19/11/06 (B370) Affaire Bernard Borrel – La colère des falsificateurs imbéciles remplit le monde de la tyrannie. Ismaïl Omar Guelleh n’échappe pas à ce dicton, il ne se maîtrise plus dans ses propos. (Libertyman)

En réfutant
dans un article paru dans la presse française et avec une certaine
virulence le contenu des expertises médicolégales qui ont conclu
de manière incontestable à l’assassinat du Juge Bernard
Borrel, « Sa Majesté le roi bananier » de Djibouti confirme
une nouvelle fois son immature fragilité comme supposé chef
d’État. Une telle attitude de sa part n’a rien de surprenant,
il nous a habitué à tous les excès dans ce domaine comme
dans bien d’autres hélas.

Ismaïl
Omar Guelleh a tort de vouloir avoir toujours raison lorsqu’il est à
l’origine d’une « affaire » qui lui brûle les
fesses. La colère comme le « jusqu’au boutisme » dont il
fait démonstration sont les ennemis d’une bonne compréhension
qu’il pourrait avoir d’une situation qu’il ne maîtrise
plus.

Ce n’est
point un « secret défense » .. lorsqu’on affirme
dans son entourage que « chacun en prend pour son grade … »
lorsque Sa Majesté « pique sa crise » au seul prononcé
du nom de «Borrel». Insultes et parfois crachats lancés
au visage de ses subordonnés porteurs de « mauvaises nouvelles
» sont choses si fréquentes qu’elles en sont devenues d’une
bien triste banalité. Tout comme les tables et les chaises jetées
dans la piscine de son palais d’Haramous lors de colères dévastatrices
et mémorables qui sont de plus en plus fréquentes et n’ont
rien de grand ni de noble.

D’évidence
et dans un autre domaine, ceux qui misaient sur lui lors des présidentielles
de 2005 en parlant d’un possible changement de comportement suivi d’une
« Grande réconciliation nationale », tout en espérant
qu’il accepterait une ouverture à la démocratie après
sa seconde autoproclamation à la tête du pays, en sont pour leur
argent. Ceci revient à dire que si vous posez une artificielle couronne
sur la tête d’un baudet bien repu, si vous lui mettez une selle
sur le dos et le caressez dans le sens du poil ; quoi que vous puissiez faire,
vous n’en ferez pas pour autant un « cheval de course »
ou un spécialiste de saut !!! Il foncera tête baissée
dans les obstacles tout en gratifiant son entourage de ruades….

Dans les
suites de l’affaire Bernard Borrel c’est la colère qui
le guide, non la raison. A court d’arguments, IOG se sait être
de plus en plus contraint à la défensive par une justice qui
n’est pas la sienne et cette situation est pour lui insupportable.

L’homme
qui s’est autoproclamé par deux fois président par la
falsification et qui conduit aux destinées de Djibouti depuis avril
1999 nous a habitués à agir toujours en réactionnaire
irascible lorsqu’il est face à une quelconque opposition à ses
visées et que nul ne peut calmer sur l’instant. Selon son entourage,
le « monarque djiboutien » est souvent dans un état d’excitation
intense depuis qu’il est mis directement en cause comme « donneur d’ordre
» dans l’affaire de l’assassinat du juge français.
Il passerait de très mauvaises nuits ; son sommeil serait perturbé
car hanté par une forme de fantôme qui pourrait avoir pour nom
« Bernard Borrel » : fantôme errant dans les couloirs du
Palais d’Haramous, réclamant que justice soit faite et plus assurément
au plus profond du peu qu’il reste de conscience à Sa Majesté
le tyran djiboutien..

Convoqué
par une « petite juge française » (selon ses propres propos)
qui veut l’auditionner dans l’affaire de l’assassinat du
juge français, ce qui l’irrite au plus haut point et le révolte
c’est que malgré toutes les « cautions » dont il
bénéficie, Ismaïl Omar ne peut pas lui imposer le silence.

Pour cause,
(quelques photographies et écrits sont édifiants…sur ce sujet)

Contrairement
à d’autres…,

– cette
justice là refuse les offres de voyages et de séjours gratuits
à Djibouti faites par le Palais de l’Escale (pour elle et sa
famille) ;

– cette
justice là ne se complait pas dans la douce quiétude de l’annexe
du Sheraton, sur la plage des gouverneurs de l’île de Musha, vautrée
sur le sable blond ;

– cette
justice là ne s’accommode pas des « petits cadeaux »
comme des « enveloppes en USD » remises au Palais d’Haramous
et qui, paraît-il, entretiennent les amitiés pour le moins particulières
;

– cette
justice là a toujours gardé ses distances avec le supposé
Procureur Djama Souleïman, mis en cause pour tentative de subornation
de témoin. Nul tutoiement, nulle embrassade (certains comprendrons)
!!!! ;

– cette
justice là c’est celle du véritable courage de la magistrature
lorsqu’elle affirme son indépendance par rapport au pouvoir politique
« déviant ».

– cette
justice là c’est celle du courage qui combat avec calme et détermination
les ridicules et les vices du « politiquement aveugle» ;

– cette
justice là a le respect de la personne humaine, elle ne saurait accepter
qu’on assassine l’un des siens et obéit aux lois de la république.

Oui mais
voila, du haut de sa … »grandeur », Sa Majesté Ismaïl
Omar Guelleh n’accepte pas une autre justice que celle qu’il impose
suivant son humeur et ses intérêts du moment ; il n’a que
faire des Codes et des Lois.

L’exacerbation
qu’exprime IOG à l’égard de l’Élysée
est poussée à son comble car il ne peut comprendre qu’on
ne puisse pas faire « taire la justice française » tout
comme il le fait à Djibouti avec SA justice qui est à SES ordres,
contrainte de baisser la tête. Inadmissible, intolérable pour
lui qu’en France on soit dans l’impossibilité d’empêcher
la juge Sophie Clément d’aller au bout du dossier, au bout de
la vérité dans l’affaire de l’assassinat du juge
Bernard Borrel.

L’histoire
récente de Djibouti est là pour confirmer nos propos. Les rares
magistrats de courage qui ont eu, par le passé, l’outrecuidance
de tenter de résister au « système Guelleh », et
à ses actes condamnables, sont soit momentanément « rentrés
dans le rang » par la menace exercée sur eux et sur leur famille,
soit se sont retrouvés illico presto incarcérés à
la prison de Gabode alors que parallèlement leurs biens furent saisis
sous de fallacieux prétextes et que leur famille fut ruinée.

Les plus
clairvoyants d’entre eux ont fui le pays dans l’urgence avant
que les Services Djiboutiens de Sécurité ne les appréhendent
; ces magistrats sont venus grossir les rangs de l’opposition en exil.

Comme
il l’a toujours fait par le passé, Ismaïl Omar ment maladroitement
dès qu’il se sent en danger.

IOG commet
la grande erreur de ne pas interposer, entre lui et l’accusation, des
spécialistes de la communication dont le métier est le mensonge
et qui ont l’art du démenti. Ce faisant, les colères exprimées
dans ses propos auprès de la presse n’ont pas de force et aucune crédibilité,
si ce n’est comme « grand amuseur public ».

C’est
un bien piètre «clown » dont les genoux chancellent et
qui se blesse et se décrédibilise bien plus que les autres ne
pourraient le faire.

Admettons
tout de même qu’il a un certain courage ; le courage d’être
lui-même et de persister, avec tout ce que cela comporte de grotesque
lorsqu’il affirme, je le cite :

«
….Le type s’est tué lui-même, c’est ça la vérité.
Les raisons lui appartiennent…. ».

Nouvelle
démonstration que l’odieux devient la porte de sortie du ridicule
dans cette affaire.

Politiquement
dangereux, l’ambition et le cynisme d’Ismaïl Omar Guelleh
sont démesurés.

Se voyant
interdire toutes les routes et tous les objectifs vertueux et sublimes, cette
ambition quelque peu démesurée devient d’autant plus vile et
perverse qu’elle est plus grande dans son esprit. Ismaïl Omar nous a
habitués à dîner quotidiennement de ses rackets, de ses
chantages et à souper de tous les mensonges qu’il impose à
Djibouti comme ailleurs dans le monde, et ce depuis des lustres. Parvenu par
la mystification politique au plus haut niveau de l’État djiboutien,
force est d’admettre que la tromperie sous toutes ses formes est pour
lui comme une seconde peau ; seconde peau devenue naturelle, véritable
carapace au fil des années et dont il ne veut pas et ne peut pas se
départir.

Dans
quelque affaire que ce soit, sa stratégie malhabile n’a pas varié
d’un iota.

Selon
son concept, il s’agit d’imposer son diktat par la force pour
maîtriser, acheter les consciences de ceux qui lui résistent
ou de les briser par tous les moyens, y compris au delà des frontières
du pays !

Dans les
suites de l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel, constat
est fait que sa fourberie est insipide et condamnable car fortement préjudiciable
aux « bonnes relations » entre Djibouti et la France. Préjudiciable
car découlant du pire chantage politique qu’il soit et versant
de plus en plus dans la manipulation des communautés en présence
aux fins de les inciter, l’une comme l’autre, à des réactions
d’une xénophobie la plus primaire. En effet, ce qui lui fait
office de stratégie supposée diplomatique s’accompagne,
dans les faits démontrés, de tentatives de fomentation de discordes
entre les communautés djiboutiennes et françaises.

Contraint
par la Justice française qui vient le chercher en responsabilités,
IOG n’a plus d’arguments crédibles pour se défendre.
Il a donc recours à la mystification, à la critique tous azimuts,
voire à l’insulte ; pires méthodes qu’affectionnent
les imbéciles pour perdre le peu qu’il leur reste d’amis…
et de cautions aveugles.

De jour
en jour et au-delà des chiffres concernant la mesure de la délinquance
et des faits délictueux connus, spécifiques à la ville
de Djibouti et dont la presse locale ne se fait que trop rarement l’écho,
les familles djiboutiennes comme françaises constatent l’augmentation
d’un fort sentiment d’insécurité au sein de chaque communauté.

Face à
cette situation, qui n’est pas exclusive à Djibouti mais qui ne pourrait
trouver sa justification que dans une évidente absence de politique
gouvernementale en matière d’Éducation – Sécurité,
comment l’État actuel pourrait-il gérer des problèmes
d’incivisme et de délits mineurs alors qu’il démontre son incapacité
chronique voire sa volonté persistante à ne pas gérer
des situations bien plus graves pour l’avenir mais bien au contraire à
les relancer ponctuellement suivant l’humeur et les consignes du moment
données par le Palais de l’Escale ?

Le but
d’Ismaïl Omar Guelleh est de lancer fictivement des démonstrations
ponctuelles d’actes de rejet sous diverses formes tels que faire brûler
le drapeau tricolore comme il le fit à diverses reprises et encore
récemment lors d’une manifestation « programmée
» sous les fenêtres de l’Ambassade de France par des militaires
et des policiers djiboutiens. Militaires et policiers qui furent et seront
contraints demain d’agir sur ordre du Palais de l’Escale ; habillés
en civil pour la circonstance, vociférant et lançant des slogans
contre la présence française dans le pays afin d’essayer
de faire croire à l’opinion publique internationale que l’on
assiste à un mouvement populaire et spontané de rejet de la
présence française à Djibouti.

De même
et avec ce même esprit, Ismaïl Omar a l’aplomb de prétendre
dans ses propos recueillis par la presse française, je le cite «
…qu’un certain nombre de magistrats se prêtent à ce jeu
d’accusation et n’hésitent pas à insulter ma personne, mais
aussi le peuple djiboutien et toute l’Afrique, en disant que tous les chefs
africains sont des voleurs, des assassins… ». De telles déclarations
relèvent, là encore, d’une tentative de manipulation de
l’opinion publique et du pire mensonge. Chacun sait qu’aucun magistrat
français ne prendrait une telle liberté et ne s’autoriserait
à avoir de tels écarts de langage en déclarant…
« …que tous les chefs africains sont des voleurs, des assassins…
».

Tout se
confirme, IOG est la première victime de la totale banalité
de ses affirmations mensongères et imbéciles qui deviennent
de plus en plus dangereuses. Aux abois, il ne sait plus à quel saint
se vouer et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il
tente par tous les moyens de récupérer des soutiens parmi la
population afin qu’elle couvre ses actes criminels. Il a fait le choix
délibéré de se lancer dans un difficile et dangereux
exercice consistant à susciter des discordes, des conflits voire fomenter
des haines entre les communautés concernées et qui n’ont
aucune raison d’être.

Une telle
méthode hasardeuse relève d’un « psychisme particulier
» chez un être qui ose se prétendre chef d’un État.
Il faut donc s’attendre, de sa part et dans les semaines à venir,
à une recrudescence des manipulations de la réalité aux
fins de tenter de se protéger de la justice tout en menaçant
de « virer les Français de Djibouti sous huitaine ».

Chantage
– « Virer les Français !», ceci n’a rien de «
secret ».

Paroles
dont ismaïl Omar Guelleh ne mesure pas toutes les conséquences
catastrophiques s’il mettait son projet à exécution ;
conséquences catastrophiques pour l’avenir des populations de
Djibouti et pour le maintien du pays dans ses frontières actuelles.

Observons
qu’il a fait de telles déclarations devant la presse locale à
Djibouti et les a réitérés à maintes reprises
devant des témoins au Palais de l’Escale et face à un
Ambassadeur de France bien embarrassé.

Un représentant
de la ..diplomatie française au « garde à vous »,
les mains … le long de la couture du pantalon et la « Trousse
de secours …financier » en bandoulière afin de tenter de
calmer, momentanément, le courroux du versatile et cupide dictateur
djiboutien.

Pour conclure,
la « Raison d’État »que l’on oppose à l’émergence
de la vérité dans l’affaire de l’assassinat du juge
Bernard Borrel, trop souvent trompeuse en toute autre chose elle est du moins
sincère en ceci qu’elle ne nous cache plus ses tromperies politiciennes
qui en deviennent criardes.


21/07/06 (B360) Djibouti – Tyrannie et démocratie participative. L’une est aux antipodes de l’autre, donc impossibles à concilier !.(Libertyman)

Cette Démocratie Participative est considérée à juste titre comme une avancée significative sur le chemin d’une concertation plus riche entre citoyens et élus. Cependant, ses faiblesses de fond, ajoutées à une difficulté indéniable de mise en œuvre, doivent nous convaincre que la désirer est une chose, mais la mettre en place et en retirer tous les fruits attendus en est une autre… ; a fortiori lorsque l’on se heurte à la dictature du bâton comme c’est le cas à Djibouti.

La république est censée fonctionner sur le principe de la démocratie représentative et non point sur la tyrannie autoproclamée de la pensée unique. Quand bien même ne serait-elle pas parfaite, dans une démocratie occidentale on se déplace pour dignement voter en temps voulu pour l’élu ou le projet de son choix, et chacun/chacune s’en retourne chez soi avec le sens du devoir accompli. En ayant « délégué » l’entière responsabilité de la gestion du pouvoir local ou national au futur élu, ce dernier devient le seul responsable du bon déroulement des projets collectifs.

En « démocratie participative », par contre, le (la) citoyen/citoyenne « lambda » ne se contente plus de déposer un bulletin de vote dans une urne : il veut participer plus étroitement à la vie civile, en décidant en commun, par exemple, des investissements à réaliser par sa municipalité ou par l’Etat. Toutes les enquêtes – effectuées par les experts dans le monde occidental mais aussi dans certains pays africains – le confirment, cette demande est récurrente de la part des citoyens/citoyennes qui veulent avoir leur « mot à dire ».

La « démocratie participative » à Djibouti sous un tel régime politique est une utopie mensongère de plus.

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la réforme des Nations Unies, les agences ont réalisé une analyse de la situation nationale, ciblée sur la lutte contre la pauvreté et les secteurs prioritaires pour le pays, compte tenu du mandat des agences des Nations Unies. Il rejoint donc les supposés exercices en cours au niveau national, et les appuiera par l’introduction d’une approche qualitative de la pauvreté et l’approfondissement de l’analyse dans des secteurs clés.

Ces missions se déclinent suivant 6 grands axes.

1 – L’obligation de rendre compte.

Les administrations publiques doivent être en mesure – surtout capables et désireuses – de montrer par leurs résultats ce en quoi leur action et leurs décisions sont conformes à des objectifs précis et convenus avec les instances compétentes de l’ONU.

2 – La Transparence.

L’action, les décisions et la prise de décision des administrations publiques devront être, dans une certaine mesure, ouvertes à l’examen des autres secteurs de l’administration, du Parlement, de la société civile et d’institutions et d’autorités extérieures.

3 – L’efficience et l’Efficacité.

Les administrations publiques sont censées s’attacher à une production de qualité, notamment dans les services rendus aux citoyens, et veillent à ce que leurs prestations répondent à l’intention des responsables de l’action publique.

4 – La Réceptivité.

Les autorités publiques doivent se donner les moyens et la flexibilité voulus pour répondre rapidement à l’évolution de la société. Pour ce faire il doit donc être tenu compte des réelles attentes de la société civile lorsqu’elles définissent l’intérêt général et elles sont prêtes à faire l’examen – critique et objectif – du rôle de l’Etat.

5 – La Prospective.

Les autorités publiques doivent être en mesure d’anticiper les problèmes qui se poseront à partir des données disponibles et des tendances observées, ainsi que d’élaborer des politiques qui tiennent compte de l’évolution des coûts et des changements prévisibles (démographiques, économiques, environnementaux, par exemple).

6 – La Primauté du Droit.

Les autorités publiques doivent faire appliquer les lois, la réglementation et les codes en toute égalité et en toute transparence.

Conclusion :

C’est un véritable « voyage dans le mensonge utopique » que propose la ministre djiboutienne déléguée à la Coopération Internationale, Mme Hawa Ahmed Youssouf en matière de « démocratie participative ».

L’histoire récente nous confirme – une fois de plus – que le paraître sans être et l’illusion sont mères de la tyrannie djiboutienne actuelle imposée par Ismaïl Omar Guelleh et servie sur un plateau par ses « serviteurs et servantes » à ses ordres….

10/07/06 (B358-A) Djibouti – Le déclin du courage est peut-être ce qui frappe le plus un regard étranger dans l’Occident d’aujourd’hui. Mais qu’en est-il à Djibouti ? (Libertyman)

Le bien-être découvre une société occidentale marquée par l’indifférence et l’intérêt personnel, alors que Djibouti et ses populations sont bien trop loin ; là bas au bout de l’horizon.

Dans ses écrits, Soljenitsyne – qui savait ce que Goulag, tortures et souffrances veulent dire – avait prévenu des effets néfastes de cette situation : « […] la biologie sait cela : il n’est pas bon pour un être vivant d’être habitué à un trop grand bien-être. Aujourd’hui, c’est dans la vie de la société occidentale que le bien-être a commencé de soulever son masque funeste. »

Le pire étant l’ignorance, voire le dédain non masqué, dans lequel les « dirigeants » actuels de Djibouti et leurs «associés » tiennent toutes les populations du pays. L’économie serait-elle donc une tyrannie sans contrepoids possible, sans contrôle ?

  • Qui se préoccupe réellement de la pauvreté grandissante et des miséreux à Djibouti ?
  • Qui s’inquiète du retour de maladies graves – telle que la tuberculose – et des conditions catastrophiques de gestion de la santé des populations djiboutiennes ?
  • Qui s’occupe du mal être des populations oubliées dans l’arrière pays abandonné par le pouvoir d’IOG ?
  • Qui ose chercher une alternative à la perte de repères, à la destruction de la famille, cellule indispensable à l’avenir de la société djiboutienne alors qu’en Occident – à plus de 6 000 km de Djibouti – se succèdent des manifestations pour défendre les services publics, les intérêts corporatistes des uns et des autres ; c’est dire pour s’agripper à des acquis, pour éviter tout risque.

« Le déclin du courage est peut-être ce qui frappe le plus un regard étranger dans l’Occident d’aujourd’hui. Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son ensemble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis…. »

C’est le courage et l’initiative qui manque à l’Occident. Un jour ou l’autre, les événements rattraperont cette lâcheté, la mauvaise gestion des biens terrestres apparaîtra aux yeux de tous.

L’instabilité politique qui se confirme, renforcée par les manifestations à Djibouti, est un appel, sans doute un ultimatum. Il est encore temps de se mobiliser, tout au moins pour préparer la relève d’un gouvernement irresponsable et défaillant, au plus pour reconstruire une société dévastée. L’identité des Djiboutiens/Djiboutiennes est mise à mal, mais c’est d’abord celle du monde occidental qui fait défaut et qui fait « tache d’huile ».

C’est pourquoi demain nous serons TOUS sur le devant de la scène, que nous le voulions ou non !

Entre Sécurité ou Libertés individuelles, pouvons-nous et devons-nous choisir ?

Tout peuple qui s’endort en liberté se réveillera en servitude. La Résistance et l’obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l’obéissance il assure l’ordre, par la résistance il assure la liberté.

‘’Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.’’

Aujourd’hui plus que jamais notre liberté est en danger, l’obéissance doit se transformer en résistance. Tous ceux qui se pensent libres doivent d’abord penser à la notion de Liberté, à ses implications et obligations, et seulement ensuite pourront se demander à quel point ils le sont !

« Ceux qui sont prêts a sacrifier un peu de liberté en échange d’un peu de sécurité ne méritent ni l’une ni l’autre », la liberté ne peut être limitée qu’au nom de la liberté.

La Liberté est condition intrinsèque pour une paix universelle.

Démonstration est faite, si besoin en est, à quel point le monde occidental est dans l’illusion. La restriction des libertés individuelles sert le système, c’est la caution à la pérennité d’une doctrine perverse qui mute d’un modèle de gouvernance d’apparence ’’démocratique’’ vers une tyrannie à peine revendiquée.

A Djibouti, la critique – par les mots et par les images – n’a de cesse d’attendre une certaine supposée opposition aux coins des rues pour la brocarder à justes raisons car elle ne fait rien de constructif et tient EXCLUSIVEMENT à conserver les « privilèges » inavoués que lui concède Ismaïl Omar Guelleh pour sa propre tranquillité. Dans de telles conditions, si l’action politique se cantonne aux débats de salon dans la douce mais artificielle fraîcheur des climatiseurs, c’est bien par égoïsme, résignation, attentisme et choix du confort personnel.

La société de consommation installée en maître depuis presque 30 ans – et qui a frappé la jeune république de Djibouti – n’est pas une ennemie à soumettre et à rejeter mais à maîtriser ; à contrôler avec pertinence pour permettre le progrès de tous et non point le bien être que de quelques-uns et de quelques-unes.

En fait que ce soit à Djibouti ou ailleurs, le besoin d’un système de gouvernance caractérisé par la compétence, l’efficacité et la rationalité ne s’est jamais autant fait ressentir que dans le contexte actuel de mondialisation économique intense, dans un environnement extrêmement complexe et concurrentiel.

Qu’est ce que la gouvernance d’un État ?

On définit généralement la gouvernance comme l’utilisation du pouvoir et des ressources politiques, économiques et administratives en vue de la gestion des affaires d’un pays. En conséquence, on pourrait en déduire que la bonne gouvernance renvoie à la gestion efficace et rationnelle des ressources publiques et des questions liées à la satisfaction des besoins fondamentaux de la population.

Bonne gouvernance et gestion rationnelle du secteur public constituent les grands mécanismes du changement social et les pièces maîtresses de la réussite économique. Bien que le secteur privé et la société civile interviennent dans des aspects importants de la gouvernance, ce sont les institutions d’État qui définissent les règles politiques de la gestion globale d’un pays et de ses affaires.

Le rôle de la gouvernance dans la création de l’environnement favorable aux citoyens, l’instauration de l’état de droit, la gestion de la stabilité macro-économique, la construction de l’infrastructure matérielle et du système financier, la prestation des services de base et la protection des groupes vulnérables est d’une importance cruciale pour la paix, la stabilité et la prospérité économique.

L’engagement responsable et volontaire des nouvelles générations de Djiboutiens et de Djiboutiennes peut montrer le chemin du retour à la raison et à la vrai liberté qui conduisent à la recherche authentique du bien commun.

Le courage des mots appelle celui des actes, des réseaux, de l’action locale. Dans un contexte marqué du sceau de l’individualisme, l’action décidée de la majorité des populations prend aujourd’hui une valeur inattendue qui inquiète le pouvoir en place et sonne son hallali.

Bien plus qu’il n’y paraît, le glas de la défaite résonne partout dans le pays car la fin du régime de la tyrannie est proche.

La lutte pour la liberté contre la tyrannie de la pensée unique se transmet héréditairement, comme des terrains ; on y bâtit et cela finit par faire une ville, cela finit par faire l’histoire des hommes et des femmes d’un pays.

07/07/06 (B358-A)Djibouti – La liberté étant spoliée de tous ses droits, il faut s’en prendre à l’omnipotence de la minorité d’opportunistes qui s’est accaparée tous les rouages de l’État, qui a porté aujourd’hui la majorité au désespoir et la contraint ainsi à faire appel à la force matérielle pour se faire justice.(Libertyman)

Lorsqu’une chose évolue dans un pays, tout ce qui évolue autour doit évoluer en même temps. A l’inverse de cela, la tyrannie qui sévit à Djibouti n’a pas changé son fusil d’épaule, elle ne survit que par et pour les artifices qu’elle déploie dans sa propagande outrancière qui est une humiliation à toutes les vérités comme à toute évolution et progrès des populations du pays.

Dans la capitale, on construit mais pour qui et avec quels financements ?

Peut-on considérer que les bâtiments que l’on voit se construire un peu partout dans la capitale sont une évolution ?

Non et ce pour la simple raison que dans la majorité des cas ils appartiennent indirectement à Ismaïl Omar Guelleh, à Kadra Mahamoud Haïd, à sa famille et à ses « amis » et qu’ils ne créent qu’une image artificielle d’une économie dynamique sans pour cela générer des emplois. Hormis le fait que s’édifient très majoritairement des hôtels, restaurants, bars, immeubles et villas destinées aux familles des membres des armées étrangères stationnées dans le pays, on a du mal à en saisir la rationalité en matière de progrès économique et social au profit de TOUTES les populations djiboutiennes ?

Un tel exercice du pouvoir, fondé de plus en plus sur la personnalisation, la coercition et l’attaque des libertés affaiblit toutes les institutions, y compris celles en charge de la régulation économique. Cet « excès d’autorité » (le mot est faible) avec ce refus de contre-pouvoirs vide de leur substance les fondements mêmes de la « bonne gouvernance » que sont la participation, la transparence, le contrôle et la reddition des comptes (accountability). Il favorise la montée de la corruption, de la prédation, des circuits parallèles, de l’imprévisibilité de la justice, le non respect des contrats, l’atteinte aux droits de propriétés tant individuelles que d’État, l’inefficacité, voire le détournement des fonctions de l’Administration.

Une économie au fond du gouffre !

L’effondrement des assises d’une économie telle que nous la constatons est perceptible à travers la dégradation prononcée des principaux indicateurs macro-économiques : recul ou, du moins, stagnation du niveau de la production, endettement public et extérieur ainsi que chômage accrus, réserves en devises en chute, inflation élevée, recul absolu du niveau de l’investissement.

Dire que nous sommes dans une crise signifie qu’il y a de forts signes d’inquiétude. La situation n’incite pas à l’optimisme parce qu’il y a des phénomènes de fond, dont la poursuite est de nature à plonger, à très court terme, l’économie et la société djiboutienne dans une crise profonde ayant atteint un niveau sans précédent.

Interrogez les hommes d’affaires, les fonctionnaires, les experts nationaux et ceux des institutions internationales, ils vous diront tous que Djibouti est pourtant capable de sortir de cette crise économique, sociale et politique. Que pour peu que le pays se libère de la chape de plomb politico-mafieuse qui l’enserre et l’étouffe, il est en mesure de se développer à un rythme très rapide. Je dirai même fulgurant.

Un chômage endémique et qui s’aggrave !

A l’inverse de cela et comme tous les observateurs et experts, je suis ahuri par cette forme de fuite en avant qui laisse sur le bord du chemin tant de jeunes et de moins jeunes sans emploi alors que la situation s’aggrave de jour en jour dans ce domaine et que RIEN n’est fait pour tenter d’infléchir ce fléau qu’est le chômage.

On peut expliquer pour partie ce grave déficit d’emplois ; il suffit pour ce faire de comparer le listing actuel des entreprises dans la capitale avec celui de l’année 1998 et vous constaterez que bon nombre d’entre elles – qui ont permis à des investisseurs de s’installer à Djibouti avec des promesses illusoires et non tenues – ont fermé leurs portes ou sont devenues la propriété exclusive d’Ismaïl Omar Guelleh, de son épouse et de sa famille. C’est très souvent, un silence complice, une fin de « non recevoir » avec classement sans suite, que la justice djiboutienne actuelle oppose aux plaintes déposées par ces investisseurs étrangers qui ont été rackettés dans un premier temps puis spoliés de leurs biens, voire même pour certains réticents, expulsés sous 24 heures et le contenu de leurs comptes bancaires saisis sous décision de justice ; justice ? Celle du pouvoir évidemment. De cela, ni l’ADI, ni le journal La Nation n’en parle.

Le « climat des affaires » s’assombrit à Djibouti et débouche sur ce qu’une institution telle que la Banque mondiale appelle le « déficit d’investissement » de ces dernières années, avec son corollaire, le freinage de la croissance et l’aggravation d’un chômage endémique.

C’est à croire qu’Ismaïl Omar Guelleh s’acharne à s’aliéner non seulement l’opposition politique mais surtout les opinions nationale, internationale, les institutions internationales et à mettre ainsi dans l’embarras les gouvernements qui lui sont acquis. D’aucuns soutiennent qu’il s’agit de débordements de l’intérieur du système et je suis enclin à le croire. A mon avis, si le système trop centralisé souffre de tant de bavures c’est qu’il a institué « le racket, la corruption et le clientélisme » en religion d’État. Ses actions sont nombreuses et incohérentes, toutes les promotions dans la haute administration ne se font pas aux mérites des résultats liés à des compétences mais à la capacité des uns, des unes et des autres à détourner le maximum de fonds publics et d’aides internationales dans un minimum de temps.

En agissant de cette manière, le régime Guelleh s’isole de plus en plus et expose à la face des Djiboutiens/Djiboutiennes et du monde ce qu’il entend cacher. De l’intérieur et de l’extérieur, il paraît de plus en plus anachronique et dangereux ; il ne doit sa survivance qu’à sa police politique des SDS et à la terreur qu’il impose dans le pays, jusque dans le monde occidental au sein même de la communauté djiboutienne exilée.

Plus que par le passé, la montée du commerce parallèle, de celui des armes dans la région alimenté par les trafics de drogue à partit de la zone franche du Port de Djibouti, de la corruption, des prévarications, la régression de l’État de droit sont criants ; ils sont de nature à détruire l’état de confiance (disons plutôt les illusions …mesurées dans lesquelles on y trouve…un intérêt) des bailleurs de fonds mais aussi des investisseurs étrangers et engagent Djibouti dans une dépression. Dépression, qui pourrait transformer la république (pour le moins ce qu’il en reste) en un champ de bataille entre mafias politicos-mafieuses organisées et forces rétrogrades d’un Islam extrémisant.

L’autoritarisme d’Ismaïl Omar Guelleh, non seulement nuit à l’épanouissement des Djiboutiens et des Djiboutiennes ; il nuit à leur développement économique et social.

Le risque est gros qu’il les fasse descendre brusquement dans les abîmes de la rue et qu’il leur ouvre alors une véritable boîte de Pandore dont nul ne peut prévoir ce qui pourrait en sortir !!!.

16/06/06 (B354_B) Djibouti, « l’État sauvage » dirigé par un clan de loups prédateurs dans une bergerie d’hommes et de femmes asservis par le bâton… (Libertyman)

 


Libertyman


Même s’ils sont habitués aux scandales à répétition, même s’ils ont compris le fonctionnement de l’État sous Ismaïl Omar – qui est loin d’avoir toutes les vertus dont on il parle dans ses discours falsificateurs à l’usage de l’opinion publique internationale – les Djiboutiens/Djiboutiennes n’ont encore aucune idée de l’ampleur des arnaques dont ils/elles sont les victimes ; arnaques les plus diverses qui pénalisent le pays et ses finances publiques pour bien des années.


Où va l’argent des finances publiques et des Aides internationales ? Cet argent est-il, pour une grande partie – comme on nous le répète à l’envi – réparti de manière équitable, consacré au progrès social, économique et politique, redistribué pour partie aux plus démunis au nom de la justice sociale ?


La réponse est non !


Alors, où va cet argent ? La vérité est ahurissante !.


Diverses études (complètement occultées et que l’ADI ne publie pas, pour cause..) font la démonstration de l’octroi de privilèges exorbitants, de surfacturation, de facturations pour des travaux jamais réalisés et des détournements – directs ou indirects – dont se rendent coupables des nouveaux riches de l’ère Guelleh, des oligarques de son clan qui gouvernent Djibouti et de leurs amis ….


On y lit dans le détail la démonstration d’une haute bureaucratie devenue incontrôlable, une désinformation systématique par une propagande spécialisée dans la « langue de bois », des statistiques truquées en ce qui concerne notamment la situation des « Finances de l’État », des chiffres du chômage honteusement maquillés et l’arbitraire imposé par les apparatchiks du Palais de l’Escale qui rackettent tout ce qu’ils peuvent par personnes interposées et s’octroient des primes illégales.


A ceci s’ajoute le scandale d’associations de quartiers qui – créées sur ordre du Palais de l’Escale – exploitent la misère sociale et qui n’ont qu’un but politico-lucratif. Certaines d’entre-elles – qui furent créées pour servir les intérêts du pouvoir djiboutien actuel – revendant majeure partie des dons étrangers tels les médicaments en Somalie et qui font l’objet d’un commerce sur des marchés parallèles.….., alors que d’autres – qui ont une vocation purement humanitaire – sont confrontées aux pires difficultés administratives à Djibouti dès l’instant où elles veulent exercer un contrôle dans la distribution, la destination et l’usage qui sont faits de ces dons, en nature ou en argent.


Osons dire que nous sommes en présence d’odieux « trafics de dons internationaux » en matière de médicaments alors que les populations djiboutiennes en ont le plus grand besoin pour se soigner et qu’elles ne disposent pas de l’argent nécessaire pour les acheter dans les pharmacies de la capitale dont la clientèle est quasi exclusivement étrangère et plus particulièrement composée de familles françaises.


A la lecture d’un certain nombre de rapports officiels non publiés afin de ne pas « déranger » son Excellentissime le tyran local et bien qu’établis par des experts de l’Union Européenne et ceux d’un service rattaché au Secrétariat d’État des USA, on est totalement abasourdi par l’ampleur du désastre et amené à émettre un bilan bien plus que critique à l’égard du fonctionnement global de l’État dirigé par Ismaïl Omar Guelleh.


 


Critique de la gestion des Finances publiques et de ses paraît-il performances, de la fonction publique, du système de racket institutionnalisé qui prend les populations djiboutiennes, les institutions internationales et les ONG en otage ; les unes par rapport aux autres. Les enveloppes que constituent les Aides internationales sont épisodiquement pillées pour majeure partie de leur contenu, y compris celles qui sont affectées à l’EDD et à l’ONED pour améliorer la fiabilité des réseaux et des installations, augmenter le rendement de centrales électriques tout comme lancer des programmes de forages dans l’arrière pays afin de trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en eau potable.


Sur ce terrain, il y a beaucoup à dire alors que notamment des primes de certains hauts fonctionnaires en périphérie du pouvoir atteignent des niveaux irréalistes, jusqu’à la redistribution de revenus non déclarés en passant par des « rançonnages » et des chantages aux subventions internationales à haut niveau de responsabilités de l’État djiboutien.


 


Rien détonnant à ce que dans une telle situation les finances de l’État djiboutien actuel souffrent tout à la fois d’un déficit chronique de recette et d’un excès de redistribution desdites recettes (pour le moins ce qu’il en reste) majoritairement à ceux qui n’y ont pas droit ce qui entraîne non seulement l’excès de la dépense publique mais génère également une culture de la paresse et de l’envie du « toujours plus d’argent facilement gagné » au sein même des caciques du pouvoir.  


 


Le mauvais exemple vient d’en haut alors que les loups en arrivent à se dévorer entre eux lorsque la part du « gâteau » – largement ponctionnée sur les aides internationales et les emprunts – est plus petite que celle du …voisin !



 



A quoi devraient servir les subventions internationales et les emprunts contractés par l’État djiboutien affectés à l’Établissement Public de l’Électricité de Djibouti ?


 


Ce n’est point dévoiler un secret que d’affirmer que la situation financière de l’EDD est largement déficitaire depuis fort longtemps. Si cet Établissement était privé et non public cela ferait belle lurette qu’il serait déclaré en faillite et aurait déposé son bilan.


 


Constat est fait que les images idylliques que présente l’EDD sur son site internet s’inscrivent – une fois encore – dans le paraître rassurant et propagandiste d’IOG alors que la réalité au quotidien est bien différente.


 


Derrière cette image d’organisation et de « bon fonctionnement » se cachent là encore les « mauvais payeurs », tous les « profiteurs » avec tous les privilèges octroyés – ça et là – et les passe-droits qui contribuent largement au déséquilibre des comptes d’exploitation de cet Établissement Public.



 


Dans la liste des « mauvais payeurs » on trouve en premier lieu l’État djiboutien, ses administrations et ses services, qui outre le fait qu’il dispose de tarifs préférentiels du KW/H consommé ne paie qu’une partie de ses factures… pour ne pas dire aucune et ce depuis des années. En second, il est à noter que les hommes du pouvoir et bon nombre d’apparatchiks en périphérie de celui-ci s’exonèrent artificiellement du paiement de leurs factures EDD pour leurs habitations et pour les habitations de leur famille, au sens large du terme. Pour ne prendre qu’un exemple, le Palais d’Haramous ne paie aucune facture ; ni d’eau, ni d’électricité et encore moins de taxe d’habitation. L’eau et l’électricité qui font cruellement défaut aux populations de la capitale, font le « bon plaisir » de son Excellentissime le Tyran ; président autoproclamé.


 


En troisième, il convient de prendre en considération les branchements dits « sauvages » dans tous les quartiers de la capitale qui sont souvent le fait d’une population pauvre, au chômage (plus de 85 % de la population dite en âge d’avoir un emploi) qui n’a pas les moyens financiers de disposer d’un compteur EDD et de payer des factures à un tarif si exorbitant du KW/H.


 


La gestion informatisée des facturations adressées par l’EDD à ses clients devrait permettre d’avoir un contrôle permanent de la situation au jour le jour. Mais les fonctionnaires en place n’ont pas leur mot à dire quant à qui doit payer et qui bénéficie de passe-droits.


 


La vétusté et le mauvais rendement des groupes électrogènes de la centrale électrique de Boulaos étaient par le passé à l’origine de bon nombre de coupures de courant électrique épargnant tout de même certains quartiers de la capitale. Après diverses études et sur avis des experts, un plan de changement des groupes électrogènes a été lancé mais d’évidence nécessitant un apport financier important. Outre le fait qu’ils apportaient une contribution technique, les pays bailleurs de fonds (dont la France) ont largement mis la « main à la poche » en attribuant des aides financières importantes ; on peut même dire disproportionnées par rapport à l’ensemble du projet.


 


A ceci se sont ajoutés des emprunts lancés par l’État djiboutien. D’après nos sources, globalement, les aides internationales et les emprunts pour ce projet auraient dépassé la somme de 60 millions d’USD en quelques années.


 


Mais alors pourquoi ces pannes d’électricité incessantes alors que l’EDD dispose d’un large budget complémentaire (aides internationales et emprunts d’État) ?


 


Toute vérité n’est pas bonne à dire. Pourtant et aussi surprenant que cela pourrait paraître, les fonctionnaires (assimilés comme tels) de l’EDD n’ont aucun pouvoir pour contraindre tel ou tel « mauvais payeur » à s’acquitter de sa dette pour autant qu’il appartienne au pléthore clan des apparatchiks proches du pouvoir d’Ismaïl Omar Guelleh. Politiquement, IOG a récupéré ces hommes pour en faire de « nouveaux riches » par l’octroi de privilèges et de passe-droits qu’il n’est pas en mesure de leur retirer aujourd’hui sans s’exposer pour l’avenir.


 


A l’image des Finances publiques, l’EDD est donc un énorme gâteau dans lequel chacun vient y prélever un morceau plus ou moins gros et bien crémeux.


 


En ce qui concerne la mise aux normes et conformité de la Centrale électrique de Boulaos – avec changement de groupes électrogènes – il est à noter que tous les travaux (tous corps d’état confondus) ont été confiés à des entreprises ou sociétés appartenant indirectement au pouvoir d’Ismaïl Omar Guelleh. Surfacturations, travaux non conformes et factures bidons se sont ainsi succédés ces dernières années – sans aucun contrôle d’utilisation des fonds – alors que l’entretien laissait à désirer et que l’on a fait appel à des techniciens de l’Électricité de Tunisie pour intervenir sur des pannes bénignes ne relevant pas d’un haut niveau de technicité.


 


Les aides internationales disproportionnées et les emprunts servant très majoritairement à alimenter indirectement les « caisses noires du Palais de l’Escale » et à boucher les trous financiers consécutifs aux impayés que supporte l’EDD, dans de telles conditions on ne voit pas comment cet Établissement Public – censé être privatisé à très court terme – pourrait se sortir de cette crise chronique de disfonctionnements multiples.


 


La question est « Après privatisation de l’EDD, va t-on continuer sur le plan international à soutenir les errements du régime d’Ismaïl Omar en alimentant financièrement les caisses privées des uns et des autres (surtout les siennes) au détriment d’une réorganisation effective de l’EDD avec comme objectif de dégager un tarif du KW/H acceptable pour les familles djiboutiennes ?».  


 


Pour conclure en paraphrasant le slogan de l’EDD.


 


l’Électricité de Djibouti ce n’est pas « Votre énergie quotidienne »


 


mais


 


« l’Énergie des Guelleh pour faire du fric facilement gagné sur le dos des familles djiboutiennes et étrangères ».


 


Vous avez dit « Otages » ? Effectivement ces familles sont les otages du pouvoir tyrannique d’Ismaïl Omar Guelleh.