13/01/06 (B333-A) Apocalypse Now ! L’histoire se répète-t-elle ? La triste fin possible du dictateur déchu …. (Correspondant)

Dans une présentation de l’Apocalypse (la Bible de Jérusalem) il est écrti : « …en 64 Néron déclenche une persécution. Avec Domitien (qui règne de 81 à 96, l’Etat prend la forme totalitaire. La tyrannie idéologique vient renforcer la centralisation administratif : l’empereur se proclame divin et exige un culte public. Les chrétiens refusent, sont poursuivis, déportés dans des mines, jetés aux bêtes. Les croyants sont troublés… ».

Toutes proportions gardées, Djibouti 2006 s’apparente à Rome de 64. Comme deux gouttes d’eau IOG et Néron se ressemblent.

A Djibouti, toutes confessions confondues, la poignée de démocrates convaincus et pacifiques qui résistent sont poursuivis, persécutés, jetés aux oubliettes.

C’est le sort réservé à tous ceux qui refusent de lui rendre le culte public qu’il exige. Et ils le lui rendent en masse. Illustres et anonymes Publiquement !

Tout récemment un philosophe illustre et ministre en exercice écrivait discrètement dans un point de vue qu’IOG était « le + fort, le plus + habile ».

Comme en écho, un philosophe anonyme (qui cache l’illustre ?) s’indigne dans « Le Progrés » du non respect par les défenseurs des droits de l’homme du « Chef de l’Etat et de son épouse… », oubliant dans son indignation sélective, les tueries d’ARHIBA.

Les ressemblances entre deux contextes ne s’arrêtent pas là.

A la veille d’élections régionales prévues pour Mars 2006, les démocrates pacifiques disent leur disposition à y participer sans lui rendre un culte public.

Mais il se cabre, s’irrite, se renfrogne.

Cette disposition des démocrates menace gravement la centralisation déguisée qu’il prépare.

Les puissances complices de Babylone n’ont rien pu contre sa chute, tout comme ne pourront rien contre la chute du « Djibouti IOG », les puissances qui s’imaginent préserver leurs intérêts s’accommodant de sa tyrannie.

C’est Jean qui nous l’annonce : « Ne vous fiez pas aux apparences. Vous ne voyez que l’envers des choses. La vérité c’est que le règne de Dieu arrive effectivement. Pour celui qui croit il est déjà là. Ayez donc confiance ». Amen.

L’ange debout !

08/01/06 (B332-A) Sortie le 4 janvier 2006 du nouveau livre d’Abdourahman Waberi « Aux Etats Unis d’Afrique », publié chez Lattès.

Attention ! Parution le 04 janvier 2006


Aux Etats-Unis d’Afrique (Lattès)


La Fédération des Etats-Unis d’Afrique prospère avec ses centres d’affaires, ses mégalopoles, ses savants et ses artistes réputés, indifférente au sort des millions de réfugiés, pauvres rebus de l’humanité qui se pressent à ses frontières. Les sans-terre, les sans-pain, les sans-espoir fuient la désolée et sanglante Euramérique et viennent s’échouer sur les plages d’Alger ou de Djerba.


Le chemin qui mène vers cette terre promise africaine, Maya l’a déjà emprunté, il y a bien longtemps. Enfant, elle a été arrachée à la misère et à la faim par un homme providentiel, Docteur Papa, alors en mission humanitaire en Normandie. Il l’adopte et l’emmène à Asmara en Erythrée. Mais même dans ce pays de cocagne, la mort et le malheur peuvent s’abattre.


Maya doit partir, revenir, retrouver l’Europe et ses maux, se rapprocher des siens. Elle entame un long et douloureux périple loin de la douceur des côtes africaines, vers les terres sombres et désolées qui l’ont vu naître.


Code ISBN : 2709628139 / Hachette : 4538070 / EAN : 9782709628136
Prix Public : 15,00 €


Format : 205 mm x 130 mm / 234 pages


Information : http://waberi.free.fr/actualite.html

11/05/05 (B297) Ouf ! Le ridicule n’a pas tué les « journalistes de la campagne » (sic) de Guelleh. En une phrase qu’il nous a fait parvenir, Abdourahman Waberi les reconduit à la niche ….

Chers journalistes de campagne (appréciez le ridicule de cette étiquette !)

Je n’ai qu’un mot à vous dire : ce pays est tout autant le mien que le vôtre. Il y a une nuance et elle est de taille : je préfère vivre pauvre avec ma conscience que riche avec la vôtre.

L’ingrat vous salue bien ….

Abdourahman A. Waberi


________________________ Extrait de Djibouti-demain …

DJIBOUTI DEMAIN  (Edition n°4 du Jeudi 31 mars 2005)


Journal de la Campagne –
Election Présidentielle 2005 –
Commission Communication
.

« Aussi loin, aussi ingrat

…Toute diaspora qui se respecte demeure attachée aux valeurs essentielles de son pays natal. Il semble que la notre, du moins dans sa frange habituée à surfer sur le Net confond « opportunisme et opposition », « critique et dénigrement ».

En effet, certains n’ayant pas pu assurer leur emploi sont devenus des clients naturels à l’émigration vers certains pays de l’occident qui accusent un déficit démographique. Tenter d’obtenir soit la « green card » soit la carte de résidence afin d’accéder aux revenus minimum et en vivre jusqu’à ces derniers jours, semble être le choix de certains de nos concitoyens. Que dans cette nasse tombent des hommes et des femmes dépourvus de formation susceptible de favoriser leur épanouissement professionnel, pouvant les intégrer dans la société, paraît normal.

Mais que certains écrivains djiboutiens ayant fait le choix de vivre en Europe pour convenance personnelle, tel que Abdourahman Waberi, cultive la politique d’acharnement récurrente contre son propre pays, il y’a de quoi douter de leur intégrité intellectuelle.

M. Waberi a eu l’occasion de venir à Djibouti et a participé à plusieurs rencontres d’écrivains à Djibouti de 1995 à 2002.

A notre connaissance, il est retourné « chez lui » sain et sauf.

Ecrire un pamphlet qui dénigre autant son pays, sa culture, son système éducatif après des repas copieusement arrosés, cela doit réconforter et déculpabiliser l’enfant formé qui n’a pas voulu retourner au pays pour contribuer au développement de son pays.

A le lire, Djibouti, serait « gabegie, népotisme, favoritisme ».

Mais, M. Waberi se rend-il compte qu’il constitue un contre-exemple patent et flagrant que le système qu’il dénigre a produit. Né enfant pauvre, ce système éducatif lui a permis d’obtenir un bac et a financé ses études universitaires, des années durant.

Va ingrat, coule paisiblement tes jours et épargne nous de tes invectives littéraires.

Mais, saches que tu restes le fils de ce pays.

25/03/05 (B290) Un lecteur nous transmet les propos d’Abdourhaman Waberi, écrivain djiboutien

L’écrivain
waberi vient s’exprimer dans les colonnes de l’Humanité.

Abdourhaman
Waberi : « Même loin, j’ai peur »

«
Je suis issu d’un milieu pauvre. Mon père ne sait pas lire. C’est
un petit commerçant qui vend du khat et fait sa comptabilité en
arabe. J’ai passé mon bac en 1985, dans un pays indépendant
depuis seulement cinq ans. Il n’y avait pas d’université. Les
masters classes à l’étranger étaient alors monnaie courante.
On envoyait les étudiants se former à tour de bras à l’extérieur,
pour mieux revenir au pays participer à l’effort de construction nationale.
Nombre de bacheliers ont ainsi fait leurs études secondaires en France,
à Metz, Bordeaux, Rennes… Avec ma bourse nationale – ça culpabilise
– j’ai atterri à Caen, au département des langues étrangères.
Ma feuille de route ? Passer cinq ans en France ; y obtenir une maîtrise
de n’importe quoi. Ce fut ma première rupture… L’envie d’écrire
a germé sur ce terreau fertile. On se cherche. C’est « l’âge
d’homme », comme a dit Leiris.

Les
trois premières années furent des années de découverte.
J’étais en France, j’absorbais tout comme une éponge.
Avec la licence et la perspective du retour, je me suis posé plus d’une
question. J’ai commencé à noter des impressions publiées
en nouvelles dans des revues. J’étais habité par un souci poético-politique.
Je voulais devenir journaliste, ce qui pose un sérieux problème
dans un pays comme Djibouti. Je suis rentré au pays. On m’a proposé,
entre autres travaux, de composer l’hagiographie du président ! Je
n’ai pu accepter l’idée de m’écraser la tête
contre un mur. Ma seule sortie humaine a été l’exil.

À
Djibouti, il existe ce que j’appellerais, en me référant à
Foucault, « le dressage des corps ». Cela n’a rien à voir
avec la politique. Chacun est un rouage dans un système. Si tu grippes
la machine, elle t’éjecte. Le dressage est collectif, le pion isolé.
L’élément perturbateur est immédiatement repéré.
Personne ne peut faire le début du début d’un mouvement. Un
juge un peu trop sensible aura vite fait de se tailler une réputation de
bras cassé auprès de sa profession. Dans ces conditions, ou tu t’exiles,
ou tu deviens schizophrène. Certains se réfugient dans la religion.

D’autres
s’évadent vers les paradis artificiels et prennent du khat, substance
qui fait planer. J’ai décidé, non sans inconscience, de différer
mon retour définitif, de – prolonger mes études de deux ou trois
ans. J’ai fait un diplôme d’études approfondies (DEA) sur
le roman africain, notamment sur le texte fameux de l’auteur Nuruddine Farah
qui se passe en Somalie. J’ai publié trois livres, dont le dernier,
à l’inverse des précédents, assez littéraires
et alambiqués, est ouvertement politique. J’ai donc signé mon
non-retour. Mes deux premiers recueils de nouvelles sont aujourd’hui au programme
des écoles à Djibouti. Ma biographie, là-bas, sera sans doute
bien expurgée ! Je vis actuellement à Caen où je suis professeur
d’anglais. Je suis à 6 000 kilomètres de mon pays, pourtant
j’ai peur.

Il
n’y a pas de maisons d’édition à Djibouti. C’est
un tout petit pays de 700 000 habitants, dont un demi-million vivent dans la capitale.
Tout le monde se connaît. Quand je m’y rends – toujours en transit
[Transit est le nom d’un livre d’Abdourhaman Waberi, écrit en
2003 – NDLR] -, je rencontre l’intelligentsia ; ça me coûte
deux cartons de bière et basta ! Djibouti, comme je le disais, est le dernier
pays d’Afrique à avoir obtenu son indépendance. Au moment de
la décolonisation, j’avais douze ans. Aujourd’hui, plus que jamais,
c’est la gabegie. Les examens sont bidonnés. Les enseignants sont
mal payés ou pas du tout. Tout s’achète : les permis de conduire,
les diplômes… Un professeur peut favoriser un élève parce
qu’il est de sa communauté. Connaissez-vous les « interventions
post-it » ? Le ministre de l’Éducation utilise ce principe relativement
discret qui consiste à donner ses ordres « par écrit »
à tel professeur en collant un « post-it » sur son épaule.

L’ordre
est aussitôt suivi d’effet. Le système djiboutien est un système
clanique, mû par une logique traditionnelle. Tel ministre fait partie de
tel clan. Il a, certes, ses positions politiques mais il a d’abord des comptes
à rendre à sa communauté. Il doit l’honorer. Comme le
haut de l’échelle agit de cette manière pour obtenir une voiture
ou une villa, le bas aussi. « Aujourd’hui, j’ai choisi la contestation
ouverte. Un ami très proche, Daher Ahmed Farah, a été jeté
en prison en 2002-2003. Je l’ai mis en contact avec le Parlement des écrivains.
J’ai également écrit un feuillet, plus percutant sans doute
que tous mes livres, lu au tribunal. Ils ont menacé ma mère. »

Propos
recueillis par M. S.

16/11/04 (B272) Edition et sortie le 18/11, en format de poche, du recueil d’Abdouraham Waberi « Moisson de Crânes », sur le génocide Rwandais.

C’est avec un grand plaisir
que nous apprenons la réédition format poche (dans la collection
« Motifs ») du recueil de nouvelles et des essais sur le génocide
rwandais (sortie le jeudi 18 novembre 2004) d’Abdourahman Waberi

MOISSON
DE CRANES
(Le Serpent à plumes, coll. Motifs n°21).

Abdourahman
A. WABERI
http://waberi.free.fr

 

04/06/04 (B250) Quelle honte ? (Lecteur)

Le celebre tri-hebdomadaire
« La Nation » vient de publier dans son édition du 3 juin 2004
le portrait  » d’un poète talentueux méconnu ».

Il s’agit d’ABDI MOUSSA
dit Mayer, un pur produit du quartier Carton (q7bis) rue 16, victime du tribalisme
et de la dictature du système qu’IOG a mis en place depuis le 28 juin
1977 soit 24h après la proclamation de l’independance.

Mayer fait partie des
Mozar assassinés dans cette République bannanière. Le
souvenir que je garde de cet artiste hors pair, c’est son entière disponibilité
au service de la lutte pour notre indépendance, confisquée ensuite
par une bande venue de l’autre coté de l’Abyssinie.

Il chantait pour les enfants,
que nous étions, devant la fontaine publique située entre les
rues 16 et 17.

En lisant ce portrait,
j’ai encore les larmes aux yeux car me trouvant loin de mon pays et du quartier
Carton, j’assiste au calvaire d’un enfant du pays, victime de l’hypocrisie
d’un régime sans scrupule.

A lire ce portrait, vous
aurez la nausée.
Je
demande aux responsables de ce site de le publier dans son integralité.
ABDI MOUSSA dit Mayer jouait aux billes avec notre puissant Ministre des Finances,
Yacin Elmi Bouh. Il etait son ami d’enfance et pourtant ce dernier ne se souvient
même pas de lui.

Comme Ali Coubba l’a écrit
dans son livre une « NATION EN OTAGE »  » être ISSA est
une référence à Djibouti. Donc comme le pauvre poéte
n’est pas ISSA, il a interêt à vivre dans l’exclusion.

Alors que d’autres artistes-
arrivistes comme Caws et Hassan Bileh Danbil dit Hassan Wado sont les petits
chouchoux gâtés du regime . Simplement, parce qu’ils sont de
souche ISSA

A Djibouti, il faut maintenant
une véritable démocratie pour que l’ensemble des Djiboutiens
puissent vivre dignement dans leur propre pays. Rien ne sert de chasser le
naturel, car il revient au galop.

A bon entendeur, salut
…. !

_________________
Extrait de La Nation publié à la demande de notre lecteur.

Un poète
talentueux méconnu

Dans ce deuxième
numéro de  » Refrains  » nous dresserons le portrait, tout
en rappelant son œuvre, d’un illustre poète djiboutien et nom
de moindres nommé Abdi Moussa dit  » Mayer « . Mayer, est le
premier parolier des  » Fleurs de Kartileh  » (Oubaxi Kartileh) et
de la troupe artistique 4 Mars et a été parmi ceux qui ont lutté
pour notre indépendance sans ménager ses efforts. Il a usé
pour cela de ses armes, la poésie, qui constitue sans nul doute les
armes les plus nobles. Presque toutes ses chansons sont imprégnées
de ces mots de lutte. Et pourtant il demeure méconnu du grand public.
Il mérite donc ce numéro de  » Refrains « . Voyez vous
même… Rappelez-vous.

Roobkoow Shaxla u curo
! ô pluie ! tombe en grêle ! shicibyocu shagada wada ! peuple,
continuez à œuvrer. Ha shaanshoobin calan yahow notre drapeau
! ne sois jamais souillé sharaf iyo cisi lahoow à toi, honneur
et gloire ! ou encore saraa kaca sinmo saraka ca /an salaano calankeene /
saran serki hore iyo / silic manta waan ka baxno / coweynu sidanaa ye …etc.

Effectivement, ces
chansons sont de  » Mayer « . Elles étaient interprétées
par les  » Fleurs de Kartileh « . Toute une jeunesse qui a marqué
la lutte pour l’indépendance avec sa fougue, ses mots, sa sueur et
ses revendications. Toute une époque… Toute une jeunesse…
c’était…

A l’heure actuelle,
il en reste peu ou pratiquement plus personne. Leur guitariste Mahdi surnommé
 » Dayax Kuul  » est décédé en Ethiopie. Leur
batteur  » Are Ciid  » est mort à Djibouti après avoir
perdu la raison. L’une des chanteuses, Safia Cabdillahi est également
morte. Les 2 stars les plus célèbres Faduma LPAI et Kaluun  »
Bacado  » se sont exilées en Grande Bretagne. Qui en reste…
Caasha Bisleh et peut-être Dahir Djama. Il s’agit effectivement d’une
époque révolue à tout jamais.

Abdi Moussa dit  »
Mayer  » est né en 1959 à Nagadh, dans les environs de Djibouti-ville.
A l’âge de 12 ans en 1951, il intégrera très tôt
le mouvement militant pour l’indépendance. Il faut rappeler ici que
déjà très jeune, il était un fervent joueur des
danses et jeux traditionnels et était très connu dans le milieu
de ce temps.

A l’âge de 16
ans, il écrira ses premiers poèmes (Gabay). Comme poètes
somaliens, il adorait écouter les poèmes de Cabdillahi Sudaan
 » Timacada  » et Cabdillahi  » dhoodan  » il a écrit
aussi les chansons citées plus haut, en 1977 sa première pièce
de théâtre et en 1978 elle sera jouée par la troupe  »
ubaxii kartileh « .

Cette pièce
était intitulée  » Gumaysi guurye maxaa inala gudboon  »
littéralement traduit  » le colon est parti, quel est notre devoir
« . Parmi les artistes, il y avait Fadumo LPAI, Guelle Farax, Maxamad
 » Sahaala « , Mahdi  » Dayax-Kuul « , Adan Gaab, Amina et
bien d’autres. La pièce étant donc jouée juste après
l’indépendance.

Elle incitait la population
djiboutienne libre à s’acquitter de son devoir de citoyens. Parmi les
célèbres chansons contenues dans cette pièce, il y avait
celle-ci interprétée par Fadumo LPAI et Guelle, Farax, chantant
la liberté retrouvée :  » Caradeeni cawleed, cadibneed guyaal
badan / wakani cagaar kiyo / ceerigu dhex jooge / An caweyne caawee caajis,
maad ka leedahay etc… Citons également un autre belle chanson
d’amour interprétée par Mahdi  » Dayax Kuul  » qui disait
 » Kolkay hadasho geeduhu / Hibo way u yeedhaan/ hadhaca iyo caleentu
/ hadhka wey qotobi yaan/ Hibo way u yedhaan / Hibo waan jecladay / Hoygooda
inaan maro/ habka lama huraan kiyo / Isla gaadhno hadalada etc..

Il y avait aussi cette
chanson interprétée par Adan Gaab et Amina. Elle sera reprise
par Maxamad Sahaala et a été la seule à être diffusée
sur la télévision de Djibouti. Ces derniers années. Il
s’agit de  » Fad jaceyl inuu yahay / Faras looga daadago/ fooziyaay !
etc…

 » Mayer  »
composera sa seconde pièce la même année en 1978. Cette
pièce qui avait pour titre  » qabatada jacaylka  » sera présentée
par une troupe qui existera quelques moments nommée  » waaya Arag,
xidigta caas  » dont faisait parhe Dharar Boux, Guelle Farax, Samatar,
Fadumo LPAI, Kaltuun  » Bacado « , Sahra Amin, Siraad Cusman. Cette
pièce sera jouée devant l’ancienne siège de parti  »
LPAI  » à Kartile. Cette pièce avait pour thème central
une intrigue d’amour. Parmi les chansons contenues dans cette pièce,
on citera celle-ci interprétée par Mahdi (Dayax Kuul) et Sirad
Osman :  » qabatada jaceylka / qalbiga ii dhex taalo/ ma qumani nikeey
qani/ qise lama arkaan iyo / qudura ii haleesho/ qaayiba isa seegne/ etc…)

 » Mayer  »
a écrit sa troisième pièce en 1983. Cette pièce
est restée inédite et ne sera jamais interprétée
car elle sera refusée par l’ancien directeur du Palais du Peuple et
de la Troupe 4 Mars. Cette pièce avait pour titre  » wali jaceyl
« . Elle était composée d’une partie somalie et d’une partie
afar. Cette dernière partie a été écrite par un
poète afar nommé Ibrahim.  » Mayer  » a écrit
également d’autres chansons d’amour. Les plus célèbres
sont  » cashaqa ayaa dhaalay/ ayaa chigay aduunyada/ maba kala dhaqaaqe/
ma dhashii ibleys baa etc…

Elle était interprétée
par un artiste nommé Mahamad Houssein (Shimbir).

La deuxième
chanson que le public djiboutien connaisse est  » Shar ka jaba, kheyr
u jaba / sheeydanna ka jaba / cashaqana waa u jaba etc..

 » Mayer  »
a écrit également une chanson patriotique en 1982. Il participera
au premier, forum culturel organisé en 1982 avec cette chanson interprétée
par la troupe artistique 4 Mars.

Cette chanson était,
souvenez-vous :  » Hibo qabo jabbuutay / Inaad Haybad leedahay / Hodan
tahay aduunyada / Goob Lama huraanex/ Hara mabadi taalaay / Hilimada dalxiiskaay/
hamash iyo barwaagooy/ etc…

En dernier lieu Mayer
a composé une autre chanson patriotique que tout le monde connaît
et qui incite les djiboutiens à œuvre pour le développement
de leur pays. Il s’agit de  » Koorsiinta dawladeena / haddaan la isla
kaashan / la kordhinnin dhaqaalala.

Il aimerait composer
d’autres pièces et d’autres chansons.  » Je continuerai toujours
à chanter mon pays  » nous a-t-il dit lors de notre rencontre.
Mais en attendant il surveille bénévolement une calabresse servant
de dépôts d’ordure placée entre Karlileh et Q.7 bis et
il veille à ce que les déchets soient bien versés dans
la calabresse.

Houssein
Abdillahi Dabaleh

01/03/03 (B187) TRANSIT, d’Abdourahman A. Waberi. Reprise d’un article paru dans Le Monde rubrique littéraire.

 

 

Dans ce huitième
livre, Waberi, qui est né à Djibouti en 1965 et vit en
Normandie depuis 1985, se place sous le signe de Nabokov :

« Et dans mes
discours de chaque nuit/ L’âme elle-même ne pourra débrouiller/
Si c’est ma folie qui marmonne/ Ou si c’est ta musique qui croît… ».

Comme toujours, il préfère
l’humour au pathos, il choisit cette langue singulière, imagée,
à accent et néologismes ou africanismes, pour décrire
la douleur d’un continent, les guerres, les massacres, et, douleur suprême,
l’exil, qui, dit-il en conclusion, après avoir rappelé le mot
d’Eschyle « le récit est douleur, mais le silence aussi est douleur »,
« a fait les yeux doux à tout le monde ; des individus vieux ou
jeunes, des familles et des régions entières se sont jetés
sur les routes avec de l’espoir plein les poches et la peur pour aiguillon ».

C’est ainsi que certains
se retrouvent à Roissy « l’airéport » d’un pays de « la
vieille Europe inquiète » avec ses « porte flambeaux néonazis,
les incendiaires de foyers pour apatrides ».

C’est bouleversant et
tragique, mais Waberi sait faire rire en même temps qu’il émeut
(Gallimard, « Continents noirs », 160 p., 13,50 €).

_________________________
Note de l’ARDHD
Toutes nos félicitations à l’hauteur. Nous lui souhaitons beaucoup
de succès et nous espérons que de nombreux Djiboutiens achèteront
cet ouvrage, que l’on trouve aussi par correspondance, en particulier sur
http://www.alapage.com.

27/11/02 (B173 ) Petite étude alphabétique simplifiée. (D’après les recherches effectuées par un lecteur). La lettre « D », lien entre tous les partis politiques de Djibouti, sauf un. La lettre « D » une valeur fondamentale ou une mode ?

Prenez la liste des partis
politiques recensés à ce jour :

  • FRUD bis (issu du
    clonage) de Jean-Marie,
  • UDJ d’Ismaël Guedi,
  • PND (réunifié
    avec son ex-clone) d’Aden Robleh,
  • PRD historique fondé
    par Mohamed Elabeh,
  • PRD bis, cloné.
  • PPSD de Moumin Bahdon
    et Gabayo
  • MRDD de DAF (ancien
    Président du PND historique)
  • PDD de Mohamed Chehem
    Daoud,
  • ARD d’Ahmed Dini,

Le seul qui ne posséde
par la lettre D dans ses initiales : qui est-ce ?

Le RPP, bien sur ! Bravo
vous avez gagné.

La lettre ‘D’ est à
la mode. Pourquoi la lettre ‘D’. Certains pensent à Démocratie
ou à Djibouti, d’autres à Débandade ou Déculottage
ou Débrouillardise… comme le système D, qui est issu de ce
dernier mot…

Il apparaît que
les deux gagnants sont DAF et Mohamed Chehem Daoud qui ont réussi à
placer 2 fois la lettre D dans le sigle de leur parti. Combien de points ça
rapporte au Scrabble ?

Tout de suite derrière,
c’est la lettre ‘P’ qui arrive en second. Normal, c’est la première
lettre de ‘Parti’, de ‘Peuple’ ou de ‘Politique’. Cessez-donc de faire du mauvais esprit !!

Nous adresserons un blâme à tous ceux qui seraient tentés de
nous souffler les mots de Putains ou de Pourris. Ce serait dépasser
le cadre très restreint de notre petite réflexion actuelle.

Mais au fait, c’est amusant,
le RPP ne fait pas exception à la règle du ‘P’. Il l’a même
mis deux fois ! Est-ce signifiant ? Comme nous le demanderait un psychanalyste.