22/01/2000 – TÉLÉCOMMUNICATIONS: FCR SE RETIRE DE LA STID A DJIBOUTI

Extrait LOI : Africa Intelligence
(http://www.AfricaIntelligence.fr)

« France Câble et Radio (FCR, filiale de France Télécom) a accepté de se retirer de la Société des télécommunications internationales de Djibouti (STID) à la demande du gouvernement djiboutien et discute actuellement des modalités du remboursement des 25% d’actions qu’elle possède dans cette compagnie…. »

17/12/1999 – LES ENTREPRISES FRANCAISES CONNAISSENT AUSSI DES DEMELES AVEC LA JUSTICE JIBOUTIENNE QUI LES CONDAMNE ASSEZ SYSTEMATIQUEMENT … (Source LOI)

« La compagnie Air France est préoccupée par la hausse des taxes d’aéroport et du prix du carburant à Djibouti. Le programme d’ajustement structurel décidé par ce pays avec le Fonds monétaire international (FMI) a en effet amené à une révision du système de taxation du carburant d’aviation…. »

« ….Air France, comme plusieurs autres sociétés françaises ayant eu des démêlés avec la justice à Djibouti, s’inquiète aussi de l’évolution de la jurisprudence en matière de conflits du travail, dans lesquels les compagnies étrangères sont assez systématiquement condamnées. Tout comme la compagnie aérienne française, la Banque Indosuez-Mer Rouge, les AGF et La Prudence en ont fait l’expérience ces dernières années. … « 

11/12/1999 – Le rapport de la FIDH déplaît aux magistrats djiboutiens de l’entourage du dictateur. Deux poids et deux mesures ! (source LOI, http://www.indigo-net.com/ )

Le rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) sur les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires de Djibouti n’a pas plu aux magistrats de ce pays. S’exprimant en leur nom, le procureur général, Ali Mohamed Abdou, et le président de la chambre d’accusation, Mohamed Warsama Ragueh, ont co-signé un communiqué, le 27 novembre, dans lequel ils se déclarent « outrés par les termes et conclusions » du rapport de cette commission d’enquête internationale et des propos de leurs auteurs qu’ils jugent de « caractère partial, outrageants et diffamatoires ».

Pour les deux magistrats djiboutiens, les « conditions de détention à la prison civile de Gabode et celle d’Obock sont des plus clémentes et conviviales » et « dépassent largement les normes minima des Nations unies en matière de détention ».

Dans la foulée, le procureur général de Djibouti à écrit, le 28 novembre, à La Lettre de l’Océan Indien pour l’informer que l’emprisonnement récent à Djibouti du coureur de marathon Ahmed Saleh faisait suite à une inculpation « d’enlèvement, séquestration et port illégal d’arme » pour sa participation présumée à l’organisation de l’enlèvement en bande armée d’une femme et sa séquestration durant deux jours en pleine brousse. Ali Mohamed Abdou estime que ce sont là « des faits criminels passibles de la Cour d’assises ».

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Note de l’ARDHD

Tout le monde sait bien que le Capitaine Ahmed SALEH a démissionné de L’Armée pour ne pas participer aux actions militaires dans le Nord et pour ne pas cautionner la politique de M. Guelleh.

Ses prises de position lui ont valu d’être harcelé en permanence par les autorités. Cette histoire d’enlèvement a été montée de toute pièce par les autorités, à titre de vengeance.

A notre connaissance, la jeune femme en question (dont il est vrai que les parents sont opposés à son mariage avec Ahmed Saleh) n’a pas déposé librement de plainte.

Ahmed Saleh a bien été arrêté et emprisonné pour des raisons politiques, sous couvert d’une soi-disante affaire pénale. C’est une pratique courante dans les dictatures qui cherchent à masquer leurs crimes. La dictature de Djibouti n’échappe pas à la règle et Ahmed Saleh est dans le même cas que Maître Aref, Moussa Idriss, le Général Ali Meidal Wais et bien d’autres ont subi le même sort.

19/11/1999 – LA COMMERCIAL BANK OF ETHIOPIA DANS LE COLLIMATEUR (Source : LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°879 du 13/11/1999)

« Le Fonds monétaire international (FMI) considère que la troisième banque commerciale de Djibouti, la Commercial Bank of Ethiopia (CBE), filiale de la banque étatique éthiopienne du même nom, ne respecte pas « certaines conditions de prudence » dans ses activités bancaires djiboutiennes…. « 

19/11/1999 – L’ARMÉE FRANÇAISE STOPPE SON REPLI (Source LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°879 du 13/11/1999)

« Lors de sa visite à Djibouti, le mois dernier, chef d’état-major de l’armée française, le général Jean-Pierre Kelche, a assuré les autorités djiboutiennes de la suspension des mesures d’allégement des effectifs militaires français entamées l’an dernier. En fait, les militaires français à Djibouti qui devaient passer de 3 200 à 2 800, puis à 2 600 en juin 2000, sont actuellement au nombre de 3 400.
Certaines réductions d’effectifs ont bien eu lieu, mais elles ont été compensées par l’envoi de deux bateaux de surveillance et d’éléments supplémentaires de l’armée de l’air à cause de la guerre entre l’Erythrée et l’Éthiopie Le général Kelche a informé les autorités djiboutiennes de l’arrêt de la déflation des effectifs des familles de militaires.

Ainsi, les gradés mutés à Djibouti en remplacement de collègues pourront y amener leur famille.

En outre, de nouveaux matériels, tels que des chars Leclerc, seront positionnés à Djibouti, notamment pour tester leur maniabilité dans cette région. ….. »

http://www.indigo-net.com

19/11/1999 – UNE DÉLÉGATION DE REPRÉSENTANTS D’ASSOCIATION DES D.H. REÇUE AU MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION (Source LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°879 du 13/11/99 et ARDHD).

« Une délégation de représentants d’associations françaises de défense des droits de l’homme à Djibouti a été reçue, le 8 novembre, par Jean-Michel Thornary, le directeur adjoint du cabinet du ministre délégué à la Coopération, Charles Josselin, pour débattre de la situation de la quarantaine de prisonniers politiques djiboutiens.

A cette occasion, il leur a été remis une copie du rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) rédigé suite à une mission à Djibouti en mai (LOI n°856). Ce rapport confirme les mauvais traitements dont ont été l’objet les prisonniers djiboutiens, mais sans leur reconnaître le statut de prisonnier politique. Les associations françaises ont insisté auprès de leurs interlocuteurs pour que le respect des droits de l’homme fasse partie des exigences de la France lors de la commission mixte franco-djiboutienne prévue à Paris le mois prochain, dans le but de définir les axes de la coopération entre les deux pays pour les cinq ans à venir.

Thornary a affirmé que tout avocat français pourrait désormais plaider à Djibouti à l’exception toutefois de Arnaud Montebourg et Roger-Vincent Calatayud, à la venue desquels les autorités djiboutiennes mettent toujours leur veto.

Néanmoins, il a dissuadé les associations de chercher à envoyer trop tôt des avocats français à Djibouti pour suivre les dossiers des détenus politiques en attente de jugement, comme elles en avaient l’intention.

La condamnation de Djibouti par le Parlement européen, le 6 mai 1999, a également été évoquée, mais celle-ci n’ayant pas été assortie des sanctions prévues par la Convention de Lomé, Paris ne voit pas de raisons d’en faire plus que Bruxelles. …. »

14/11/1999 – L’International Republican Institute (IRI), s’apprête à s’engager à Djibouti. (LOI)

L’International Republican Institute (IRI), s’apprête à s’engager à Djibouti.

« L’une des responsables de l’IRI pour l’Afrique, Kimberly Mahling Clark, vient en effet d’effectuer un voyage à Djibouti en compagnie de la responsable de la Somalie au département d’État américain, Arlene Ferrill (LOI n°874). …

….Les éventuels projets djiboutiens d’IRI seront soutenus par le département d’État: le Bureau chargé de la protection des droits de l’homme au sein de la diplomatie américaine a prévu d’allouer 350 000 $ à des organisations américaines qui s’engageraient à Djibouti. L’argent sera distribué par l’US Agency for International Development (USAID).

Spécialisé dans la surveillance d’élections et le soutien aux partis politiques étrangers, l’IRI pourrait s’engager dans une coopération avec le Parlement de Djibouti et les deux formations de la coalition gouvernementale RPP/FRUD qui y sont représentées… « 

14/11/1999 – Le versement effectif du prêt du FMI est soumis à plusieurs conditions (LOI)

« Hormis une première tranche de 3,8 millions $, le déblocage par le Fonds monétaire international (FMI) du reste du crédit de 26,5 millions $ sur trois ans récemment accordé à Djibouti est conditionné au respect des engagements djiboutiens en matière de réformes financières et économiques pour la période 1999-2002… « .

Révision du système de taxation,

Limitation des exemptions au titre des investissements,

Achèvement du programme de démobilisation qui a pris du retard,

Paiement des arriérés : salaires et fournisseurs,

Apurement du système bancaire,

Rééchelonnement de la dette envers les créanciers du Club de Paris….
d’État Une loi sur la privatisation et un nouveau code du travail devront être adoptés à l’Assemblée nationale, avant juin 2000. Enfin, après une étude sur l’avenir du Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE), Djibouti devra s’entendre avec l’Éthiopie pour décider la privatisation du CDE ou la remise de sa gestion en concession à une société privée.

01/11/1999 – Des Officiers mécontents ? (LOI)

En écho à la publication
du Communiqué
du Collectif des officiers libres

dans nos colonnes,
nous présentons des extraits

de l’analyse qui est parue
dans La Lettre de l’Océan Indien

« Une prise de position d’un mystérieux « collectif des officiers libres » circule clandestinement à Djibouti depuis quelques semaines….

….De manière anonyme, il critique des instructions gouvernementales jugées « à la limite de la légalité », évoque un malaise dans l’armée du fait d’un « dérèglement total de l’éthique militaire » et juge que « l’épine dorsale est désormais touchée ».

Par sa facture, il tranche avec les prises de position véhémentes de l’opposition civile djiboutienne ou les proclamations de la guérilla Afar du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD).

Son style, tout comme sa référence à « l’épine dorsale » de la nation (notion consacrée pour désigner l’ethnie dominante Issa), porte à croire qu’il émane effectivement d’un ou de plusieurs officiers djiboutiens, Issa et éduqués, mécontents des relations entre le pouvoir et l’armée…… »

Suite de l’article et informations complémentaires disponibles sur le site de LOI ( 15 FF)
(LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°876 du 23/10/99)

01/11/1999 – UN CAPORAL-CHEF DÉSERTE AVEC UNE VEDETTE (LOI).

Le caporal chef Djama (Issa/Mamassan) a déserté le 15 octobre, en emportant une vedette de la marine djiboutienne. Il se serait rendu à Assab (Erythrée). (Source LOI)

Cette information survient après :

la publication du Communiqué du Collectif des Officiers libres,

la condamnation du Général Ali Meidal WAIS, ancien Chef d’Etat-Major et de plusieurs officiers de l’ADN,
la destruction d’un hélicoptère par le FRUD.

Elle pourrait confirmer l’existence d’un malaise grave au sein de l’Armée Nationale Djiboutienne – AND.

La question se pose de savoir comment le régime va remplacer les armes perdues :

en faisant appel à l’Éthiopie. qui envoie déjà des Troupes et du Matériel sur le territoire djiboutien ?

en détournant les fonds alloués par le FMI pour d’autres priorités … ?