28/07/10 (B562) L’Express avec Reuters / Le nouveau président du Somaliland prête serment

Le nouveau dirigeant du Somaliland, Ahmed Mohamed Silanyo, a été investi président mardi, illustration de la démocratie à l’oeuvre dans ce territoire qui a proclamé son indépendance en 1991 et cherche à être reconnu par la communauté internationale.

Les observateurs internationaux présents au moment de l’élection en juin ont estimé que le scrutin avait été dans l’ensemble libre et honnête et qu’il avait marqué une étape remarquable sur la voie de la démocratie, par comparaison avec la guerre civile que connaissent depuis près de 20 ans le sud et le centre de la Somalie.

"Je transmets la présidence le coeur léger et accueille le président Silanyo, vainqueur de l’élection", a déclaré le président sortant, Dahir Rayale Kahin, lors de la cérémonie d’investiture.

"Je dis à mes partisans que la campagne et l’élection sont terminés et que le peuple du Somaliland doit désormais être uni et travailler à l’avenir du Somaliland, ainsi qu’à sa reconnaissance", a ajouté le sortant.

Colonisé par la Grande-Bretagne alors que le reste de la Somalie était sous administration italienne, le Somaliland, territoire d’environ 137.000 km2 peuplé de 3,5 millions d’habitants, situé dans le nord de la Somalie, a profité du chaos consécutif à la chute du dictateur somalien Mohamed Siad Barre, en 1991, pour proclamer son indépendance. Le reste de la Somalie a sombré dans le chaos.

L’Union africaine et les puissances étrangères n’ont cependant pas reconnu l’indépendance du Somaliland, territoire frontalier avec l’Ethiopie et au bord du golfe d’Aden.

Hussein Ali Noor,
Eric Faye pour le service français

04/10/09 (B519) Nouvelles de Somalie (1 article en Français)

____________________________ 1 – L’Express avec Reuters

Le conflit entre factions somaliennes s’intensifie.

Les deux principaux groupes de rebelles somaliens se sont affrontés samedi près du port de Kismayo et des habitants ont rapporté qu’Al Chabaab et Hizbul Islam réglaient leurs comptes en d’autres d’endroits du pays.

AFFRONTEMENTS PRÈS DU PORT SOMALIEN DE KISMAYO

Les rebelles se sont disputé cette semaine le contrôle de cette ville du sud, qui comporte un port et un aéroport, et al Chabaab l’a emporté. Selon un groupe local de défense des droits de l’homme, les affrontements ont causé la mort d’au moins 28 civils et d’un nombre indéterminé de belligérants.

Jusqu’alors, les deux groupes d’insurgés qui contrôlent une grande partie du sud et du centre de la Somalie étaient alliés dans leur lutte contre le gouvernement soutenu par les Nations unies et dont l’autorité se limite pratiquement à la capitale, Mogadiscio.

Les donateurs occidentaux ont longtemps espéré qu’al Chabaab, que Washington dit lié à al Qaïda, pourrait être isolé grâce à un accord avec les dirigeants d’Hizbul Islam, jugés plus modérés, et avec le gouvernement.

Le président, cheikh Charif Ahmed, n’a guère réussi de rapprochement avec ses anciens camarades islamistes d’Hizbul Islam, mais les affrontements entre insurgés pourraient donner quelque répit au gouvernement et aux soldats de l’Union africaine.

EXTENSION DES COMBATS

Hizbul Islam et des habitants ont rapporté que les affrontements de vendredi soir et samedi matin s’étaient déroulés dans deux villages, l’un à 30 km et l’autre à 60 km de Kismayo.

« Lorsque nous avons quitté Kismayo, al Chabaab nous a suivis et nous nous sommes battus et les avons repoussés hier. Ils nous ont à nouveau attaqués ce matin et les heurts se poursuivent dans ces villages », a dit à Reuters Ismail Adow, porte-parole d’Hizbul Islam.

Mohamed Adan, chef militaire d’Hizbul Islam, a déclaré que ses forces avaient pourchassé al Chabaab jusqu’à Kismayo et qu’ils poursuivraient les combats jusqu’à ce qu’ils aient repris le port.

Les affrontements en Somalie ont tué près de 19.000 civils depuis le début de 2007 et chassé de chez elles 1,5 millions de personnes.

Des habitants ont rapporté que des combattants d’al Chabaab se rapprochaient aussi des forces d’Hizbul Islam dans un village en bordure de Baidoa, ville où siégeait le parlement somalien avant que des rebelles en prennent le contrôle en janvier.

« Hizbul Islam a préparé ses défenses et nous nous attendons à des affrontements », a déclaré à Reuters Mohamed Ali, un homme d’affaires local.

Des habitants ont rapporté que deux membres d’Hisbul Islam avaient été tués par des inconnus et qu’un autre avait été enlevé samedi à Kismayo.

Plus au nord, à Baladwayne, dans le centre du pays, un responsable d’Hisbul Islam a été abattu vendredi et les habitants redoutent que les heurts entre les deux groupes s’étendent jusqu’à leur région.

30/08/09 (B514) Yémen Express (1 article en Français)

_______________________________ 1 – L’Express avec Reuters

La tentative d’attentat sur un membre de la famille royale saoudienne jeudi laisse penser que le réseau d’Al Qaïda souhaite faire du Yémen sa nouvelle base arrière dans la région.

Le prince saoudien Mohamed ben Nayef, haut responsable de la sécurité en Arabie saoudite, qui a échappé à une attaque perpétrée jeudi par Al Qaïda. La tentative d’attentat sur ce membre de la famille royale saoudienne laisse penser que le réseau d’Al Qaïda souhaite faire du Yémen sa nouvelle base arrière dans la région. (Reuters/Agence de presse saoudienne/Handout)

Al Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), fusion des branches yéménite et saoudienne d’Al Qaïda, s’est installé au Yémen, chassé par la lutte antiterroriste du gouvernement saoudien, et Washington craint que le groupe islamiste n’en fasse un nouvel Afghanistan.

La discrétion d’Al Qaïda dans la région depuis le début de l’année était en fait consacrée à sa consolidation et à la préparation d’attaques et AQPA, en s’attaquant directement à la famille royale d’Arabie saoudite, a voulu montrer de quoi il était capable, estiment les analystes.

L’attaque contre le prince Mohamed ben Nayef, haut responsable de la sécurité en Arabie saoudite, était la première visant un membre de la famille royale depuis qu’Al Qaïda a déclenché en 2003 une campagne de violences contre la monarchie.

La seule victime de l’attaque a été le kamikaze, un activiste recherché par les autorités qui insistait pour rencontrer le prince afin de lui annoncer sa reddition.

« Si elle avait réussi, cela aurait été une victoire incroyablement significative dans la propagande d’Al Qaïda dans la péninsule arabique », dit Christopher Boucek, associé du Programme Carnegie pour le Moyen-Orient.

REFUGE

AQPA est dirigé par un Yéménite, Nasser al Wahayshi, mais a nommé comme commandants deux Saoudiens libérés du camp de détention américain de Guantanamo et passés par le programme de réhabilitation des anciens islamistes en Arabie Saoudite.

Même si l’un d’entre eux s’est rendu ensuite aux autorités, cela a constitué un revers considérable pour ce programme souvent cité en exemple et dont la monarchie saoudienne dit que les succès sont plus nombreux que les échecs.

Pour Christopher Boucek, ce programme mis sur pied par le prince Mohammed n’aurait servi à rien sans la chasse intensive de rebelles islamistes à mettre au crédit de l’Arabie Saoudite.

« Toutes ces mesures souples de l’antiterrorisme n’ont été possibles que parce qu’il y a eu des victoires sur le plan sécuritaire auparavant. Cet (attentat) ne va que revigorer ceux qui mènent cette lutte sécuritaire », dit-il.

Au début du mois, les autorités saoudiennes ont annoncé l’arrestation de 44 rebelles et la saisie d’explosifs, de détonateurs et d’armes.

Ryad craint qu’Al Qaïda, considérablement fragilisé sur son territoire, n’aie trouvé refuge dans les régions recluses du Yémen, dont les forces de sécurité sont déjà mobilisées par les révoltes tribales au nord et les violences séparatistes au sud.

« On ne peut pas dire avec certitude s’il y a un lien direct entre le Yémen et l’attaque contre le prince Mohamed mais les problèmes de sécurité au Yémen vont affecter la région », dit Christopher Boucek.

Les inquiétudes saoudiennes sont largement partagées par les Etats-Unis, qui doutent de la capacité de Sanaa à gérer le retour des prisonniers de Guantanamo.

« Nous craignons que le Yémen ne devienne un abri sûr pour Al Qaïda », a dit la conseillère antiterroriste du secrétariat d’Etat américain, Shari Villarosa, lors d’une conférence organisée par Carnegie en juillet dernier.

« Le Yémen collabore vraiment avec les Etats-Unis à améliorer son arsenal juridique antiterroriste mais il y a encore beaucoup de progrès à faire », a-t-elle ajouté.

« NOUVEL AFGHANISTAN »

La Maison Blanche s’attache à empêcher que le Yémen ne « devienne un nouvel Afghanistan », selon Shari Villarosa, qui constate que l’instabilité au Yémen nourrit le chaos en Somalie.

« Juste derrière le duo Afghanistan-Pakistan, la Somalie et le Yémen sont nos deux objets d’inquiétude majeurs en ce qui concerne l’antiterrorisme », a-t-elle dit.

Sanaa s’est engagé dans la lutte antiterroriste aux côtés des Etats-Unis après le 11 septembre 2001 mais a été embarrassé lorsque le Pentagone a révélé qu’une attaque de drone avait tué le chef local d’Al Qaïda sur son territoire en 2002.

Le chef de la diplomatie yéménite Aboubaki al Qirbi a dit à Reuters au début du mois que ses ressources pour combattre Al Qaïda étaient limitées et a prié les Etats-Unis de partager davantage de renseignements.

Le gouvernement yéménite ne semble pas prendre au sérieux la menace d’AQPA et accuse les médias et ambassades occidentales de l’exagérer.

« Leur refus de reconnaître qu’Al Qaida est un problème local, qui ne soit pas importé d’Irak ou d’Afghanistan ou créé par les Américains, est surprenant », dit Gregory Johnsen, spécialiste du Yémen à Carnegie.

La pauvreté et la corruption font du Yémen un paradis pour les recruteurs d’Al Qaïda. La terre natale du père d’Oussama ben Laden compte 23 millions d’habitants dont deux-tiers de moins de 24 ans.

« Les messages idéologiques d’Al Qaïda trouvent très peu d’écho ici mais on peut radicaliser les gens en faisant appel à leur sens de l’injustice », dit un diplomate occidental à Sanaa.

29/03/09 (B492) Le journal de la Flibuste … Un nouvel échec pour les pirates. L’équipage d’un cargo allemand arraisonné il y a deux mois, a repris le contrôle de son navire. L’Express avec Reuters

Des pirates somaliens perdent le contrôle d’un navire allemand

L’équipage du navire allemand Longchamp dont des pirates somaliens s’étaient emparés il y a deux mois dans le golfe d’Aden a repris le commandement du bateau, annonce son armateur, Bernard Schulte Shipmanagement.

Il précise dans un communiqué que les 12 Philippins et l’Indonésien formant l’équipage sont sains et saufs et que le « Longchamp » va maintenant mettre le cap sur sa destination initiale, le Vietnam.

Les pirates se sont emparés le 29 janvier du navire, qui transporte du gaz de pétrole liquéfié, et ils l’ont conduit au large des côtes de Somalie où ils l’ont retenu pendant près de deux mois.

Des pirates somaliens se sont emparés l’an dernier de dizaines de bateaux mais le nombre d’attaques a diminué ces derniers mois à la suite du déploiement dans la région de marines étrangères.

L’armateur a déclaré, sans expliquer comment, que l’équipage avait repris le contrôle du bateau samedi vers 06h00 GMT.

07/03/09 (B489) L’Express // Meles Zenawi, le despote éthiopien.

Par Kenneth Roth,

Human Rights Watch, que je dirige, dénonce les atteintes aux droits humains dans le monde. Même, et peut-être surtout, les moins médiatisées. Or, dans la Corne de l’Afrique, il existe un pays où sévit l’un des gouvernements répressifs les plus méconnus au monde… Le Premier ministre de l’Ethiopie, Meles Zenawi, a réussi le tour de force de devenir le favori des pays occidentaux, au point qu’il est proclamé « nouveau leader africain » et arrosé de millions d’euros d’aide, tout en dirigeant l’un des régimes les plus intolérants et cruels du continent noir.

Un exemple ?

Après une insurrection, en 2007, dans la région de l’Ogaden, peuplée en majorité de Somalis, les troupes éthiopiennes ont adopté la stratégie « tuer le poisson pour assécher la mer », étranglant quelques personnes aux abords des villages, avant de mettre le feu aux habitations pour faire fuir les habitants. Les troupes éthiopiennes ont fait preuve de la même cruauté au cours de leurs deux années d’intervention militaire en Somalie, répliquant aux attaques des insurgés en bombardant, dans les villes, des quartiers entiers.

A l’occasion des élections de 2005, le gouvernement a tué des centaines de manifestants qui l’accusaient de fraude électorale. La plupart des membres de l’opposition ont été jetés en prison pour deux ans, sur la base d’accusations montées de toutes pièces. Chacun a compris le message: lors des scrutins locaux de 2008, le gouvernement a récolté 99 % des sièges, la plupart des candidats du parti au pouvoir n’ayant pas d’adversaire.

Une nouvelle loi de Zenawi interdit à toute organisation non gouvernementale percevant plus de 10 % de ses revenus de l’étranger de s’engager dans la défense des droits humains. Cela oblige de fait les militants à fermer leurs associations, car les sources de financement en Ethiopie sont inexistantes ou presque.

La réponse de l’Union européenne a été lamentable.

Fin janvier, Bruxelles condamna mollement la loi limitant le financement des ONG, tout en accordant, le même jour, une aide financière considérable au régime.

L’Ethiopie vit dans la misère. Ses pauvres ont besoin de l’aide internationale. Mais les pays occidentaux doivent tenir compte tant de la répression que de la pauvreté, pour éviter que leur aide ne renforce la mainmise de ce gouvernement autoritaire.

18/02/09 (B486) L’Express / Une centaine soldats français dans le nord de Djibouti

Une "grosse centaine" de soldats français ont été affectés à une base logistique de soutien aux forces djiboutiennes déployée après une série d’incidents frontaliers avec l’Erythrée, a annoncé samedi l’état-major des armées à Paris.

"Nous avons monté dans le nord de Djibouti, en retrait de la zone des combats, une base logistique avancée qui fournit du carburant, des vivres et des moyens de transport au profit des forces djiboutiennes", a déclaré à l’AFP le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck.

"Une grosse centaine de soldats pris sur les effectifs de la base de Djibouti y sont affectés tandis qu’une force terrestre de combat, également issue de la garnison française, se tient prête à intervenir si nécessaire", a-t-il ajouté.

Liée par un accord de défense avec Djibouti, la France dispose à Djibouti de sa plus importante base militaire permanente à l’étranger forte de 2.900 militaires.

"Il n’y a pas de participation directe aux combats pour le moment, aucun renfort n’est attendu de France", a dit le commandant Prazuck.

Toutefois, a ajouté une source proche du dossier interrogée par l’AFP, "une participation directe serait envisageable en vertu des accords de défense entre la France et Djibouti si la situation se dégradait fortement".

Quant aux moyens navals français supplémentaires attendus dans la région, il s’agit, toujours selon l’état-major, de la frégate Surcouf qui fait route vers Djibouti. D’autres navires français sont éventuellement disponibles, comme le bâtiment de projection et de commandement Mistral ou l’aviso Jacoubet.

Le ministère de la Défense avait indiqué jeudi que la France apportait une aide logistique, notamment médicale, à Djibouti, ainsi que des renseignements militaires.

Des échanges de tirs nourris ont eu lieu mardi entre troupes érythréennes et djiboutiennes à Ras Doumeira, à 120 km au nord de la ville de Djibouti.

Ils ont fait neuf morts dans les rangs des forces armées djiboutiennes, selon le haut commandement militaire djiboutien. L’Erythrée n’a fourni aucune indication sur ses pertes.

La tension entre les deux voisins était très forte depuis une incursion, le 16 avril, de troupes érythréennes vers Ras Doumeira. Les deux pays se sont opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

16/12/08 (B478) L’Express : des islamistes somaliens modérés (ARS) en visite à Paris.

Somalie: des islamistes à Paris

Par Vincent Hugeux,

Des représentants de la frange réputée modérée des Tribunaux islamiques sont ce lundi à Paris.

Une délégation de « l’Alliance pour la re-libération de la Somalie » (ARS) se trouve ce lundi 15 décembre à Paris, pour y nouer de discrets contacts diplomatiques. Elle doit ensuite séjourner mardi et mercredi à Bruxelles. L’ARS est la frange réputée modérée des Tribunaux islamiques, adeptes de la charia -la loi coranique- et maîtres de la Somalie de juin à décembre 2006.

Date à laquelle leurs miliciens furent délogés de Mogadiscio par un contingent éthiopien qu’épaulait activement Washington.

Depuis lors, la nébuleuse islamiste somalienne s’est scindée en courant rivaux. Les shebab -jeunes en arabe- constituent l’aile radicale de cette mouvance.

Souvent critiques envers la « tiédeur » de leurs aînés, ils ont reconquis les ports de Kismayo puis de Merka, et campent désormais dans les faubourgs de « Moga ». L’ARS, quant à elle, a signé le 26 novembre à Djibouti un accord de partage du pouvoir avec le Gouvernement fédéral de transition le 14e du genre depuis 1991, exécutif fictif plombé par les bisbilles entre le président Abdullahi Yusuf Ahmed et son premier ministre.

Le retrait prochain des troupes venues d’Addis-Abeba, perçues en Somalie comme une armée d’occupation, risque d’ouvrir un boulevard aux milices islamiques. D’autant que les forces de paix ougandaises et burundaises déployées sous l’étendard de l’Union africaine comptent au mieux 3000 hommes, loin des 8000 initialement annoncées. S’il peut mettre un terme au chaos dans lequel sombre le pays, l’éventuel triomphe des islamistes promet aux défenseurs des droits de l’homme des jours amers: le 10 octobre dernier, une fille de 12 ans a été lapidée à mort pour « adultère » à Kismayo.

Son crime?

Avoir été violée par trois hommes.

27/11/08 (B475-B) L’Express / Cinq morts dans l’explosion de grenades à Baidoa en Somalie

Cinq personnes ont été tuées et une quinzaine d’autres blessées par assaillants qui ont lancé des grenades sur un marché à Baidoa, ville de Somalie où siège le parlement, rapportent des témoins.

EXPLOSION DE GRENADES À BAIDOA EN SOMALIE

Les islamistes sont en guerre depuis près de deux ans contre le gouvernement de transition somalien, qui siège à Mogadiscio depuis la reconquête de la capitale par ses troupes et celles envoyées par l’Ethiopie pour leur prêter main forte.

Les islamistes contrôlent la majeure partie du sud de la Somalie, tandis que le gouvernement, soutenu par l’Occident et Addis-Abeba, contrôle seulement Mogadiscio et Baidoa.

« Au moins trois civils ont péri et 17 autres ont été blessés dans des jets de grenades sur le marché de Baidoa », selon un témoin, Hussein Mohamed. A l’hôpital de la ville, un médecin a indiqué que deux des blessés étaient décédés par la suite.

Les violences en Somalie ont tué 10.000 civils depuis le début 2007. Plus de trois millions de Somaliens dépendent aujourd’hui d’une aide alimentaire pour survivre.

Les autorités de la région du Somaliland, qui s’est proclamée autonome, ont imputé jeudi à l’organisation islamiste Al Chabaab des attentats suicide simultanés qui ont fait au moins 30 morts à la fin octobre.

Ali Chabaab, qui figure sur la liste des organisations terroristes établie par les Etats-Unis, refuse de faire partie d’un gouvernement de coalition et lance régulièrement des attaques contre la capitale.

Mohamed Ahmed,
version française Eric Faye