27/07/09 (B509) Yemen Express – Toujours des manifestations dans la région d’Aden.

___________________________________ 1 – Le Figaro

Violences au Yémen: 12 morts

Douze personnes ont été tuées et des dizaines blessées aujourd’hui dans de violents accrochages dans une ville du sud du Yémen entre les forces gouvernementales et des activistes armés, lors d’une manifestation favorable aux séparatistes sudistes, selon des témoins.

La manifestation était organisée à Jinzibar, chef-lieu de la province d’Abyan, à 50 km à l’est d’Aden (capitale méridionale du Yémen), à l’appel du jihadiste Tarek al-Fadhli, un des dignitaires de la ville qui s’est rallié aux partisans d’une sécession du sud du pays.

2007/09 (B508) – Yémen Express …. (1 article en Français)

_______________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Yémen: 10 tués dans des heurts

Dix personnes ont été tuées dans des heurts samedi soir entre des rebelles chiites armés et des militants du parti d’opposition islamiste Al-Islah (sunnite) pour le contrôle d’une mosquée dans le nord du Yémen, a-t-on appris lundi auprès des deux belligérants."Des Houtis (rebelles chiites) ont attaqué la mosquée Zine al-Abidine dans la ville de Zahra pour la contrôler, tuant trois hommes d’Al-Islah", a déclaré à l’AFP le président du bureau exécutif du parti islamiste, Abdel Hamid Ameur.

Peu après, des rebelles chiites ont attaqué une cérémonie de deuil pour les victimes, tuant deux autres partisans d’Al-Islah, ce qui a donné lieu à des affrontements qui se sont soldés par la mort de cinq rebelles, a-t-il ajouté.Un porte-parole de la rébellion chiite, Mohammad Abdel-Salam, a confirmé à l’AFP les heurts et s’est étonné de ces incidents. "Nous entretenons de bonnes relations avec Al-Islah", a-t-il assuré.La ville de Zahra, dans la province d’Al-Jawf, est habitée à la fois par des sunnites et des chiites.

Une médiation, conduite par un responsable du parti socialiste (opposition), a permis un arrêt des hostilités, selon un responsable provincial.Al-Islah, dirigé par Sadok Abdallah Al-Ahmar, est le deuxième groupe parlementaire au Yémen, avec 62 députés, juste derrière le parti au pouvoir, le Congrès populaire général du président Ali Abdallah Saleh. Il compte parmi ses membres cheikh Abdel Majid al-Zendani, considéré comme le chef de file d’un courant salafiste sunnite.

13/07/09 (B507) Le journal de la Flibuste … Attaque manquée d’un super tanker. Le navire traditionnel indien, capturé récemment, a servi de bateau mère. (1 article en Français)

__________________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Pirates/Somalie: attaque d’un pétrolier

Des pirates somaliens ont capturé aujourd’hui un bateau traditionnel indien et ses 11 membres d’équipage avant de s’en servir lundi comme bateau-mère pour attaquer, en vain, un super-tanker dans le golfe d’Aden, a annoncé le responsable d’un programme d’assistance aux marins.

La petite embarcation indienne, un dhow, a été attaquée vendredi à environ 14 milles nautiques de Bosasso, le principal port de la région semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie). « Il a été utilisé comme bateau-mère dans une attaque infructueuse contre le VLCC tanker A Elephant ce matin », a rapporté à l’AFP Andrew Mwangura, basé dans le port kényan de Mombasa.

Le bateau attaqué est un super-tanker à l’image du Sirius star, un navire saoudien qui avait été capturé en novembre 2008 par des pirates avec sa cargaison de deux millions de barils de brut. La capture du dhow indien porte à au moins 15 le nombre de bateaux détenus par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden et l’océan Indien et à plus de 200 marins retenus captifs.

Selon Ecoterra International, une ONG environnementale qui suit de près la piraterie somalienne, 145 attaques menées par des pirates somaliens ont été enregistrées en 2009, dont 45 réussies.

21/06/09 (B504) Yemen Express …. les six otages peut-être en vie (Le Figaro avec AFP)

L’espoir n’est pas perdu de retrouver en vie les six étrangers enlevés dans le nord du Yémen durant la première quinzaine de juin, a affirmé le ministre yéménite de l’Intérieur Motahar al-Masri.

Ces six étrangers, cinq Allemands et un Britannique, font partie d’un groupe de neuf personnes prises en otage dans la région de Saada. Les cadavres de deux Allemandes et une Sud-Coréenne ont été retrouvés la semaine dernière.

« L’information dont nous disposons est qu’aucun des six otages n’a été repéré et il existe une possibilité qu’ils soient toujours en vie », a déclaré à la presse le ministre yéménite dans la nuit de samedi à dimanche. Selon lui, Sanaa collabore pleinement avec Berlin, Londres et Séoul pour retrouver les auteurs du rapt et des meurtres.

« C’est un crime terroriste qui vise à ternir l’image du Yémen et ses intérêts », a-t-il souligné.

Il a précisé que les neuf étrangers enlevés n’avaient pas respecté les consignes de sécurité des autorités, à savoir de ne pas se promener dans cette région sans accompagnateurs.

16/06/09 (B503) Yémen : les neuf otages étrangers auraient été tués ( Le Figaro)

Pour un responsable yéménite, ce sont des rebelles chiites qui sont à l’origine de la prise d’otage de ces ressortissants étrangers, mais les services de sécurité allemands pensent qu’il s’agit de al-Qaida.

Les neuf étrangers enlevés la semaine dernière dans le nord du Yémen ont été retrouvés morts lundi, selon un responsable de la sécurité yéménite, qui a requis l’anonymat. Le ministère yéménite de l’Intérieur a confirmé la mort de trois des otages, deux Allemandes et une Sud-Coréenne.

Le groupe comprenait un médecin allemand, son épouse et leurs trois enfants, ainsi qu’un ingénieur britannique, son épouse sud-coréenne et deux autres ressortissants allemands, selon les autorités yéménites. Ces membres d’une organisation internationale travaillaient depuis 35 ans au sein de l’hôpital de Saada au nord du pays. Ils avaient été enlevés dans une zone montagneuse de la région de Saada, la semaine dernière, à une date qui n’a pas été précisée.

La chancelière Angela Merkel n’a pu confirmer la mort des otages allemands. A Séoul, le ministère des Affaires étrangères a indiqué également qu’il ne disposait pas d’éléments sur la mort des otages.

Al-Qaida à l’origine de l’enlèvement ?

Selon les services de sécurité allemands, le réseau terroriste al-Qaida serait à l’origine de l’enlèvement, rapporte le quotidien Süddeutsche Zeitung à paraître mardi. Il s’agirait d’ al-Qaïda en raison de «la brutalité» des ravisseurs, écrit le journal, qui cite un expert de haut rang. «Les Allemands sont particulièrement dans la ligne de mire d’Al-Qaïda. Al-Qaïda intensifie la situation. Nous devons nous attendre à des morts supplémentaires», rajoute cet expert.

Un responsable yéménite expliquait un peu plus tôt que les auteurs de l’enlèvement seraient des rebelles chiites zaïdites conduits par l’ancien député Abdel Malek al-Houti. Un conflit ouvert ayant fait des milliers de morts oppose ce groupe aux forces gouvernementales depuis 2004 dans la région de Saada. Mais ces rebelles ont nié toute implication dans le rapt et ont accusé le gouvernement d’essayer de ternir leur image.

Le rapt n’a pas été revendiqué. Seul un SMS a été envoyé dimanche soir avertissant de l’assassinat des otages. «Dites la prière des morts pour les otages. Demain, vous aurez une surprise», dit le message, selon une source policière de Saada.

Les enlèvements d’étrangers sont fréquents au Yémen, l’un des pays les plus pauvres et les plus instables du monde arabe. Plus de 200 ressortissants étrangers y ont ainsi été enlevés ces 15 dernières années. Dans ce pays à structure tribale, des tribus capturent pour faire valoir diverses revendications. Mais les enlèvements avaient jusqu’ici très rarement connu une issue tragique, la grande majorité des otages ayant été libérés sains et saufs.

Par ailleurs, en mars, quatre touristes sud-coréens étaient morts au Yémen dans un apparent attentat-suicide imputé à Al-Qaïda.

16/06/09 (B503) Nouvelles de Somalie . Quelques informations, en dépit de l’embargo médiatique dans lequel semble être plongé la Somalie. (1 article)

_______________________________ 1 – Le Figaro

Somalie : 6 morts dans affrontements

Au moins six personnes ont été tuées aujourd’hui dans des affrontements entre les forces somaliennes et des combattants islamistes radicaux qui ont attaqué une position gouvernementale à la sortie nord de la capitale Mogadiscio, selon des témoins et une source officielle. Les combats ont éclaté tôt ce matin après que les combattants extrémistes des shebab eurent attaqué une base des troupes somaliennes à Galgalato, dans la banlieue nord de la capitale.

« Nos combattants ont attaqué Galgalato ce matin et ont pris le contrôle de la zone; plusieurs apostats qui y étaient stationnés ont été tués dans les affrontements », a déclaré à la presse à Mogadiscio l’un des porte-parole des shebab, Cheick Ali Mohamoud Rage. Un responsable sécuritaire au gouvernement somalien, Abukar Mohamed, a confirmé à l’AFP la tenue de ces combats, sans donner plus de précisions.

Les shebab ont affirmé à la presse qu’ils contrôlaient désormais cette zone stratégique à la sortie nord de la capitale. Ces informations ont été confirmées par plusieurs témoins.

« Les combats ont éclaté après la première prière du matin et six personnes ont été tuées; c’était tous des combattants », a rapporté à l’AFP Hussein Alasow, un résident du quartier voisin de Karan. « J’ai vu six corps, dont certains portaient des uniformes des forces gouvernementales », a ajouté Mohamed Ibrahim Hussein, un autre témoin.
Abdullahi Moalim Ali, un autre habitant, a déclaré à l’AFP avoir vu des combattants des shebab à bord de véhicules blindés contrôler des barrages à Galgalato après la fin des combats.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Le 7 mai, les insurgés ont lancé une offensive sans précédent, menée par les shebab et la milice Hezb al-Islamiya, à Mogadiscio. Depuis le 22 mai, les forces loyales au président somalien Sharif Cheikh Ahmed mènent à leur tour une contre-offensive.

09/06/09 (B502) Le journal de la Flibuste …. (2 articles en Français)

______________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Mer Rouge : nouvelle cible des pirates

La marine américaine a averti aujourd’hui que la zone sud de la mer Rouge était une nouvelle cible potentielle des pirates somaliens, ce qui menacerait l’une des routes commerciales les plus empruntées au monde.

La Ve flotte américaine basée à Bahreïn a aussi affirmé dans une notice destinée à aider les navires à faire face à la menace, que la saison de la mousson de mai à septembre perturberait vraisemblablement les attaques des pirates et que les compagnies maritimes de commerce pourraient exploiter cela. "Une nouvelle région à risque à la suite d’une attaque de piraterie confirmée (en mai) est le sud de la mer Rouge", a-t-elle affirmé. "Les marins devront tirer profit de l’état de la mer agitée tout en maintenant l’état d’alerte élevé".

La notice, qui souligne les récents changements dans les tactiques des pirates, contient des recommandations détaillées pour les équipages de navires de commerce transitant via les régions à haut risque pour éviter les pirates, a ajouté la marine américaine. Ceux-ci ont récemment multiplié les attaques nocturnes et élargi leur zone d’opération au delà des Seychelles avec l’aide de "bateaux mères" qui leur permettent de frapper dans des zones loin de la côte, selon elle.

Samedi, des pirates somaliens ont libéré un remorqueur nigérian capturé dix mois auparavant avec dix hommes à bord, mettant un terme à la plus longue des prises d’otages effectuées au large des côtes somaliennes.

Quatorze bateaux sont encore aux mains des pirates somaliens dans le golfe d’Aden et l’océan Indien avec plus de 200 marins otages, dont plus du quart sont des Philippins.

Selon Ecoterra International, une ONG environnementale surveillant les activités maritimes illégales dans la région, les pirates ont effectué 126 attaques en 2009, dont 44 captures de navires réussies. Depuis début avril, les actes de piraterie sont plus nombreux en raison de conditions météorologiques favorables.Des bâtiments sous commandement américain, européen et de l’OTAN, ainsi que des navires chinois et russes, sont déployés dans la région pour lutter contre la piraterie.

______________________________ 1 – Le Figaro

Somalie/piraterie : partie du problème

La piraterie est "une partie du problème" somalien et ne constitue que "la partie émergée de l’iceberg", a estimé aujourd’hui le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini en ouvrant à Rome une réunion de deux jours du Groupe international de contact pour la Somalie.

"La piraterie n’est qu’une partie du problème, que la partie émergée de l’iceberg. Les causes profondes de la piraterie viennent des crises politique, économique et sociale sur ce territoire, pas en mer", a déclaré M. Frattini lors d’une conférence de presse.

Il a estimé que la piraterie "est un crime qui a atteint une ampleur intolérable" et qu’elle constituait tout comme "le terrorisme, l’immigration clandestine et le trafic d’êtres humains, une menace pour la sécurité des personnes, et en fin de compte pour la sécurité européenne".

Selon Ecoterra International, une ONG environnementale surveillant les activités maritimes illégales dans la région, les pirates somaliens ont effectué 126 attaques en 2009, dont 44 captures de navires.

Près de 40 pays et organisations internationales participent à la quinzième réunion de ce Groupe de contact sur la Somalie, formé en 2005.

Le Premier ministre somalien Omar Abdirashid Sharmarke participe à la réunion. Le président Cheikh Sharif Ahmed, qui devait faire le déplacement à Rome, a finalement renoncé en raison de la situation à Mogadiscio, en proie à d’intenses combats entre milices pro-gouvernementales et insurgés islamistes.

28/05/09 (B500) Le Figaro avec AP / Affaire Borrel : deux djiboutiens relaxés

La cour d’appel de Versailles a relaxé aujourd’hui deux responsables djiboutiens poursuivis pour « subornation de témoin » dans un dossier ouvert en marge de l’enquête sur la mort du juge Bernard Borrel, en octobre 1995 à Djibouti, a-t-on appris de sources judiciaires.

En première instance, le procureur général de Djibouti Djama Souleiman et le chef des services secrets Hassan Saïd Khaireh avaient été respectivement condamnés à 18 et 12 mois d’emprisonnement avec sursis, et maintien des mandats d’arrêts délivrés à leur encontre durant l’instruction.