24/06/02 Comment veut-on discrediter l ‘ARDHD ? (Mohamed Qayad)

"
Ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon,mais le principal
est de l’appliquer bien."Rene Descartes

"
Si c’est la raison qui fait l’homme,c’est le sentiment
qui le conduit."Jean-Jacques Rousseau

L’ARDHD
tant bien que mal, a cette volonte incassable de rappeler
aux djiboutiens que la resistance a l’oppression est un
droit fondamental.

Cette
association a brise symboliquement – avec des moyens derisoires
l’isolement des djiboutiens assieges, pris en otages par
leur propre jeu.

Son
ambition -jusqu’a preuve du contraire- n’est qu’autre
d’alerter, d’informer sur une situation devenue insupportable
voire catastrophique a tous les niveaux en s’adressant
a l’opinion nationale et internationale.

Je ne comprends pas que certains pseudo opposants fassent
preuve d’une telle naivete, d’une telle insensibilite
aux souffrances d’un peuple, qu’ils se montrent hermetiquement
fermes a cette situation desastreuse et suicidaire qui
ne cesse de s ‘aggraver de jour en jour a Djibouti. Mais
bon avancons ! car ces contradictions sont les votres,
apres tout.

Pretendre
que l’ARDHD travaille pour la SDS, et ce de facon pervers,
est une forme de totalitarisme, d’integrisme ,qui peut-etre
recu comme une agression inacceptable.

Les
politologues ont note qu’au paroxysme des systemes totalitaires,
une pression permanente s’installe sur l’ensemble de la
population, un climat de defiance generalisee regne entre
les individus.

Personne
n’est totalement a l’abri d’une denonciation.

L’hypertrophie
de l’appareil policier du genie cornu(IOG) tend a faire
de chacun le delateur virtuel de son voisin.

Les
consequences psychosociales a long terme peuvent etre
redoutables.
Meme dans les sciences ,la raison est parfois impuissante
a atteindre la verite.

De plus,ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera pas forcement
demain.

Sommes
nous,les djiboutiens,manipules ? si oui,il s’agit desormais
de savoir comment nous sommes,mentalement influences,
controles, conditionnes. Comment s’est fabriquee cette
ideologie, comment s’est construite cette silencieuse
propagande qui vise a discrediter l’ardhd,a domestiquer
les esprits,a violer les cerveaux et a intoxiquer les
coeurs.

Ces
mecanismes et ces procedes de l’endoctrinement laissent
des traces subliminales dont l’influence,a la longue,finit
par fortement determiner notre comportement et par reduire
notre liberte.

Les
Djiboutiens ont bien raison d’etre d’une prudence de lynx
face a toutes les entreprises de desinformation.

Les
informations doivent etre decortiquees,analysees et critiquees.

Il
n’est pas vrai (cela n’engage que moi) que l’ardhd a pris
le relais complaisant de la desinformation.

Elle s’est tout simplement efforcee -a tort ou a raison-
de decrire la realite djiboutienne (avec p-e une certaine
extrapolation) sous toutes ses faces.

De
quelle cause sacree se font-ils les avocats ? De quelle
religion de l’injustice se reclament-ils ? N’est-il pas
temps d’arreter de conditionner l’internaute djiboutien
en l’orientant vers des objectifs destines a entretenir
l’idee d’ardhd,eternelle complice du genie cornu.

Ce
message a ete fait par des professionnels au ser ce du
pouvoir,qu’il soit politique, financier, commercial.

Toute
cette faune d’agents secrets,specialistes de la destabilisation,d’experts
en attentats,en raids de toutes sortes et en coups montes….

En
ce sens,ce message est certes un miroir,mais un miroir
deformant.

L’effet
pervers de cette strategie est que ce message renonce
a la qualite au profit de la rentabilite politique .

Cette
dictature verbale repose sur le fait que l’on impose son
point de vue tout en faisant croire qu’il reflete la realite
apparente.

Ce
message n’est qu’un miroir aux alouettes, il peut tromper,
illusionner, mentir, deformer la realite.Dans quels buts?

Cacher
la verite,defendre les interets politiques des bandes
mafieuses a djibouti,servir des strategies mercantiles,priver
l’internaute djiboutien de son sens critique.

Il est une pure illusion,car il ne procure pas de satisfactions
reelles.

Nombreux seront obliges d’en croire parce que ce message
propagandiste ne nous ,les djiboutiens, satisfera jamais
plei nement.

Le message de ce spadassin iogiste nous ,les djiboutiens,fascine
peut-etre,mais il n’est qu’un piege.Il ne nous apporte
jamais ce que nous attendions de lui.
C’est pourquoi ce dernier est tellement ephemere qu’il
doit etre analyse avec la rigueur de la demarche scientifique.


Med Qayad

23/03/02 Syndrome Borrel (Mohamed Qayad)

On ne
dira jamais assez combien ces crimes, evocateurs de bien d’autres,
ont contribue au consensus relatif dont a beneficie, le President
Parrain de la RDD-SA.

Dans une
societe ou la valeur premiere est l’argent, IOG peut
croire que tout peut etre achete, les objets comme les personnes,
le silence d’un temoin, la conscience d’un homme
politique des lors que l’on fait fi des notions de droit,
de justice et de morale.

Lorsqu’on
saura toute la verite, je crois qu’elle sera plus dure
que tout ce qu’on peut supporter.

Le syndrome
du juge Borrel peut-il faire sens a Djibouti?Les derniers
developpements permettent de repondre avec l’affirmatif a
cette question.

Quels
autres mensonges nous a-t-on racontes?Est-ce les rafles ethniques
d’un Septembre 1990 ont vraiment commence avant la mort du
juge Borrel?

Qu’allons-nous
encore apprendre sur ce qui s’est passe au "cafe de Paris"
avant l’assassinat politique du juge Borrel?Sur la connexion
mafieuse avec le kleptomane ehonte iog et la promesse qui
lui aurait ete faite, s’il y en eut une?

Il s’agit
bien de la bataille de la verite contre le mensonge, la duperie,
la tyrannie, l’obscurantisme et le totalitarisme guellien.

Le contrat
moral qui lie chaque criminel a son chef supreme iog refuse
que toute erreur soit corrigee des que possible.

Pour y
parvenir, IOG s’appuie sur les mafias de toutes sortes
et sur sa milice politique (SDS) deja accusee d’arrestations
arbitraires, d’extorsions de fonds, de violences et d’assassinats.

Quoiqu’il
en soit, on devait pouvoir argumenter sans qu’aucun fait
essentiel ne fut soustrait a l’analyse.

Les exactions
de sa milice eussent-elles ete moins meutrieres qu’on
ne le redoutait, elles furent criminelles et peut-etre convenait-il
d’intervenir pour empecher leur generalisation.

Je dois
pouvoir me determiner en connaissance de cause, ne pas etre
traite tel un troupeau lobotomise par la propagande iogiste,
endormi par les temoignages d’usine a emotions manipulees.

Cela fit
d’autres victimes que les victimes.L’une d’elle
fut l’information ou ce qui en restait.

Certes
les mensonges paient, mais il faut bien qu’un jour le
president mafieux paye pour ses mensonges.

Notre
horreur du mensonge est absolue, veritablement kantienne avant
Kant, comme l’est sa definition de la moralite, son principe
qu’elle doit etre cultivee pour elle-meme et non pour
les avantages ou la consideration qu’elle nous voudrait.

La responsabilite
commence la ou comment les actes, personnels ou politiques,
capables d’atteindre autrui, quoique moi-meme je ne sois
pas coupable d’etre et que seul je sache si je suis “lasche
ou courageux”.

On peut
admirer les iogistes tout en les desapprouvant.

Le talent
litteraire depourvu de cruaute demonstrative par exemple chez
les pro-iog, tourne vite a l’homelie ronronnante ou a
la tauromachie sans mise a mort.

Leur enchainement
de raisons qui veut n’etre que cela, risque en effet
d’etre tout entier aneanti des que l’on surprend
son auteur en flagrant delit de fraude ou de sottise sur un
seul point.

A n’importe
quel prix, iog est le premier a se satisfaire de la mort du
juge et du sort que la justice djiboutienne a boucle ce dossier,
priant le ciel qu’une telle situation s’eternise.

Mohamed
Qayad

28/02/02 Droit de réponse d’un djiboutien déçu par  » les miroirs des alouettes » (Mohamed Quaya s’exprime à propos de l’échange entre Freeman et A. Waberi)

Le premier
mot qui vient a l’esprit à son sujet, quand j’ai
lu cette lettre, est nonchalance. Ajoutons-y quelques synonymes
: indifférence, insensibilité, mollesse, paresse
intellectuelle etc.

Il est caractéristique
que, dans cette lettre d’Abdurahman A Waberi, le sentiment
soit allié à l’image dynamique d’un
trajet.

A maintes
reprises, la biographie d’ Abduraman nous (les djiboutiens)
a donné l’impression d’une perpétuelle
fuite en avant.

Tous les
personnages de ses écrits, y compris l’auteur n’ont
pas tant cherché un lieu ou être bien qu’un
chemin pour se fuir.

C’est
peut-être aussi pour traduire ce désir de fuite
qu’Abdurahman se montre tellement hanté par les
interpellations.

Un Abdurahman
A Waberi ironique qui étrille, roule et boule ses interlocuteurs
dans le grand rire dévastateur de la satire.

C’est
peut-etre, précisément, cet écartèlement
qui l’a fait écrivain.

Cette lettre
résume parfaitement, dans une concision étonnante,
le personnage, la personnalité et le parcours de son
auteur.

Ressort
bien ainsi la part de démonstration liée a la
fabrication de son personnage et le message se lit assez clairement
: l’échec est consubstantiel à la génération
de 1977 puisque des origines, des tempéraments, des choix
opposes et des voies divergents y conduisent pareillement. On
ne peut que voir dans cet échec inéluctable l’affirmation
d’un pessimisme notoire.

Il est difficile
d’évaluer la sincérité tenue dans
cette lettre lorsque l’on sait ses propos tenus dans la
Nation (c’est toujours la faute de ces jeunes journalistes
et non celle de lui).

Si elle
ne s’avère pas sincère (ce n’est qu’une
hypothèse), nous serions dans le pur registre d’une
séduction démagogique ou notre cher écrivain.
va dans le sens d’une partie du public sans partager pour
autant l’opinion qu’il défend, afin d’en
attirer les dividendes sur sa personne.

“Être
interpellé” est devenu pour lui actuellement l’équivalent
d’avoir un échange forcement désagréable.

Pour être
franc avec lui, c’est rompre (avec la politique ), un euphémisme
pour une horrible altercation.

Dans la
langue courante, cela veut dire “démolir”.

Je ne prétend
pas détenir la vérité comme vous le mentionnez
dans votre lettre en adoptant la stratégie de rupture-discrediter
les autres-qui me parait, vouée a l’échec

Comment
l’osez-vous prétendre alors que vous savez que “
A chacun sa propre vérité”

De quel
enseignement tirez-vous cela ? De quel droit jouissez-vous pour
pouvoir nous cracher cela ?

Autant de
questions qui demeurent sans réponses. . .

Je pense
que les internautes sont assez lucides pour s’en rendre
compte de la réalité djiboutienne et ce ne seront
pas ces miroirs des alouettes qui les empêcheront de dire
ce qu’ils en pensent.

Il serait
intéressant d’assumer la faillite de votre mission
plutôt que d’en rejeter la responsabilité
sur les autres.

On pardonne
plus facilement à son auteur de ne pas répondre
aux questions qu’on se pose, que d’en soulever d’importantes
qui ne nous (les djiboutiens) concernent pas, et qui pourtant
devraient intéresser tout djiboutien.

Abdurahman
le dit et le redit : “Engagement ! Engagement ! Engagement
de qui ? Auprès de qui ? Avec qui ? phrase ou le mot
“ engagement ” est peut-etre le plus important.

A-t-il ouvertement
nie l’existence de son non-engagement ? Chacun reste juge
de son opinion.

Mais cette
attitude qui consiste a ne pas se prononcer quand on ne peut
prouver son engagement, c’est-a-dire à ne pas affirmer
et à ne pas nier non plus, n’est-elle pas celle
de l’agnostique que celle de l’athée qui affirme
qu’aucun dieu n’existe ? Etait-ce la un non-engagement
déguisé.

Sa dernière
formule est néanmoins un chiasme.

Ce chiasme
signe le retournement de situation auquel est parvenu Abdurahman
A Waberi grâce a la manipulation du débat dont
il peut se poser, une fois de plus, en victime.

Il part
d’une position défensive pour terminer sur une reconquête
presque totale des positions.

Combien
de temps faudra-t-il attendre, après Omar Osman Rabeh,
Ali Couba, DAF, pour retrouver ce courage chez un écrivain.
?

On est surpris
de voir par exemple leur intolérance à ce régime
mafieux se traduire par des mots aussi forts que ceux qu’ils
choisissent pour invectiver.

Très
amicalement


Mohamed Qayad

23/02/02 C’est quoi la <>? (Mohamed Qayad)

Il y a des
mots qui dégagent de prime abord une connotation positive
ou négative.

Le mot <<FrançAfrique>>
relève de la dernière catégorie, car pour
ceux qui ont regardé, ne serait-ce que de loin les relations
franco-africaines, ils ne peuvent s’empêcher de se
boucher le nez du fait de l’odeur nauséabonde qui
s’en dégage. Comment résumer toutes les pratiques
de ces relations en une seule formule ? C’est désormais
fait depuis la naissance du mot <<FrançAfrique>>
en attendant mieux.

C’est
le mot le plus explicite en la matière. Il y a cependant
une définition qui essaie de situer le noyau dure de
ces relations, elle a été donnée dans <<France-Cameroun,
croisement dangereux >> publiée par Agir ici et
Survie.

<<La
FrançAfrique>> désigne une nébuleuse
d’acteurs économiques, politiques et militaires,
en France et en Afrique, organisée en réseau et
lobbies et polarisée sur l’accaparement de deux
rentes : les matières premières et l’aide
publique au développement.

La logique
de cette ponction est d’interdire l’initiative hors
du cercle des initiés. Le système, autodégradant,
se régule dans la communication. Il est naturellement
hostile a la démocratie. Le terme évoque aussi
la confusion, une familiarité domestique touchant vers
la pauvreté.

Ce mot vient
d’être repris comme titre d’un ouvrage de François
Xavier Vershave (La FrançAfrique le plus long scandale
de la République).

L’auteur
qui connaît la FrançAfrique, pour en être
un des grands critiques, est un dirigeant de l’association
Survie, qui édite entre autres les <<Billets d’Afrique>>
et <<les dossiers noirs de la politique africaine de la
France>>. Il est par ailleurs l’auteur de complicité
de génocide ? La politique de la France au Rwanda>>(note
Paris, LA découverte, 1994), sans oublier son dernier
ouvrage NOIR SILCENCE qui arrêtera la Franceafrique ?

La FrançAfrique,
sous-titre <<le plus long scandale de la République>>
est riche. Il souligne trois lignes de force qui caractérisent
les relations franco-africaines: l’opacité de l’information,
les crimes dont les Africains sont toujours victimes, et les
complicités des régimes africains.

L’opacité
de l’information concerne en premier lieu la France dont
la population non-initiee ne sais rien sinon que la France<<patrie
des droits de l’homme>>, terre d’asile fait
beaucoup d’efforts pour le développement. de l’Afrique.
Cette ignorance est renforcée par le silence, le désintérêt
ou mieux les complicités des médias français
sur les problèmes touchant l’Afrique.

Aussi les
hommes des réseaux n’hésitent pas à
éliminer, y compris physiquement les Français
qui la gènent (Mme Borrel est là pour confirmer
mes dires).

C’est
un euphémisme de dire que le nombre de victimes africaines
est 5.000 fois supérieur à que ce que l’on
nous a dit. C’est ainsi que les Français ordinaires
ignorent l’implication de la France dans le génocide
de 1994 au Rwanda. Des massacres de nature genocidaire des Bamilikes
du Cameroun au début des années 60, que de nombreux
assassinats des hommes politiques africains, opposants, aux
préposés de la FrançAfrique ou membres
du réseau qui s’égarent sur le chemin de
l’indépendance.

Les crimes
de la FrançAfrique vont de l’élimination
physique (Felix Moumie, Tombalbay, Autel Bono, Sylvanus Olympio,
le juge Borrel , etc) à l’encouragement des guerres
civiles et conflits sociaux sur l’émancipation des
haines ethniques (Rwanda, Congo, Zaïre, Djibouti, Centrafrique
en passant par les crimes économiques qui ont plusieurs
formes, en premier lieu le pétrole (Cameroun, Congo,
Gabon et Tchad) l’encouragement du Biafra(1967-1970) afin
de disloquer le Nigeria et mettre la main sur le pétrole
Ces crimes politiques vont au-delà du pre-carré
francophone puisqu’ils concernent désormais l’Angola,
le Liberia, etc.

Les hommes
à la base de cette politique française peuvent
être regroupés en plusieurs catégories :
les Présidents, Premiers ministres et les officiels qui
tiennent un discours politiquement correct pour amuser la galerie(De
Gaule, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac).

La deuxième
catégorie visible, ce sont les ministres, les ambassadeurs
et ces Messieurs Afrique dont les membres sont souvent des criminels
recrutés à l’extrême-droite, afin d’éviter
qu’ils aient une quelconque sympathie pour les Africains.

Ils servent
des hommes à tout faire, des membres nobles du réseau
dont la crème était, Jacques Fauchait et une série
d’hommes intermédiaires. Les réseaux sont
cousus, noués dans les sociétés comme la
franc-maçonnerie et les Rose-croix. La troisième
colonne de la FrançAfrique est constituée des
complices, locaux qui participent aux destinées et à
l’avenir de leurs peuples et parfois de leurs continents.

La crème
fut Houphouet Boigny. De nos jours plus d’un sont toujours
à leur poste, défiant toute initiative démocratique
: Omar Bongo, Sassou Ngesso, Idriss Deby, Paul Biya, Charles
Taylor, Blaise Compaore, IOG. Le gros morceau Sani Abacha est
parti trop tôt.

Le régime
d’apartheid fut le plus solide associé de la France,
qui n’a jamais cru que ce régime allait disparaître.
C’est ainsi que le représentant de l’ANC à
Paris fut liquidé comme un poulet en 1987, il s’agissait
de Dulcie September.

A un moment
où ont eu lieu des procès en Assises comme celui
de Bob Denard, la crème des criminels de la FrançAfrique,
le jeu des ombres et des fausses lumières de la FrançAfrique
n’est pas prêt a tirer le rideau. Chaque fois on
parle de reformer, mais pourtant rien ne bouge. La droite comme
la gauche font front unie quand il faut couvrir, les crimes
en Afrique. C’est le ministre délégué
a la coopération de la<< nouvelle politique>>
de Lionel Jospin, en l’occurrence Charles Josselin qui
disait au sujet du Rwanda <<ce ne sont pas les Français
qui tenaient les machettes>>. Il oublie très vite
l’aide précieuse que les autorités françaises
et leurs militaires avaient apportée à un régime
agonisant.

16/02/02 IOG : Big brother : personnage omniprésent et sans existence réelle ? (Mohamed Qayad)

Ares
vite, notre big brother national, arrive au pouvoir après
un hold-up électoral, il a su utiliser le même
slogan prétexte de l’unité nationale, du
développement économique et social harmonieux
dans la paix et la stabilité nationale-au nom de
ces nobles causes, son discours va se muer en un discours
démagogique.

Pour
ce faire, j’aimerais revenir sur son dernier discours
(mi- juillet 2001 )adressé à ses ministres
pour leur demander de devenir les modèles des Djiboutiens.

Bien
que les problèmes ethniques n’aient jamais été
éradiqués de manière nette : je partage
l’opinion des auteurs qui jugent peu subtile la stratégie
d’IOG lorsqu’il combat la division tribale et la corruption
avec des méthodes qui, en réalité,
renforcent et valorisent les composantes propres au tribalisme.

Ainsi,
la fragmentation du pouvoir basée sur la multiplicité
tribale, est remplacée par une division fondée
sur l’alliance de fait du clan "mamassan" qui
s’effectue en premier lieu dans l’armée.

Une
politique de promotion des membres de son clan conduira,
par exemple à la nomination du général
zakaria ibrahim et a l’infiltration dans les postes de
commandement, du colonel mahdi cheik.

En
outre, dès 1977, la police politique, SDS est composée
d’éléments fidèles appartenant à
son clan et elle est dirigée par son cousin hassan
madobeh.

Pourquoi
un tel discours ?
Est-il démagogique. ?
IOG est-il sous la pression des pays donateurs ?

-fort
probable-les dirigeants occidentaux sont-ils confrontes
a une certaine lassitude de leurs contribuables qui voudraient
savoir ou vont les aides financières provenant
de leurs impôts qui servent plutôt des régimes
dictatoriaux et corrompus vivant dans l’opulence alors
que leurs populations vivent dans le dénuement
total.

A mon avis, l’on devrait désormais replacer l’homme
au centre des préoccupations et s’atteler par conséquent
a promouvoir un développement effectif, plutôt
que de nous proférer des propos vide de sens.

Par conséquent, contrairement a sa perception"clano-politique"
de la chose publique, son discours devrait faire valoir
une politique qui fait asseoir une gestion participative
de l’administration, par la mise en exergue préalablement
du pluralisme culturel de chaque environnement, et par
l’identification des spécificités de chacune
des cultures, afin de les impliquer dans le processus.

Ainsi, les organes de participation devraient être
des forums ou toutes les inégalités de représentation
sont rectifiées afin que notre administration devienne
une oeuvre de conciliation de l’ensemble des réalités
qui composent l’entité, voire l’État et
non sources de redistribution de ce qui reste encore comme
ressources du pays.
Sans implication du monde politique et de la société
civile, son discours démagogique. est la mesure
de la contradiction qu’IOG cultive entre discours et réalité

Le discours de notre big brother national est donc orienté
vers un objectif: offrir des satisfactions a des groupes
plus ou moins circonscrits ou(et) a l’ensemble du système
social. Des lors, il devient nécessaire de définir
le concept de << satisfaction>>on peut déceler
trois messages :

-le locuteur se dit concerne:il y a de sa part identification
même infime, au groupe victime. . qu’il soit ou
non lui même fonctionnaire

-le locuteur se représente une situation comme
anormale, c’est a dire appelant de sa part des jugements
d’appréciation négatifs.

-le locuteur exprime, a contrario, fut-ce de façon
implicite, une attente qui lui parait légitime:la
nécessité d’y porter remède.

Son discours politique en effet ne peut pas se tenir sur
le pur registre gestionnaire, économiste et technicien;il
est impossible, sur cette base, de mobiliser, suffisamment
de soutiens. Il lui faut identifier son combat a une <<grande
cause>> d’ordre moral ou ethique-afin de faciliter
le rassemblement autour de soi de citoyens aux intérêts
disparates voire antagoniste. . .

Son
discours se cantonne davantage dans les généralités
ou plutôt dans la médiocrité;en effet,
il faut éviter de provoquer le mécontentement
des uns en voulant satisfaire les autres.

Il
convient néanmoins de compenser l’inévitable
banalité du propos par des formules bien ciselées,
du brio rhétorique, quand ce ne sont pas des attaques
"ad hominem".

Ces
arguments d’ordre émotionnel sont plus pertinents
que les analyses rationnelles. Ces dernières révéleraient
la source du mal qui n’est autre qu’IOG

c’est
pourquoi, il doit cultiver les jugements souples a sorties
multiples, éviter de se laisser enfermer dans des
prises de position <<bien ficelées>>,
pratiquer enfin l’art difficile qui consiste a ne répondre
vraiment qu’aux questions que l’on a soi-même sélectionnées.

Big
brother : personnage omniprésent et sans existence
réelle, invente par Georges Orwell, écrivain
britannique contemporain mort en 1950, dans son roman
1984.
Il représente le type même d’un dictateur
moderne utilisant les écrans, l’information
pour surveiller, contrôler les individus.

Mohamed
Qayad