16/10/10 (B574) Le Mamouth (Blog) Gros coup de rabot à Djibouti

La base française de Djibouti va perdre 1.000 militaires, soit un poste sur trois, quasiment. Les différentes emprises totalisaient encore 2.900 personnes, au printemps, et le ministre, qui a lâché le chiffre des réductions aux députés, annonce, sans citer de délai, que la réduction sera « progressive ».

Il n’y avait plus trop de suspense depuis que les relèves de l’été avaient été faites pour un an seulement, et non deux. Cependant, il faudra préciser quels postes seront maintenus : on devrait donc en savoir beaucoup plus très vite.

Sans surprise, l’essentiel de l’effort devrait porter sur l’armée de terre, qui perdrait un de ses deux GTIA, au profit d’un GTIA doté de tous les appuis (artillerie, cavalerie, génie). En tout état de cause, il y trop d’emprises.

A Paris, déjà, on évoque le retour de certaines emprises aux Djiboutiens.

Dans quelles conditions ?

Tout dépend comment, aussi, le gouvernement local va apprécier la perte de 1.000 militaires français, et, apparemment, d’une partie des capacités hospitalières offertes par le HMC Bouffard. Dont un récent rapport de la Cour des comptes rappelle qu’il coûte 16 MEUR.

04/04/10 (B545) Le Mamouth / IMF, mission pas impossible

La présence française à Djibouti va se contracter, nettement même, si l’on en croit le Figaro magazine ; l’armée de terre payant le plus lourd écot (moins 600).

En passant les restructurations liées à la base de défense dont Djibouti fut une des pilotes, le départ (non remplacé) de la Dague, la contraction prévisible de la ressource héliportée, le format futur, en ressources humaines et en matériel, reste des plus incertains : peut-être guère plus de 2.000 militaires, contre les 2.900 actuels.

Pour l’anecdote, mais cela n’a sûrement rien à voir, les six députés (1) qui ont visité la base le mois dernier ne devaient pas visiter le 5e RIAOM, ils n’ont pu l’obtenir in extremis qu’au prix d’un lever très matinal. Entre autres et par ailleurs, ils ont apprécié un bivouac avec les légionnaires dans la FOB érigée, entre Petit Bara et la mer, par les sapeurs du 1er REG au prix d’efforts herculéens. Ils ont aussi visité la base aérienne et l’hôpital, et reçu une information sur la lutte contre les pirates.

La France injecterait aujourd’hui 30 MEUR à Djibouti en impôts des militaires, achats locaux et loyer versé à l’état djiboutien. Cette seule somme porterait, de source parlementaire, sur 17 MEUR, hors l’hôpital Bouffard, qui n’a jamais fait partie de l’assiette, apparemment.

A l’extrême autre bout de l’Afrique, les chiffres et les très fortes inquiétudes s’alignent aussi comme le constate Patricia Allémonière, sur TF1. Il ne restera que 300 militaires au Sénégal. Une perte sèche pour les 3.000 sénégalais, dont les salaires font vivre 50.000 autres sénégalais.

Le Tchad pourrait perdre encore quelques postes (Epervier est déjà passé de 1.100 à 1.000 militaires), le seul vrai gagnant en Afrique étant le Gabon, mais le gain final n’est pas encore connu. Le Gabon bénéficie de deux compagnies tournantes et de trois Cougar.

Ces départs n’ont, on le sait, que deux motifs : faire de très grosses économies sur les forces prépositionnées, et faire décoller les effectifs de l’implantation militaire française aux Emirats Arabes Unis (IMFEAU), sans doute doubler l’effectif initial.

Les économies djiboutiennes étant clairement reportées au profit de l’IMFEAU. Et comme disait le regretté Jim Graves, pour l’IMF, rien d’impossible.

(1) il s’agissait, entre autres, de Gilbert Le Bris qui raconte d’ailleurs sur son site les détails de la visite, Marc Joulaud, Patricia Adam, Christophe Guilloteau.

26/03/10 (B543-B) Le Mamouth : Les FFDJ forment à la Somalie

Les Forces françases à Djibouti (FFDJ) vont commencer, début mai, la formation de deux bataillons somaliens, en Ouganda. La 13e DBLE et le 5e RIAOM fourniront une vingtaine de cadres et militaires du rang, pour cette mission de l’union européenne pilotée par les Espagnols. Le premier bataillon somalien serait déclaré bon pour le service en novembre, après quoi la formation du deuxième pourra commencer.

Les FFDJ avaient déjà, en début d’année, formé des Ougandais pour un déploiement en Somalie.