08/03/2019 (Brève 1320) Invité par TéléSud Maki Houmed Gaba explique la relance de l’USN par quatre formations (Vidéo)

14/02/2019 (Brève 1293) La répression politique bat un nouveau record en république de Djibouti. (ARD)

20/12/2017 (Brève 1110) Maki Houmed-Gaba, en qualité de représentant de l’ARD pour l’Europe nous a fait parvenir la copie de son compte-rendu de la manifestation du 17 décembre 2017 à proximité de l’Ambassade de Djibouti à Paris, en hommage aux victimes de la dictature.

Lien avec l’article : http://ard-djibouti.org/compte-rendu-de-la-manifestation-du-17-decembre-2017-face-a-lambassade-de-djibouti-a-paris-ard-paris-18-12-17/

Compte-rendu de la manifestation du 17 décembre 2017
face à l’ambassade de Djibouti à Paris

La manifestation de Paris le 17 décembre 2017 de 15 h à 17 h face à l’ambassade de Djibouti à Paris organisée à l’appel de l’ADD a rassemblé une trentaine de manifestants dans l’objectif de rendre hommage à la mémoire des dizaines de victimes civiles tuées ou torturées à Djibouti depuis 1990.

La répression de civils la plus méconnue est celle du 27 septembre 1990 à Quartier 5 dans Djibouti-ville, ces civils prétendument accusés de collusion avec un attentat anti-français. En visite à Djibouti, Amnesty International avait obtenu des éléments de preuve que les personnes arrêtées avaient subi des mauvais traitements à la Brigade d’Ambouli appelée « Villa Christophe ». 27 ans aujourd’hui, et toujours aucune information sur ce crime.

Le 18 décembre 1991 a connu à son tour un massacre de civils au quartier Arhiba dans Djibouti où 59 personnes sont tuées et 88 blessées par les forces armées djiboutiennes, cette fois en représailles à une défaite des troupes gouvernementales dans le Nord du pays face au FRUD. 26 ans après, ce crime d’État reste également impuni.

Un nouveau crime de masse a été perpétré le 21 décembre 2015 à Buldhuqo près de Djibouti-ville, les forces de l’ordre ayant visé cette fois des civils membres d’une communauté culturelle qui s’étaient réunis pour une cérémonie religieuse, provoquant près de 70 personnes tuées et une centaine de blessés.

Les manifestants rassemblés ce 17 décembre ont dénoncé la perpétuation de tels crimes depuis les années 90 et réclamé l’ouverture d’enquêtes sur tous les massacres de civils commis à Djibouti ainsi que la fin de l’impunité et la libération des prisonniers politiques actuellement détenus.

Les manifestants ont réclamé enfin l’ouverture d’enquêtes sur les violations des droits de l’homme dans leur ensemble et sur les viols des femmes perpétrés dans le nord du pays.

Le député de l’opposition djiboutienne Ismaël Assoweh a fait le déplacement pour délivrer un message de solidarité à l’endroit des victimes et demandé une remobilisation de tous pour faire face à l’absence de droit qui se perpétue à Djibouti.
Le blogueur Tchadien Makaela Nguebla a pris la parole et esquissé une comparaison avec la dictature qui sévit au Tchad où le président Idriss Déby viole également pareillement les droits humains.

Ont également pris la parole un représentant de l’ORDHD M. Colomba, un ex-enseignant en exil forcé en France Farhan Barreh, le représentant en Europe de l’ARD Maki Houmed-Gaba, la militante des droits des humains Aicha Dabale mais aussi un ensemble de militants de l’opposition : Abdoulfatah Aden, Fatouma Hamadou, Kenedid Mouhsen et Ali Sahal.

Une longue série de slogans ont été scandés face à l’ambassade de Djibouti dont le personnel dissimulé derrière les fenêtres n’a pas manqué de filmer les manifestants au moyen de caméras à peine camouflées.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Paris le 17 décembre 2017

16/03/2017 (Brève 941) Compte-rendu de la réunion des militants de l’opposition djiboutienne à Lyon le samedi 11 mars 2017 (Par Maki Houmed-Gaba)

Une réunion de l’opposition djiboutienne s’est tenue à Lyon le samedi 11 mars 2017 de 16 h 30 à 18 h 30 à l’espace Emmanuel Mounier, 13 bis, rue Delandine, 69002 Lyon.

Quinze participants djiboutiens et une invitée de la Côte d’Ivoire Monique Berthollet ont honoré la réunion de leur présence.

Le thème central abordé a été la mise en place d’une équipe de l’opposition djiboutienne à Lyon, une ville qui veut défendre son statut de deuxième ville de France et qui veut construire un grand pôle de l’opposition pour tout le Rhône et au-delà.

Sur proposition des participants, la réunion a été présidée par Maki Houmed-Gaba, représentant de l’ARD et de l’USN, en déplacement depuis Paris où une rencontre préparatoire avait eu lieu le samedi 25 février en marge de la manifestation de la diaspora djiboutienne contre la réception de Guelleh à l’Élysée.

Des sujets nombreux ont été abordés, parmi lesquels l’historique de l’opposition djiboutienne depuis la création de l’USN en 2013 et son revers lors des élections d’avril 2016, mais aussi comment restaurer la crédibilité et la relance d’une véritable union de l’opposition djiboutienne, comment trouver le bon compromis entre les membres d’une coalition en tirant partie de l’expérience passée, comment sensibiliser enfin la presse locale et les ONG de défense des droits de l’homme fortement présentes à Lyon dans le soutien à la démocratie à Djibouti.

Les participants à la réunion ont écouté l’exposé du représentant sur l’histoire de la coalition et ont pris note de la volonté existant à Djibouti et ailleurs de continuer de réfléchir à une nouvelle coalition de l’opposition, seul moyen de peser sur le cours de l’évolution démocratique à Djibouti.

Le temps long depuis avril 2016 pour avancer dans cette réflexion est indubitablement tributaire de la nécessité d’éviter les mêmes écueils afin de ne pas reproduire les mêmes égarements.

La discussion a permis de pointer les manquements les plus criants imputés à l’USN notamment l’absence de débats internes entre les membres de la coalition tout comme entre ses membres et ses dirigeants.

Seul un échange régulier avec la base de la population aurait évité à cette coalition les mauvais choix qui ont précipité sa chute.

De plus, cette coalition n’a pas permis aux Djiboutiens de se saisir de cette occasion pour développer leur maturation politique en participant par l’action et par la réflexion au soulèvement historique de leur peuple.

Les participants ont conclu la discussion sur trois points saillants :

Un, il est regrettable qu’une relance d’une coalition de l’opposition tarde à se mettre en place 11 mois après les événements d’avril 2016 et manque ainsi de réenclencher la dynamique de l’union.

Deux, la répression continue qui s’abat sur le pays appelle une implication nouvelle de la diaspora, pouvant profiter de sa liberté d’action pour tenter d’accompagner la relance d’une telle dynamique.

Trois, afin de continuer le débat, un Yahoo Group sera mis en place entre les membres militants et amis de l’opposition à Lyon, permettant à terme de créer un cadre de travail plus structuré.

Le mot de la fin a été donné à Monique, qui a encouragé les Djiboutiens pour leur combativité et leur esprit panafricain.

Monique, 30 ans de vie militante, sera tête de pont pour permettre aux Djiboutiens de trouver l’appui de la communauté africaine de Lyon.

Elle a convié les Djiboutiens à co-animer la caravane panafricaine pour une rencontre avec les représentants lyonnais des candidats aux futures élections présidentielles en France.

Les thèmes des échanges seront l’appel à la fin de la françafrique et l’engagement des candidats pour une coopération différente face aux dictateurs qui pullulent sur notre contient.

Un remerciement particulier aux organisateurs de la rencontre: Abdi Fadoul, Ali Dimbio, Ismaïl Hassan, Djilani Ahmed, Nasradine Ibrahim, Radwan Ibrahim, Bourhan Yacoub et Aicha Ali.

La séance a été levée à 18h30.

20/12/2016 (Brève 895) Compte-rendu des manifestations des 17-18 décembre 2016, Paris, Djibouti et Bruxelles sous la signature de Maki Houmed-Gaba (ARD)

L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) a participé le samedi 17 décembre 2016 à deux manifestations à Paris et à Bruxelles commémorant les massacres de civils commis à Djibouti par les forces armées nationales.

(Les photos et les vidéos sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.ardhd.org/photos/r1217_arhiba/r1217_manif.html)

Le représentant en Europe de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) s’associe à l’ensemble de l’ARD et à tous les Djiboutiens épris de justice pour présenter une nouvelle fois ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes des massacres à Djibouti.

Un quart de siècle après la tuerie de 59 civils à Arhiba, quartier populaire de Djibouti-ville, et un an après la tuerie de quelque 20 civils à Buldhuqo, près de Djibouti-ville, aucune enquête n’a été diligentée pour rechercher les responsabilités des auteurs malgré les plaintes déposées par les proches des victimes.

Les victimes du massacre d’Arhiba le 18 décembre 1991 ont été rassemblées au petit matin sur un espace vague de leur quartier pour faire d’objet d’une fusillade en règle par les forces armées nationales, en représailles à un camouflet subi par ces mêmes forces armées dans un face à face avec des opposants djiboutiens dans le nord du pays.

A la manifestation de Paris avaient fait le déplacement les personnalités et les activistes Laurence Dawidowicz, Jean-Loup Schaal, Gisèle Noublanche, Ahmed Kassim Isse, Hassan Mokel, Mohamed Kadamy, Houmado Abdallah, Maki Houmedgaba, Fatouma Hamadou Ali, Hachin Loita, Yacine Ibrahim et Patrick Falcou.

De nouveau, le 21 décembre 2015, les mêmes forces de police et de gendarmerie ont mené une attaque sanglante contre des civils réunis à Buldhuqo près de Djibouti-ville pour une cérémonie religieuse de la communauté Yonis Moussa, provoquant une vingtaine de tués et de nombreux blessés.

A Buldhuqo, comme ce fut le cas aussi à Arhiba, la police a fait irruption tôt le matin sur le lieu de la cérémonie utilisant balles réelles et gaz lacrymogènes, rejointe dans la même heure par une gendarmerie faisant usage de fusils d’assaut, avant que police et gendarmerie soient trouvent le renfort de tireurs positionnés sur les hauteurs de colline environnant les lieux et tirant sans discontinuer sur la même foule prise en étau.

La commémoration de Paris organisée par l’ADD et celle de Bruxelles organisée par la CAB ont rassemblé plusieurs dizaines de personnes soudées et déterminées à ne jamais cesser de demander justice pour les victimes civiles tombées sous la tyrannie d’Ismaël Omar Guelleh.

La même commémoration a eu lieu ce dimanche 18 décembre 2016 à Arhiba près du cimetière où reposent les nombreux corps identifiés.

La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) a édité un « répertoire des victimes pour la mémoire et pour la justice » où figure l’essentiel des victimes civiles des conflits qui perdurent à Djibouti malgré les nombreux accords signés avec les mouvements d’opposition.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’ARD en Europe
ardeurope@yahoo.fr
Fait à Paris, le 18 décembre 2016

 

22/12/2015 (Brève 564)Communiqué de l’USN sous la signature de son représentant en France, Maki Houmed-Gaba : 25 tués et une situation insurectionnelle dans Djibouti.

Communiqué de presse : Vingt-cinq civils tués par la police et situation insurrectionnelle à Djibouti

Un carnage en règle a eu lieu ce lundi 21/12 à Djibouti où la police a abattu 25 civils réunis pour une cérémonie rituelle dans la localité de Buldhuqo, près de Balbala en périphérie de Djibouti-ville, où la communauté Yonis Moussa avait demandé l’autorisation d’organiser une soirée de prière à la mémoire de son défunt père fondateur Yonis Moussa.

Le ministère de l’intérieur a opposé une fin de non recevoir à cette demande non seulement en vertu du décret du 25 novembre 2015 sur l’état d’urgence interdisant tout rassemblement public mais aussi sans doute en raison de l’affiliation de l’opposant USN Abdourahman Boreh à cette même famille.

Le chef de l’Etat avait récemment exclu de sa garde rapprochée tout membre apparenté à ce groupe, dont sont également issus le secrétaire général de l’USN Abdourahman Guelleh dit TX ou le secrétaire général du MODEL Abdillahi Adawé.
Devant l’insistance des organisateurs et le refus de quitter le terrain vague, la situation a tourné au drame avec l’ordre donné à la police de tirer sur la foule à balles réelles.

Une dizaine de camions de police remplis d’agents sur-armés sont arrivés sur le lieu et ont fait usage de leurs automatiques contre les organisateurs et les pénitents. Bilan immédiat de 25 tués par balles et 150 blessés.
Le ministre de l’intérieur dénonce quant à lui dans un communiqué « l’organisation d’une manifestation religieuse orchestrée par des individus malintentionnées et agissant sur instructions des parrains agissant à partir de l’étranger. »

Ce qui ne correspond à aucune réalité.


L’USN, Union pour le salut national, coalition de l’opposition djiboutienne, a alors décidé de tenir une réunion de crise dans l’après-midi pour examiner cette situation grave en conviant les membres du Haut-Conseil de l’USN au domicile de Me Djama Amareh Meidal, secrétaire aux relations extérieures de l’USN.

C’est alors que les forces spéciales du président Ismaël Omar Guelleh ont décidé de mener un véritable raid contre les membres du Haut-Conseil en défonçant la porte du domicile de Me Djama Amareh Meidal, conseiller juridique de l’USN, et en tirant à balles réelles et au lacrymogène provoquant de nombreux blessés graves parmi les dirigeants de l’USN.

Le président de l’USN Ahmed Youssouf a été touché par les projectiles des balles et est tombé lourdement sur sa hanche dans la bousculade. Il est actuellement admis au service des urgences de l’hôpital Bouffard où il est pris en charge pour une fracture au bassin.

L’ancien ministre de la justice Hamoud Abdi Souldan qui était présent à la réunion en qualité de conseil a été très durement roué de coups et transporté à l’hôpital Bouffard couvert de sang et de nombreuses blessures sur le haut de son corps et son épaule.

Le plus jeune député de l’USN Said Houssein Robleh a été touché par une balle réelle au niveau de la veine jugulaire et transféré au service des urgences de l’hôpital Bouffard où il est actuellement entre la vie et la mort et doit subir une opération au bloc opératoire. Le jeune député avait déjà fait l’objet de matraquage par la police le 10 décembre en compagnie du député Ahmed Assoweh au café l’Historil où ils étaient accusés d’organiser des rencontres avec les fonctionnaires de la place.

Il s’était fendu d’un message vidéo sur les réseaux sociaux parlant du président Ismaël Omar Guelleh comme doté d’une intelligence d’un bandit en chef qui envoie ses troupes contre qui il veut et bât qui il veut sans aucun respect pour l’immunité parlementaire.

Il avait appelé les jeunes à se soulever pour leurs droits et pour l’honneur d’un drapeau sali par les bandits qui accaparent le pouvoir.
Abdourhaman Mohamed Guelleh dit TX, secrétaire général de l’USN, a été très violemment battu sur le lieu de la réunion puis emmené manu militant complètement couvert de sang par la police vers une destination à ce jour toujours inconnue.

Me Djama Amareh Meidal a été lui aussi battu dans son domicile où se tenait la réunion puis empêché de sortir pour chercher des soins. Il est bloqué dans son domicile entouré d’une équipe de policiers en armes. A noter que Me Djama Amareh est l’un des avocats conseil de l’opposant Abdourahman Boreh dans son procès contre le président djiboutien.

Un fils de Djama Amareh, Ibrahim, a quant lui été interpellé et emmené par les forces spéciales pour une destination inconnue.
Daher Ahmed Farah, porte-parole de l’USN et président du MRD est détenu depuis dimanche matin 20/12 au commissariat du 3e arrondissement de Djibouti où il subit un interrogatoire interminable. De plus, 5 membres de son entourage ont été arrêtés le 21/12 : il s’agit de Kader Mohamed Egueh, Guelleh Omar Arreh, Ismaïl Farah Guelleh, Abdoulkarim Djama Guedi et Ali Robleh Omar.

Des centaines de citoyens djiboutiens sont descendus dans la rue suite à cette agression des forces spéciales, provoquant courses poursuites et lancées de projectile entre manifestants et policiers sur l’ensemble de la vile de Djibouti jusqu’en début de soirée.
Deux déclarations publiques ont été lues en fin de journée par le vice-président de l’USN Omar Elmi Khaireh et par le secrétaire permanent et député USN Ismaël Ahmed Assoweh.

Ils ont appelé les Djiboutiens à ne pas tomber dans le piège de la haine et de la vengeance. « Nous n’aurons nulle part ailleurs où aller si notre pays Djibouti se détruit ». Ils ont sévèrement condamné l’acte odieux commis par le régime et soutenu qu’un gouvernement qui battait et martyrisait son peuple ne pouvait le représenter.
Les évènements graves qui se sont déroulés ce lundi 21 décembre ne doivent pas occulter la quarantaine de prisonniers déjà détenus sans aucun jugement dans les centres de Nagad et Gabode depuis plusieurs semaines au motif d’une participation à des réunions interdites.

Une enquête impartiale doit être diligentée dans les brefs délais afin de traduire devant la justice tous les responsables des actes commis contre la vie des citoyens djiboutiens.
Une fin de règne se profile sans conteste à Djibouti. Alors que l’USN reste attaché à la paix et à une transition pacifique vers la démocratie, le président Ismaël Omar Guelleh semble décidé, 3 mois avant la date d’une présidentielle déjà remise en cause en raison d’absence d’application de l’accord-cadre du 30 décembre 2014, à sacrifier le processus électoral sur l’autel d’une permanence au pouvoir et au prix d’une servitude imposée au peuple djiboutien.

Maki HOUMED-GABA

Représentant de l’USN en France

Fait à Paris, le 22/12/2015

Tél. 06.25.52.08.85