31/07/08 (B458) Radio-Trottoir : affrontements violents au PK12 entre les populations déplacées que le régime cherche à expulser par tous moyens et les Forces de l’Ordre djiboutienne (Correspondant)

Après l’attribution de quelques dizaines de parcelles de terrain à un quart des déplacés d’Arhiba, le régime aux abois cherche à expluser de force le reste des malheureux déplacés.

Mais cette fois, les populations du PK 12 toutes communautés confondues sont déterminées à ne pas quitter les lieux.

Des affrontements avec les Forces de l’Ordre auraient déjà occasionné de nombreux blessés de part et d’autre. La situation reste explosive. Affaire à suivre.

18/03/08 (B439) Le leader des tribunaux islamiques somaliens refuse d’engager des discussions avec le Gouvernement, tant que les forces éthiopiennes seront sur le territoire. Somalia’s ICU rejects talks with gov’t (Info lecteur – En Anglais)

The Leader of Somali’s Islamic Courts Union (ICU) has rejected talks with the interim government to end insurrectionary attacks.

Somali Prime Minister Nur Hassan Hussein said last Wednesday that his government was ready to negotiate with opposition groups to end a 15-month insurgency against government troops and their Ethiopian military allies.

Calling for international mediation led by the United Nations’ special envoy to Somalia, Hussein said the government was willing to hold talks in any location to end fighting that local aid groups said had killed 6,500 people last year.

Islamic Courts Union’s leader Sheikh Hassan Dahir Aweys dismissed the offer, saying his movement and its fighters did not recognize the government of the war-ravaged country.

"Our fight is against Ethiopia and as long as they are there, Somalis cannot have dialogue," he said by phone from Eritrea, where he is living in exile after fleeing Somalia last year.

Aweys added he recognized Prime Minister Hussein as "a humble and peace lover” man, but he was “very sorry that he (the Premier) has placed himself in this position."

04/11/05 (B323) Radio-Trottoir : en direct du théâtre des Marionnettes, Guignol, le méchant et le fourbe s’adresse à vous, en direct ! Impertinents, prière de s’abstenir de rire, sinon c’est Gabode ! (Correspondant de l’ARDHD à Djibouti)

« NIN NAAG KA CABSOODA,
SHACBIGIISI WA IN KA CABSOODO »

Qui a peur d’une femme,
doit avoir peur de son peuple

Au-delà de tout ce qui se dit ou s’écrit en français, c’est souvent dans les langues nationales que l’on saisit le mieux les réalités djiboutiennes. Surtout quand les propos sont tenus par les dirigeants.

Ainsi, les djiboutiens avaient été profondément choqués par ceux tenus par le Chef de l’Etat, Président du RPP, lors d’une récente réunion « ramadanienne » du comité central de ce parti. La retenue à laquelle invite l’Islam, au moins en ce mois béni, n’a servi à rien.

C’est donc médusés que les téléspectateurs de la RTD ont entendu Ismael Omar dire, à propos de la veuve Borrel : « cette femme, c’est une épreuve qu’Allah nous impose » (Naag ayu Ilaah nagu sallidey). En Islam, Allah ayant toujours raison, c’est au fautif qu’il fait subir des épreuves. Donc, en toute logique l’affaire Borrel serait imposée à Ismael Omar par Allah pour le punir de quelque faute. Si ce n’est plus !

Faiblesse du chef de l’Etat que l’opposition djiboutienne n’a pas manqué d’utiliser à son profit, au moins pour masquer sa propre inaction.

Lors du meeting de l’UAD tenu le jour de la fête de l’Aïd, marquant la fin du Ramadan, un des orateurs s’est écrié : « Voyez l’affaire Borrel. Ismael Omar a peur d’une seule femme, qui plus est, est étrangère. Il doit donc avoir encore plus peur de son propre peuple. Debout et chassons-le ! »

Effectivement, à la seule vue d’une situation sociale explosive marquée par de nombreuses manifestations populaires, parfois violentes, Ismael Omar a normalement de quoi avoir peur. C’est peut-être à cause de cette peur qu’il a tenu, en langue somalie, des propos malchanceux pour le pays et fatals pour lui lors du cocktail offert en son Palais ce fameux jour de l’Aïd. Qu’on en juge : « Si j’avais été informé de la date et de l’heure de la manifestation (de Balbala, NDLR), j’y aurais personnellement participé. »

Rien que ça : un chef d’Etat avouant qu’il aurait pris part à la contestation populaire de son action, avouez que même Hugo Chavez n’a jamais été aussi loin dans son populisme. Qui est certainement moins démagogique que celui du numéro un djiboutien, tout ce qu il y de mal élu, avec l’aval de l’ancien président du Conseil constitutionnel, actuellement humilié en public.

Lequel, se reprenant aussitôt, a salué l’énergique action des forces de sécurité intérieures et extérieures ( Nabad Sugid en version originale), ainsi que de la Gendarmerie dans la brutale répression de ces manifestations d’insubordination civique.

Pourtant, nul n’ignore ici que la manifestation de Balbala s’est soldée par la mort tragique d’un manifestant tué d’une balle dans le dos par un élément de la Police : Arme et Gendarmerie n’ont rien à y voir.

D’où les spéculations des djiboutiens :

1) citer les forces de défense et de sécurité dans ce contexte revient à glorifier son premier responsable qui tient piètrement le devant de la scène face à la Justice française. Pourtant, l’Armée est fortement perturbée par le récent assassinat du chef de poste de Galafi, un sous-officier d’origine issa Saad-Moussa, froidement abattu par un autre soldat, pour des motifs inconnus.

2) citer la Gendarmerie revient à occulter le fait que l’interpellation officielle des meurtriers présumés des derniers assassinats (celui d’un médecin et celui d’une fonctionnaire, tous deux d’origine issa Saad-Moussa), n’a pas empêché les sanglantes représailles à l’encontre de toute la communauté Oromo, essentiellement immigrée.

Pour leur part, les djiboutiens retiennent deux choses :

1) Ismael Omar est encore capable de raconter n’importe quoi pour se justifier. Le téléphone arabe fonctionnant bien ici, chacun se souvient des promesses qu’il a faites à Obock durant la campagne électorale présidentielle de 2005. Où il racontait que du pétrole avait été découvert dans cette région, qu’il avait déjà conclu un accord avec une importante société pétrolière pour son extraction et que la mise en valeur de cette inestimable ressource naturelle commencerait dès sa réélection. Lui et son gouvernement auraient dû le rappeler à tous les Djiboutiens et plus particulièrement au syndicat des taxis et autobus, et à tous les Djiboutiens, dont la grève a perturbé la Capitale il y a quelques jours de cela.

2) qu’Ismael Omar sera le dernier à se préoccuper de la misère sociale, lui qui autorise une telle opacité dans la gestion des deniers publics fortement renfloués par des bases étrangères dont les Etats propriétaires se montrent capables de tant d’aveuglement à son égard. Car, il a beau prétendu avoir voulu manifester aux côtés de ses concitoyens de Balbala, il a aussitôt rectifié ses propos démagogiques pour contester le bien-fondé de cette grogne populaire, prétextant que la dégradation des conditions de vie en république de Djibouti était la faute aux riches de la planète.

Sans oublier le fait que, pour l’opinion publique djiboutienne, il se serait récemment rendu au royaume d’Arabie Saoudite uniquement pour récolter le zakaat, c’est-à-dire l’aumône religieuse. Déjà qu’il avait promulgué un décret obligeant tous ses compatriotes à verser cette aumône à l’Etat, si en plus il fait main basse sur celle qui vient de l’extérieur ! C’est tout simplement le détournement public d’un précepte religieux.

Allah, au secours !
Illahow, na soo gaadh !

Un représentant de l’ARDHD
à Djibouti

24/10/05 (B321-A) Nos condoléances à la famille, aux amis et à ceux qui ont connu Gouled Houssein Gouled, décédé, le soir du 14 octobre 2005 à Djibouti. (Lecteur)

Selon nos traditions et nos coutumes, chacun apporte son soutien et son réconfort à la famille ayant connu une tragédie ou traversé une situation pénible.


 


C’est pourquoi nous adressons à nouveau nos condoléances les plus attristées aux proches du défunt.


 


Après notre sympathie à la famille, revenons sur les circonstances de la mort et les présumés coupables. Sans se réclamer d’experts, il est bon d’avoir l’esprit critique avant d’accepter la version officielle donnée par la police.


 


D’après l’ADI, seul le médecin Gouled Houssein Gouled a été mortellement poignardé par cinq individus d’origine Ethiopienne. Sa fiancée qui l’accompagnait  est sortie indemne poursuit La Nation :


 


« Ils trouvent non loin de cet endroit sa fiancée en état de choc mais saine et sauve qui est prise en charge par la Brigade Criminelle après l’évacuation de la victime vers la morgue de l’hôpital Peltier. » signé MOF.


 


En fait, pourquoi les voyous se sont-ils acharnés sur Gouled Houssein ? Le défunt n’aurait pas eu d’argent ou de bijoux sur lui  !


 


Le journal La Nation  décrit comment la femme a eu la vie sauve.


 


« Sa propre personne a été, ajoute-t-elle aux policiers,  malmenée par le deuxième agresseur qui l’a dépouillé de force d’une bague, d’un bracelet en or et d’un porte -monnaie contenant des clés et une somme d’argent de 2.000 FD sous la menace d’une arme blanche. » signé MOF.


 


Il est à rappeler que dans une scène de crime, la disposition des éléments est très importante. De même l’heure du décès, sans oublier les témoins et les informations données par les citoyens et l’autopsie du corps. Dans toutes les enquêtes tous ces éléments sont passés au peigne fin, ce qui n’est pas le cas à Djibouti.


 


Dans notre pays, les enquêtes à caractère douteux sont traités par les mêmes personnes, la même équipe : Le S.D.S


 


Quant aux prétendus journalistes, MOF entre autres, se sont-ils rendus sur la scène du crime ou ont-ils fait leur propre enquête ? La réponse est non.


Alors comment-ils informés ? Par le S.D.S.


 


Les exemples du passé ne manquent pas, retenons deux cas : Garaf et Mohamed Yacin.


 


Dans le premier, Mr Garaf, agent de S.D.S a été mortellement poignardé par des Éthiopiens, exactement comme le médecin Gouled à un détail près : Il était seul dans sa voiture.


 


Que sont-ils devenus ses présumés meurtriers, nous parlons des Éthiopiens ? Ils se sont évaporés dans la nature.


 


Dans le deuxième cas, il s’agit du défunt Mohamed Yacin, pharmacien de formation.


 


Le crime s’est déroulé en présence de sa femme, exactement comme Gouled Houssein.


 


Au lieu de culpabiliser des étrangers, on accuse la femme ou le pharmacien ou les deux du crime.


 


Après chaque coup, on fait un tapage médiatique pour maquiller un crime odieux et on pleure aux côtés de la famille de la victime. Ceci explique dans le passé, la présence d’IOG aux funérailles d’une personne.


 


Compte tenu de toutes ces remarques, de quel côté faut-il pencher ? Crime crapuleux commis par des voyous éthiopiens ou assassinat organisé / couvert par le S.D.S. ?


 


Reste à déterminer le mobile du crime. Le Docteur Gouled Houssein aurait-il pu avoir découvert une affaire louche liée à son travail ? Un trafic d’organes par exemple ?


 


Aurait-il pu avoir refusé les avances du S.D.S ?



Nous n’avons aucun élément qui permettent de répondre. Le doute est là, compte-tenu des habitudes de ce régime dictatorial.


 


Nous n’irons pas plus loin et nous prions pour la Paix de l’âme du défunt Gouled Houssein Gouled.


 


La famille conservera certainement et avec le plus grand soin; tous les détails concernant la mort de leur fils. A notre avis, il pourrait être fort utile dans un avenir, peut-être proche pour déterminer les vrais coupables de cet odieux assassinat.


Un lecteur qui n’est pas dupe