15/05/2018 (Brève 1150) (LDDH) Révolte à Tadjourah. Une nouvelle fois, la Police a utilisé une force disproportionnée

Sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH a publié le 15 mai 2018, le communiqué suivant :

« Selon les informations sûres et concordantes recueillies le 14 MAI 2018, par la LDDH la jeunesse Tadjourienne s’est du nouveau manifestée pour exprimer leur refus d’injustice lors de l’embauche au Port de Tadjourah.

Force et de constater que les responsables de la Préfecture et de la Mairie usent et abusent du tribalisme pour diviser la jeunesse ; ce qui est fort regrettable.
Comme d’habitude la Police a usé de force pour réprimer cette manifestation.

L’on déplore plusieurs blessés et des arrestations abusives et pour empêcher la circulation de l’informations les autorités de la région ont coupé les liaisons téléphoniques jusqu’à ce matin.
A l’heure actuelle, nous ignorons le bilan exact de cette manifestation mais nous savons que 3 jeunes sont toujours détenus à la Brigade de la Gendarmerie de Tadjourah, haut lieu de torture où sont succombés, dans le passé, plusieurs personnes à la suite des mauvais traitements.

Sont détenus :


MOHAMED KAMIL ALI


HARED BOUH IYE

Et nous ignorons l’identité du 3e détenu mais nous savons qu’un troisième jeune est toujours détenu à la Brigade de Tadjourah. »

++ l’équipe de l’ARDHD soutient l’appel suivant de la LDDH
La LDDH dénonce et condamne énergiquement l’usage de la force pour réprimer le droit du travail de la jeunesse Tadjourah.
Enfin la LDDH demande au régime en place à Djibouti d’accéder à la revendication légitime de la jeunesse Tadjourienne.

13/05/2018 (Brève 1147) LDDH : licenciement massif et abusif des personnels de la collectivité territoriale d’Obock

Dans un communiqué du 12 mai, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH alerte à propos du licenciement brutal, massif et sans motif réel ni sérieux, de 200 femmes attachées au Service de la voirie d’Obock, livrant ainsi des familles à la précarité totale, puisqu’elle n’ont pratiquement aucune chance de retrouver un emploi dans le secteur

A cette occasion, la LDDH indique que ce cas est fréquent dans un pays où le droit des travailleurs est foulé aux pieds par le régime. A titre d’exemple, elle rappelle le licendiement récent et sans préavis de 10 techniciens du Ministère de la Santé, aussitôt remplacés par des membres du parti au pouvoir, l’UMP.

Naguère, servant des relais entre l’administration et les citoyens, les Okals / Chefs de tribus sont moralement torturés par les responsables de la Région d’OBOCK et ils n’ont plus la capacité de réaction, face à ces injustices et à des dénis du Droit.

L’équipe de l’ARDHD s’associe à la LDDH qui condamne énergiquement les mesures abusives et arbitraires qui frappent les personnes les plus vulnérables de la Société et qui demande aux autorités politiques et administratives le rétablissement des personnes concernées dans leur fonction et d’être à l’écoute des responsables coutumiers.

02/05/2018 (Brève 1146) LDDH : clônage de tous les syndicats, harcèlement des syndicalistes authentiques. Désormais, c’est le Président qui accorde ou qui refuse, en personne, les récipissés de déclaration des syndicats !!!

Dans un communiqué du 1er mai, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH établit un rapport alarmant à propos des syndicats et donc de la représentation des travailleurs.

La LDDH dénonce le clônage systèmatique de tous les syndicats authentiques depuis les années 95-96 et le remplacement des syndicalistes engagés par des "hommes de paille" qui ne font qu’appliquer les ordres de l’équipe dirigeante et qui prétendent représenter légalement les travailleurs, y compris devant les instances internationales.

Ces syndicalistes de la première heure sont victime de harcèlements et parfois de violents actes : torture, incarcérations abusives, etc… Certains ont été contraints de fuir le pays pour échapper à "la chasse gouvernementale et policière".

Il en ressort que les droits des travailleurs sont bafoués sans arrêt et sans contre-pouvoir : licenciements abusifs, mises à pied sans motif réel ni sérieux, etc… Et en plus, les obligations ne sont pas respectées : par exemple, au Port, il n’y a pas eu d’élections de représentants des travailleurs depuis 20 ans !!! Le tribalisme est omni-présent dans les embauches, les promotions et à l’inverse, dans les licenciements et les mises à l’écart de salariés compétents mais issus d’une "ethnie" qui n’est pas affiliée à la dictature.

En synthèse, un chomage endémique qui frappe toutes les couches de la population, surtout les plus pauvres et aussi en premier les jeunes. Toutes ces composantes ne bénéficient en aucune façon des taux de croissance claironnée par le pouvoir manipulateur.

Enfin, pour courronner le bilan, la LDDH dénonce le fait que désormais, c’est le Président qui s’est attribué le pouvoir d’accepter ou de refuser un nouveau syndicat. Ce qui permet de dénoncer le système dictatorial, autoritaire et sans partage, qui est instauré par Guelleh avec sa famille et ses obligés.

01/04/2018 (Brève 1142) Intimidation policière musclée contre un parti politique à Djibouti, selon un communiqué de la LDDH.

Dans un communiqué du 31 mars 2018, signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce une opération policière brutale et non justifiée contre le siège d’un parti politique le RADD.

Cette intervention visait uniquement à terroriser les participants et à saisir le matériel de sonorisation, alors que les membres étaient réunis pacifiquement pour débattre des positions de leur parti pour que Djibouti devienne un état de Droit et accomplir leurs devoirs religieux.

Outre le matériel saisi, les policiers ont arrêté le gardien des lieux, Moussa Mohamed, un homme d’un certain âge qui était toujours en garde à vue dans les locaux de la Police.

L"ARDHD se joint à la LDDH pour :

  • dénoncer et condamner énergiquement cette dérive policière et exiger la libération immédiate et sans condition du vieux MOUSSA MOHAMED et la restitution des matériels confisqués lors de cette descente.
  • demander au régime en place à Djibouti de permettre le plein respect des règles démocratiques afin que les partis de l’opposition politique puissent exercer leurs activités sans aucune entrave.

26/03/2018 (Brève 1140) Reprise des arrestations dans le Nord et des incarcérations arbitraires, selon la LDDH

Dans un communiqué daté du 26 mars et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce des nouvelles arrestations dans le nord. Il cite le cas de M. Mohamed Ahmed Ali, arrêté il y a une semaine dans le district d’Obock.

Après son arrestation, Mohamed Ahmed Ali a été interrogé d’abord à Obock, puis au SRD de la Gendarmerie à Djibouti-ville, avant d’être placé en détention, sans jugement à Gabode. La LDDH craint que les différents interrogatoires n’aient été réalisés sous la contrainte avec de possibles traitements musclés, inhumains et/ou dégradants.

L’ARDHD se joint aux appels de la LDDH qui :

  • dénonce et condamne sans réserve les arrestations dont les victimes ne sont qu’autres des civils sans défense par un régime sans scrupules,
  • qui demande l’arrêt immédiat des violences contre les civils et lance un appel solennel à tous les bailleurs des fonds à faire pression sur le régime en place a Djibouti.

26/02/2018 (Brève 1128) BOLOCK MOHAMED ABDOU, figure de l’opposition, a été convoqué hier au SDS, bien connu pour ses méthodes d’interrogation brutales et pour ses incarcérations abitraires (LDDH)

Dans un communiqué du 25 février sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce la convocation de Bolock Mohamed Abdou par le SDS (Service de Documentation Secret).

L’association rappelle aussi que c’est la quatriéme fois depuis le début de l’année, que
Bolock Mohamed Abdou est arrêté ou convoqué par des cellules spécialisées dans la répression des citoyens. Nul doute que cet acharnement est dirigé contre un citoyen pacifique dont le seul tort est d’avoir utilisé de son droit légitime à s’exprimer. Rappelons que Bolock Mohamed Abdou est membre de la direction de la LDDH.

L’équipe de l’ARDGD se joint aux appels de la LDDH pour
++ dénoncee et condamner énergiquement l’arrestation de Bolock Mohamed Abdou, qui est membre de sa direction et demander sa libération immédiate et la fin de l’acharnement dont il est victime.
++ lancer un appel solennel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Union Africaine, à l’IGAD, à la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, à l’Union Européenne à faire pression sur les autorités Djiboutiennes pour qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens.

17/02/2018 (Brève 1122) Quand le tribalisme prime sur les règles démocratiques de base à Djibouti.(LDDH)

Dans un communiqué N° 3 daté du 17 février, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH signale que la vie politique et en particulier le choix des candidats à l’élection législative mais aussi celui des Ministres ou des hauts-fonctionnaires est établi sur des bases tribales et non sur les compétences des candidats.

La LDDH dénonce la prise en main du pays, depuis des années, à tous les rouages adminisratifs, politiques et financers, par des personnes n’ayant pour seul mérite, leurs appartenances tribales et non leur compétence ou leur engagement sincère au redressement du pays, des services publics et de l’économie.

Par ailleurs la LDDH confirme le faible taux de retrait des cartes électorales, qui inquiéte à juste titre le Ministère de l’intérieur. Il aurait décidé d’employer des vacataires pour qu’ils sillonnent les rues à la recherche des logements des électeurs inscrits, afin de leur remettre à domicile le précieux sésame, qui ne semble pas l’être aux yeux d’une population totalement découragée par le régime et ses pratiques plus que douteuses.

La LDDH émet des doutes sur la réussite de l’opération à moins de six jours du scrutin….

16/02/2018 (Brève 1120) (LDDH) Absence de programme électoral, resultats connus à l’avance. La recette miracle de Guelleh pour que la population djiboutienne se désintéresse totalement du scrutin législatif à venir

Dans un communiqué daté du 15 février 2018, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH explique et justifie le désintérêt total de la population pour un scrutin sans enjeu ni surprise.

Selon cette association, la première manifestation de désintérêt est confirmée que seules 10.000 cartes électorales auraient été retirées à ce jour sur 194.000 inscrits. En plus ce nombre d’électeurs inscrits est très bas pour une population estimée à environ 940.000 citoyenns et citoyens.

De plus, il faut savoir que traditionnellement dans les régions du nord et du nord-ouest, les habitants ne votent pas directement : ce sont soit les instances gouvernementales, soit les
chefs coutumiers qui le font pour eux.

(Ce qui avait produit dans le passé des résultats stupéfiants : en 2016, certains bureaux avaient fermé à midi, parce que 100 % des inscrits avaient voté, avec 100% de suffrages exprimés et 100% en faveur de Guelleh. -note de l’ARDHD-)

La LDDH pointe aussi le fait que l’UMP (Majorité présidentielle) n’a pas publié de programme électoral clair et qu’elle ne recherche pas l’édhésion populaire. Ses partisans/rabatteurs se contentent de dire : "le 23 février, votez UMP avec le bulletin vert !!!

Au final la LDDH a relevé une sérieuse violation des droits civils et politiques :

"Il a été signifié par le Ministre de l’Intérieur le refus de remettre aux partis en compétition, les fiches des résultats signées par tous les délégués et ce, en contradiction d’un décret présidentiel datant de Décembre 2013.

Il est à rappeler que le défaut de remise des fiches des résultats ou de publication des résultats par bureau de vote constitue une sérieuse violation des droits politiques et civils lesquels doivent être intégralement respectés dans tout processus électoral."

10/02/2018 (Brève 1119) (LDDH) Des élections législatives sans suspens, dominées par une forte influence des tribus. Les résultats sont déjà connus

Dans un communiqué daté du 9 février 2018, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH explique que si l’opposition a été laminée par les dirigeants politiques actuelles, le choix des candidats qui seront élus le 23 février, a été largement réalisé sur des appartenances tribales.

Certaines ont été favorisées, d’autres au contraire sont pratiquement écartées et cela sans aucune considération de leur poids démographique. Ainsi le régime pour se maintenir au pouvoir exacerbe, comme il le fait à chaque fois, les divisisions, pour s’imposer, alors qu’il est totalement minoritaires au sein de la population.

Le trafic des listes électorales est ahurissant. Même le nombre d’inscrits officiellement connaît des variations inexpliquées mais significatives. Entre les annonces du ministre de l’intérieur qui évalue en janvier 2018, sur les média officiels, le nombre d’inscrits à 225.000 et la publication ultérieure de 194.000, sonne comme un aveu officiel de magouillage.

Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que les électeurs inscrits ne se précipitent pas
pour retirer le carte électorale. La RTD annonçait le 8 février que seulement 10 % des électeurs avaient été cherché le fameux sésame.

La LDDH confirme avoir déposé le 7 janvier 2018 une demande d’agrément pour l’Observation Citoyenne des Elections (OCE) mais que le Pouvoir Djiboutien n’a même pas daigné lui répondre pour lui signifier un accord ou un refus.

Au final la LDDH assure l’opinion publique que fidèle à son idéal démocratique, elle poursuivra sa mission d’information sur la situation et les conditions manifestement douteuses de ces élections.