité de la jeunesse djiboutienne, en la compétence de son administration à pouvoir gérer et assister les jeunes promoteurs dans l’élaboration et la réalisation de leur projet.

En outre, le FDED, à travers «le crédit jeune», a placé le souci des jeunes diplômés au cœur de ces préoccupations. Il est à noter que ce projet résulte de la détermination du gouvernement «à assister les jeunes diplômés pour l’auto-emploi, par la création d’entreprise afin de mettre fin à leurs inquiétudes et de leur redonner espoir». «Réduire le chômage est une priorité nationale». La facilitation de l’accès au prêt aux jeunes en est la preuve concrète de la volonté du gouvernement de vouloir «intégrer chaque composant de la société» afin d’optimiser les compétences pour un développement économique stable et durable.

Initier les jeunes à l’entreprenariat.La mise en place d’une politique d’investissement pour former les jeunes diplômés à l’entreprenariat, permet à la fois d’assurer aux jeunes une porte d’entrée dans le monde des entreprises après les études ainsi que la mise en valeur du système éducatif et de l’enseignement supérieur.

Il s’agit de «susciter et de développer chez les jeunes diplômés et les jeunes étudiants l’esprit d’entreprenariat, de créativité, apporter un appui à la mise en œuvre de projets pérennes conçus par ces jeunes, promouvoir un cadre de concertation, de partenariat des différents acteurs institutionnels concernés par le développement de la micro-entreprise» serait, d’après le communiqué qui nous ait parvenu, les objectifs généraux de ce projet. «Le présent projet a été élaboré suite à la collaboration étroite entre plusieurs institutions étatiques impliquées directement ou indirectement dans le développement (ANPI, ANEFIP, UD, ADDS).

A ce titre, de nombreuses réunions du Comité Technique regroupant l’ensemble de ces partenaires ont été organisées en vue de définir la stratégie de mise en œuvre du projet «crédit jeunes diplômés» d’une part et d’autre part de déterminer le rôle respectif de chaque institution impliquée » selon la même source.

En s’attaquant directement au problème des jeunes diplômés rongés par le désarroi, le gouvernement entend assigner au FDED un instrument capital dans la lutte contre la pauvreté. Initier les diplômés à l’entreprenariat va permettre de préparer la jeunesse à la responsabilité, la gestion, l’organisation et, par ricochet, d’élargir le marché de travail. Ainsi dans le cadre de la mise en application de ce projet une campagne de sensibilisation et d’information, concernant le dépôt des dossiers et les modalités à suivre, est prévue à partir de février 2010.

13/09/09 (B516) L’équipe de Zakaria forme des soldats somaliens et crache sur les islamistes – Un nouvel épisode du double-jeu et du double-langage de Guellef ? (Extrait de La Nation)

Les faiseurs de paix

Depuis deux mois et demie à l’école militaire  » El hadj Hassan Gouled Aptidon « , sise à Holl-Holl, une localité au sud du pays, de jeunes stagiaires, issus des rangs de l’armée somalienne, poursuivent une formation de haut niveau dispensée par des instructeurs de l’armée djiboutienne.

La présence d’un contingent somalien en formation à l’école militaire El hadj Hassan Gouled Aptidon s’inscrit dans le cadre des efforts consentis par le gouvernement djiboutien en vue d’aider ce pays frère, plongé dans le chaos depuis 1991, à rétablir la paix et à instaurer la stabilité. L’initiative repond au souhait du Chef Suprême des Armées, Ismaïl Omar Guelleh, pour une coopération claire et un franc soutien au gouvernement actuel de la somalie.

Au cours de leurs formations sur le territoire djiboutien, les jeunes stagiaires somaliens ont reçu à plusieurs reprises la visite du haut commandement militaire des FAD dont le Général de division Zakaria Cheikh Ibrahim, Chef d’ Etat Major de la Défense et son adjoint le Général de brigade Hassan Ali Kamil.

Vu l’importance accordée à ce dossier par la plus Haute Autorité du pays, il était normal que l’armée djiboutienne soit au premier rang pour contribuer à son niveau au retour de la paix et à l’instauration de la stabilité tant attendue. Le général de division Zakaria Cheikh Ibrahim a prononcé un discours de paix et de remerciement dans son dernier déplacement, qui est le troisième sur Holl Holl, et a appelé les stagiaires à faire preuve de bravoure, de patriotisme et de loyauté pour redresser leur pays. Le Général a félicité les stagiaires somaliens pour leur comportement exemplaire depuis le début de leur formation.

Cette formation militaire de trois mois au minimum est dispensée au contingent somalien pour que ce dernier puisse défendre le gouvernement actuel internationalement reconnu et soutenu, contre les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur de la Somalie.

L’officier général dans une précédente visite s’était adressé en ces termes aux jeunes recrues : « Votre nombre reste assez important pour pouvoir redresser votre pays mais vos efforts resteront vains si vous ne garder pas toujours en tête le respect et la sauvegarde des institutions étatiques, l’amour du pays, l’unité et la discipline. Pour ressusciter la Somalie, il vous faudra renoncer définitivement à vos intérêts personnels et privilégier l’intérêt commun.  » « Toutes ces valeurs, toutes ces vertus font cruellement défaut chez les Somaliens qui à force de courir derrière leur intérêt propre, celui de leur clan ou de leur groupe ont perdu tout repère. Il vous faudra faire preuve de patience, d’endurance, de sagesse et de pardon quand vous serez amener à gérer des situations difficiles voire délicates. »

Tout au long de votre séjour, le drapeau somalien flottera à côté du drapeau djiboutien.

Le Chef d’ Etat Major de la Défense a ensuite salué la maturité du TFG qui en dépit de la situation prévalant actuellement à Mogadiscio, n’a pas hésité à envoyer un groupe d’hommes suivre une formation militaire à Djibouti et ce de manière continue.

Le général Zakaria a rappelé aux stagiaires qu’ils séjournaient à Djibouti,  » leur seconde patrie ».  » Vous vivez parmi des gens avec lesquels vous partagez des liens de sang, de culture, de langue et de religion. Vous vivez avec des gens qui ne sont pas indifférents à la souffrance du peuple somalien et qui sont préoccupés par le sort réservé à la Somalie. »

Il est revenu aussi sur les énormes efforts généreux, consentis par la République de Djibouti, par le Président Ismaïl Omar Guelleh et son gouvernement pour sortir la Somalie du chaos. Par ailleurs, le haut gradé djiboutien a évoqué la dernière initiative en date, réalisée à Djibouti qui a aboutit sur la formation du gouvernement d’union nationale et l’élection du président somalien.

Malheureusement, a déploré l’officier Général, ce gouvernement une fois à Mogadiscio, s’est heurté aux extrémistes qu’il a qualifiés de « diables. » Concrètement, la formation militaire dispensée aux somaliens est l’équivalent du FETTA (formation Elémentaire toutes armes) dispensé aux FAD. Cette formation inclus les principales techniques de base du Militaire en Opération avec des notions d’armement, de combat avec ou sans armes, de renseignements, de tactique offensive et défensive…etc. L’innovation réside dans les cours de combats en localité. En effet, ces soldats vont être amenés à se battre dans un endroit clos et peuplé.

La ville de Mogadiscio est souvent le théâtre d’affrontement entre forces gouvernementales et tribunaux islamiques, c’est pourquoi, les cours sur les opérations en localité sont susceptibles de préserver des vies humaines et des édifices publics. Le futur militaire somalien sera à terme un soldat dont les missions se résument à la défense de son pays contre une agression extérieure et à maintenir la paix. Compte tenu de sa formation militaire et technique, il s’entraînera en permanence pour être physiquement et techniquement apte à combattre. Grâce à des entraînements ardus dits d’aguerrissement », il développera ses résistances physiques et mentales et apprendra à maîtriser ses émotions. Autant de qualités qui font cruellement défaut chez ces jeunes recrues même si une grande partie est dans le métier des armes depuis leur adolescence.

Malgré cela, les instructeurs djiboutiens ont remarqué chez les futurs soldats qu’ils ne savaient absolument pas se battre en groupe et de manière plus ou moins ordonné et surtout qu’ils avaient la mauvaise habitude de tirer debout sans viser pour la plupart du temps et sans se mettre a couvert si les tirs en face étaient plus nourris. Cela augmentait considérablement le nombre de tués parmi eux.

Il faut les voir désormais se mettre au garde à vous dans une tenue impeccable et s’entraîner dans un même élan et une même volonté pour aller de l’avant et participer à la reconstruction de ce grand pays.

Développement rapide, prospérité, bonne gouvernance et dialogue positif sont les objectifs de la République de Djibouti dans ce dossier, qui ne pourront être atteints sans la paix et la sécurité, dessein auquel contribuent la coopération militaire et la formation dispensée par les Forces Armées Djiboutiennes.

21/08/09 (B512) Bye Bye M Sunail Saigal, représentant du PNUD à Djibouti et membre éminent de l’Ordre des Brosses à Reluire. Le président de l’Ordre, Dileita est même sorti de sa torpeur pour lui remettre une breloque supplémentaire (La Nation). IOG espère certainement que son successeur saura se montrer aussi généreux et peu regardant sur l’utilisation des fonds du PNUD….

Le Premier ministre, M. Dileita Mohamed Dileita, a reçu lundi dernier le représentant résident du PNUD à Djibouti, M. Sunil Saigal, venu lui faire ses adieux.

Le Premier ministre a exprimé ses félicitations au représentant du PNUD pour le travail accompli au cours de son mandat à Djibouti. M. Dileita Mohamed Dileita a décoré à cette occasion son hôte en reconnaissance des services rendus par M. Saigal à notre pays. Le représentant résident du PNUD à Djibouti a remercié à son tour le Premier ministre.

Il a exprimé au passage sa fierté d’avoir servi à Djibouti durant les 4 dernières années à la tête du système des Nations unies. M. Sunil Saigal a enfin salué l’engagement sans faille du gouvernement djiboutien dans la lutte contre la pauvreté et la précarité, par le biais notamment d’agences spécialisées comme l’Agence djiboutienne de développement social (ADDS).

Le secrétaire d’Etat chargé de la solidarité nationale, M. Mohamed Awaleh, a assisté à la rencontre.

Notons que Sunil Saigal est nommé au poste d’administrateur assistant adjoint et directeur adjoint du Bureau régional pour les états arabes (RBAS). Il quittera samedi prochain la République de Djibouti. M. Sunil Saigal a fait preuve d’un engagement prononcé pour le développement.

Il est entré au PNUD en 1985 comme administrateur de programme en Somalie.
En 1987 il a été affecté au siège pour assumer le poste de responsable de recherche sur les évaluations (1987-1989). En 1989, Sunil a rejoint le Bureau du PNUD en Thaïlande où il a exercé les fonctions de représentant régional assistant (1989-1993) avant d’être nommer en Somalie comme représentant résidant assistant principal (1993-1994). Après la Somalie, il est retourné au siège, à New York où il a occupé successivement le poste de directeur adjoint de la division de mobilisation de ressources (1994-1998).

Puis chef du groupe des politiques et du contrôle (1999-2000). Il rejoint Djibouti après 2005 comme coordinateur résident des Nations unies / représentant résident du PNUD et représentant du fonds des Nations unies pour la population à Djibouti. Titulaire d’une maîtrise en Droit obtenu en 1985 à l’Université Copenhague (1985), M. Sunil débutera ses nouvelles fonctions le 24 août prochain.

Rappelons que M.Sunil a accordé mardi dernier une interview à la RTD et à La Nation qui sera publiée dans son intégralité dans notre édition de demain jeudi.