12/01/2018 (Brève 1116) Guelleh et ses obligés attendaient-ils une livraison importante d’armement : munition, bombes et explosifs ? (Le Figaro)

Lien avec l’article du Figaro http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/01/10/97001-20180110FILWWW00254-grece-materiel-explosif-a-bord-d-un-cargo.php

A noter que l’information a été reprise sur le site HCH24 : http://www.hch24.com/actualites/01/2018/djibouti-le-nom-du-regime-de-guelleh-implique-dans-un-navire-transportant-des-explosifs-arrete-en-grece/

___________________ Le Figaro

Grèce: matériel explosif à bord d’un cargo
Les autorités grecques ont arraisonné un navire battant pavillon tanzanien qui se rendait en Libye avec une cargaison de matériel pouvant servir à la fabrication d’explosifs.

Le cargo a été intercepté au large de la Crète samedi, ont annoncé les garde-côtes aujourd’hui. Il avait à bord 29 conteneurs renfermant notamment du nitrate d’ammonium et des détonateurs. Le contre-amiral de la marine grecque Ioannis Argiriou a expliqué à la presse que le matériel trouvé à bord « aurait pu servir dans des carrières mais aussi à la fabrication de bombes et à commettre des actes de terrorisme ».

D’après le manifeste du navire, il avait pris sa cargaison en Turquie dans les ports de Mersin et d’Iskenderum et devait à l’origine se rendre à Djibouti et à Oman. Mais, ont expliqué les garde-côtes grecs, le capitaine a ensuite reçu l’ordre de mettre le cap sur Misrata, en Libye, et d’y décharger toute la cargaison.

Les huit membres de l’équipage ont été arrêtés et seront présentés devant un juge demain.

14/07/2017 (Brève 1031) Revue de presse sur les nouvelles révélations dans l’enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (Le Figaro, Le Parisien, Mediapart, …)

++ Le Figaro
Lien avec la page : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/07/13/97001-20170713FILWWW00408-mort-du-juge-borrel-a-djibouti-origine-criminelle-confirmee.php

Mort du juge Borrel à Djibouti: origine criminelle confirmée

Un collège d’experts a confirmé « l’origine criminelle » de la mort du juge Bernard Borrel dans l’enquête sur l’assassinat non-élucidé du magistrat français, dont le corps a été retrouvé calciné en 1995 à Djibouti, a annoncé vendredi le parquet de Paris. Ce rapport daté du 26 juin vient confirmer une expertise de 2007 qui avait déjà mis en lumière la nature criminelle du décès du magistrat, survenu dans la nuit du 18 au 19 octobre 1995. Son corps avait été trouvé, en partie dénudé, en contrebas d’un ravin, dans une région désertique à 80 kilomètres de la capitale. Dix ans plus tard, les experts, qui se sont fondés sur l’examen de photographies et l’étude des rapports incendies et médico-légaux, arrivent aux mêmes conclusions. Ils estiment que les fractures décélées sur le corps du magistrat, au crâne et au bras gauche sont « compatibles avec des coups portés par un tiers », a indiqué le parquet dans un communiqué. (…)

++ Le Parisien
Lien avec la page : http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-bernard-borrel-de-nouveaux-elements-accreditent-la-these-du-meurtre-13-07-2017-7133115.php

Affaire Bernard Borrel : de nouveaux éléments accréditent la thèse du meurtre

Ce magistrat français a été retrouvé mort, carbonisé à Djibouti en 1995. Plus de 20 ans après, l’enquête rebondit.

C’est un coup de tonnerre sur le chemin vers la vérité, au bout de 22 ans de bras de fer. La mort déjà très suspecte du juge Bernard Borrel à Djibouti en octobre 1995 a désormais toutes les allures d’un meurtre. Jeudi, le parquet de Paris a dévoilé de nouvelles expertises qui «viennent ainsi confirmer l’origine criminelle du décès de M. Bernard Borrel», conclut le communiqué. (..)

++ Mediapart (payant)

Lien avec la page : https://www.mediapart.fr/journal/france/130717/la-these-criminelle-confirmee-dans-lenquete-sur-le-juge-borrel?onglet=full

La thèse criminelle confirmée dans l’enquête sur le juge Borrel

De nouvelles expertises confirment l’origine criminelle de la mort demeurée mystérieuse du juge français Bernard Borrel, dont le corps a été retrouvé à Djibouti en 1995, a annoncé jeudi le parquet de Paris. (…)

14/04/2012 (B652) Confirmation de nos soupçons sur de possibles trafics illégaux d’armes qui passeraient par le port de Djibouti ? C’est ce que révèle Le Figaro en signalant l’immobilisation d’un navire allemand … (Sources AFP / Der Spiegel)

Le Figaro avec AFP : Syrie: un navire stoppé avec des armes

Un cargo allemand avec des armes iraniennes à destination du régime syrien a été stoppé à 80 kms au large du port syrien Tartus, affirme aujourd’hui l’hebdomadaire allemand Der Spiegel sur son site internet.



Il y a quelques jours, le navire « Atlantic Cruiser », appartenant à l’armateur allemand Bockstiegel, basé à Emden (nord de l’Allemagne), avait pris dans sa cargaison dans le port de Djibouti des armes destinées au régime de Bachar al-Assad, qui étaient auparavant sur un cargo iranien.



Grâce à des transfuges du régime syrien, le contenu du chargement a été divulgué et l’armateur a été averti, continue le journal allemand. Là-dessus, « l’Atlantic Cruiser » a changé de cap vendredi après-midi, en direction du port turc Iskenderun.



Il s’est ensuite arrêté à 80 kms de Tartus et a tourné en rond pendant plusieurs heures. « Nous avons stoppé le bateau après avoir été averti que le chargement contenait des armes », a indiqué un responsable de la société chargée de gérer les cargaisons de « l’Atlantic Cruiser », la firme C. E. G. Bulk Chartering, Torsten Lüddeke, cité par le Spiegel Online. « On nous a dit que cette cargaison contenait des pompes et d’autres appareils de la sorte », a-t-il ajouté, affirmant qu’ils n’auraient jamais laissé charger des armes à bord.



Le cargo avait été loué à la firme ukrainienne White Wale Shipping à Odessa.L’ONU enquête sur des transferts d’armes de l’Iran vers la Syrie qui ont été opérés ces derniers mois en violation des sanctions internationales contre Téhéran.



La résolution 1747 du 24 mars 2007 instaure notamment un embargo sur les achats d’armes iraniennes.

22/12/2011 (B635) Le Figaro / La France consolide sa présence à Djibouti

Par Isabelle Lasserre

Le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, dont le pays abrite le contingent français le plus important en Afrique, est venu renouveler, mercredi à Paris, les accords de défense qui le lient à la France. Le nouvel accord, renégocié pendant de longs mois entre les deux capitales, remplacera le précédent traité, qui datait de 1977.

Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, Nicolas Sarkozy avait promis de revoir les liens parfois ambigus qui unissaient Paris à ses anciennes colonies africaines. Depuis 2008, six des huit accords de défense avec les amis africains de la France ont été renégociés «dans une perspective nouvelle».

Les clauses secrètes qui autorisaient les forces françaises à intervenir pour maintenir l’ordre intérieur dans certains pays et qui ont souvent justifié que Paris se porte au secours de dictateurs en difficulté, ont été remises en cause. En matière de défense, la France veut développer une nouvelle politique qui vise d’abord à aider les forces africaines à assurer collectivement la sécurité de leur continent, via l’Union africaine (UA).

Dans le cas de Djibouti, le nouvel accord est conçu sur la base d’un «partenariat » autorisant des échanges, notamment pour l’entraînement des unités militaires. Il instaure un «vrai statut » pour les forces françaises qui y sont déployées, notamment dans le domaine juridique. Enfin, assure un responsable proche du dossier: «Comme dans les autres accords renégociés, la possibilité d’intervenir militairement dans les affaires intérieures du pays n’existe plus. »

Les choses paraissent moins claires, en revanche, sur la possibilité qu’auront ou non les forces françaises de défendre l’intégrité territoriale de Djibouti si le pays était attaqué de l’extérieur. Ce nouvel accord de défense, comme les précédents, sera soumis à l’approbation du Parlement.

Le nouveau dispositif allégé de la France en Afrique est désormais verrouillé à l’Est par la base de Djibouti et à l’Ouest par celle du Gabon. Deux autres pôles opérationnels plus modestes, au Tchad et au Sénégal, complètent l’organisation.

Avec 2100 hommes et dix avions de combat Mirage 2000, Djibouti est le principal socle militaire français du continent. Un choix motivé par la position stratégique exceptionnelle du pays, situé à l’entrée de la mer Rouge et du golfe d’Aden, entre le continent africain et la péninsule arabique, tout près des zones instables que sont la Somalie et le Yémen.

Bordant l’un des couloirs de navigation les plus fréquentés du monde, par où transite 30% du pétrole, Djibouti est un point d’appui idéal pour protéger les voies d’approvisionnement énergétiques, participer à la lutte contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique et lutter contre al-Qaida qui s’étend dans le Sahel et menace directement les ressortissants français.

De Djibouti, les unités françaises prépositionnées participent aussi aux missions lancées sur le continent, qu’il s’agisse de «Licorne» en Côte d’Ivoire (2002) ou d’«Artémis» au Congo (2003). En donnant à la France une capacité d’action, la base contribue ainsi à l’autonomie stratégique du pays. La position de retrait de la France en Afrique, qui s’est aussi traduite par une réduction des effectifs, notamment à Djibouti, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, est parfois critiquée dans certains milieux diplomatiques et militaires.

Les sceptiques s’interrogent sur le bien-fondé d’un désengagement français, à l’heure où les conflits et les tensions se multiplient sur le continent. Et lorsque d’autres pays, jusque-là absents d’Afrique, s’y installent. Jadis chasse gardée traditionnelle de la France, Djibouti héberge depuis 2003 une base militaire américaine, très engagée dans la lutte contre le terrorisme. Mais comme le dit un responsable du dossier: «Certaines bases ont été réduites, mais aucune n’a été fermée, ce qui nous donne la possibilité de pouvoir remonter en puissance en cas de besoin. » En théorie, en tout cas. Car les deux accords de défense restant à renégocier, avec le Sénégal et la Côte d’Ivoire, pourraient bien être les plus difficiles.

21/12/2011 (B635) Le Figaro / Nouvel accord de défense avec Djibouti (avec AFP)

Nicolas Sarkozy et le président de Djibouti Ismaël Omar Guelleh ont signé aujourd’hui à Paris un nouveau traité de coopération en matière de défense qui vient remplacer l’accord signé après l’indépendance de Djibouti en 1977, a rapporté la présidence.

Ce texte établit, selon l’Elysée, « le cadre de la coopération militaire bilatérale » et précise « les facilités opérationnelles accordées à nos forces stationnées » à Djibouti, la plus grande base militaire française à l’étranger qui accueille près de 3000 soldats. Ce texte est le sixième accord de défense renégocié par la France avec un pays de son ancien « pré carré » africain.

Nicolas Sarkozy avait promis en février 2008, lors d’un déplacement en Afrique du Sud, la renégociation de tous les documents secrets de ce type, accusés d’avoir couvert les interventions militaires françaises très controversées au profit de régimes africains « amis », et leur publicité.

Lors de leur entretien, Sarkozy et Guelleh ont aussi parlé du « renforcement de la coopération bilatérale », de la situation en Somalie et la lutte contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique.

Le communiqué de l’Elysée n’a pas précisé si les deux dirigeants avaient également évoqué l’affaire Borrel, qui empoisonne les relations entre la France et Djibouti depuis de longues années. Le corps en partie carbonisé de Bernard Borrel, un magistrat français détaché à Djibouti, avait été retrouvé en 1995, le corps en partie carbonisé. L’enquête de la justice française a longtemps privilégié la thèse du suicide, avant de retenir, après de nouvelles expertises, celle d’un assassinat dans lequel certains témoins ont mis en cause Guelleh et son entourage.

Selon le témoignage d’un militaire français en poste à Djibouti à l’époque des faits révélé aujourd’hui par France Culture, l’armée française avait été informée de l’assassinat du juge Borrel peu après son décès, via des écoutes de la police djiboutienne.

Guelleh, qui fait par ailleurs l’objet d’une plainte déposée à Paris pour l’assassinat de deux membres de la famille d’un opposant, n’a fait aucune déclaration à la presse à l’issue de son entretien avec Sarkozy.

11/11/2011 (B630) La France réduit très sévèrement « la pompe à finances » en faveur de Djibouti !!! / Le Figaro avec AFP : France : le budget Défense 2012 amputé (Info lecteur)

L’Assemblée nationale a adopté aujourd’hui le projet de budget de la Défense 2012 d’un montant de 31,5 milliards d’euros, amputé de 167 millions d’euros par rapport au projet initial au titre des économies supplémentaires d’un milliard annoncées le 24 août par le premier ministre.

Les députés de la majorité ont adopté un amendement du gouvernement en ce sens lors de l’examen du texte en première lecture. Cette diminution porte notamment sur 102,3 millions d’euros d’autorisations d’engagement du programme « Equipement des forces ». Elle sera partiellement compensée, selon le gouvernement, par la perception de recettes exceptionnelles supplémentaires au titre de la vente de fréquences hertziennes.

Une économie de 30,5 millions d’euros portera sur le programme « Soutien de la politique de défense ». Un ajustement qui porte sur des opérations d’infrastructures sans en modifier la programmation.

Les crédits du programme « Préparation et emploi des forces » seront minorés de 25 millions d’euros.

Et 9,2 millions d’euros économisés grâce notamment à « la diminution de 6,5 millions d’euros de la subvention à la République de Djibouti ».

08/05/11 (B603) Djibouti: le président Guelleh investi (Le Figaro avec AFP)

Le président de la République de Djibouti Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, a prêté serment ce dimanche pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de son pays devant un parterre de chefs d’Etat et de gouvernement de la région.

Le président Guelleh a été réélu le 8 avril lors de l’élection présidentielle, boycottée par une partie de l’opposition, avec 80,63% des suffrages, devant le candidat indépendant Mohamed Warsama Ragueh, présent à la cérémonie d’investiture.

« Moi, Ismaël Omar Guelleh, je jure devant Dieu et devant mon peuple que j’accomplirai cette lourde mission avec transparence et justice », a-t-il proclamé.

La cérémonie s’est déroulée au Kempinski Palace de Djibouti en présence notamment du président soudanais Omar El-Bechir, du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, du président somalien Sharif Cheikh Ahmed, du vice-président yéménite Abdrabouh Mansour Hadi et du Premier ministre rwandais Bernard Makuza.

La France et les Etats-Unis étaient respectivement représentés par Henri de Raincourt, ministre chargé de la Coopération, et Karl Wycoff, sous-secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines.

M. Guelleh a pu briguer un troisième mandat grâce à une révision constitutionnelle adoptée en 2010 par un Parlement entièrement acquis à sa cause. Il a assuré pendant l’élection que ce mandat serait son dernier.

Il s’est notamment engagé pour ce nouveau mandat à lutter contre le chômage et a promis la construction d’une voie ferrée électrique reliant Djibouti à la capitale éthiopienne Addis Abeba.

19/02/11 (B592) Le Figaro avec AFP : Reprise des heurts à Djibouti

Des affrontements ont repris ce matin dans une banlieue populaire de Djibouti entre partisans de l’opposition qui réclament la fin du régime du président Ismaël Omar Guelleh et forces de l’ordre.

Au lendemain d’un grand rassemblement de l’opposition dans la capitale qui avait dégénéré en violences dans la soirée, des heurts ont repris dans la banlieue de Balbala, en périphérie sud-est de la ville. Des petits groupes d’émeutiers harcelaient avec des jets de pierre les policiers qui répliquaient à coup de grenades lacrymogènes.

Ces affrontements se déroulaient en plusieurs carrefours de Balbala, en particulier près de l’hôpital italien où une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute étaient déployés. Le nombre de manifestants ne cessaient d’augmenter au cours de la matinée dans ce quartier populaire, malgré l’action de la police.

La situation dans la capitale elle-même, quadrillée par les forces de l’ordre, restait cependant calme en fin de matinée.