17/02/08 (B435) RADIO-TROTTOIR / La diaspora djiboutienne a l’étranger est très en colère et évalue sa compagnie aérienne. Toujours les méfaits de Chehem, Prince des noisettes. Les lecteurs donnent leur avis sur leur compagnie aérienne. (Lectrice)

Depuis quelques années, Djibouti a accepté que ses citoyens puissent avoir une double nationalité.

« Quel bonheur ». C’est ce que tout le monde a pensé sur le moment. « Que Monsieur le Président soit béni !» ont-ils tous déclaré.

« Nous n’avons plus à avoir peur de rentrer chez nous :
– soit bénéficiaire d’une expérience acquise pendant un long séjour en Europe. Cette expérience, nous pourrons la mettre au service de pays
– soit, pour des vacances bien méritée, le coeur rempli de joie à la pensée de revoir les nôtres et de remettre les pieds sur la terre qui nous a vu naitre. Cela permet aussi d’intégrer des euros dans l’économie locale pour le bien de tous. »
« Le vrai bonheur ! Mille mercis. »

Mais… Patratac ! Il y a un gran « mais ». Normal, me direz-vous, chaque médaille à son revers ! Mais … là où Moussa Chehem, le Prince des noisettes, intervient, c’est toujours la joie qui retombe et qui laisse sa place au choc.

Connaissez-vous la dernière idée de cet Ambassadeur du Prince de pacotilles pour faire encore et encore plus mal aux djiboutiens, pour les humilier jusque dans les salles d’embarquement et même dans certains cas, aux pieds de l’avion ?

L’Ambassade informe, via la compagnie Daallo, les autorités françaises du fait que le passager n’a pas de visa sur son passeport belge ou français et qu’il n’est pas en règle. Le passager est donc arrêté pour contrôle et il ne peut pas embarquer sur le vol …

Ensuite, il peut justifier qu’il est citoyen djiboutien et qu’il n’a pas besoin de visa, mais cela prend du temps …

Comment fonctionne le système et où est le bénéfice pour le Prince des noisettes ?

Daallo Airline est une petite compagnie minable au bord de la faillite. Elle a besoin d’augmenter ses recettes pour tenter de survivre quelques jours de plus. Mais ce n’est pas avec ces méthodes de voyou qu’elle enrayera le phénomène. Bien au contraire, elle va accélérer sa chute car plus personne n’achètera de billets pour voyager sur ses avions.

En réalité, il semble que le système soit organisé en association avec « Satan – dit Moussa Chemem», pour qu’il puisse s’enrichir. Les passagers qui n’ont pas pu embarquer, sur dénonciation de l’Ambassade sont contraints d’acheter un deuxième billet. On leur dit que le premier n’est plus valable …

Le partage des gains ?

Selon les informations que nous avons pu obtenir et qui doivent être vérifiées, 70% du montant du 2ème billet serait reversés au Prince des noisettes, Daallo conservant les 30 %.

Même si elle n’a pas la plus grosse part de cette deuxième transaction, Daallo encaisse quand même 130 % du billet normal dans l’opération. Commet la Compagnie a-t-elle pu tomber aussi bas en acceptant de s’associer à Satan ce qui équivaut à perdre son intégrité et sa réputation, son âme et à accélérer sa descente aux enfers ?

Quand viendront les regrets, les remords, voire les excuses pour Daallo, il sera trop tard. Il faudra assumer le dépôt de bilans et pour les malheureux salariés, la mise au chômage …

Pauvres djiboutiens.

Tant que Chehem sera là, vous souffrirez ! Et de plus, la réputation du pays continuera à s’enfoncer parmi la communauté internationale et en premier lieu, la communauté diplomatique en Belgique.

Tous, nous avons été contraints de quitter notre pays pour échapper à ce type de comportement arbitraire … et Moussa Chehem trouve encore le moyen de nous torturer alors que, bénéficiant souvent d’une double nationalité, nous ne sommes plus placés sous son administration ni celle du régime de Guelleh ……

Que demandons-nous ?

Simplement le droit de revenir chez nous, que ce soit pour nous y établir et faire bénéficier le pays de notre savoir-faire, ou pour passer des moments agréables parmi nos proches, tout en épensant des Euros qui seront bienvenus dans l’économie locale. Rien d’autre !!!

Que fait Chehem Moussa ?

Tout pour nous empêcher de revenir chez nous.

Forts en colère, nous continuerons à bouder désormais et de façon définitive, la Compagnie Daallo tant que Satan alias Moussa Chehem sera en poste à Bruxelles.

Quand on découvre la liste des pays où il représente Djibouti, on a l’impression que la liste a été établie pour empoisonner la vie des Djiboutiens (réfugiés ou immigrés) et pour les humilier par tous les moyens, parce que cela correspond aux pays où ils sont majoritairement établis en Europe : ce ne peut pas être le fruit du hasard ! Belgique, Luxembours, Hollande, Danemark, Finlande, Suède et Norvège…..

Posez-vous la question et vous admettrez avec moi, qu’il ne peur s’agir que d’une volonté du Régime de Guelleh pour porter atteinte à nos libertés.

Une pétition est lancée.

_______________________________ Note de l’ARDHD

Rappellons que le site du GED informe les Djiboutiens des risques encourus avec la Compagnie Daallo, tant sur le plan de la sécurité que sur les autres. Le site de l’ARDHD avait repris de nombreux articles sur le sujet.

13/02/08 (B434) Un allemand enlevé en Somalie puis libéré (Info lectrice – 2 dépêches)

___________________________________________ Nouvel Obs

Un Allemand enlevé dans le nord de la Somalie

Des hommes armés ont intercepté son véhicule et blessé son chauffeur dans le district d’Erigabo, une zone revendiquée par deux entités rivales.

Des hommes armés ont kidnappé un Allemand travaillant pour une organisation humanitaire, mardi 12 février, dans le nord de la Somalie.

Selon un chef traditionnel du district d’Erigabo, des hommes armés ont intercepté sa voiture, blessant son chauffeur, et ont enlevé l’humanitaire.

Le district d’Erigabo est une zone revendiquée par deux entités rivales de Somalie, la République autoproclamée du Somaliland, et la région autoproclamée autonome du Puntland.

L’administration de la région du Puntland a confirmé de son côté cet enlèvement.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991 et fait face à une crise humanitaire aiguë avec nombre d’enlèvements et d’affrontements entre bandes armées.

_____________________________________ Angola Press

SOMALIE: Libération de l`humanitaire allemand enlevé en Somalie

MOGADISCIO, 13/02 – Un Allemand travaillant pour une organisation humanitaire, enlevé mardi en Somalie, a été libéré après une opération des forces du Somaliland, a annoncé mercredi un responsable local à l`AFP.

« Les forces armées ont réussi à libérer le travailleur humanitaire lors d`une opération lancée la nuit dernière », a dit Osmail Haji Nur, commissaire de district du Somaliland. « Il est maintenant entre nos mains, sain et sauf », a-t-il ajouté.

Les forces du Somaliland ont encerclé les ravisseurs et cherchent à les faire prisonniers, a-t-il dit, sans préciser qui étaient ces ravisseurs.

L`humanitaire allemand, qui travaillait pour l`organisation allemande Welthungerhilfe (ou German Agro Action) installée à Bonn, avait été enlevé mardi par des hommes armés dans le nord de la Somalie.

La voiture où il se trouvait, avec une collaboratrice allemande, un collaborateur local et le chauffeur, a été arrêtée à 64 km au nord d`Erigabo (900 kilomètres au nord de Mogadiscio) par un groupe d`hommes armés qui ont enlevé l`Allemand et blessé légèrement le chauffeur lors d`un échange de tirs.

Le district d`Erigabo est revendiqué par deux entités rivales de Somalie, la République autoproclamée du Somaliland, et la région autoproclamée autonome du Puntland.

Le Somaliland, où vivent un tiers des 10 millions de Somaliens, a fait sécession de la Somalie en mai 1991, cinq mois après la chute du président somalien Mohamed Siad Barre. Welthungerhilfe est l`une des rares organisations interna- tionales ayant envoyé des collaborateurs dans le Somaliland.

La Somalie est en guerre civile depuis la chute de Siad Barre en 1991 et fait face à une crise humanitaire aiguë avec nombre d`enlèvements et d`affrontements entre bandes armées.

10/02/08 (B434) Radio-Trottoir / Boycott des législatives est confirmé. / Félicitation à l’Opposition nationale.(Lectrice)

Merci à l’Equipe de la Radio Télévision de Djibouti, qui tous comme un même
corps ont suivi scrupuleusement pendant 24 heures sur 24 du Nord au Sud le
déroulement des lamentables élections du 8 février 2008 à Djibouti.

Les dignitaires au seuil du troisième âge, (d’ailleurs la moyenne d’âge des
candidats, – isolés et sans électeurs -, est de 63 ans, – âge respectable
des Sénateurs -), n’ont pratiquement pas été vus sur les écrans de la RTD
chaîne du Chef du Gouvernement.

Seuls quelques vétérans du Gouvernement avec sept électeurs dont le Maire de
Djibouti, Sans Domicile Fixe Indépendant, sont apparus la tête baissée.

Tandis que le Chef de l’Etat tout souriant avec un passeport d’une couleur
diplomatique ou Européenne difficile de bien voir le titre, a répondu à
l’émissaire de la BBC par des mots incompréhensibles.

Avait-il l’intention de se sauver, car en général, on vote avec sa Carte
d’Identité Nationale « but not with his Passeport ».

De source bien informée, les caméramans ont été dix fois supérieur et mieux
organisés, la direction a mis le paquet, mais, hélas, les dizaines de
caméramans mobilisés sont revenus bredouilles.

Leur mission a été un échec, tout le personnel militaire mis à leur
disposition, tous les nouveaux matériels et véhicules en leur possession
n’ont servi à rien, mais à rien !

Les téléspectateurs ont regretté d’avoir suivi les émissions spéciales élections.

Alors vraiment RIEN, pas une image sur les foules compactes, pas une image
sur les longues queues d’attente, pas une vue des électeurs (ices)
Djiboutiens (nes) ni dans les bureaux de vote ni à l’extérieur des bureaux
de vote. RIEN.

« Le 8 Février 2008 sera considéré comme un Jour Historique, le Jour du
rejet populaire contre le vol et les fraudes électoraux ».

Que Dieu les guide dans ce juste combat.

Fait remarquable : seules, quelques prises en gros plan des urnes
pratiquement vides ont magistralement été exposées.

Pourtant, la RTD a bien fait son travail, mais heureusement les Djiboutiens
(nes) ont unanimement opté de s’abstenir de ce « sale » vote, signe
d’avertissement solennelle contre la corruption et la prostitution
politique.

Le Chef de l’Etat ainsi que l’Ambassadeur des Etats-Unis en compagnie d’un
très Haut gradé des USA Forces, face au silence populaire inquiétant, ont
fait une apparition magique le soir même du dépouillage des urnes, sur le
petit écran pratiquement la main dans la main contre les risques
d’insurrections populaires.

Après l’envoie depuis dix jours, de 600 marines débarqués sur les côtes du
Sud de la Somalie entre la frontière Kenyanne et Kismayo pour amortir les
risques de débandade des Troupes d’occupations Ethiopiennes, l’armée du
Pentagone va-t-elle envahir la Somalie et demain l’Erythrée.

Des centaines de Kilomètres de côtes ne sont pas négligeables, d’autant plus
que leur présence à Djibouti se renforce avec les belles perspectives
d’avenir des l’Iles Moucha données à des compagnies chinoises spécialisées
dans le « tourisme sexuel ».

La pédophilie dans les îles est-elle acceptable ?

A suivre.

Hasna
Chef provisoire de Radio Trottoir

19/12/07 (B426) SOMALIE: Le Puntland se dote d`un ministère du Pétrole (Info lectrice)

_________________________________ Note de l’ARDHD
Quand il y a du pétrole, on se bat souvent … pour le posséder. Cela expliquerait-il, partiellement, l’instabilité chronique dans la région ?
__________________________________________________

NAIROBI, 18/12 – Un ministère du Pétrole a été créé par le président de la région semi-autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, dont le sous-sol serait riche en hydrocarbures, a-t-on appris mardi auprès du ministre de l`Information du Puntland.

Le président du Puntland, Mohamud Musse Hersi, a nommé Hassan Osman Mohamud ministre du Pétrole et des ressources minières dimanche à la faveur d`un remaniement ministériel, a indiqué le ministre de l`Information, Abdirahman Mohamed Bankah.

Plusieurs groupes pétroliers étrangers, dont les Chinois CNOOC et China International Oil and Gas (CIOG) auraient déjà conclu des contrats d`exploration du sous-sol avec les autorités du Puntland.

En 2005, une compagnie australienne, Range Resources Limited, avait conclu avec les autorités locales un accord exclusif d`exploration et d`exploitation d`une vaste bande du Puntland, un contrat sujet à controverse entre le Premier ministre de l`époque Mohamed Gedi et le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed, anciennement à la tête du Puntland.

M. Gedi, qui a démissionné de son poste en octobre dernier, avait qualifié à l`époque cet accord d` »illégal » et d` »inacceptable ». La Somalie ne produit pas encore de pétrole, mais les potentialités de son sous-sol laissent espérer une exploitation pétrolière.

17/12/07 (B426) Un journaliste français enlevé en Somalie (Puntland) (3 dépêches – Info lectrice)

_____________________________________ Le Figaro
Le caméraman se porte bien. Les ravisseurs ont demandé une rançon de 70.000 $.

Nouvelles encourageantes sur le sort de Gwenlaouen Le Gouil. Ce caméraman français, enlevé dimanche matin par des hommes armés dans le nord du pays, se porte bien a indiqué un chef coutumier impliqué dans les négociations pour sa libération. Le journaliste se trouve à 15km de Bosasso, la capitale économique du Puntland, région semi-autonome située au nord-est de la Somalie. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner privilégie la piste crapuleuse à celle d’un enlèvement politique.

Les ravisseurs avec qui le Quai d’Orsay est en contact, exigent ainsi une rançon de 70.000 dollars pour libérer le journaliste. Le lauréat du prix Albert Londres audiovisuel 2007 pour un sujet sur l’assassinat de travailleurs humanitaires sri-lankais d’Action contre la Faim, était arrivé samedi à Bosasso. Il devait effectuer un reportage sur le trafic d’émigrants illégaux qui traversent au péril de leur vie le golfe d’Aden pour se rendre au Yémen. Plus de 26.000 réfugiés et migrants ont ainsi entrepris la traversée en 2006, selon les chiffres du HCR.

Les menaces contre les reporters courantes

La multiplication des enquêtes ces derniers mois sur ce trafic, géré par la mafia, qui rapporte 3 millions de dollars par an, constitue une publicité gênante pour les passeurs. Les journalistes se rendant sur place font régulièrement l’objet de menaces verbales ou physiques d’après les ONG.

_________________________________ Reuters

Un journaliste français enlevé au Puntland en Somalie

BOSASSO, Somalie (Reuters) – Des inconnus ont enlevé un journaliste français au Puntland, région autonome du nord de la Somalie, annonce le gouverneur de la région.

« Un journaliste français a été enlevé par des inconnus en armes », a déclaré à Reuters Yusuf Mumin. « Les responsables de la sécurité au Puntland sont actuellement réunis pour évoquer cette affaire ».

Le gouverneur a affirmé ne détenir, à ce stade, aucune information sur l’identité du journaliste enlevé ou le nom du média pour lequel il travaille.

Selon le témoignage du chauffeur du journaliste, l’enlèvement s’est produit à environ 70 km à l’est de Bosasso, principale ville du Puntland. « J’ai tenté, avec l’interprète, de parler au commando qui réclamait une rançon de 70.000 dollars », a raconté Omar Ahmed.

Ce dernier a précisé que le journaliste français enquêtait sur une affaire de migrants somaliens passés en contrebande au Yémen.

Abdigani Hassan,
version française Jean-Loup Fiévet

_____________________________________ JDD

Somalie: Un journaliste français enlevé
Par Marianne ENAULT (avec Reuters) leJDD.fr

Inquiétude après l’enlèvement d’un cameraman français, Gwen Le Gouil, dimanche matin au Puntland, une région semi-autonome au nord-est de la Somalie. Son chauffeur a précisé qu’il enquêtait sur le trafic de clandestins, qui traversent le golfe d’Aden pour se rendre au Yémen. Selon lui, les preneurs d’otages, armés, auraient exigé une rançon de 70 000 dollars. Le Quai d’Orsay confirme l’enlèvement.

Le cameraman enquêtait sur le trafic de clandestins, entre la Somalie et le Yémen. (Googlemaps)

Gwen Le Gouil a été enlevé dimanche matin à 70 kilomètres à l’est de Bosasso, la principale ville du Puntland, une région semi-autonome située dans le nord de la Somalie. Selon le chauffeur du cameraman français, le commando était composé de trois hommes armés de fusils automatiques AK-47. « J’ai tenté, avec l’interprète, de parler aux ravisseurs, qui réclamaient une rançon de 70.000 dollars », a-t-il raconté aux autorités somaliennes. « Les responsables de la sécurité au Puntland sont actuellement réunis pour évoquer cette affaire », a simplement commenté le gouverneur de la région, Yusuf Mumin.

Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé l’enlèvement. Interrogé sur i-Télé, Bernard Kouchner a indiqué que la thèse d’un acte crapuleux était privilégiée. « Je ne veux pas l’affirmer parce que je n’en suis pas sûr », a-t-il toutefois ajouté, précisant que ses services s’occupaient activement du dossier. « Nous avons contacté ceux qui semblent être les ravisseurs », a-t-il déclaré, sans donner plus de précisions.

Le journaliste français enquêtait sur le trafic de clandestins qui a lieu entre la Somalie et le Yémen. Chaque mois, des dizaines d’entre eux embarquent à bord de bateaux de fortune et traversent le golfe du Yémen, à leurs risques et périls et sous les coups des passeurs. C’est dans ce cadre qu’il aurait été en contact avec le commando armé et l’affaire aurait mal tourné.

« Un pays de non droit »

Le port de Bosasso est devenu la plaque tournante de l’immigration clandestine de la corne de l’Afrique. Ce sont en majorité des Ethiopiens et des Somaliens qui fuient la famine et la guerre civile. La région du Puntland connaît de plus en plus d’enlèvements, de détournements et d’actes de piraterie au large de ses côtes. En mai, deux humanitaires étrangers avaient été pris en otages, puis libérés à la suite de pourparlers entre leurs ravisseurs et des chefs de clans.

Sur son site internet, Reporters sans frontières exprime dimanche soir son inquiétude. « Cet enlèvement est d’autant plus alarmant qu’il survient dans un pays de non-droit où sept journalistes ont été tués depuis le début de cette année. Nous demandons aux autorités locales de tout mettre en oeuvre pour identifier les ravisseurs et connaître leurs éventuelles revendications », déclare l’organisation de défense des journalistes.

Cette année, Gwen Le Gouil avait obtenu le Prix Albert Londres, dans la catégorie audiovisuelle, pour un documentaire intitulé Muttur: un crime contre l’humanitaire, évoquant l’assassinat de 17 membres d’Action contre la faim au Sri Lanka. A 32 ans, ce diplômé du CUEJ de Strasbourg, a collaboré aux journaux télévisés de France Télévisions et de TF1, et à plusieurs magazines produits entre autres par Capa.

20/11/07 (B422) JE PARTIRAI ! (Lectrice)

Je fais partie de ces djiboutiennes qui ont le tort d’être originaire du Yémen.

J’ai depuis très longtemps compris qu’un jour ou l’autre on nous fera payer
cette origine. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours entendu cette
insulte « arabe daag asse » en d’autres termes « arabe oreilles rouges ». On
s’en offusquait pas outre mesure. On s’y habitue à la longue.

Mais aujourd’hui, je sais qu’il devient urgent pour moi de voir les choses en
face et de veiller à protéger les miens en cherchant une nouvelle terre d’asile.

Je ne veux pas voir un jour ma fille ou mon fils renvoyé manu militari vers le
Yémen. Cela me serait insupportable. Je préfère choisir le jour, la destination
et les conditions de ce départ. On a l’habitude, la diaspora yéménite se trouve
partout et a toujours prospéré là ou elle se trouve.

C’est un peuple fier et
qui a su vaillamment résisté à tous les coups de boutoirs de l’histoire. Ce
n’est ni un Djama Souleman haineux et encore moins un Hassan said, Fouchet de
pacotille, qui viendront m’expulser avec ma famille. Ma décision en tant que
mère est prise, je partirai dès que possible.

Je partirai !

Mais jusqu’à là, rien de grave. Des insultes, des brimades nous faisant
ressentir que notre présence n’était que tolérée. Je n’ose pas imaginer la
situation si les plus gros bailleurs de fonds a Djibouti n’était autre que des
Arabes du Golf. Je vous laisse imaginer les scénarios possibles !

En résumé, le quasi citoyen djiboutien d’origine yéménite était classée en 3ème
ou 4ème position après les autres ethnies somalis ou afars. C’était dans l’ordre
des choses. Nous avions plus ou moins accepté le sort qui nous était réservé. On
savait pertinemment que certains postes ou promotions nous étaient complètement
fermés.

C’est le cas pour toutes les fonctions de pouvoir ou d’autorité sauf à
des postes subalternes.

Vous me direz qu’il y a l’exception du général Fathi,
je vous répondrai que le bougre n’a aucun pouvoir si ce n’est que d’abuser de
son poste pour agrandir son harem, son patrimoine ou celui de ses enfants et ce
au détriment de ses compatriotes d’origine Yéménite. C’est un peu le capo ou le
collabo du régime.

On trouve ce genre de bonhomme dans toutes les tragédies
humaines.

Idem pour le Ministre (d’origine Yéménite) RIFKI BAMAKRAMA. Il
travaille pour lui et ne dispose d’aucun pouvoir. Il joue le rôle du vrai
bouffon du bouffi. C’est sa seule raison d’être. Il n’ a pas hérité du talent de
son père qui était un grand artiste reconnu sur toute la scène régionale.

Avec le bannissement de cette famille, un pas vient d’être franchi dans
l’ignominie et la monstruosité. Le régime Guelleh ainsi que tous ces sbires
viennent de tomber leur masque pour afficher leur caractère fasciste et raciste.

Je pèse bien mes mots : RACISTE ET FASCISTE.

Cette pratique du bannissement a été utilisée par des régimes inspirés par les
pratiques douteuses et condamnables du 3ème Reich. Le raccourci est peut être
rapide mais mon esprit n’a pas pu s’empêcher de penser très brièvement au scène
de descente de la gestapo dans les foyers de familles françaises de confession
juive dont le seul tort était justement d’être juifs.

La famille ALHOUMEKANI a subi une descente musclée de la milice du Régime
Guelleh, une fouille, une confiscation de leurs pièces d’identité et
probablement des objets de valeur (bijoux) parce qu’elle s’appelle ALHOUMEKANI
et parce qu’elle est d’origine Yéménite.

J’aimerai connaître le sort réservé aux emplois occupés par les membres de la
famille ALHOUMEKANI :

Quid du poste de Proviseur Adjoint (Lycée de Balbala) de M. ADNAN ALHOUMEKANI.

A-t-il été promis à une personne bien née ?

 Quid du poste de Mme FIRIAL (Epouse Ali Saleh) à la Banque Crédit Agricole ?
La
direction de cette Banque va-t-elle se ranger aux directives du régime, par exemple le
licenciement (pour absence non autorisée ?) ?

Quid du poste de M. NADEM ALHOUMEKANI, Cadre Commercial à l’Aéroport de
Djibouti. Y a-t-il déjà un remplaçant sur le seuil du bureau ?

Quid des biens immobiliers appartenant à cette famille ?

J’ose espérer que tous les biens et les emplois occupés par les membres de cette
famille seront préservés jusqu’à leur retour dans LEUR PAYS qu’ils n’auraient
jamais du quitter.

J’ose encore espérer que cette décision de bannissement prise dans un moment de
panique et d’égarement ne soit qu’un mauvais souvenir. En tous cas, la personne
qui a préconisé ou soufflé cette bonne mauvaise idée n’a fait qu’affaiblir la
thèse défendue par la bande des gaffeurs (IOG, DGO et le cancre de la sécurité)
et renforcer la piste de l’assassinat défendue par la justice française.

Cette histoire ne doit pas demeurer sans suite.

Les auteurs et complices de ce bannissement devront payer d’une façon ou d’une
autre. Je leur conseille d’être vigilants car l’avenir proche, même très proche,
leur réserve d’énormes surprises. Divine ou humaine, la justice passera et je n
‘en doute pas une seconde.

Les victimes vont devoir être indemnisés pour l’énorme préjudice subi.

07/11/07 (B420) L’arroseur arrosé !!! Communiqué de presse du site Paradisfj.info.

_______________________________________ Note de l’ARDHD
Nous soutenons l’action de ce site
et nous adressons toutes nos félicitations à ses animateurs. Belle défense et beau renversement de situation !! Les soit-disant victimes sont condamnées aux dépens ….
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Lien avec le site : http://www.paradisfj.info/spip.php?article1191

Autres liens conseillés sur le même site :
http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique142 
http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique238

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NOEL Frédéric, Yves, Michel et Nord Vision Oü contre le site paradisfj.info

Communiqué de presse

Paris le mardi 6 novembre 2007.

Le site paradis fiscaux et judiciaires (www.paradisfj.info) créé en avril 2007, est un portail dédié à la lutte contre les paradis fiscaux et judiciaires et qui vise à mettre à la disposition du public des articles traitant de cette problématique des affaires financières.

Il s’agit d’un site indépendant, réalisé à titre individuel par quatre personnes (les deux propriétaires et les deux administrateurs de ce site), d’après une idée d’un brillant économiste, décédé en juin 2005, M. François-Xavier Verschave.

Un seul des deux propriétaires est responsable juridiquement du contenu éditorial de ce site devant les tribunaux.

La défense des intérêts de ce propriétaire est assurée par les conseils du site www.paradisfj.info à savoir Me Olivier Morice et Me Julien Tardif.

Suite à la mise en ligne d’un article en date du 31 août 2007 sur le site www.paradisfj.info, Monsieur Frédéric, Yves, Michel NOEL et la Société NordVision OÜ, représentée par son représentant légal, à savoir Monsieur Frédéric, Yves, Michel NOEL, ont assigné en référé, pour diffamation, ledit propriétaire d’avoir à comparaître, le 22 octobre 2007 à 11 heures, par devant Monsieur le Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Paris, à savoir Monsieur Nicolas BONNAL, siégeant en son cabinet, locaux de la 17ème Chambre.

La Société NordVision OÜ est une Société immatriculée au Registre du Commerce estonien, filiale de la Société NordVision SA, Société domiciliée au Panama.

Par ordonnance de référé en date du 30 octobre 2007 :

ladite assignation a été déclarée nulle.

Monsieur Frédéric NOEL et la Société NORDVISION OÜ ont été condamnés à payer chacun au propriétaire assigné la somme de 750 euros sur le fondement des dispositions de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile.

Monsieur Frédéric NOEL et la Société NORDVISION OÜ ont été condamnés aux dépens.

28/09/07 (B414) Droit de réponse à propos du nombre de juges français assassinés depuis la libération (Info lectrice)

Madame, Monsieur,

Dans votre dépêche du jeudi 27 septembre et ayant pour titre « Enquête après la profanation du caveau de la famille du juge Renaud à Paris » votre journaliste conclut son propos de la façon suivante : « Depuis la Libération, deux juges d’instruction ont été assassinés : le juge Renaud et le juge Pierre Michel en octobre 1981 à Marseille ».

Je tiens à vous apporter les précisions suivantes : Depuis la Libération ce sont trois juges et non deux qui ont été assassinés.

En France, le juge Renaud à Lyon le 2 juillet 1975 et le juge Pierre Michel en octobre 1981 à Marseille

A Djibouti le juge Bernard Borrel, le 18 octobre 1995.

Pour plus d’information au sujet de l’assassinat du juge Bernard Borrel je vous renvoie au site du comité de soutien de Mme la juge Elisabeth Borrel, la veuve de Bernard Borrel qui se trouuve à l’adresse suivante : http://comitesoutienborrel.free.fr/

Très cordialement.

Paris le 27 septembre 2007.

Mariama Keïta