11/08/10 (B564) Les traits de l’Erythrée – Les éditeurs suédois vont publier un journaliste emprisonné en Erythrée (1 article)

__________________ 1 – Les Echos avec AFP

Les éditeurs suédois vont publier un journaliste emprisonné en Erythrée

Plusieurs importantes maisons d’édition suédoises ont annoncé lundi qu’elles allaient publier conjointement une traduction des travaux du journaliste Dawit Isaak emprisonné sans procès depuis 2001 en Erythrée.

Dawit Isaak, qui a la double nationalité érythréenne et suédoise, avait été arrêté avec une douzaine d’autres journalistes, propriétaires de journaux et éditeurs, accusés par les autorités érythréennes d’être des espions à la solde de l’Ethiopie.

Sa famille et ses proches sont sans nouvelle de lui depuis plusieurs années et son lieu de détention reste incertain. Selon un ancien gardien cité début 2010 par les médias suédois, Dawit Isaak serait toutefois détenu dans une prison secrète de haute sécurité à Eraeiro, près d’Asmara, et serait en mauvaise santé.

"Il a été privé de ses droits fondamentaux, n’a jamais été poursuivi, n’a pas eu droit à un procès" ou à un avocat, écrivent les maisons d’édition suédoise dans une déclaration commune, soulignant que Dawit Isaak est "le seul journaliste et ressortissant de l’Union Européenne à être traité de cette façon dans le monde".

Les médias et défenseurs des droits de l’homme, en Suède et dans d’autres pays, réclament sa libération depuis longtemps et le ministère suédois des Affaires étrangères agit de même par voie diplomatique, pour l’instant sans succès.

Les éditeurs suédois comparent leur décision de publier les travaux de Dawit Isaak à celle de leurs collègues allemands de publier les "Versets sataniques" du britannique Salman Rushdie, quand une fatwa le condamnant à mort avait été lancée contre lui en 1989 par l’ayatollah iranien Ruhollah Khomeini.

Le livre de Dawit Isaak doit être présenté le 23 septembre au salon du livre de Goteborg.

13/04/10 (B546) Yémen Express (Un article en Français)

_________________________ 1 – Les Echos avec Reuters

Des chiites yéménites jugés pour espionnage au profit de l’Iran

Quatre sympathisants de la rébellion chiite du nord du Yémen ont été traduits en justice lundi pour espionnage au profit de l’Iran, une accusation qui leur fait encourir la peine capitale réclamée par les procureurs. Arrêtés l’été dernier, les quatre hommes sont accusés d’avoir transmis à l’Iran des photographies d’installations de l’armée et de la sécurité ainsi que de ports et d’îles du pays sur une période s’étalant de 1994 à 2009.

Le président Ali Abdallah Saleh a décrété le mois dernier définitivement finie la guerre contre les insurgés chiites du nord du Yémen qui durait avec plus ou moins de violence depuis 2004. Mais les trêves dans ce conflit sont rarement durables.

Mohamed Ghobari,
Marc Delteil, pour le service français,
édité par Pascal Liétout

18/09/08 (B465-B) Les Echos / Pauvreté et piraterie dans le golfe d’Aden

« Auréolé par la bravoure de l’élite des forces navales françaises » qui ont libéré, mardi, un couple de navigateurs français pris en otages au large de la Somalie, le président Sarkozy a menacé les bandits des hautes mers d’utiliser tous les moyens nécessaires pour réprimer la résurgence de la piraterie.

Dans un éditorial, « The Times » de Londres approuve très largement l’appel du président de la République à durcir le combat contre la piraterie moderne.

Mais, souligne le journal, il faut aussi s’attaquer à ses origines.

Plus de 50 navires ont été l’objet d’actes de piraterie cette année et la navigation dans le golfe d’Aden est devenue l’une des plus dangereuses au monde. Alors que quelque 48.000 bateaux par an passent par ces eaux, les terroristes armés aujourd’hui de missiles et de rockets ont trouvé abri dans le nord de la Somalie.

Le journal fait ainsi une corrélation entre pauvreté et piraterie.

Plus la Somalie, un pays qui n’a pas eu de véritable gouvernement depuis dix-sept ans, s’enfonce dans la pauvreté, plus la violence, le règne de la terreur, et les attaques se multiplient et deviennent de plus en plus téméraires. Les butins de cette piraterie moderne sont devenus la principale source de revenus des gangs qui terrorisent le pays.

Actuellement, des rançons sont demandées pour quelque 150 otages de toutes nationalités et 15 navires arraisonnés se trouvent dans le port sauvage d’Eyl, à 800 kilomètres au nord de Mogadiscio.

Pour le journal, la France et l’Espagne ont eu raison de proposer une coordination internationale pour combattre ce terrorisme de haute mer. « Les armées apprennent aujourd’hui à mener des guerres asymétriques contre des guérillas et des terroristes.

Les marines doivent faire la même chose. »

Mais le journal estime que plus doit être fait en s’attaquant aux racines. Car la pauvreté et le chaos politique en Somalie sont la cause du crime, de la violence et du fondamentalisme religieux. La piraterie d’ailleurs, en s’attaquant à tous les navires, empêche les efforts des Nations unies visant à fournir de l’aide alimentaire à une population déshéritée.

« Cet Etat failli est l’exemple même des dangers de la négligence de la communauté internationale. Si ce pays n’est pas sauvé de l’enfer, le monde entier en paiera chèrement les conséquences », conclut l’éditorial.

07/05/08 (B446-B) Les Echos : Somalie : l’armée éthiopienne coupable d’« égorgements»

___________________________________ Note de l’ARDHD

Décidément l’Armée éthiopienne multiplie les actes scandaleux et criminels sur tous les fronts.

Hier nous avions connaissance par la presse d’exécutions sommaires, d’encaissement injustifié de taxes d’importations aux frontières et pire encore, de revente de leurs armes à l’ennemi.

Aujourd’hui, plusieurs journaux s’indignent des exactions commis par l’Armée éthiopienne et qui ont été confirmées officiellement par Amnesty International.

Le démenti éthiopien ne devrait pas tarder … nous l’attendons !

Que vaudront les affirmations éthiopiennes quand il s’agira de masquer des crimes commis par son Armée ?

Nous avions mesuré la capacité de mensonge des éthiopiens dans l’affaire de la jeune Hasna, cette fille de réfugié djiboutien, âgée de 12 ans et incarcérée avec les adultes pour un soi-disant vol à l’étalage, après avoir été violée pendant 17 jours par le neveu d’un officier de Police …

A l’époque, l’Ambassade de Paris avait soutenu qu’elle avait la majorité pénale, qu’elle était mariée et qu’elle avait une autre identité et une autre adresse…

Heureusement, au final, nos actions conjointes avec SURVIE, avaient été récompensées. L’Ethiopie s’étant enfin décidé à reconnaître la vérité et à libérer la malheureuse…
_______________________________ Les Echos

Somalie : l’armée éthiopienne coupable d’« égorgements »

Les troupes éthiopiennes qui combattent à Mogadiscio les insurgés islamistes ont exécuté un nombre croissant de leurs victimes par « égorgements » ces derniers mois, s’alarme Amnesty International dans un rapport sur les violations visant les civils en Somalie.

« Les habitants de la Somalie sont tués, violés, torturés ; le pillage est généralisé et des quartiers entiers ont été détruits », souligne Amnesty.

24/12/07 (B427) Les Echos : JEFFREY D. SACHS La pensée trop militaire de Washington

Dans des pays en crise comme l’Afghanistan, l’Ethiopie, l’Iran, l’Irak, le Pakistan, la Somalie et le Soudan, les mêmes problèmes sont à l’origine des tensions ou des violences. Ce sont des pays pauvres, frappés par des catastrophes naturelles et qui peinent à nourrir une population en forte croissance. Ces problèmes ne peuvent se résoudre que par un développement durable. Pourtant, plutôt que de s’attaquer aux causes des crises, les Etats-Unis persistent à vouloir les traiter par des moyens militaires. Ils soutiennent l’armée éthiopienne en Somalie, occupent l’Irak et l’Afghanistan, menacent de bombarder l’Iran et soutiennent la dictature au Pakistan. Ces interventions tendent à aggraver les crises plutôt qu’à les résoudre.

A nouveau, les Etats-Unis sont hantés par une approche militaire de la politique étrangère. Ils ont soutenu le shah d’Iran par des livraisons d’armes tombées entre les mains du gouvernement révolutionnaire après 1979. Ils ont soutenu Saddam Hussein lorsqu’il a attaqué l’Iran, avant de se retourner contre lui. Ils ont soutenu Oussama ben Laden en Afghanistan contre les Soviétiques, pour finalement le combattre. Ils ont dépensé plus de 10 milliards d’aide en faveur de Pervez Moucharraf au Pakistan depuis 2001 et se trouvent maintenant face à un régime instable.

Leur politique étrangère s’enlise parce qu’elle est téléguidée par les militaires. Même la reconstruction de l’Irak a été menée par le Pentagone plutôt que par des organismes civils. Le budget militaire envahit la politique étrangère. Si l’on additionne le budget du Pentagone, le coût de la guerre en Irak et en Afghanistan, le budget du département de la Sécurité intérieure, celui consacré aux programmes d’armement nucléaire et aux programmes d’aide militaire du département d’Etat, les Etats-Unis consacrent annuellement 800 milliards de dollars pour la sécurité contre moins de 20 milliards au développement.

Dans un article sur le Pakistan, deux experts, Craig Cohen et Derek Chollet, ont montré le caractère désastreux de cette approche. Bien que le Pakistan soit confronté à d’énormes problèmes de pauvreté, de démographie et d’environnement, les trois quarts des 10 milliards de dollars d’aide américaine sont tombés dans l’escarcelle de l’armée, soi-disant pour rembourser le pays de sa contribution à la « guerre contre le terrorisme » et pour l’aider à acheter des F16 et d’autres armements. Moins de 10 % sont allés au développement et à l’aide humanitaire. L’aide des Etats-Unis en faveur de l’éducation dans ce pays s’est limitée à 1,16 dollar par enfant.

Cette approche militaire entraîne le monde dans une spirale de violence. Les armes américaines vendues ou données à ces pays accroissent les risques d’une aggravation des crises et la probabilité de voir ces armes retournées contre les Etats-Unis. Rien de cela n’aide à résoudre la pauvreté, la mortalité infantile, la rareté de l’eau et des moyens de subsistance dans des endroits comme le nord-ouest du Pakistan, le Darfour ou la Somalie. L’administration Bush ne tient pas compte de ces problèmes démographiques et environnementaux. Au lieu de considérer les difficultés des populations, elle voit une caricature – un terroriste à chaque coin de rue.

Un monde pacifié ne sera possible que lorsque les Américains réaliseront que les conflits sont la conséquence du désespoir. Ces conflits peuvent être résolus par le développement. Nous connaîtrons la paix lorsque nous tiendrons compte des paroles du président Kennedy : « En dernière analyse, ce que nous avons tous en commun, c’est d’habiter la même petite planète. Nous respirons tous le même air, nous nous préoccupons tous de l’avenir de nos enfants et nous sommes tous mortels. »

JEFFREY D. SACHS
est professeur et directeur
de l’Institut de la Terre
à l’université de Columbia (New York)
.

Cet article est publié en collaboration avec « Project Syndicate ».

10/08/07 (B407) Les ECHOS / Yémen : attaques de cibles gouvernementales

Des inconnus armés ont lancé hier une série de raids contre des cibles gouvernementales dans la région de Marib, dans le nord du Yémen, et se sont heurtés à des policiers, selon des témoins.

Ces violences surviennent au lendemain d’une opération des forces de sécurité yéménites qui ont affirmé avoir tué quatre membres d’Al-Qaida, dont Kassem al-Raimi, cerveau présumé de l’attentat suicide de Marib, en juillet, qui avait coûté la vie à 8 touristes espagnols.

Mais le gouverneur de Marib a démenti hier que Kassem al-Raimi fasse partie des quatre membres d’Al-Qaida tués dans l’opération.

03/05/07 (B393-B) Revue de Presse : nous avons indentifié plus de 280 articles et dépêches qui traitent du sujet. Y compris les radios et toutes les télévisions nationales (sans compter la presse étrangère ..) !!

Nous
sommes dans l’incapacité matérielle de mettre tous ces articles
en ligne. Nous avons diffusé les plus significatifs et vous trouverez
un nouvel exemple de la position de la Presse, ci-dessous.

Exemple : Les Echos

Affaire Borrel : tentative avortée de perquisition à l’Elysée

Le juge Bernard Borrel est mort en 1995 à Djibouti dans des conditions
mystérieuses. Hier, deux magistrats, enquêtant sur d’éventuelles
pressions politiques sur la justice dans cette affaire, ont tenté de
perquisitionner à l’Elysée, qui leur a refusé l’accès
en vertu du statut pénal du président de la République.

Cette tentative, quatre jours avant le second tour de l’élection présidentielle
est inédite sous la Ve République.

Les deux juges qui instruisent cette « affaire dans l’affaire »,
souhaitaient perquisitionner la « cellule Afrique » de l’Elysée.
Peu avant midi, l’Elysée a annoncé avoir refusé la perquisition,
invoquant le tout nouveau article 67 de la Constitution sur le statut pénal
du chef de l’Etat, qui stipule que « le président de la République
n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité ».

Cette première application de la réforme constitutionnelle a
déclenché de vives polémiques dans les milieux juridiques,
certains se demandant si l’Elysée n’avait pas fait une « utilisation
opportuniste et extensive » de cet article, alors que la perquisition
ne visait pas la personne du chef de l’Etat mais la cellule Afrique de l’Elysée.

A l’origine, en plus de l’enquête sur la mort du juge Borrel, une autre
instruction avait été ouverte sur d’éventuelles pressions
exercées sur la justice à la suite d’une déclaration
officielle très inhabituelle du ministère des Affaires étrangères,
le 29 janvier 2005. Le Quai d’Orsay y assurait qu’une copie du dossier d’instruction
relatif au décès du juge Borrel serait « transmise à
la justice djiboutienne ».

Or ce communiqué intervenait avant que la juge Sophie Clément,
en charge de l’enquête et donc seule habilitée à transmettre
son dossier, ne se prononce. Quelques jours plus tard, elle s’y était
d’ailleurs opposée.

Elisabeth Borrel, la veuve du juge, avait alors déposé plainte.

Des perquisitions ont déjà eu lieu au ministère des Affaires
étrangères le 19 avril et à la chancellerie le lendemain.

22/09/02 LA TRAQUE D’AL-QAIDA AU YÉMEN (Extrait du journal Les Echos)

Présenté par Washington comme « un partenaire » dans la guerre contre le terrorisme, le Yémen, berceau de la famille Ben Laden, ne souhaite pas que les Etats-Unis participent à la traque de membres présumés du réseau Al-Qaida.

« Notre position est claire : les troupes yéménites sont les seules habilitées à pourchasser tout terroriste ou suspect au Yémen », a déclaré à l’AFP un responsable yéménite.

Cette mise au point fait suite à des informations, non confirmées, de la chaîne américaine ABC selon laquelle Washington préparerait une vaste opération clandestine au Yémen. Selon ABC, plus de 800 militaires américains et une dizaine d’hélicoptères des forces spéciales seraient déployés à Djibouti.

Lors d’une visite à Sanaa en mars, le vice-président Dick Cheney s’était engagé à fournir des conseillers pour les forces spéciales yéménites et des équipements militaires.