24/07/09 (B508) Yemen Express (1 article en Français)

________________________________ 1 – Le Parisien avec AFP

Accrochages au sud Yémen: 16 morts et 30 blessés

Seize personnes ont été tuées et 30 blessées jeudi dans de violents accrochages dans le sud du Yémen entre les forces gouvernementales et des activistes, lors d’une manifestation favorable aux séparatistes sudistes, selon une source au sein des activistes.
La manifestation était organisée à Jinzibar, chef-lieu de la province d’Abyan, à 50 km à l’est d’Aden (capitale méridionale du Yémen), à l’appel du jihadiste Tarek al-Fadhli, un des dignitaires de la ville qui s’est rallié aux partisans d’une sécession du sud du pays.

"Les affrontements ont fait 16 tués, dont 6 policiers, et 30 blessés parmi lesquels figurent 10 membres des forces" gouvernementales, a déclaré à l’AFP la même source, proche du groupe Fadhli.

Un premier bilan, obtenu auprès de témoins, avait fait état de 12 tués et de dizaines de blessés.

Alors que les autorités ont pris de strictes mesures de sécurité pour empêcher la manifestation, des éléments armés, partisans de Tarek al-Fadhli, ont tiré des obus en direction du commissariat de police et d’autres établissements publics, a indiqué à l’AFP un responsable local.

Les forces gouvernementales ont répliqué par des tirs à balles réelles pour tenter de disperser les manifestants, ont rapporté les témoins, ajoutant que l’armée avait tiré notamment des obus qui ont touché de plein fouet la maison de Tarek al-Fadhli, à Jinzibar.

Les forces de sécurité bouclaient la ville où les liaisons téléphoniques ont été un moment interrompues.

Des hommes armés venant de Yafaa, un village montagneux situé à 40 km au nord de Zinjibar, ont tenté de se joindre aux combattants de Fadhli mais ils en ont été empêchés par les forces de sécurité, déployées sur les principaux axes routiers menant au centre de la ville. Des accrochages ont opposé les deux parties, toujours selon les témoins.

Les affrontements ont cessé en fin d’après-midi mais la situation restait tendue à Zinjibar et ses environs, selon des habitants.

Le sud du Yémen est en ébullition depuis plusieurs mois sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant faire l’objet de discrimination de la part des nordistes et ne pas bénéficier d’aide économique suffisante.

Des appels à la séparation ont été lancés publiquement et les manifestations sont quasi-quotidiennes avec parfois des violences qui ont fait ces derniers mois au moins 38 tués si l’on tient compte des 12 morts de jeudi.

Le Yémen du sud était un pays indépendant avant l’unification avec le nord en 1990.

01/01/09 (B480) Le Journal de la Flibuste – Le Parisien avec AFP // Somalie : un cargo égyptien capturé par des pirates

Un cargo égyptien, avec à bord 28 marins, a été capturé jeudi matin par des pirates somaliens au large des côtes de la Somalie, a annoncé l’Egypte.

Le Blue Star, qui transporte une cargaison de 6.000 tonnes d’engrais, «est actuellement contrôlé par les pirates», a affirmé l’adjoint du ministre des Affaires étrangères en charge des affaires consulaires, Ahmad Rizk, précisant que le navire avait été arraisonné près du détroit de Bab el-Mandeb.

«Les membres de l’équipage sont devenus des otages. Des efforts sont en cours pour mener les discussions nécessaires à la libération du cargo», a-t-il ajouté.

Les pirates étaient au nombre de 15 et certains d’entre eux étaient lourdement armés, a-t-il dit.

Début septembre, un bateau égyptien et ses 25 membres d’équipage avaient été capturés par des pirates somaliens, avant d’être libérés près de trois semaines plus tard.

La Somalie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile et sans gouvernement central depuis 1991, est devenu le point chaud de la piraterie planétaire ces derniers mois.

12/10/08 (B469) Le Parisien avec AFP / Nouvelle attaque de cargo en Somalie.

Des pirates somaliens se sont emparé d’un cargo, vendredi, dans les eaux du Golfe d’Aden qui relie la mer Rouge à l’océan Indien. Il s’agit d’une nouvelle attaque au lendemain de celle déjouée contre un bateau du Programme alimentaire mondial qui faisait route à vide vers le Kenya.

Difficile de définir la nationalité du cargo attaqué vendredi.

Samedi, le Bureau maritime international (BMI) basé à Kuala Lumpur a indiqué que les pirates avaient pris d’assaut un navire grec transportant des produits chimiques. «Les pirates ont attaqué le navire battant pavillon panaméen à bord de petites embarcations», a, pour sa part, précisé le directeur du centre d’information sur la piraterie basé dans la capitale malaisienne, Noel Choong.

Le ministère grec de la Marine marchande a démenti samedi qu’il s’agisse d’un bateau lié à des intérêts grecs. Il a été informé vendredi, oralement, par une compagnie basée aux Îles Marshall qu’un navire battant pavillon panaméen, nommé «Axion» ou «Action», venait d’être piraté dans le golfe d’Aden, avec à bord 17 Géorgiens et trois Espagnols.

«Ce bateau n’étant pas lié à des intérêts grecs, nous ne nous en occupons pas», a indiqué sous le couvert de l’anonymat une porte-parole de la cellule opérationnelle du ministère. Au vu de la complexité des montages dans la marine marchande, «on ne peut pas totalement exclure une participation grecque dans la compagnie propriétaire, mais pour nous, il ne s’agit pas d’un bateau grec», a insisté la porte-parole du ministère grec.

Trois navires appartenant à des armateurs grecs ont été pris par des pirates au large de la Somalie en quinze jours, fin septembre.

Une autre attaque évitée

Par ailleurs, le BMI a également rapporté qu’un cargo affrété par le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) pour distribuer de l’aide en Somalie avait déjoué une attaque jeudi.

«Le capitaine a pris des mesures anti-piraterie et a réussi à s’échapper», a affirmé M. Choong, sans détailler ces mesures. Une information confirmée par Peter Smerdon, porte-parole du PAM dont 90 % de l’aide alimentaire dont bénéficient quelque 3,2 Somaliens est acheminée par voie maritime.

«Le cargo Al-Salaam, affrété par le PAM, a été attaqué jeudi alors qu’il faisait route à vide vers Mombasa après avoir déchargé son aide pour la Somalie. Le cargo a déjoué l’attaque et a ensuite été escorté par la frégate canadienne «Ville de Québec» jusqu’à son arrivée à Mombasa (sud-est du Kenya) vendredi», a expliqué Peter Smerdon.

Le «Ville de Québec» est affecté depuis début août à l’escorte de navires civils chargés d’aide humanitaire, de Mombasa à Mogadiscio, à la demande du PAM et de l’Organisation maritime internationale (OMI), deux organismes des Nations unies. S’il est systématiquement présent aux côtés des cargos du PAM jusqu’à l’entrée du port de Mogadiscio, le «Ville de Québec» doit parfois repartir immédiatement vers Mombasa pour escorter un autre cargo, laissant le précédent rentrer à vide et seul vers le Kenya.

Depuis janvier, 69 bateaux ont été attaqués au large de la Somalie, selon le BMI. Les pirates s’en sont appropriés 27 et veulent en rendre 11 autres contre rançon. Ils contrôlent notamment un cargo ukrainien transportant des chars et pour lequel ils réclament une rançon de 20 millions de dollars. Ils détiennent également plus de 200 membres d’équipage.

04/10/08 (B468) Le Parisien / Somalie: les négocations progressent selon les pirates du cargo. Quatre autre attaques en une journée, mais les quatre navires ont réussi à s’échapper … (Info lectrice)

Les pirates somaliens, qui détiennent depuis le 25 septembre un cargo ukrainien chargé d’armes, ont affirmé vendredi que les négociations avec les propriétaires du bateau «progressaient», sans pour autant évoquer la libération prochaine du Faina et de son équipage.

Sur le cargo, ancré devant le port de Hobyo (500 km au nord de la capitale somalienne Mogadiscio) et sous la surveillance permanente de navires de guerre américains, «les membres d’équipage et les Somaliens à bord sont en sécurité et en bonne santé», a affirmé un porte-parole des pirates joint par l’AFP à bord.

«Les négociations progressent avec les propriétaires du bateau», a ajouté ce porte-parole. «Je ne peux pas vous dire quand les négociations aboutiront, mais les discussions sont assurément encourageantes».

Selon les autorités ukrainiennes, le cargo appartient à la société panaméenne Waterlux. «Le propriétaire du bateau mène des négociations avec des intermédiaires des pirates», a rapporté de son côté le Conseil de la sécurité nationale et de la défense ukrainien.

Des navires et des équipages pris en otages par les pirates somaliens sont régulièrement détenus des semaines, voire des mois dans certains cas, avant d’être relâchés.

Le Faina transporte 33 chars d’assaut T-72 de conception soviétique, mais aussi 150 lance-roquettes RPG-7, des batteries antiaériennes, des lance-roquettes multiples et environ 14.000 munitions. Il faisait route vers le port kényan de Mombasa lorsqu’il a été attaqué.

La destination du chargement d’armes a fait l’objet d’annonces contradictoires.

Le Kenya et l’Ukraine maintiennent qu’il s’agit d’une livraison destinée à l’armée kenyane. Mais les pirates et un porte-parole de la marine américaine ont assuré que les armes étaient destinées à un client au Soudan, entraînant des démentis de Nairobi et Kiev.

Selon Kiev, «une cinquantaine de pirates équipés d’armes automatiques se trouvent» à bord et «des échanges de tirs ont été observés à plusieurs reprises sur le bateau», sans qu’aucune victime ne soit signalée.

Selon le Bureau maritime international (BMI), environ 60 bateaux ont été attaqués dans le golfe d’Aden et l’océan Indien depuis janvier 2008 par des pirates venus de Somalie, pays livré au chaos depuis le début d’une guerre civile en 1991.

Témoin de la dangerosité de la navigation dans la zone, des pirates ont attaqué quatre autres navires dans la seule journée de mercredi, a indiqué vendredi le Centre anti-piraterie du BMI.

Le directeur du centre, Noel Choong, a appelé une nouvelle fois les bateaux naviguant dans la région à «rester en alerte». «Le niveau est critique en ce moment», a-t-il indiqué.

La première tentative d’abordage mercredi visait un vraquier des Emirats arabes unis avec 28 membres d’équipage. Les pirates ont été mis en fuite par des hélicoptères surveillant la zone.

Moins d’une heure plus tard, un groupe de pirates tentait d’aborder un navire philippin convoyant des produits chimiques. Les agresseurs ont également été mis en fuite par un navire de guerre.

Un tanker italien cible d’une autre agression est parvenu à échapper à ses assaillants. La dernière attaque visait un porte-conteneurs taïwanais. Elle a été déjouée par le capitaine du navire qui a repoussé les assaillants à l’aide d’une lance à incendie.

20/04/08 (B444) Le Parisien : La Somalie demande des mesures internationales contre la piraterie

Après avoir loué l’action menée par la France contre les pirates du « Ponant », le premier ministre somalien souhaite un accroissement de l’aide internationale contre la piraterie.

Le Premier ministre somalien Nur Hassan Hussein a demandé dimanche un accroissement de l’aide internationale pour combattre la piraterie, après avoir loué l’action menée par la France contre les pirates qui avaient pris en otage un voilier de luxe durant une semaine.

«Les forces françaises ont arrêté six pirates somaliens et les ont emmenés en France pour qu’ils y soient jugés. Nous encourageons de telles démarches menées par les Français.

Le gouvernement somalien demande à la communauté internationale de prendre des mesures contre la piraterie», a-t-il dit à des journalistes.

Les six pirates présumés avaient été capturés le 11 avril par des forces spéciales françaises en territoire somalien, peu après la libération des 30 membres d’équipage du trois-mâts de luxe français Le Ponant, détourné une semaine auparavant alors qu’il croisait dans le golfe d’Aden.

Les six Somaliens ont été inculpés vendredi en France, notamment pour enlèvement et séquestration en bande organisée. Des responsables somaliens locaux avaient affirmé que trois bergers avaient été tués lors de l’opération française pour capturer les suspects et avaient exigé une compensation.

Cette opération sur le sol somalien avait été conduite avec le feu vert préalable du gouvernement somalien de transition, qui affirme ne pas avoir les moyens de lutter efficacement contre les pirates qui pullulent dans ses eaux.

17/04/08 (B443) Le Parisien – A bord du « Ponant », après le passage des pirates.

Anne-Cécile Juillet

Alors que les six Somaliens étaient en garde à vue à Paris hier, l’armateur du « Ponant » et le ministre de la Défense visitaient le trois-mâts à Djibouti avant que le voilier de luxe ne revienne sous escorte à Marseille.

SEULE UNE VISITE ministérielle pouvait le retenir quelques instants de plus dans les chaudes eaux du port de Djibouti. Hier, peu avant midi, « le Ponant » – avec ses douze nouveaux membres d’équipage, dépêchés en urgence pour prendre le relais de leurs malheureux compagnons pris en otages – a levé l’ancre. Direction Marseille, le siège de la CMA-CGM, la compagnie qui l’exploite, escorté par la frégate « Surcouf ».

Un retour dare-dare, pour oublier le plus rapidement possible la calamiteuse semaine qui a transformé le voilier de luxe en camping de fortune pour les trente membres de l’équipage et leurs douze ravisseurs.

« C’était vraiment une porcherie »

Sur le majestueux trois-mâts, vieux d’une vingtaine d’années et long de 89 m, « le gros du ménage a déjà été fait », confie Stéphane, l’un des matelots de l’équipe. « En fait, c’était vraiment une porcherie lorsque nous sommes montés. Il y avait des déchets partout. Les chèvres apportées à bord par les pirates ont été égorgées et grillées sur le pont !… »

A l’intérieur, les impacts de balles de kalachnikovs tirées lors de l’abordage ont déchiré le cuir des canapés d’un des salons, explosé une paroi de verre, perforé le linteau d’une porte. Dans une vitrine qui d’ordinaire propose des bijoux à la vente, seules les boîtes, vides, demeurent : les pierreries, envolées, sont certainement du butin des pirates.

Des dégâts malgré tout relativement restreints. « On est tristes de voir notre bateau comme ça, mais franchement, ce qui compte, c’est que nos potes soient sains et saufs », avoue Jean-Marc, responsable hôtellerie du « Ponant » depuis quatorze ans.

Avant-hier, toute la journée, les gendarmes de l’Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale, de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ont pris des photos de l’intérieur du « Ponant », sous toutes ses coutures, analysé les traces balistiques, relevé des empreintes. « Ils ont même fouillé les poubelles ! » plaisante un marin.

Jean-Louis Gaudraire, le représentant de l’armateur à Djibouti, espère voir « le Ponant » naviguer à nouveau bien vite. « Nous sommes heureux aujourd’hui. Quelques mois avant nous c’était un bateau danois qui avait été pris en otage, cela avait duré près de trois mois… Alors, quant à savoir si nous repasserons par ici, pourquoi pas, explique-t-il, mais à l’unique condition que nous soyons désormais escortés en passant au large du Yémen ou de la Somalie. » Sur le pont supérieur, Stéphane le matelot croit bien qu’après la prise en otages de ses confrères, « les choses vont bouger ». « Cela fait des années que je passe ici deux fois par an et qu’à chaque fois on redoute une attaque. Cette fois, c’est la bonne pour qu’il y ait une prise de conscience pour une force internationale, non ? »

Sur le pont inférieur, Hervé Morin, le ministre de la Défense, constate les dégâts, après avoir longuement félicité, sur le porte-hélicoptères « Jeanne d’Arc » tous les acteurs de l’opération Thalatine, un mot qui signifie trente en somalien, comme le nombre des « ex-otages à ramener vivants ». « Vous rendez service au ministre de la Défense, à l’heure où les budgets sont en train d’être attribués », lance-t-il, un tantinet goguenard, aux militaires. Martelant sans cesse, pour couper court à la polémique, que l’opération Thalatine était « légale ».

15/04/08 (B443) Le Parisien – La justice ouvre une enquête à Paris.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur le détournement du Ponant. Mais la France pourra-t-elle juger les six pirates arrêtés par les forces spéciales?

Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert lundi une enquête préliminaire pour détournement de navire, arrestation et séquestration en bande organisée après le détournement du voilier Le Ponant au large de la Somalie.

L’enquête, confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Paris, vise les faits de «détournement d’un navire» et d’«arrestation et séquestration de plusieurs personnes comme otages en vue d’obtenir une rançon» le tout commis «en bande organisée», précise-t-il dans un communiqué.

La compétence de la juridiction parisienne réside dans sa compétence interrégionale spécialisée pour lutter contre le crime organisé (JIRS).

Les investigations devraient «débuter par les auditions» des otages libérés vendredi, affirme le parquet.

Six pirates ont été interpellés lors d’une opération menée en territoire somalien par des forces spéciales françaises. Ils sont depuis détenus à bord d’un navire militaire français.

Selon le parquet, «les auteurs de ces infractions encourent la réclusion criminelle à perpétuité».

La situation juridique de ces preneurs d’otages n’était toutefois pas précisée lundi soir, selon une source proche du dossier.

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a affirmé que Paris n’était «pas encore très sûr» d’avoir l’accord de la Somalie pour pouvoir les juger.

Selon une source proche du dossier, l’ouverture d’une enquête préliminaire, qui entraînera comme toujours en matière criminelle l’ouverture d’une information judiciaire confiée à un juge d’instruction, vise à donner «une base de départ» à la procédure, sans attendre de savoir si la France pourra juger les pirates.

13/04/08 (B443) Le PARISIEN / La Somalie «applaudit» l’opération française

Le gouvernement de transition somalien «applaudit» l’opération menée vendredi par l’armée française contre des pirates qui avaient capturé un voilier français et son équipage au large de la Somalie, a déclaré samedi à l’AFP le porte-parole du gouvernement somalien.

«Le gouvernement applaudit la bravoure des forces spéciales françaises et l’opération qu’elles ont menée contre les pirates hier» vendredi, a déclaré à Mogadiscio le porte-parole du gouvernement de transition somalien, Abdi Haji Gobdon.

«C’est une action dont nous pouvons dire qu’elle est encourageante», a-t-il commenté.