30/03/2016 (Brève706) Le Parisien / Arcueil : dix femmes en grève de la faim contre les viols à Djibouti (Par Anne-Laure Abraham)

Le ParisienLien avec l’article du Parisien : http://www.leparisien.fr/arcueil-94110/arcueil-dix-femmes-en-greve-de-la-faim-contre-les-viols-a-djibouti-29-03-2016-5670441.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

Allongées sur leurs lits de camp, certaines ont l’air bien fatigué. Depuis vendredi dernier, dix femmes djiboutiennes sont en grève de la faim dans un local de l’association Femmes solidaires à Arcueil. Leur objectif : dénoncer, à quelques jours de l’élection présidentielle de Djibouti prévue le 8 avril, les viols et les violences dont certaines ont elles-mêmes été victimes et dont sont victimes les femmes dans leur pays, à plus de 5 500 km de la France.

Grève de la faim - Djiboutiennes à Arcueil
Arcueil, ce mardi. Dix femmes djiboutiennes sont en grève de la faim depuis vendredi dans un local situé dans le quartier du Chaperon vert. Elles ont reçu la visite de la députée européenne (FG) Marie-Christine Vergiat (en manteau noir).(LP/A.-L. A.)

Sur place, les bénévoles s’organisent pour aider leurs protégées à travers une douche, un code wi-fi, du thé sucré. « C’est pas facile de rester sans manger, concède Fatouma, 29 ans, mais c’est le seul moyen d’interpeller les gens. » Aïcha Dabalé, représentante en France du comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité, l’affirme : les femmes, particulièrement les femmes Afar, peuple présent dans trois pays de la Corne de l’Afrique, font l’objet de viols de la part de l’armée gouvernementale djiboutienne depuis 1991. Deux femmes auraient été abusées il y a quinze jours. « Elles sont soupçonnées de sympathie à l’égard du FRUD (NDLR, Front pour la restauration de l’unité et la démocratie, un front armé opposé au gouvernement). On veut que ces viols soient reconnus comme crime de guerre et que les auteurs soient punis », avance-t-elle.

246 victimes ont été identifiées par l’association, mais il y en aurait bien plus selon le comité. « Personne ne veut prendre leur plainte par peur de représailles. L’impunité favorise la récidive et maintient la peur. Il faut que cela cesse », reprend-elle.

Arcueil, mardi. Une partie des grévistes de la faim se sont isolées au sous-sol car elles se sentent faibles. À droite, cette femme a été violée en 1993 lorsqu’elle était bergère. Sa plainte n’a jamais abouti. « Après ce que j’ai subi, c’était naturel d’être ici », confie-t-elle dans un souffle. (LP/A.-L. A.)

Et la France a un rôle à jouer selon les associations : « Elle a sa plus grande base militaire là-bas et elle sait ce qu’il se passe. Il faut qu’elle demande une enquête internationale aux Nations unies. On ne peut pas fermer les yeux », martèle Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires, qui soutient le comité depuis 1995.

L’association a écrit au ministère du Droit des femmes et va contacter le Président de la République. Marie-Christine Vergiat, députée européenneFront de gauche, compte demander une résolution au Parlement européen. « Peut-être y en aura-t-il une après les élections… », glisse-t-elle. Malgré plusieurs appels, l’ambassade de Djibouti en France n’a pas pu être jointe.

25/05/2014 (Brève 390) Attentat à Djibouti (Le Parisien et Info lecteur).

Le Parisien

Djibouti : deux morts dans un attentat contre un bar prisé des Occidentaux

Selon plusieurs sources, dont l’agence Reuters, un attentat contre un restaurant fréquenté par des Occidentaux, appelé «La Chaumière», aurait fait deux morts et 15 blessés, dans la ville capitale de ce petit état de la corne de l’Afrique. Selon des sources diplomatiques, les deux personnes décédées sont des employées du restaurant et plusieurs étrangers auraient été blessés.

Le restaurant, situé près de l’université de la ville, aurait été touché par un attentat suicide.

Des témoins évoquent deux femmes kamikazes qui seraient à l’origine du drame. La nationalité des victimes n’est pour l’instant pas connue.

Info transmise par un lecteur :

Deux grenades ont explosé samedi dans un restaurant du centre de Djiboutifréquenté par les Occidentaux, faisant deux morts et onze blessés, rapporte lapolice

« C’est un acte criminel. Nous avons deux morts et onze blessés. C’étaient des grenades », a déclaré à Reuters le colonel Omar Hassan, chef de la police de la ville. Deux explosions ont retenti devant l’établissement La Chaumière, deux employés ont été tués et plusieurs étrangers blessés, selon des sources diplomatiques citées par l’AFP. L’attentat n’avait pas été revendiqué dans l’immédiat.

Le ministre des finances, Ilyas M. Dawaleh, a appelé le pays à « rester uni face à de tels actes de barbarie ».

Djibouti, ancienne colonie française, abrite la plus grande base militaire française en Afrique, ainsi qu’une base militaire américaine importante, utilisée pour mener des opérations anti-terroristes au Yémen comme en Somalie, pays voisins.

Djibouti fournit aussi des troupes à la force africaine en Somalie qui combat les insurgés islamistes. Le port de Djibouti est également très utilisé par les navires qui font partie des opérations internationales de lutte contre le piratageau large de la Somalie.

30/10/2013 (Brève 293) Selon un article publié « en exclusivité » par Le Parisien.fr, Wahib Nacer, « le beauf’ du Corbeau repenti », pourrait être de nouveau entendu, mais cette fois en France, par les enquêteurs dans l’affaire de Karachi, à propos de transferts de fonds…

Lien avec l’article : http://www.leparisien.fr/faits-divers/karachi-la-nouvelle-piste-des-juges-30-10-2013-3272145.php

Karachi : la nouvelle piste des juges

Selon nos informations, la justice examine des documents montrant que le versement des commissions avait repris entre1997 et 1999.Un témoin clé pourrait bientôt être entendu.

Matthieu Pelloli | Publié le 30.10.2013,

Voilà plus de dix ans que la justice française enquête sur l’« affaire Karachi » et l’origine de l’attentat qui, le 8 mai 2002, a provoqué à Karachi au Pakistan, la mort de quatorze salariés de la Direction des constructions navales, dont onze Français. La piste terroriste s’est transformée en scandale politico-financier, fondé sur des soupçons de financement par rétrocommissions de la campagne d’Edouard Balladur de 1995. 

Or, selon nos informations, une piste, déjà évoquée en 2011, retient désormais toute l’attention des deux juges du pôle financier chargé de l’affaire, Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. Désormais, les deux magistrats instructeurs examinent de près des documents saisis il y a deux ans par la Dnif (Direction nationale des investigations financières), montrant que, à partir de 1997, le versement de commissions sur le contrat Sawari II signé avec l’Arabie saoudite avait bel et bien repris.

Dès 1996, le président Jacques Chirac avait pourtant décidé d’y mettre fin. Ces documents prouvent que quelque 3 milliards de francs (environ 450 M€) avaient été versés par le biais de la Sofresa, la société qui regroupait l’Etat et les industriels de l’armement pour la commercialisation du matériel militaire au Moyen-Orient, à trois sociétés, Chesterfield Assets (qui en bénéficiait déjà avant cette date), Issham (qui a reçu entre 1999 et 2000 l’équivalent de 230 M€) et Parinvest (13 M€ entre 1997 et 2000).

Les investigations pourraient s’élargir à d’autres politique

Preuve que les juges prennent au sérieux ces éléments : selon nos informations, une commission rogatoire internationale a été exécutée le 24 mai à Genève pour entendre Wahib Nacer, l’un des représentants, avec le Saoudien Khaled Bugshan, de la société Parinvest. Devant le peu de loquacité de ce témoin, les juges français s’apprêteraient à l’entendre de nouveau, mais cette fois-ci à Paris.

Les juges n’abandonnent cependant pas la piste Balladur. Ce dernier et son ministre de la Défense d’alors, François Léotard, pourraient être entendus dans les prochains mois par la Cour de justice de la République. Mais les investigations pourraient s’élargir à d’autres acteurs de la vie politique.

Comme il le réaffirme dans nos colonnes, Ziad Takieddine, un des intermédiaires du contrat saoudien, mis en examen en 2011 pour « complicité, recel d’abus de biens sociaux et faux témoignage », les représentants de Parinvest (Wahib Nacer et la famille Bugshan) auraient des liens avec l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, proche de Dominique de Villepin, secrétaire général de l’Elysée entre 1995 et 2002.

Une affirmation qu’a toujours démentie Alexandre Djouhri(*), qui assure avoir fait la connaissance de Wahib Nacer bien après les faits du dossier Karachi.

Quant à Dominique de Villepin, il a reconnu, lors d’une audition le 6 janvier dernier par le cabinet du juge Van Ruymbeke, avoir des liens d’amitiés avec Djouhri depuis le milieu des années 1990 mais sans rapport avec les affaires de l’Etat.

(*) Plusieurs autres journaux ont rapporté, à propos du versement de 500.000 € à Claude Guéant, qu’Aref Mohamed, le beau-frère de Wahib Nacer, avait des liens très étroits avec Alexandre Djouhri … ? (Note de l’ARDHD)

07/10/2013 (Brève 273) Le Corbeau repenti fait la une ! Après les révélations du Point le mettant en cause directement dans le versement de 500.000 € en liquide à Claude Guéant, à l’heure où il était le Ministre français de l’intérieur, on découvre les relations troubles d’Aref aves des personnalités douteuses, dont son beau-frère Whahib Nacer, un banquier installé en Suisse et cité plusieurs fois, dans des transferts importants de capitaux.(Revue de presse : Le Parisien et les Inrocks).

_______________________ 1 – Le Parisien

Tableaux flamands : Claude Guéant porte plainte pour diffamation
http://www.leparisien.fr/actualite/tableaux-flamands-claude-gueant-porte-plainte-pour-diffamation-01-10-2013-3186207.php

Par Matthieu Pelloli

Selon nos informations, Claude Guéant va engager des poursuites en diffamation contre Le Point. Dans son édition de la semaine dernière, l’hebdomadaire affirme que les 500 000 euros arrivés de l’étranger sur le compte de l’ex-ministre en 2008 pour la vente de deux toiles du peintre flamand Andries Van Eertwelt ont été versés par Mohamed Aref, un avocat djiboutien bien connu dans le milieu des affaires.

Une version contraire à celle produite devant lajustice par l’ancien ministre de l’Intérieur, lors de son audition au printemps dernier, où Claude Guéant avait affirmé aux enquêteurs que l’acheteur des tableaux était malaisien et avait, selon ses avocats, accepté d’en révéler l’identité.

Après avoir vigoureusement démenti les informations du Point, Claude Guéant s’est donc décidé à porter l’affaire devant les tribunaux. Ses avocats doivent déposer la plainte au TGI de Paris dansles jours qui viennent. «Mon client n’a jamais eu de contact avec quelque avocat de Djibouti que ce soit, insistait hier soir maître Jean-Yves Dupeux, son conseil. Claude Guéant ne connaissait même pas le nom de Mohamed Aref. Je le répète, l’avocat qui a acheté les tableaux est de nationalité malaisienne».

______________________________ 2 – Les Inrocks
http://www.lesinrocks.com/2013/09/27/actualite/gueant-ses-500-000-euros-lavocat-djiboutien-decryptage-du-tableau-11430494/

Les mystérieux 500 000 euros de Guéant : la piste libyenne

Mais qu’est ce que ça change que l’avocat-acheteur des tableaux flamands soit malaisien (comme l’affirme Claude Guéant) ou djiboutien (comme l’assure l’hebdomadaire “Le Point”) ? Tout. Cette seconde hypothèse implique que l’origine du virement bancaire de 500 000 euros, ayant atterri sur un compte de l’ex ministre de l’Intérieur, pourrait être libyenne. Comprendre : issue de commissions illégales versées en marge de contrats ou d’accords passés avec la Libye à l’époque de Mouammar Kadhafi. Voici pourquoi.

“Claude Guéant dément catégoriquement les informations publiées sur le site du Point.fr (en réalité il s’agissait de l’extrait d’un article paru hier dans le magazine – ndlr). Il a fourni à la justice les pièces concernant l’identité de l’acheteur des tableaux évoqués. Il n’a jamais eu de contact avec quelque avocat de Djibouti que ce soit“, a affirmé hier à l’AFP Jean-Yves Dupeux, avocat de l’ex ministre de l’Intérieur.


Mais qu’est-ce que ça peut bien changer que l’avocat-acheteur soit malaisien (comme l’affirme Guéant) ou djiboutien (comme l’assure le Point qui dit s’appuyer sur l’enquête judiciaire) ?

Tout.

Car cela modifie l’origine d’un virement bancaire de 500 000 euros qui a atterri, comme l’avait révélé le Canard enchaîné du 1er mai, de façon non expliquée sur un compte de Claude Guéant. La trace de ce virement avait été trouvée par des enquêteurs ayant perquisitionné, le mercredi 27 février, le cabinet d’avocats de l’ex bras de droit de Nicolas Sarkozy.

Décryptons cet embrouillamini.

1) Si l’avocat est malaisien

Dans cette hypothèse, soutenue par Claude Guéant, le magot serait issu de la vente de deux tableaux. Deux “marines” peintes par l’artiste flamand Andries van Eertvelt.

Premier souci : bien que Claude Guéant assure avoir donné à la justice le nom de cet acheteur, un avocat malaisien, son identité n’a jamais été rendue publique. En second lieu, nulle trace écrite de la vente n’a encore été divulguée par l’ex ministre qui a pourtant déclaré posséder “les justificatifs”. Et enfin, d’après plusieurs experts qui se sont prononcés sur le prix de tels tableaux, ces œuvres valent beaucoup moins que 250 000 euros l’unité.

Même en considérant cette hypothèse bancale comme vraie, Claude Guéant aurait fauté. Il aurait réalisé son opération financière sans disposer d’un certificat d’exportation que délivre obligatoirement le ministère de la Culture dès que la vente d’une œuvre d’art dépasse les 150 000 euros.

Mais, aux yeux du cardinal Guéant, cette entorse à la loi vaut toujours mieux que la seconde piste sur laquelle plancheraient désormais les juges d’instruction.

2) Si l’avocat est djiboutien

D’après les informations du Point (déjà partiellement révélées parCharlie hebdo le 17 mai dernier), l’enquête a permis d’établir que le paiement des 500 000 euros émane d’un avocat djiboutien. Pas n’importe lequel. Il s’agirait de Aref Mohamed Aref, représentant des intérêts malaisiens dans son pays. Cette seconde hypothèse implique que l’origine des 500 000 euros pourrait être libyenne.

Comprendre : issue de commissions illégales versées en marge de contrats ou d’accords passés avec la Libye à l’époque de Mouammar Kadhafi. Pourquoi ?

Alexandre Djouhri

Aref Mohamed Aref travaille avec le sulfureux Ahmed Djouhri, dit “Monsieur Alexandre”. Cet homme d’affaires français est décrit par l’écrivain journaliste Pierre Péan dans son livre Le République des mallettes (Fayard) comme agissant au service d’une oligarchie de grands patrons et de politiques. Il prend souvent la place de l’intermédiaire rusé dans des affaires d’Etat relevant du secret défense ou des échanges franco-libyens du temps de Kadhafi. Les Inrocks ont notamment révélé son rôle, au côté de l’ex-espion Bernard Squarcini, pour faire disparaitre de France le très recherché Bachir Saleh, ex trésorier et bras droit de Kadhafi.

Les journalistes du Point précisent que certains industriels se souviennent des “pressions amicales” du secrétaire général de l’Elysée d’alors, un certain Claude Guéant, pour qu’Alexandre Djouhri “trouve sa place dans le contrat de vente d’Airbus conclu avec Kadhafi en 2007. Un circuit complexe dans lequel on retrouve Wahib Nacer, le beau frère de… Mohamed Aref“.

3) Le méconnu Wahib Nacer 

Ce banquier franco-yéménite apparaît “aujourd’hui dans les radars du juge Van Ruymbeke, chargés de l’affaire Karachi et de plusieurs dossiers sensibles pouvant concerner Nicolas Sarkozy“, indiquent nos confrères duPoint. La lettre Intelligence Online (payante) rappelait que cet homme discret “fut dans les années 90 l’un des responsables de l’activité de la banque Indosuez au Moyen-Orient. Pendant les négociations des contrats Sawari II et Agosta (avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan) Nacer était vice-président de la Banque Saudi Fransi, la filiale d’Indosuez à Riyad. Basé en Suisse depuis plus de vingt ans, il travaille toujours pour la banque rachetée par le Crédit Agricole en 1996“.

Dans son livre enquête intitulé Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison (septembre 2013, Seuil), la journaliste Catherine Graciet a découvert une autre étrangeté liant Wahib Nacer à la Libye et, potentiellement, aux agissements de Claude Guéant.

Dans une interview donnée à France 24, le 12 avril 2013, une phrase sibylline du vendeur d’armes et intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine avait attiré l’attention de la journaliste : “Les 300 millions (qui auraient été versés pour permettre la libération des infirmières bulgares par Cécilia Sarkozy et Claude Guéant en 2007 – ndlr) n’ont pas été envoyés (…). Ils ont été payés autrement par Lugano et autres à travers le Qatar, pour finir dans les poches de Guéant et Sarkozy“. Plus loin, Takieddine précisait que ces fonds auraient transité “à travers le Crédit agricole au Qatar“.

En fouillant les archives du Crédit Agricole et du Qatar Financial Centre, Catherine Graciet a découvert deux choses. Premièrement, la filiale Crédit Agricole Qatar a été enregistrée à Doha le 31 mars 2007 (soit quatre mois avant la libération des infirmières bulgares) puis a été supprimée le 9 janvier 2012. Une vie de courte durée pour une filiale. Le certificat d’enregistrement de la filiale qatarie du Crédit Agricole Suisse indique qu’un certain Wahib Nacer était habilité à exercer des fonctions de “gouvernance non exécutive”.

Questions :

Le clan Sarkozy a-t-il – comme l’affirme sans preuves l’intermédiaire Ziad Takieddine – détourné partiellement ou totalement la rançon de 300 millions de dollars versée par le Qatar pour libérer les infirmières bulgares ?

Si oui, le réseau Alexandre Djouhri, Aref Mohamed Aref et Wahib Nacer a-t-il servi d’intermédiaire ?

Pour le moment, le parquet de Paris a ouvert en juin dernier une enquête préliminaire pour déterminer l’origine des 10 000 euros mensuels prélevés en liquide entre 2002 et 2004 par Claude Guéant dans les “frais d’enquête et de surveillance” des policiers. Le parquet a confié aux limiers de la division des investigations fiscales et financières (Dniff) le soin de déterminer si il y a eu des faits de détournements de fonds et de recel. Trouveront-ils bientôt l’origine définitive – comme le suggère les informations du Point – des mystérieux 500 000 euros ?

Et dire que leur réponse pourrait dépendre de la nationalité d’un avocat amateur d’art…

02/09/2013 (Brève 207) ALERTE ROUGE / Presse / Le Parisien / Mort du juge Borrel : la famille du témoin clé lance un appel à l’aide.

La famille d’un Belgo-Yéménite considéré comme le témoin clé dans l’affaire de la mort du juge français Bernard Borrel à Djibouti a lancé ce lundi un appel à l’aide aux autorités yéménites, belges et françaises pour qu’il ne soit pas extradé du Yémen vers Djibouti.
Famille alhoumekani
La femme et le fils de Mohamed Saleh Alhoumekani, un témoin qui pourrait impliquer l’actuel président de Djibouti dans la mort du juge Borrel, ne veulent pas que leur proche arrêté au Yémen soit extradé vers la république djiboutienne – Crédit photo :
AFP/LAURIE DIEFFEMBACQ – Le Parisien

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Mohamed Saleh Alhoumekani, ancien responsable de la garde présidentielle de Djibouti, a mis en cause l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage dans la mort en 1995 du magistrat Bernard Borrel. 

Réfugié politique en Belgique, dont il a acquis la nationalité, il a été interpellé le 24 août à son arrivée à l’aéroport de Sanaa, puis incarcéré dans la capitale yéménite.

«Il a été arrêté arbitrairement. Je demande à l’Etat yéménite de le relâcher et de permettre son rapatriement en Belgique», a déclaré, très émue, son épouse Asmae Abdelkadous au cours d’une conférence de presse à Bruxelles. «C’est à cause des pressions de Djibouti», qui réclame son extradition «sur la base d’accusations non-fondées», a ajouté son fils, Moncef Saleh.

La démarche des proches de Mohamed Saleh Alhoumekani s’inscrit dans la ligne de celle de la famille du juge Borrel, qui a demandé samedi au président français François Hollande et à son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, «d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition». «Il serait facile pour M. Fabius de faire connaître sa préoccupation», a estimé Moncef Saleh, le fils de Mohamed Saleh Alhoumekani.

Le corps du magistrat français en partie carbonisé

La famille de Mohamed Saleh Alhoumekani, qui a fondé en Belgique un parti d’opposition au régime de Djibouti, a également renouvelé son appel au chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, pour qu’il intervienne auprès des autorités yéménites et que la Belgique lui accorde son assistance diplomatique.

Le gouvernement belge a choisi la discrétion et s’est jusqu’ici abstenu d’intervenir publiquement sur ce dossier, qu’il suit néanmoins «de très près», selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Selon lui, les possibilités d’interventions belges sont limitées, Mohamed Saleh Alhoumekani étant détenu dans un pays dont il a la nationalité. Mais «le ministère yéménite des Affaires étrangères nous a répété vendredi que la Constitution, qui stipule que le Yémen n’extrade pas ses nationaux, serait respectée et qu’il ne serait donc pas transféré à Djibouti», a précisé ce porte-parole.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

24/11/2011 (B631) Yémen Express / Yémen: Saleh signe l’accord de transfert du pouvoir, rejeté par les protestataires (Le Parisien)

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a signé mercredi soir à Ryad un accord avec l’opposition parlementaire pour le transfert pacifique du pouvoir, qui a été rejeté par les jeunes protestataires à Sanaa.

La cérémonie de signature du plan élaboré par les monarchies arabes du Golfe s’est déroulée en présence du roi d’Arabie saoudite Abdallah Ben Abdel Aziz et des ministres des Affaires étrangères des monarchies arabes du Golfe.

Yémen: le président Saleh accepte de signer un plan de sortie de criseYémen: réunion de l’ONU reportée, le président Saleh s’accroche au pouvoir

Des représentants du parti au pouvoir au Yémen et des partis de l’opposition ont ensuite signé un mécanisme d’application de ce plan, en vertu duquel M. Saleh doit quitter le pouvoir dans un délai de trois mois.

Le roi Abdallah d’Arabie a annoncé l’ouverture "d’une nouvelle page" dans l’histoire du Yémen, seule République de la péninsule arabique et l’un des pays arabes les plus pauvres.

M. Saleh s’est pour sa part engagé à "un véritable partenariat (…) avec l’opposition pour gérer les affaires du pays et reconstruire ce qui a été détruit" par dix mois de troubles.

Il refusait jusqu’à présent de parapher ce plan de sortie de crise signé en avril par l’opposition, et s’était rétracté à plusieurs reprises à la dernière minute.

S’il quitte effectivement le pouvoir, il sera le quatrième chef d’Etat arabe à être emporté par la contestation de la rue depuis le début du Printemps arabe il y a près d’un an, après ses pairs tunisien, égyptien et libyen. Mais il sera le premier à le faire en vertu d’un accord négocié.

Aux termes de l’accord, M. Saleh doit remettre le pouvoir pour une période intérimaire à son vice-président, Abd Rabbo Mansour Hadi, un homme de consensus, en échange de l’immunité pour lui-même et ses proches. Son fils aîné et ses proches contrôlent les principaux organes de la sécurité au Yémen.

M. Hadi devra procéder à la formation d’un gouvernement d’union avec l’opposition, qui sera chargé de superviser un dialogue national et d’élaborer une nouvelle Constitution.

Mais M. Saleh demeurera président à titre honorifique pendant une période de 90 jours, au cours de laquelle il ne pourra pas contester les décisions de son successeur.

A l’issue de ce délai, M. Hadi sera désigné président pour une période intérimaire de deux ans, au terme de laquelle des élections législatives et présidentielle seront organisées.

Mais les jeunes contestataires qui campent depuis neuf mois à Sanaa pour réclamer le départ du président ont rejeté cet accord, réclamant la traduction en justice du chef de l’Etat.

"Le comité d’organisation des jeunes de la révolution pacifique appelle à une manifestation monstre jeudi pour refuser" l’accord signé à Ryad, "qui ne nous concerne pas", a déclaré à l’AFP Walid al-Ammari, porte-parole des contestataires yéménites.

"Pas d’immunité pour le tueur", répétaient mercredi soir les manifestants massés sur la place du Changement à Sanaa, selon un correspondant de l’AFP.

Dans plusieurs quartiers de la capitale, les habitants sont demeurés terrés chez eux après la signature de l’accord, de crainte de nouvelles violences.

Des combats avaient opposé sans faire de victime à Sanaa les forces du président Saleh aux hommes d’un puissant chef tribal rallié à la contestation peu après le départ du président pour la capitale saoudienne mercredi matin.

La répression de la révolte populaire et les affrontements entre troupes rivales ont fait des centaines de morts depuis janvier.

M. Saleh a reçu un appel du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, qui l’a "remercié pour avoir répondu positivement aux efforts de l’ONU et à la résolution 2014", adoptée le 21 octobre et soutenant le plan du CCG, selon l’agence officielle Saba.

Il se rendra à New York pour y subir des soins médicaux après la signature de l’accord avec l’opposition, a affirmé mercredi le secrétaire général de l’ONU.

04/03/11 (16h00-Paris CET) (B593-B) Le Parisien – A Djibouti, l’opposition fait état d’une mobilisation générale dans l’après-midi.

«Le régime a commencé, depuis ce matin, à montrer les dents en encerclant certains quartiers de la capitale et à réprimer la population civile (…) Hier déjà, poursuit le communiqué, (il a été demandé) sur ordre du président Ismaël Omar Guelleh, aux partis de l’opposition, le report de cette mobilisation pour des raisons simplistes et sans argumentaires juridiques.

Son maintien exaspère visiblement le régime qui appréhende sa chute dans les prochains jours.»

Le Mouvement des Républicains Solidaires et le Collectif pour la Démocratie à Djibouti, principal mouvement de l’opposition à l’étranger, ont maintenu la mobilisation «pour dire non à la continuité présidentielle et à la monarchisation de la république, non au viol de la constitution et au manque de démocratie.»

24/07/09 (B508) Yemen Express (1 article en Français)

________________________________ 1 – Le Parisien avec AFP

Accrochages au sud Yémen: 16 morts et 30 blessés

Seize personnes ont été tuées et 30 blessées jeudi dans de violents accrochages dans le sud du Yémen entre les forces gouvernementales et des activistes, lors d’une manifestation favorable aux séparatistes sudistes, selon une source au sein des activistes.
La manifestation était organisée à Jinzibar, chef-lieu de la province d’Abyan, à 50 km à l’est d’Aden (capitale méridionale du Yémen), à l’appel du jihadiste Tarek al-Fadhli, un des dignitaires de la ville qui s’est rallié aux partisans d’une sécession du sud du pays.

"Les affrontements ont fait 16 tués, dont 6 policiers, et 30 blessés parmi lesquels figurent 10 membres des forces" gouvernementales, a déclaré à l’AFP la même source, proche du groupe Fadhli.

Un premier bilan, obtenu auprès de témoins, avait fait état de 12 tués et de dizaines de blessés.

Alors que les autorités ont pris de strictes mesures de sécurité pour empêcher la manifestation, des éléments armés, partisans de Tarek al-Fadhli, ont tiré des obus en direction du commissariat de police et d’autres établissements publics, a indiqué à l’AFP un responsable local.

Les forces gouvernementales ont répliqué par des tirs à balles réelles pour tenter de disperser les manifestants, ont rapporté les témoins, ajoutant que l’armée avait tiré notamment des obus qui ont touché de plein fouet la maison de Tarek al-Fadhli, à Jinzibar.

Les forces de sécurité bouclaient la ville où les liaisons téléphoniques ont été un moment interrompues.

Des hommes armés venant de Yafaa, un village montagneux situé à 40 km au nord de Zinjibar, ont tenté de se joindre aux combattants de Fadhli mais ils en ont été empêchés par les forces de sécurité, déployées sur les principaux axes routiers menant au centre de la ville. Des accrochages ont opposé les deux parties, toujours selon les témoins.

Les affrontements ont cessé en fin d’après-midi mais la situation restait tendue à Zinjibar et ses environs, selon des habitants.

Le sud du Yémen est en ébullition depuis plusieurs mois sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant faire l’objet de discrimination de la part des nordistes et ne pas bénéficier d’aide économique suffisante.

Des appels à la séparation ont été lancés publiquement et les manifestations sont quasi-quotidiennes avec parfois des violences qui ont fait ces derniers mois au moins 38 tués si l’on tient compte des 12 morts de jeudi.

Le Yémen du sud était un pays indépendant avant l’unification avec le nord en 1990.