03/05/2016 (Brève 777) Le VIF (Bel) Saint-Josse: des Djiboutiennes en grève de la faim contre des viols commis par l’armée (Par Axelle Verstraeten)

Lien avec l’article original : http://www.levif.be/actualite/belgique/saint-josse-des-djiboutiennes-en-greve-de-la-faim-contre-des-viols-commis-par-l-armee/article-normal-496257.html?utm_content=buffer9928d&utm_
medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

Depuis une semaine, dix jeunes femmes originaires de Djibouti ont entamé une grève de la faim à la Maison du Peuple de Saint-Josse. Leur objectif : dénoncer les viols commis, en toute impunité, par les soldats de l’armée djiboutienne depuis près de 25 ans.

Aïcha Dabalé, porte-parole du groupe et Fatouh Abdallah © Axelle Magazine
« La grève de la faim, ce n’est pas une forme de lutte qu’on a choisie dès le départ, c’est notre dernier recours » explique Aïcha Dabalé porte-parole du groupe. Les dix jeunes femmes originaires de Djibouti sont entassées sur des matelas à même le sol, affaiblies par la faim et la soif, mais plus déterminées que jamais à faire réagir les instances internationales.

Aïcha Dabalé analyse la situation: « A Djibouti, il y a plusieurs bases militaires occidentales, notamment la plus grande base française en Afrique comptant environ 1600 soldats, une base américaine dans le cadre de la lutte internationale contre le terrorisme, une base japonaise dans le cadre de la lutte internationale contre la piraterie maritime…. et même 600 soldats belges. Ils sont tous là parce Djibouti occupe une place géostratégique importante. Ce que nous leur reprochons, c’est de fermer les yeux sur ce qui se passe, c’est de la complicité ! ».

Ce petit pays de moins d’un million d’habitants situé sur la corne d’Afrique dispose en effet d’un avantage géostratégique considérable : le détroit de Bab-el-Mandeb, par lequel passent la plupart des grands pétroliers. Un argument de poids qui entraine un manque cruel de réaction de la part des autorités internationales.

Cette grève de la faim avait été initiée par les femmes djiboutiennes à Paris, le 25 mars dernier, au moment des élections à Djibouti. Elles ont tenu 19 jours sans manger. « Les filles belges ont voulu la poursuivre parce que la semaine prochaine, il y aura l’investiture du Président et donc il y a plein de fêtes organisées pour féliciter ce dictateur ! Le but est d’interpeler le Parlement, car l’Union Européenne est un soutien économique important pour Djibouti ! Ce qu’on veut c’est que l’argent versé soit conditionné en terme de respect des droits humains et des droits des femmes ».

Vendredi dernier, les députés européens Louis Michel et Marie Arena sont allés à la rencontre des grévistes. Ils ont précisé qu’ils ne souhaitaient pas qu’elles abiment leur santé et qu’ils mettraient tout en oeuvre pour attirer l’attention de l’Europe sur ces viols.

Coups et blessures
La pression gouvernementale djiboutienne est telle que les médecins et les avocats refusent de parler des viols commis. « Quand les femmes violées se présentent pour obtenir une attestation de la part du médecin, ils refusent, car ils ont peur que le gouvernement ferme leur cabinet. Ils ne veulent pas faire d’attestation de violences sexuelles, simplement de coups et blessures, mais ce n’est pas suffisant pour elles, ce n’est pas comparable. Ensuite, les filles sont renvoyées vers des avocats, mais ils refusent également de les défendre » poursuit la porte-parole.

Les plaintes déposées par celles qui ont le courage de le faire n’aboutissent jamais, « elles sont totalement détruites par ces actes ignobles et il est impossible pour elles de se reconstruire, car elles côtoient en permanence leurs bourreaux » constate amèrement Aïcha Dabalé.

Pour ces femmes, le gouvernement de Djibouti tente d’acheter leur silence et de leur entourage: « Fatouh Abdallah, qui soutient toujours les grévistes, a été violée par la garde présidentielle quand elle avait 17 ans. Son père a porté plainte, ils ont voulu le payer, mais il a toujours refusé » dit-elle, désignant avec tendresse la jeune fille sourde et muette.

Actuellement, la réaction des autorités internationales se fait toujours attendre. Seul le hashtag #stopvioldjibouti permet à l’ensemble de la communauté de marquer son soutien. Les femmes djiboutiennes, touchées de près ou de loin par ces viols, continueront donc encore à s’affamer pour dénoncer cette réalité passée sous silence.

16/09/2013 (Brève 243) Le Vif (Belgique) Plus d’une centaine de personnes manifestent contre le régime de Djibouti à Bruxelles

Lundi 16 septembre 2013 à 12h57

(Belga)

A l’occasion de la visite du président Ismael Omar Guelleh au sein des institutions européennes pour une conférence sur la restructuration de la Somalie, plus d’une centaine de personnes ont manifesté lundi à 11 heures devant le palais de justice de Bruxelles pour dénoncer le régime en place.

Ils étaient environ 120 manifestants, selon l’estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, alors que les organisateurs estiment à près de 250 le nombre de personnes qui se sont rassemblées sur la place Poelaert.

Des manifestants ont fait le déplacement des Pays-Bas ou de France pour rejoindre le rassemblement organisé par l’Union pour le Salut National (USN). « 36 ans de dictature, ça suffit ! », arborent sur des pancartes les militants venus sensibiliser l’opinion européenne.

La coalition Union pour le Salut National (USN), qui rassemble les partis de l’opposition, dénonce plus spécifiquement des fraudes aux élections législatives du 22 février dernier. « L’USN avait gagné les élections », affirme Ali Deberkale, représentant de l’USN.

« Depuis lors, les manifestations du peuple sont sévèrement réprimées.

Nous revendiquons l’arrêt de la terreur et des tortures. Nous demandons également la libération des leaders politiques emprisonnés. » Un portrait du belge Mohamed Saleh Alhoumekani, témoin dans l’affaire de l’assassinat du juge français Bernard Borrel en 1995 à Djibouti, a été affiché entre les drapeaux et pancartes.

Les quatre militants qui avaient occupé pacifiquement lundi matin l’ambassade de Djibouti, à Ixelles, n’ont pas (encore) été arrêtés. (Belga)

16/09/2013 (Brève 240) Le Vif (Belgique) Quatre militants sont entrés de force à l’ambassade de Djibouti à Bruxelles

Quatre militants sont entrés de force à l’ambassade de Djibouti à Bruxelles

lLundi 16 septembre 2013 à 10h03

(Belga) A l’occasion de la visite du président de Djibouti Ismael Omar Guelleh à Bruxelles pour une conférence sur la restructuration de la Somalie au sein des institutions européennes, quatre opposants au régime ont occupé lundi, entre 08h30 et 09h00, l’ambassade de Djibouti située avenue Franklin Roosevelt, à Ixelles, a indiqué Mahammed, un des militants ayant pris part à l’action.

Les militants ont déployé une banderole sur laquelle était écrit « Guelleh voyou, le pays appartient au peuple ». Ils dénoncent un hold-up électoral à la suite des élections législatives du 22 février dernier. L’occupation a été pacifique. Elle visait à attirer l’attention sur la situation difficile à Djibouti. « Douze prisonniers politiques sont toujours détenus. Le belgo-yéméno-djiboutien Mohamed Saleh Alhoumekani, témoin dans l’assassinat du juge Borrel à Djibouti, a également été arrêté fin août au Yemen », dénonce Mahammed. Une manifestation aura lieu à 11h00, devant le Palais de justice, place Poelaert, à Bruxelles. (Belga)

13/09/2013 (Brève 234) Le Vif (Belgique) Une vingtaine de manifestants à Bruxelles exigent la libération de M. Alhoumekani (Avec Belga)

(Belga) Une vingtaine de personnes ont manifesté jeudi après-midi devant l’ambassade du Yémen à Bruxelles, afin d’exiger la libération de Mohamed Saleh Alhoumekani. Ce Belgo-yéménite est actuellement détenu dans son pays d’origine. Il est un témoin clé dans le dossier de l’assassinat du juge français Bernard Borrel, en 1995 à Djibouti. Il a été arrêté le 24 août dernier à Sanaa.

Une vingtaine de manifestants à Bruxelles exigent la libération de M. Alhoumekani

« L’arrestation de Mohamed Saleh Alhoumekani en août dernier à Sanaa est un traquenard destiné à le livrer au régime djiboutien, pour calomnie envers le chef d’Etat. Le Yémen n’extrade toutefois pas ses ressortissants et il était question que les autorités yéménites libèrent M. Alhoumekani aujourd’hui car le dossier est vide de charges », explique l’avocat Mischaël Modrikamen, conseil de la famille de M. Alhoumekani. « J’ai écrit au ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders, afin qu’il accorde la protection diplomatique à M. Alhoumekani, qui est un ressortissant belge.

Je n’ai obtenu aucune réponse et constate l’inertie des autorités belges », a-t-il ajouté. Mohamed Saleh Alhoumekani, qui est réfugié politique en Belgique depuis une dizaine d’années, est un témoin clé dans le dossier de l’assassinat du juge français Borrel, en 1995 à Djibouti. A l’époque, Djibouti avait conclu à un suicide, mais l’enquête française avait privilégié la thèse de l’assassinat. Des témoignages, dont celui de M. Alhoumekani, qui fut officier dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh et son entourage. (Belga)

14/11/08 (B473-B) Le VIF (Be) Les contacts se poursuivent pour libérer le Belge enlevé en Somalie.

Les contacts se poursuivent à plusieurs niveaux afin d’obtenir la libération d’un ressortissant belge, enlevé le 5 novembre en Somalie avec trois collègues de l’ONG française Action contre la Faim (ACF), a-t-on appris jeudi auprès du ministère des Affaires étrangères.

La famille de l’otage belge est tenue au courant de l’évolution des tractations, a déclaré un porte-parole tout en soulignant la difficulté d’identifier avec certitude les ravisseurs et leurs motivations.

Le ressortissant belge et trois autres employés d’ACF – deux Français et un Bulgare – avaient été enlevés mercredi dernier vers 12h00 (10H00, heure belge) par un groupe d’hommes en armes alors qu’ils rejoignaient l’aéroport de Dhusa Mareb afin de rentrer sur Nairobi.

Les deux pilotes kenyans qui accompagnaient les quatre humanitaires ont également été enlevés. Le lendemain de l’enlèvement, un responsable de la localité de Dhusa Mareb (350 km au nord de Mogadiscio) avait déclaré sous le couvert de l’anonymat que les otages avaient été emmenés dans le village d’Elkohle, dans la zone de Cel Buur", à 250 km au nord-est de Mogadiscio. Jeudi, les Affaires étrangères ont souligné la difficulté de mener des tractations avec des groupes armés aux multiples ramifications tout en assurant que tous les efforts sont mis en oeuvre pour aboutir à la libération des six otages. (CLA)

31/07/08 (B458) Le VIF.BE / Ethiopie/Erythrée: l’ONU met fin à la mission de la Minuee (Une dépêche parmi les nombreux articles sur le sujet qui sont publiés par l’ensemble de la presse et des grandes agences)

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé mercredi à l’unanimité de mettre fin à la Mission de l’ONU en Ethiopie et Erythrée (MINUEE), tout en exhortant les deux pays à s’abstenir d’avoir recours à la force.

Les 15 membres du Conseil ont adopté une résolution à l’intiative de la Belgique qui met fin au mandat de cette force onusienne de 1.700 hommes, chargée de surveiller la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée, objet d’un conflit entre les deux pays. Le mandat de la MINUEE arrive à expiration jeudi. (GFR)

24/07/08 (B457) LE VIF.BE avec Belga / Somalie : un cargo japonais et son équipage aux mains des pirates

Des pirates ont intercepté ce dimanche un cargo japonais et son équipage, au large de la Somalie.

Trente-huit pirates lourdement armés ont attaqué un cargo japonais ce dimanche, dans les eaux du golfe d’Aden, au large des côtés somaliennes. Ils ont utilisé des bateaux rapides pour encadrer le bateau.

Le MV Stella Maris, battant pavillon panaméen et transportant une cargaison de plomb et de zinc, compte à son bord un équipage de 21 personnes.

Selon du Centre d’information sur la piraterie, des pirates somaliens ont lancé pas moins de trois attaques dans le golfe d’Aden depuis une semaine. "Nous continuons à conseiller aux bateaux d’exercer une stricte vigilance" en naviguant dans le golfe d’Aden, a ajouté M. Choong, chef du Centre d’information.

Une zone dangereuse

Les eaux côtières de la Somalie, pays de la Corne de l’Afrique ravagé par la guerre civile depuis 17 ans, sont considérées comme les plus périlleuses du monde pour la navigation. En 2007, plus de 25 navires y ont été détournés par des pirates.

En avril dernier, un voilier de croisière de luxe français, le Ponant, a également été intercepté par des pirates somaliens. Ses 32 membres d’équipages, dont 22 Français, ont été retenus en otage à bord de leur bateau durant une semaine. Le président français Nicolas Sarkozy et son gouvernement avaient lancé une vaste opération anti-piratage pour les délivrer, opération qui avait porté ses fruits.

Actuellement, les pirates retiennent toujours deux Allemands en otage. Ils les ont enlevés le 23 juin au large de la côte somalienne, à bord d’un voilier. Les pirates interceptent les bateaux pour obtenir des rançons.

26/04/08 (B445) Le VIF.BE (Belgique) / Somalie: 8.000 personnes ont fui les récents combats à Mogadiscio

Environ 8.000 personnes ont fui les récents combats dans Mogadiscio, considérés comme les pires depuis le début de l’année en Somalie, qui compte plus d’un million de déplacés, a indiqué vendredi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Ces combats « ont provoqué l’exode récent d’environ 8.000 personnes fuyant des violences qui ont tué un grand nombre de personnes et en auraient blessé environ 200, dont des femmes et des enfants », souligne un communiqué du HCR publié à Nairobi. « Nombre de ces personnes fuyant la capitale ont trouvé refuge dans la campagne ou sur la route menant à la localité d’Afgoye, à une trentaine de km à l’ouest, où plus de 250.000 civils déplacés vivent dans des conditions précaires », ajoute le communiqué.

Ce nouvel exode « aggrave encore plus la situation dans un pays où plus d’un million de personnes sont déjà déplacés internes », relève le HCR.

Au moins 63 personnes ont été tuées à Mogadiscio le week-end dernier dans de violents combats entre les insurgés et les troupes éthiopiennes alliées au gouvernement somalien, selon un décompte de l’AFP. (TAS)