21/06/06 (B355_B) Un correspondant nous adresse un poème à la façon de Kipling « Tu seras un homme, mon fils » … (Bouh Warsama)

Tu seras un tyran, mon fils.

Si tu peux

  • confisquer du pays son indépendance et en violer la Constitution
  • Imposer tes propres lois, mener un peuple à la faillite sociale, à la misère
  • Avoir discours mensongers, ne survivre que par promesses et mystifications
  • Contraindre la liberté à fuir au loin, la poursuivre jusqu’en d’autres terres

Si tu peux

  • falsifier honteusement toutes élections, être des artifices le maître
  • Faire sans cesse braire tes ânes, déclamer des odes à ta prétendue gloire
  • Imposer terreur dans le pays, interdire à l’opposition d’exister, de parler et d’être, ignorant que l’histoire est plus rancunière que les hommes car elle garde mémoire

Si tu peux

  • corrompre des esprits faibles, d’argent en faire leur seule vérité
  • Tromper honteusement, t’approprier mille biens d’autrui, spolier ainsi la Nation
  • Organiser attentats, fomenter des révoltes en ce pays et en d’autres contrées afin d’asseoir ton frêle trône sur la terreur ; sans foi, ni loi, ni simple passion

Si tu peux

  • ordonner que Justice soit suicidée puis mentir effrontément
  • Laisser salir le nom d’un Juge intègre, être capable des pires attitudes
  • Avec mépris te considérer au dessus de tout, imposer chantage menaçant pour tenter de couvrir tes lâchetés, indignités, manigances et turpitudes

Si tu peux

  • tenter de suborner témoins, hommes et femmes de courage
  • Puis face à l’échec, faire maltraiter leurs familles, de leurs biens les spolier
  • Faire emprisonner, torturer sans raison êtres humains, quel que soit l’âge pour contraindre tes opposants à se taire et face à ton diktat s’incliner

Si tu peux

  • faire détruire par tes soudards l’ouvrage de tant de vies
  • Faire incarcérer, supplicier des vieillards, des enfants et des femmes
  • Déplacer, chasser des populations, les avilir et insulter ainsi leur ethnie
  • Agir sans humanité, sans respect, sans un geste et sans état d’âme.

Si tu peux

  • outrager, faire brûler drapeau de celui à qui tu dois beaucoup
  • Exercer odieux chantage pour couvrir malversations et accords indécents
  • Prendre ses familles en otage, faire chanter et diplomatie mettre à genoux
  • Pour que te soient octroyés honneurs, décoration, dons et encore argent

Si tu peux

  • faire construire en des lieux paradisiaques résidences et palais
  • Te gausser des tartufferies du « grand frère » qui se couche à tes ordres
  • Engranger sans cesse biens, finances publiques ; détourner, piller, ruiner
  • Faire de l’État ta propriété sans y instaurer prospérité mais désordres

Si tu peux

  • outrager chaque jour ainsi ton Dieu et les Saints Versets du Coran
  • Puis le soir venu te réfugier en ton précaire Palais, t’y vautrer en pleine aisance
  • Penser que pardon d’Allah te serait octroyé à chaque pèlerinage, une fois l’an
  • Oubliant que le triomphe n’appartient qu’à l’homme qui croit et agit en conscience

Alors et malgré tes richesses et la croix couleur du sang de tes victimes accrochée à ton veston fripé ; tu ne seras pas un homme, mon fils, mais tout simplement un tyran.

Bouh Warsama
à la façon de Kipling

 

07/06/06 (B353_B) Festival Ciné 23/24/25 juin. L’Afrique dans tous les sens ! (Info Survie)

Lien : http://www.survie-paris.org/article.php3?id_article=37

« Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront à glorifier le chasseur » (proverbe africain).

Les Africains ayant leurs propres cinéastes, c’est à eux que Survie Paris-Ile de France a laissé le soin de témoigner de la vie sur terre, en terre d’Afrique : d’Angola en Mauritanie, du Mali à l’ Afrique du Sud, du Sénégal au Rwanda, en passant par le Congo et le Cameroun on aura un aperçu de la diversité des réalités sociales et des imaginaires d’un continent méconnu.

Les projections seront suivis de débat, animé par les adhérents de l’association Survie, et d’autres surprises vous y attendent.

Et c’est pas loin de Paris…

Le lieu : Espace Jean Vilar
1, rue Paul Signac
94110 Arcueil 01 41 24 25 52
01 43 35 40 41
Accès : RER B Arcueil-Cachan
ou Bus 187 à la Porte d’orléans (descendre à la gare de RER)

Programme complet : 23 – 24 – 25 juin 2006

Vendredi 23 juin

18h30 Accueil du public autour d’un buffet africain et présentation du programme, L’Afrique, dans tous les sens en présence d’Odile Biyidi, présidente de Survie,(sous réserves) et en compagnie de l’IFAFE (Initiatives des femmes africaines de France et d’Europe )

20h Un Héros (O heroi),fiction (97mn) Zézé Gamboa , Angola (2005) Le dernier des Babingas, documentaire (18mn) David Pierre Fila République démocratique du Congo (1990)

De guerre coloniale en guerre civile, l’Angola, potentiellement l’un des pays les plus riches d’Afrique grâce à ses réserves en pétrole et en diamants, est devenu en 30 ans, un pays dévasté, où l’espérance de vie est l’une des plus faibles de la planète.

Le titre du film de Zézé Gamboa résonne ironiquement : son Héros est un « ancien combattant », recruté de force à 15 ans, démobilisé après 20 ans de combat parce qu’il a perdu une jambe en marchant sur une mine antipersonnel et qui erre dans Luanda à la recherche d’un travail. Une autre guerre est menée aux pygmées Babingas, aux confins de la République centrafricaine et du Congo : l’exploitation forestière intensive les prive de leur patrimoine économique et culturel et les condamne à une disparition prochaine .

Samedi 24 juin

14h La petite vendeuse de soleil, fiction (45mn) Djibril Diop Mambety Sénégal (1998) Le Franc, fictio ( 36 mn) Djibril Diop Mambety Sénégal (1994)

A Dakar, la vente des journaux à la criée est réservée aux jeunes garçons jusqu’au jour où Sili, jeune fille handicapée, d’une douzaine d’années, vivant dans la rue, décide d’ affronter les garçons et de vendre des journaux comme tout le monde :

La petite vendeuse de soleil, est une fiction faisant partie d’une trilogie que Djibril Diop Mambety (mort en 1998) voulait consacrer « aux petites gens » de son pays. Mario est musicien, mais sa logeuse lui a confisqué son congoma, parce qu’il n’a pas payé son loyer. Il trouve un billet de loterie et rêve à tous les instruments qu’il va pouvoir s’acheter et à la gloire qu’il en retirera.

16h15 Samba Traoré, fiction, (85mn) Idrissa Ouedraogo, Burkina Faso (1992) Le Clandestin, fiction (15mn) Zeka Laplaine, République démocratique du Congo (1997)

Après avoir participé au hold-up d’une station service, Samba se réfugie dans son village natal, où sa soudaine fortune déclenche de vives réactions… ce« western dans la brousse » (Libé) est l’un des films africains les plus originaux : conjonction rare d’un réalisateur aussi à l’aise dans le documentaire que dans la fiction. Le rôle titre est tenu par Bakary Sangaré qu’on retrouvera dans le prochain film de Ouedraogo : Un malheur n’arrive jamais seul. C’est apparemment un film de genre, comme en produisait Mack Sennett avant l’arrivée du parlant, que propose Zeka Laplaine : un gros policier poursuit un clandestin, la poursuite est burlesque, mais la situation est tragique : le policier est un noir « intégré », l’immigré est un « sans papier »

18h30 Rwanda, un cri d’un silence inouï, documentaire (52mn), Anne Lainé, France (2003)

Le film est constitué e témoignages de rescapés du génocide de 1994. La projection sera suivie d’une table ronde, en présence de la réalisatrice , de Marcel Kabanda, historien rwandais, et de l’IFAFE.

20 h BUFFET AFRICAIN

21h Le plafond de verre, documentaire (104mn) Yamina Benguigui, France (2005)

Dans la lignée de sa trilogie , Mémoires d’immigrés, la réalisatrice poursuit son constat de l’héritage colonialiste : la discrimination dont sont victimes, en France, les enfants d’immigrés. La projection sera suivie d’un débat avec un journaliste algérien.

Dimanche 25 juin

14h Chef ! documentaire (61mn) Jean Marie Teno, Cameroun (1999) Article 15bis ,fiction (15mn) de Balufu Bakupa-Kanyinda, France (2000)

Les titres des films de Jean-Marie Téno : Le malentendu colonial, (2005) – Afrique, je te plumerai (2002 ) – Chef !(1999) contiennent en raccourci, tous les problèmes spécifiques de la (dé)colonisation, notamment celui du pillage des richesses par les néocoloniaux et leurs amis chefs d’état, ou d’entreprises….

Dans Chef ! tourné en décembre 1997 dans son village natal, J. M. Teno propose une réflexion sur les inégalités sociales, résultant de l’oppression coloniale. Ce sont des inégalités sociales que traite aussi avec humour le court métrage du congolais Bakupa-Kanyinda : sa fable de l’Article 15bis, montre que la loi n’est pas la même pour tout le monde en Afrique, comme ailleurs, même après l’Indépendance .

16h15 En attendant le bonheur (Heremakono) fiction (95mn), Abderrahmane Sissako, Mauritanie (2002) La femme mariée à trois hommes, dessin ani (6mn) Celia Sawadogo et Danièle Roy Burkina- Faso (1993) suivi d’une animation musicale (programmation en cours)

A Nouadhibou,village situé sur la côte Mauritanienne, Abdallah, un jeune malien, attend un hypothétique passage pour l’Europe. Abderrahmane Sissako filme cette attente au cours de laquelle le jeune homme tente de déchiffrer le monde qui l’entoure autrement que par la langue qui lui est étrangère… film magnifique qui donne à voir la richesse naturelle et culturelle de l’Afrique, à mille lieues des clichés tiersmondistes .

18h30 La caméra de bois, fiction (90mn) Ntshavheni Wa Luruli, Afrique du Sud (2003)

Deux gamins de Kayelisha, le plus grand township du Cap, découvrent sur un cadavre un pistolet et une caméra vidéo qu’ils s’approprient immédiatement. L’un choisit l’arme, l’autre la caméra qu’il cache dans une caméra de bois . Il peut alors filmer librement le monde qui l’entoure : un township d’après l’apartheid.

20h BUFFET AFRICAIN

21h Bye Bye Africa, documentaire /fiction (86mn) Mahamat Saleh Haroun, Tchad (1999)

De retour à N’Djamena, le cinéaste effectue des repérages pour son prochain film : les situations rencontrées mettent en évidence les difficultés auxquelles le cinéma est confronté au Tchad et suscitent une réflexion sur le statut particulier de l’image filmée en Afrique.

18/05/06 (B350-A) Un concert à Ottawa. (Lecteur) – Habeenkii Fanaankii Ottawa Ramadan Guessaleh.

Le concert du chanteur Ramadan Guessaleh aura lieu :

le vendredi 26 mai, 2006 à Jim Durell Arena,
1264 Walkley Road, Ottawa

L’entrée est 20 $

Au programme, entre autres,
des oeuvres d’Amin Amir.

Pour de plus amples informations.

http://www.hiiraan.com/ad/2006/ottawa/Ramadan.html

05/05/06 (B348-B) Le Colonialisme ou la face obscure de son histoire que la France ne parvient pas à assumer. Projection de trois films des années 50, le jeudi 18 mai à Paris.

Le jeudi 18 mai, la poésie a rendez-vous avec le court métrage au cinéma MK2 Hautefeuille.

– « Raconte-moi un court » consacré au colonialisme

– MK2 Hautefeuille : 7, rue Hautefeuille – 75006 Paris. M° St Michel

– Tarif: 6,7 ?



Le colonialisme ou la face obscure de son histoire que la France ne parvient
pas à assumer.

Refoulé, occulté de la mémoire collective, quasi-absent des manuels scolaires, l’épisode colonial est aujourd’hui en proie au danger du révisionnisme. De quoi s’agit-il ? Quelle réalité recouvre ce mot si lourd de sens ?

Trois films tournés sur le vif, dans le contexte tumultueux des années 50 tenteront de nous éclairer. Trois films marqués du sceau de la censure, trois cris humanistes lancés dans le désert de l’indifférence pour apporter des éléments de réponse à ceux qui, aujourd’hui, s’interrogent sur l’apport positif qu’une telle entreprise peut comporter.

Au porgramme:

– AFRIQUE 50, de René Vautier  (1950, 15 min)

– LES STATUES MEURENT AUSSI, de Chris Marker et Alain Resnais (1953, 30 min)

– TERRE TUNISIENNE, de Raymond Vogel et Jean-Jacques Sirkis (1951, 30 min)

– Précédés des poèmes de Apkass et Khadija.

Cordialement,

Alain Kasanda

association O’rigines

06 18 30 48 90

apkass@hotmail.com

22/03/06 (B342-B) Critique littéraire et culture « du crime »: à signaler la parution cette semaine d’un nouvel ouvrage intitulé « Les quarante arnaques les plus incroyables » dans la collection « La vérité dépasse la fiction » aux Editions du Petit dictateur épinglé. A lire absolument, mais avec modération ! (humour)


Illustration Roger Picon

Cette semaine est paru aux Editions du Petit dictateur épinglé, un ouvrage frot bien documenté sur les quarante arnaques les plus incroyables des vingt dernières années.

Dès le premier chapitre, le lecteur est captivé par l’audace même des protagonistes. On les suit dès leurs débuts, on apprend à les connaître, à les comprendre et même à les apprècier pour leur culot. Ils sont là, hésitants. Ils échafaudent leurs premiers méfaits.

Plongé au cœur de l’action, le lecteur est conduit à évaluer les risques et les enjeux de chaque nouvelle opération criminelle présentée en grandeur nature …

La force de l’auteur est de prendre en permanence le lecteur à contrepied. Lecteur honnête, vous pensez naturellement : « C’est trop gros, cela ne marchera jamais ! ». Et l’auteur vous démontre qu’au final, plus l’arnaque est colossale, mieux elle réussit. Ce livre est véritablement un plaidoyer en faveur des crimes les plus abjects, les plus honteux et les plus sordides. Son charme est là !

L’auteur dissèque tous les rouages des manipulations. Il n’hésite pas à faire intervenir la psychologie pour expliquer le cheminement qui les a conduit à ce niveau de criminalité absolue et permanent. Le personnage central du roman, est présenté comme une sorte de héros fascinant, tant par son inculture que sa bêtise. Il pourrait être par exemple, dictateur d’un petit pays africain, dont le nom n’est jamais cité, mais que tout le monde imagine …

Après avoir volé le fauteuil de son oncle, il accapare tous les pouvoirs et il s’arroge par la force, le droit de vie et de mort sur tous ses sujets. Jamais à court d’idées, il invente de nouvelles méthodes pour faire disparaître ceux qui pourraient se mettre en travers de son chemin : au gré de sa fantaisie, il peut achèter des consciences ou empoisonner des boissons. Un jour, il récompense, le lendemain il fait tuer dans une rue sombre.

Parmi les passages les plus captivants, citons, d’abord le moment où notre héros est informé de l’arrivée d’un containeur rempli de fausse monnaie : en l’occurrence des faux dollars, mais cela a peu d’importance. L’un de ses collaborateurs s’aperçoit de l’arnaque gigantesque et avant même qu’il n’ait le temps de réagir, notre héros a déjà échafaudé un plan bis, qui lui permettra de faire une énorme plus-value qu’il mettra au nom de son épouse … pour ne pas apparaître officiellement. Quel talent !

Citons aussi le meurtre d’un étranger, qui avait découvert ses manipulations. Faire disparaître un étranger, ce n’est pas une affaire simple pour le commun des mortels que nous sommes. Eh bien notre héros ne s’embarrasse d’aucun scrupule. Il monte une double opération qui consiste à faire chanter le pays dont cet étranger est ressortissant et en parallèle à demander à quelques amis de l’assommer. Malheureusement l’affaire tourne mal et le ressortissant succombe à un coup trop violent porté à la tête.

Le suspens est à son comble. Mais notre héros trouve la solution. Faire croire à un suicide !! C’est tellement énorme ! Mais cela aurait pu marcher. Dommage pour lui, car ses ordres sont mal exécutés par les comparses mal entrainés et ils ne jettent pas le cadavre au fond d’un Goubet quelconque. Pris la main dans le sac, la carrière de notre héros ne s’arrête pas pour autant … Le chantage est son arme favorite et il possède des billes … Le pays en question sera contraint d’accréditer pendant de nombreuses années, la thèse du suicide ….

Bref, ce roman, que vous terminerez le jour même où vous l’avez commencé, est véritablement un hymne à la fois à la Gloire du crime mais aussi au soutien inconditionnel et indéfectible d’un Gouvernement étranger.

Les quarante arnaques les plus incroyables, c’est vraiment la vérité qui dépasse la fiction. Bonne lecture à tous.

Une ultime réserve : à déconseiller aux Djiboutiens et aux mineurs de moins de 14 ans.

28/02/06 (B339-A) JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LANGUE MATERNELLE AFAR / SOMALI 21 – 27 FÉVRIER 2006 PALAIS DU PEUPLE

Je vous envoie les recommandations degagées à partir de la conférence sur les langues Afar et Somali au palais du peuple, langues qui font partie des 3000 langues en voie de disparitions comme le système lui-même.Sauvegardons au moins ce qui restera certainement sui on y travaille serieusement!Tzel es le message que je lance aux lecteurs.

Un lecteur

_____________________________ Texte des recommandations

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LANGUE MATERNELLE
AFAR / SOMALI
21 – 27 FÉVRIER 2006 PALAIS DU PEUPLE

Les recommandations degagées
par les participants des ateliers du symposium
en langues AFAR et SOMALI

Dans le cadre de la semaine nationale de promotion des langues maternelles organisée au palais du peuple , une exposition des livres en Afar et en Somali ainsi qu’un symposium sur ces deux langues nationales ont été organisées .

Les thèmes retenus pour le symposium sont :

I. Lire et écrire en Afar et Somali.
II. Enseigner en Afar et Somali .
III. L’édition des livres dans les deux langues.

Après discussions approfondies des problématiques, les participants du symposium ont dégagé les principales recommandations détaillées ci-après :

Thème I
Lire et écrire : Expérience , difficultés et perspectives ;

constatant la nécessité d’affermir, de clarifier les règles et les pratiques d’orthographe et d’harmoniser le lexique de la syntaxe et la morphologie de l’Afar et du Somali , les participants recommandent :

1. La création par le Ministère de la Culture et de la Communication d’un comité qui organise , coordonne et supervise les langues maternelles , chargé de l’élaboration et de l’exécution des décisions issues des assises du symposium sur les langues maternelles de février 2006.

2. Vulgariser l’apprentissage de la lecture et de l’écriture des langues maternelles dans les programmes d’enseignement à distance par le biais des médias ( Internet, TV, radio et caravane ).

3. Les institutions concernées par l’étude des langues maternelles et nationales doivent mener davantage de travaux de recherches dans l’amélioration des structures de la langue.

4. Lancer un programme national d’alphabétisation en langue somali et Afar pour adulte surtout les femmes berceaux de la langue maternelle.

5. Répertorier , archiver et publier dans un rapport final les recommandations du colloque ou symposiums sur les langues maternelles .

6. Pour pouvoir répondre à de nouvelles réalités sociales, techniques et scientifiques, l’afar et le somali doientt se lancer dans la stratégie d’expansion lexicale. Pour cela , les symposiums doivent avoir lieux au moins tous les deux ans en ciblant des thèmes (grammaire, les mots scientifiques , etc.…) .

7. Mettre en place un comité doté de moyen , chargé de recueillir et de transcrire la tradition et la littérature orales auprès des vieux sages encore en vie mais éparpillés dans toute la corne de l’Afrique.

8. Les manifestations culturelles , telles que les concours de la poésie de nouvelle, de contes et des légendes, de théâtre , de bandes dessinées, pouvant mettre en valeur les langues nationales doivent être réalisées régulièrement et récompensées.

9. Solliciter l’appui financier des organismes locaux et internationaux tels que l’IGAD , l’UNESCO et autres pour la réalisation de ces recommandations.

10. Recruter des experts et des consultants dans le domaine de la langue maternelle tels que Hadrawi , Saleh et autres , afin de concrétiser et mettre en œuvre le contenu de ces recommandations.

Thème II
Enseigner le Somali et l’Afar : expérience , difficultés et perspectives ;

Les participants se sont penchés sur la question relative à l’enseignement des langues maternelles., après discussions et réflexions les participants recommandent les mesures suivantes :

1. Favoriser la création des espaces de rencontres et d’échanges entre des écrivains, journalistes , enseignants, éditeurs, traducteurs etc… et ONG nationales et internationales pour un meilleur partage d’idées, d’expériences et de productions .
2. Créer des instituts ou des centres de recherches scientifiques sur les langues nationales, chargés de former les enseignants des langues maternelles

3. Accélérer l’introduction de l’enseignement des langues maternelles comme langues vivantes dans le système éducatif djiboutien

4. Le curriculum de l’enseignement doit tenir compte de l’environnement et de la culture axée sur l’identité de l’enfant ( savoir , savoir –vivre…) afin de mieux capter son attention .

5. Renforcer les capacités des enseignants en matière de l’apprentissage de la langue maternelle en leur dispensant des formations adéquates et instaurant un suivi et une évaluation continue.

6. Inciter l’université de Djibouti et les autres universités de la région de mettre en place un département des langues locales où seront développés les méthodes d’enseignements de ces dernières .

7. Soutenir financièrement et techniquement les associations culturelles afin qu’elles s’engagent dans l’alphabétisation de masse et sensibilisent en faveur de l’utilisation de la langue maternelle.

8. Suivre la méthode de l’UNESCO , c’est-à-dire l’alphabétisation fonctionnelle des adultes , pour enseigner l’Afar et le Somali dans les différents milieux et zones .

Thème III
Edition de Livres en langues maternelles ;

Après avoir débattu profondément sur la base des exposés présentés par les intervenants, les participants recommandent :

1. Encourager et développer l’effort considérable mené par les individus, les associations et les organismes pour la promotion des langues maternelles.

2. Renforcer et soutenir la parution des quotidiens et magasines tels que Hal-Abuur, Aybad ( Magazine littéraire et culture en langue somali et Afar ) par la mise d’une coopération entre le Ministère de la Culture , les Club PEN de Djibouti ( Afar et Somali ), l’imprimerie nationale et avec tout autres associations de publication .

3. Proposer et multiplier les formations artistiques, littéraires et culturelles adaptées à la réalité des pays et dispensées en langues locales et organisées sous forme de stages pratiques pour jeunes dans les domaines suivants : (peinture, sculpture, musique, folklore , écriture , théâtre ) .

4. Organiser régulièrement l’exposition ou la foire du livre de Djibouti en augmentant progressivement le nombre d’ouvrage exposés .

5. Mettre en place dans la plupart des villes de notre région des bibliothèques et des musées où est préservé l’ensemble de notre patrimoine culturel, historique et archéologique ( langues, ouvrages, monuments objets et outils, etc.)

6. Valorisation de la recherche et la production des livres en langue Afar et Somali et tout particulièrement accélérer l’élaboration du dictionnaire afar/afar ( délai 2008 ) .

7. Production des livres axés sur les contes , les légendes , les proverbes, romans, cultures et un événement comme la foire du livre .

8. Utilisation des technologies nouvelles ( Internet, site web, email ) afin de disponibiliser et de promouvoir toutes les productions en afar et en somali tout en développant des émissions radiophoniques et télévisuelles pour la promotion des livres et d’autres forme de production.

9. Réédition des fondamentaux de base en grammaire , lexique et langage pour renforcer l’appropriation de la langue par les usagers .

10. Promotion des œuvres variées favorisant la place des auteurs et artistes régionaux et chercher l’engagement et le leadership de l’Etat en vue de promouvoir de manière soutenue la production , la distribution , le marketing etc..( Fonds du livre , politique de détaxation des livres ).

11. Afin de remédier efficacement au problème du sous nombre de lecteurs en afar , il est important de développer des stratégies d’alphabétisation de masse et d’intégration de la langue maternelle dans l’enseignement public et privé .

12. Création dans l’immédiat de l’AFAR SPEAKING PEN affilié au PEN International qui aura pour mission essentielle de rassembler les auteurs des diverses œuvres littéraires, de collecter les ouvrages inédits et faciliter leur publication, coordonner et promouvoir leurs activités littéraires.

13. Création d’un réseau de distribution et de commercialisation des livres afar et somali dans le pays et dans la sous région et son élargissement à l’étranger.

14. Sponsorisation et parrainage des oeuvres littéraires et culturelles par l’Etat, la société civile et le secteur privé tout en travaillant continuellement pour la collecte et la sauvegarde de la tradition orale en perdition ( attribution des prix, médailles , bourses d’études, récompenses de tout genre , etc..)

28/02/06 (B339-A) Message d’un lecteur à propos de la Conférence sur les langues Afar et Somali.

Je vous envoie les recommandations degagées à partir de la conférence sur les langues Afar et Somali au palais du peuple, langues qui font partie des 3000 langues en voie de disparitions comme le système lui-même.Sauvegardons au moins ce qui restera certainement sui on y travaille serieusement!Tzel es le message que je lance aux lecteurs.

Un lecteur

_____________________________ Texte des recommandations

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LANGUE MATERNELLE
AFAR / SOMALI
21 – 27 FÉVRIER 2006 PALAIS DU PEUPLE

Les recommandations degagées
par les participants des ateliers du symposium
en langues AFAR et SOMALI

Dans le cadre de la semaine nationale de promotion des langues maternelles organisée au palais du peuple , une exposition des livres en Afar et en Somali ainsi qu’un symposium sur ces deux langues nationales ont été organisées .

Les thèmes retenus pour le symposium sont :

I. Lire et écrire en Afar et Somali.
II. Enseigner en Afar et Somali .
III. L’édition des livres dans les deux langues.

Après discussions approfondies des problématiques, les participants du symposium ont dégagé les principales recommandations détaillées ci-après :

Thème I
Lire et écrire : Expérience , difficultés et perspectives ;

constatant la nécessité d’affermir, de clarifier les règles et les pratiques d’orthographe et d’harmoniser le lexique de la syntaxe et la morphologie de l’Afar et du Somali , les participants recommandent :

1. La création par le Ministère de la Culture et de la Communication d’un comité qui organise , coordonne et supervise les langues maternelles , chargé de l’élaboration et de l’exécution des décisions issues des assises du symposium sur les langues maternelles de février 2006.

2. Vulgariser l’apprentissage de la lecture et de l’écriture des langues maternelles dans les programmes d’enseignement à distance par le biais des médias ( Internet, TV, radio et caravane ).

3. Les institutions concernées par l’étude des langues maternelles et nationales doivent mener davantage de travaux de recherches dans l’amélioration des structures de la langue.

4. Lancer un programme national d’alphabétisation en langue somali et Afar pour adulte surtout les femmes berceaux de la langue maternelle.

5. Répertorier , archiver et publier dans un rapport final les recommandations du colloque ou symposiums sur les langues maternelles .

6. Pour pouvoir répondre à de nouvelles réalités sociales, techniques et scientifiques, l’afar et le somali doientt se lancer dans la stratégie d’expansion lexicale. Pour cela , les symposiums doivent avoir lieux au moins tous les deux ans en ciblant des thèmes (grammaire, les mots scientifiques , etc.…) .

7. Mettre en place un comité doté de moyen , chargé de recueillir et de transcrire la tradition et la littérature orales auprès des vieux sages encore en vie mais éparpillés dans toute la corne de l’Afrique.

8. Les manifestations culturelles , telles que les concours de la poésie de nouvelle, de contes et des légendes, de théâtre , de bandes dessinées, pouvant mettre en valeur les langues nationales doivent être réalisées régulièrement et récompensées.

9. Solliciter l’appui financier des organismes locaux et internationaux tels que l’IGAD , l’UNESCO et autres pour la réalisation de ces recommandations.

10. Recruter des experts et des consultants dans le domaine de la langue maternelle tels que Hadrawi , Saleh et autres , afin de concrétiser et mettre en œuvre le contenu de ces recommandations.

Thème II
Enseigner le Somali et l’Afar : expérience , difficultés et perspectives ;

Les participants se sont penchés sur la question relative à l’enseignement des langues maternelles., après discussions et réflexions les participants recommandent les mesures suivantes :

1. Favoriser la création des espaces de rencontres et d’échanges entre des écrivains, journalistes , enseignants, éditeurs, traducteurs etc… et ONG nationales et internationales pour un meilleur partage d’idées, d’expériences et de productions .
2. Créer des instituts ou des centres de recherches scientifiques sur les langues nationales, chargés de former les enseignants des langues maternelles

3. Accélérer l’introduction de l’enseignement des langues maternelles comme langues vivantes dans le système éducatif djiboutien

4. Le curriculum de l’enseignement doit tenir compte de l’environnement et de la culture axée sur l’identité de l’enfant ( savoir , savoir –vivre…) afin de mieux capter son attention .

5. Renforcer les capacités des enseignants en matière de l’apprentissage de la langue maternelle en leur dispensant des formations adéquates et instaurant un suivi et une évaluation continue.

6. Inciter l’université de Djibouti et les autres universités de la région de mettre en place un département des langues locales où seront développés les méthodes d’enseignements de ces dernières .

7. Soutenir financièrement et techniquement les associations culturelles afin qu’elles s’engagent dans l’alphabétisation de masse et sensibilisent en faveur de l’utilisation de la langue maternelle.

8. Suivre la méthode de l’UNESCO , c’est-à-dire l’alphabétisation fonctionnelle des adultes , pour enseigner l’Afar et le Somali dans les différents milieux et zones .

Thème III
Edition de Livres en langues maternelles ;

Après avoir débattu profondément sur la base des exposés présentés par les intervenants, les participants recommandent :

1. Encourager et développer l’effort considérable mené par les individus, les associations et les organismes pour la promotion des langues maternelles.

2. Renforcer et soutenir la parution des quotidiens et magasines tels que Hal-Abuur, Aybad ( Magazine littéraire et culture en langue somali et Afar ) par la mise d’une coopération entre le Ministère de la Culture , les Club PEN de Djibouti ( Afar et Somali ), l’imprimerie nationale et avec tout autres associations de publication .

3. Proposer et multiplier les formations artistiques, littéraires et culturelles adaptées à la réalité des pays et dispensées en langues locales et organisées sous forme de stages pratiques pour jeunes dans les domaines suivants : (peinture, sculpture, musique, folklore , écriture , théâtre ) .

4. Organiser régulièrement l’exposition ou la foire du livre de Djibouti en augmentant progressivement le nombre d’ouvrage exposés .

5. Mettre en place dans la plupart des villes de notre région des bibliothèques et des musées où est préservé l’ensemble de notre patrimoine culturel, historique et archéologique ( langues, ouvrages, monuments objets et outils, etc.)

6. Valorisation de la recherche et la production des livres en langue Afar et Somali et tout particulièrement accélérer l’élaboration du dictionnaire afar/afar ( délai 2008 ) .

7. Production des livres axés sur les contes , les légendes , les proverbes, romans, cultures et un événement comme la foire du livre .

8. Utilisation des technologies nouvelles ( Internet, site web, email ) afin de disponibiliser et de promouvoir toutes les productions en afar et en somali tout en développant des émissions radiophoniques et télévisuelles pour la promotion des livres et d’autres forme de production.

9. Réédition des fondamentaux de base en grammaire , lexique et langage pour renforcer l’appropriation de la langue par les usagers .

10. Promotion des œuvres variées favorisant la place des auteurs et artistes régionaux et chercher l’engagement et le leadership de l’Etat en vue de promouvoir de manière soutenue la production , la distribution , le marketing etc..( Fonds du livre , politique de détaxation des livres ).

11. Afin de remédier efficacement au problème du sous nombre de lecteurs en afar , il est important de développer des stratégies d’alphabétisation de masse et d’intégration de la langue maternelle dans l’enseignement public et privé .

12. Création dans l’immédiat de l’AFAR SPEAKING PEN affilié au PEN International qui aura pour mission essentielle de rassembler les auteurs des diverses œuvres littéraires, de collecter les ouvrages inédits et faciliter leur publication, coordonner et promouvoir leurs activités littéraires.

13. Création d’un réseau de distribution et de commercialisation des livres afar et somali dans le pays et dans la sous région et son élargissement à l’étranger.

14. Sponsorisation et parrainage des oeuvres littéraires et culturelles par l’Etat, la société civile et le secteur privé tout en travaillant continuellement pour la collecte et la sauvegarde de la tradition orale en perdition ( attribution des prix, médailles , bourses d’études, récompenses de tout genre , etc..)

16/02/06 (B337-B) A lire sur le site de Djibwatch, l’interview qu’Abdouraham Waberi a donné à Radio France International, à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Les Etats Unis d’Afrique ».

09/02/2006) Abdourahman Waberi le Voltaire noir.
Un roman de Waberi

Les Etats-Unis d’Afrique


Cela se lit comme un conte de Voltaire. En plus noir et en plus saisissant. Pour son troisième roman, Abdourahman A. Waberi, écrivain natif de Djibouti, a inventé une singulière contre-utopie. (…)

Lien avec l’article : http://www.djibwatch.org/affart.aspx?id=186

AUDIO :
Lien sur le site Djibwatch en haut à droite :
http://www.djibwatch.org