01/06/2017 (Brève 992) Un épisode méconnu de la colonisation de la Côte Française des Somalis (actuel Djibouti), qui bouleversa la répartition des peuplements locaux (Ouvrage écrit par Hassan Adawa Ali Ganta) A acheter en ligne.

Confirmation de la sortie du dernier ouvrage écrit par

les sultantats de Tadjoura et Gooba'adHassan Adawa Ali Ganta

LES SULTANATS DE TADJOURA ET GOOBA’AD
(1927-1935)
aux éditions du Menhir.

(Préface de Jean-Loup Schaal)

Le premier ouvrage consacré à un épisode méconnu de la colonisation de la Côte Française des Somalis (actuel Djibouti), qui bouleversa la répartition des peuplements locaux tout en générant de graves tensions. 

L’ex-ministre de l’éducation nationale de la République de Djibouti, conseiller du premier ministre, directeur de recherches, maître de conférence et docteur en Histoire, explore ici un sujet totalement inédit.

En savoir plus et achat en ligne : http://www.editionsdumenhir.com/boutique/les-ouvrages-des-editions-du-menhir/les-sultanats-de-tadjoura-et-gooba-ad-1927-1935.html

05/11/09 (B523) Le Monde : "Passage des larmes", d’Abdourahman A. Waberi : Waberi et l’énigme du retour

Abdourahman A. Waberi avait 20 ans lorsqu’il décida de quitter Djibouti, où il naquit en 1965, pour poursuivre ses études en France. Depuis lors, ce petit port, constitué d’"îlots magiques au-dessus desquels, depuis des siècles, l’histoire tourbillonne à la manière d’un ouragan", et ce pays n’ont jamais cessé de hanter cet écrivain nomade.

Poèmes, nouvelles, romans, récits, fables, tous ses écrits ou presque le ramènent vers sa terre natale. Que l’on pense notamment à sa trilogie, composée de Pays sans ombre,

Cahier nomade et Balbala (tous au Serpent à plumes) ; ou encore au poétique mais non moins politique Passage des larmes. Derrière ce titre, formé par la contraction de la "porte des Larmes" (ou Bab el Mandeb en arabe), nom donné au détroit reliant l’Afrique à la péninsule Arabique, et du Livre des passages, de Walter Benjamin (figure tutélaire du livre), se cache un roman mystérieux, rempli de noirceurs, de tensions, sinon de peurs et de tragédies.

Forum Littérature

Un livre "palimpseste" où Waberi joue, non sans virtuosité, de tous les genres et formes d’écriture : journal intime, carnet de notes, roman d’espionnage, réflexions historiques ou géostratégiques, contes et légendes, sermons et autres incantations religieuses… à travers deux voix de l’ombre que tout oppose, qui se cherchent, s’affrontent à distance dans un jeu à haute tension.

La première est celle de Djibril, alias Djib. Près de vingt ans après être parti de Djibouti, où il est né le 26 juin 1977, jour même de l’indépendance, le voici de retour en homme neuf et pressé. Envoyé en mission par Adorno Location Scouting, une société d’intelligence économique basée à Montréal, cet homme un rien cynique, formé "pour désorganiser les Etats, les affaiblir au profit des multinationales", n’a qu’une poignée de jours pour scruter un pays devenu, sur l’échiquier mondial, un lieu éminemment stratégique où convergent soldats français, américains, hommes d’affaires du Golfe, magnats de l’uranium et groupuscules islamiques.

Mais on ne revient pas impunément sur les traces de son passé, sans réveiller quelques fantômes, aussi froid et décidé soit-on. Des fantômes comme cette petite voix d’enfance qui peu à peu se rappelle à Djib, s’insinue en lui, lui impose son rythme, sa poésie, ses sensations, ses images plus ou moins heureuses. Celle d’une mère indifférente et d’un père misérable qui ne lui inspirait que de la honte ; celle de son grand-père Assod, marin, cuisinier, nomade et conteur plein de sagesse ; ou encore celle de Djamal, son jumeau qu’il délaissa au profit de David, son frère de coeur.

Tandis que Djib ferraille avec ses souvenirs, ses doutes, et voit son "moi ancien" fissurer ses défenses, une seconde voix se fait entendre, pleine d’incantations à Allah, de sarcasmes, de condamnations, d’avertissements. Provenant du fin fond d’une prison cachée sous les îlots du Diable, cette parole émane d’un scribe mystérieux qui sait tout de Djib, de son enquête, de ses moindres faits et gestes. Seul lui échappe peut-être le lien fragile qui relie le jeune homme à ce frère perdu, et lui apparaît sous la forme d’un palimpseste intitulé Le Livre de Ben, en référence à Walter Benjamin.

Figure tutélaire de l’exilé s’immisçant dans l’esprit d’un personnage pour mieux en éclairer un autre, l’"ange de l’histoire" se fait entendre au coeur de ce récit singulier, tumultueux, fiévreux qui, sous les dehors d’un thriller géopolitique, constitue surtout un grand roman sur l’enfance, les identités meurtries et l’exil.

27/10/09 (B522) Afrik.com « Passages des larmes » : un roman au réalisme saisissant. Un livre de l’écrivain djiboutien Abdourahman A. Waberi

Dans un monde où les folies humaines sont légions, aussi bien individuellement que collectivement, l’équilibre et l’harmonie intérieurs, que procurent les sagesses spirituelles de toutes les traditions, sont les seuls viatiques qui permettent d’accepter avec joie notre mort prochaine, et donc notre vie actuelle. Passages des larmes (Ed. JC Lattes, 2009), d’Abdourahman A. Waberi, se veut un peu l’illustration de cette évidence.

par Christian Eboulé

L’histoire, c’est celle de Djibril. Il est né à Djibouti il y a tout juste vingt-neuf ans, mais, désormais, il vit à Montréal, où il s’est établi, comme ces millions d’Africains qui choisissent l’exil afin de s’ouvrir les voies et les portes du salut matériel sur cette planète, et peut-être celui céleste, que promettent certaines religions. De cette Amérique du Nord qui l’a adoptée, il a appris que « le temps était précieux, qu’il avait la couleur du billet vert, que c’était de l’argent, et que l’argent, c’est ce qui fait tourner le monde ».

Il est donc prêt à tout, ou presque, pour en gagner. Justement, il vient de décrocher une mission très lucrative, auprès d’une agence de renseignement américaine. Il a une semaine pour retourner dans son pays natal, « prendre la température du terrain, [s’assurer] que le pays est sûr, que la situation est stable et que les terroristes sont sous contrôle ».

Depuis que les puissances occidentales ont découvert les bénéfices qu’elles pouvaient tirer de l’externalisation de certaines tâches, elles recourent abondamment à des officines de toutes sortes, sur les différents théâtres d’opération sur lesquels elles sont engagées. Pour sa mission à Djibouti, Djibril est employé par l’Adorno Location Scouting, une société d’intelligence économique, basée à Denver, dans le Colorado. Il est vrai qu’à l’instar de la Somalie voisine, ce petit pays de la corne de l’Afrique est devenu un enjeu géostratégique important, dans ce Golfe d’Aden indispensable au trafic maritime mondial, et surtout, à l’acheminement du pétrole.

La corne de l’Afrique, lieu de toutes les tensions

Peu après son arrivée à Djibouti, Djib, comme on l’appelle depuis son plus bas âge, a pris la direction du Golfe de Tadjourah. Un golfe situé dans l’océan indien, à l’extrémité ouest du golfe d’Aden. Tadjourah et Djibouti, capitale du pays éponyme, sont deux des grandes villes, qui se trouvent sur les rives du golfe de Tadjourah.

Une région rocailleuse, au relief inhospitalier et fascinant, mais dont l’intérêt préhistorique est encore plus grand. C’est aussi le lieu « de tous les trafics maritimes ». Idéal donc pour la mission de Djib. Lui qui considère que, « les Etats sont aujourd’hui en perte de vitesse, en voie de dénationalisation dans le grand tableau de la globalisation ». A priori, il n’éprouve donc aucun état d’âme à être « formé pour désorganiser ces Etats, les affaiblir davantage au profit des multinationales et de leurs actionnaires ». D’autant que malgré le danger, cette mission est pour lui l’occasion de gagner beaucoup d’argent.

Il faut dire que les enjeux sont importants, notamment pour les grandes puissances occidentales. Plus d’un quart du trafic mondial de pétrole transite par le golfe d’Aden. Or, dès la fin des années 1990, le terrorisme, qui culminera avec les attentats du 11 septembre 2001, s’était créé un foyer très actif au Yémen.

A l’époque, les Américains considéraient d’ailleurs ce pays, comme une base de repli du réseau Al-Quaida. L’on se souvient notamment des explosions, en 1998, dans les ambassades américaines de Naïrobi, au Kenya, et Dar es-Salaam, en Tanzanie, de l’attaque meurtrière en 2000, contre le destroyer USS-Cole, dans la rade d’Aden, de celle contre le « Limburg », un pétrolier battant pavillon français, deux ans plus tard, toujours dans la rade d’Aden, ou encore, la même année, de l’attaque contre les intérêts israéliens à Mombassa.

Tous ces événements ont poussé les Américains à revenir dans la Corne de l’Afrique, malgré le souvenir, encore très vivace, du fiasco de l’opération « Restore Hope », en Somalie. A l’été 2002, ils ont donc installé une base militaire permanente dans la capitale djiboutienne, près de l’aéroport d’Ambouli, mettant ainsi fin à des décennies d’un tête à tête exclusif, entre la France et Djibouti.

Au yeux des Américains, la nécessité stratégique de leur présence dans la région, était renforcée par l’instabilité chronique des pays alentour : le Soudan qui était alors en proie à l’islamisme et à des luttes internes, l’Ethiopie et l’Erythrée qui n’avaient de cesse de se faire la guerre, la Somalie qui n’en finissait pas de se désintégrer… Mais au-delà de cet état de fait, l’administration du président George W. Bush, qui était alors au pouvoir, ne se contentait pas de « jouer » les gendarmes du monde. Campée sur une idéologie néo-conservatrice et messianique, elle affichait une arrogance et un mépris qui confinaient à la folie.

Le retour du refoulé

C’est donc dans un contexte politique complexe et dangereux, que se situe la mission de notre héros, Djib. Mais voilà, il a beau vivre à Montréal, il n’en reste pas moins Djiboutien. Son retour au pays natal, va se transformer, progressivement, en un retour du refoulé : des souvenirs surgis du fond de l’enfance viennent le hanter. Mieux, un moi dont il ignorait l’existence et donc la signification, remonte à la surface.

« Un moi trop petit pour mon corps d’adulte, certes, mais un moi parfaitement reconnaissable » avoue-il, sans fausse pudeur. Sans l’avoir vraiment voulu, Djibril retrouve au fond de lui, une voix d’enfant, qui permet aux souvenirs familiaux de ses années au pays, de lui revenir en mémoire. L’occasion pour lui de se rappeler de la nature profondément spirituelle de son grand-père, qui affichait le plus grand scepticisme, face au christianisme.

Pour ce grand-père, « l’esprit sera toujours vivant ; Son autre nom est la poussière d’où nous venons et où nous repartirons […] Il ne s’agit pas de posséder la terre mais de l’honorer, de l’habiter convenablement, de la chanter en s’adonnant aux tâches quotidiennes […] ». Des propos d’une sagesse inouïe, vieille comme le monde, et qui confirme l’idée que, sur un plan individuel et collectif, la volonté de puissance, de domination…, qui se manifeste notamment à travers l’appropriation et l’accumulation infinie des biens matériels, est une illusion, qui renforce l’inconscience des Hommes.

D’ailleurs, pour ce qui concerne Djibril, l’exil a été l’occasion d’une véritable renaissance. Car, il porte une blessure originelle : le sentiment de ne pas avoir reçu pendant son enfance, toute l’affection, tout l’amour de sa mère. Et c’est en arrivant à Montréal, qu’il a entrepris l’introspection, qui l’a amené, petit à petit, à vivre un peu moins mal avec lui-même.

Dorénavant, il a conscience que c’est seulement à ce prix, qu’il peut cheminer dans la vie, et mieux vivre l’altérité. Et si sa conscience s’est éveillée, ses connaissances se sont aussi considérablement accrues. A Montréal, il est devenu docteur en sciences de l’information, autant dire « un intellectuel ». Ce qui lui permet notamment, de mieux connaître l’histoire du continent, et les grands enjeux qui l’animent. Il est par exemple convaincu que « nos sociétés ont été déviées de leurs rails pour servir les intérêts politiques, économiques et spirituels émanant d’autres groupes ».

C’est donc avec beaucoup de sincérité, qu’il déplore la misère noire dans laquelle croupit la majorité des populations du continent. Ne méritent-elles pas mieux ? s’interroge-t-il. Mais on pourrait lui retourner l’interrogation : n’est-ce pas pour le mois schizophrène de souhaiter un meilleur sort aux Africains, tout en gagnant sa vie, grâce à la déstabilisation de leurs Etats, ou de ce qui en tient lieu ?

Cette schizophrénie, qui peut parfois se transformer en véritable folie, est une réalité individuelle et collective. C’est elle qui est bien souvent à l’origine des guerres et autres catastrophes auxquelles l’humanité est périodiquement confrontée. Djibril le sait, il en est convaincu, il est un tout petit pion, téléguidé par des groupes sans visages, dont les multinationales sont le symbole le plus visible. Mais pour lui, les guerres que mènent ces groupes, sont tout aussi nuisibles et absurdes que le prétendu Djihad, des extrémistes musulmans.

Selon lui, ces derniers n’ont qu’un but : « […] découper le cœur de ce monde corrompu, ruiner ses fondements, les jeter aux flammes et hâter l’avènement d’un monde plus sain, plus sobre, tout entier soumis au Livre suprême ». Le monde est décidément bien complexe. Et nous sommes bien loin du seul cadre de l’enquête de Djibril, qui paradoxalement porte le nom d’un ange gardien, alors qu’il travaille à la déstabilisation de son pays natal. D’ailleurs, au fond, tout ceci le dépasse un peu. Et il préfère sans doute les rêveries que lui inspirent les écrits de Walter Benjamin, ou les meilleures chansons de John Coltrane, John Lennon et Abdullah Ibrahim.

23/04/08 (B444-B) Des précisions sur Omar Kahin Ainache, auteur d’un livre sur Djibouti, que nous avions signalé il y a quelques jours. (Attention, une dernière mise à jour des coordonnées a été effectuée à la demande du fils de l’auteur le 24/04 à 6:00 h / Paris)

Plusieurs lecteurs nous ont écrit pour nous demander des précisions sur le numéro de téléphone de son fils Abdourahman Omar Kahin.

En effet le numéro de téléphone qui a été donné ne précisait pas le pays …

Abdourahman Omar Kahin est le fils de l’auteur Omar Kahin Ainaché et il nous a écrit pour apporter plus de précisions.

« Tout d’abord, merci d’avoir diffusé l’information à vos lecteurs. Je suis Abdourahman Omar Kahin, le fils de Omar Kahin Ainache, qui est l’auteur du livre. J’en assure la publication, la diffusion et je peux répondre aux questions de vos lecteurs.

Quelques informations supplémentaires :

La sortie officielle du livre posthume est prévue pour le 17 mai 2008 à Ottawa au Canada, d’abord en langue Somalie et plus tard, nous prévoyons des éditions en Français, en Arabe et en Afar.

 

Mon père Omar Kahin a terminé le manuscrit du livre en langue Somalie, dans le courant de l’année 2004. Hospitalié à Djibouti, il est décédé le 7 octobre 2004 dans des circonstances inexpliquées et qui pourraient avoir leur origine dans un différend avec un Ministre en exercice. »


Pour me joindre :
Abdourahman Omar Kahin

Éditions mer rouge
65 Tobermory crst.

Ottawa, K2K 3M4
– Canada
Tel. + 1 / 613 /889 71 77

Courriel:
abdourahman_kahin@yahoo.ca

21/04/08 (B444) Un nouveau livre signalé par un lecteur. IL s’agit d’un ouvrage écrit par Omar Khin Aïnache, compagnon de Mahamoud Harbi Farah.

« Nous sommes très heureux de partager avec vous la sortie d’un livre, historique et unique à son genre, écrit par Omar Kahin Ainache, un ami fidèle et un compagnon de route de Mahamoud Harbi Farah.

Le livre parle de l’histoire de Djibouti : avant l’arrivée de la France coloniale, la période coloniale, la lutte pour l’indépendance et la résistance face à la force coloniale. Dans cette histoire inédite, vous allez voir aussi le parcours d’un mouvement national (indépendantiste) qui pensait globalement tout en agissant localement.

Ce livre raconte d’une période difficile de l’histoire Djibouti, une période inoubliable dans la psychologie collective et la mémoire émotionnelle des Djiboutiens.

Fraternellement « 

Pour plus d’information, contactez : A. Omar Kahin (613) 899-717

01/06/07 (B398) Un lecteur de belgique recommande un livre. DISOURS A MA GENERATION : LA DESTINEE DE L’AFRIQUE

Le
compatriote Michel Kinvi propose à la jeunesse africaine un discours
militant.

« Discours à ma génération », un essai publié
aux éditions de l’Harmattan, est à la fois une philosophie
de l’histoire de l’Afrique, l’histoire de sa soufffrance, et une sociologie
cognitive appliquée à son devenir économique.

Dans un premier plan, Michel Kinvi, passe au crible le passé glorieux
puis douloureux et passif de l’Homme noir « objet » de l’esclavage
et de la colonisation.

Ensuite, il peint la volonté de l’Homme noir à s’émanciper
à travers des conceptions ambigües de fierté qui cachaient
mal la souffrance du peuple noir demeuré à la traîne des
autres peuples.

Enfin, »Discours à ma génération » se transmue
en terreau pour une « naissance » sinon pour la « re-naissance »
du peuple africain et Michel Kinvi appelle chacun et tous à la fois
à cesser de demeurer des objets de l’histoire pour devenir des sujets
conscients de l’histoire actuelle (mondialisation) et aller par delà
tous les clichés, à faire l’histoire: même à s’imposer
à nos maîtres d’hier, à nos “sympathisants”
d’hier qui n’ont rien fait et ne feront rien pour notre développement.

Pour Michel Kinvi , le 21è siècle sera africain à conditions
que soient exploitées à bon escient les ressources à
la fois matérielles, intellectuelles et politiques qui ont déjà
émergées en dépit de la volonté explicite ou non
des autres de nous maintenir à des siècles derrières
eux par des subterfuges de toutes sortes.
A lire absolument

25/05/07 (B397) Afar Friends in Sweden – Communiqué de presse sur la conférence pour le développement de la langue AFAR. THE AFAR LANGUAGE DEVELOPMENT CONFERENCE (En Anglais)

PRESS
RELEASE

Resolutions
reached by the Conference concerning progress in writing the Afar language

A conference was held in Uppsala between May 21- 25th 2007, attended by delegates
from Djibouti, Etirtrea, Ethiopia and some European countries.

The agenda considered 4 questions.
namely:

1. The
present stage of development in writing of the Afar language
2. Difficulties encountered up to the present time
3. Solutions remaining to be considered
4. future development to envisaged concerning the writing of the Afar language
4. Future development

These
4 talking points concerned the stages reached and the difficulties encountered
to date. Difficulties resolved and under consideration were thoroughly examined.

The first 3 itemes on the agenda required extensive discussion and deliberation.
Also the delegates spent considerable time discussing progress regarding the
Afar script.

It was evident that there were at least three possible choices.

1. 3
using Arabic script
2. 5 ’’’’’ Latin ’’’’’’
3. 4 ’’’’’’invented scripts

So far
there are 3 countries where versions of the Latin script are in use. Djibouti,
Ethiopia both use the same, while the Eritreaan script differs with regard
to 3 litters. The discussion resulted in four possibillites in recording the
Afar language.

1. The
necessity to resolve the issue concerning the renderings of the 3 letters
as soon as possible

2. Responsible
Afar from the 3 countries need to make progress in presenting wise councel

3. It
is necessary for competent language experts to examine and record progress
and resolve difficulties and problems named

4. Progress
in resolving the issues in every situation need to be considered at a yearly
conference.

Finally,
those gathered at this vital and valuable conference both in their own names
and as representatives of the Afar people wish to render hearfelt thanks to
Afar Friends in Sweden, Sida, ABF, Forum Syd and for organising and making
this important conference possible.

Uppsal
, May 25th 2007
Afar Friends in Sweden

25/06/06 (B356_A) Donnez-moi, Madame 27 juin une seule raison ? (Le lecteur poète d’Ottawa)

Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour que je vous célèbre,
Donnez-moi, Madame 27 juin, .une seule raison pour que j’oublie que je fus votre victime et que j’en ai ressenti des souffrances quoditiennes,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour que je me sente différents des esclaves,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour que je ne me considère plus comme votre propriété domestique au même titre que votre âne ou votre chèvre,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour me priver du droit de dire Non,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour m’expliquer ce que je fais ici,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour expliquer aux pauvres que les riches, les intellectuels et les hommes ordinaires ont tous émigrés,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison, vous qui avez la parole, alors que l’on m’interdit de m’exprimer,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour justifier le fait qu’il m’est interdit d’esprimer toute cette colère accumulée dans mon coeur depuis ma naissance,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison, pour ne pas vomir ce besoin de vérité qui m’envahit,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour m’expliquer pourquoi, bien qu’adulte, vous me traitez comme un enfant irresponsable,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour jusitifier la chance insolente qui est la tienne, alors que moi je n’en ai jamais eu,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison pour m’expliquer comment on devient aussi riche que vous en si peu de temps, alors que je m’appauvris chaque jour un peu plus,
Donnez-moi, Madame 27 juin, une seule raison d’espérance en confirmant que votre régime est éphémère et que bientôt tous les Djiboutiens pourront vivire dans la Démocratie et la Justice

Ottawa, mes chers camarades combattants.
Le chemin est encore long, mais il vaut la peine de l’emprunter !